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Norton 360 vs Kaspersky Pure : 2 suites de sécurité grand public en test

Stéphane Ruscher
Spécialiste informatique
19 mai 2021 à 13h22
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Destinés à protéger les données des familles dont les ordinateurs connectés se multiplient, les suites « tout-en-un » se caractérisent par une approche grand public qui va au-delà de la sécurité en incluant des fonctionnalités d'optimisation des performances et de sauvegarde des données. La star du genre, Norton 360 doit aujourd'hui faire face à un nouveau concurrent : Kaspersky Pure ! Nous avons comparé les deux solutions...

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Apparu en 2007, Norton 360 se plaçait à l'époque en concurrent de Windows Live One Care, la solution de sécurité de Microsoft, qui se caractérisait par une approche multi-postes (le fameux « cercle de sécurité ») et une grande simplicité d'utilisation. Depuis, OneCare a disparu, mais si certains éditeurs de sécurité proposent des solutions « tout-en-un » (Protection, sauvegarde et optimisation), la plupart ne sont que des versions améliorées de leur suite de sécurité. Avec Pure, Kaspersky, qui avait jusqu'ici résisté aux sirènes du « tout-en-un familial », se lance dans la bataille avec un produit certes basé sur Kaspersky Internet Security, mais proposant une nouvelle interface plus accessible et des fonctionnalités spécifiques.

De son côté, Symantec continue à faire évoluer son Norton 360, fort des bons retours de l'éditeur sur les dernières versions de Norton Antivirus et Norton Internet Security. La version 4.0, sortie récemment, bénéficie notamment des fonctionnalités de réputation des téléchargements intégrées à la gamme 2010. Alors que 360 dispose enfin d'un « vrai » concurrent, nous avons comparé les deux produits et nous vous livrons nos impressions.

Norton 360 et Kaspersky Pure étant deux produits spécifiques, ils bénéficient de ce comparatif dédié. Nous n'avons pas inclus des suites comme GData TotalCare ou Mc Afee Total Protection dans la mesure où celles-ci n'ont pas recours à une véritable approche spécifique « grand public ». De même, nous n'avons pas intégré Kaspersky Pure et Norton 360 à notre comparatif antivirus. Celui-ci connaîtra très prochainement une mise à jour qui intègrera les antivirus gratuits comme Avast, Microsoft Security Essentials ou Antivir.

Norton 360 4.0

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Pour sa 4e version, Norton 360 continue sur sa lancée en proposant une interface simplifiée dans la lignée des versions précédentes. Les fonctionnalités adoptent, pour la partie sécurité, les nouveautés intégrées dans Norton Internet Security 2010, et notamment son système de réputation des fichiers.

Interface

La simplicité de l'interface fait partie des atouts de Norton 360 et cette version 4 n'y fait pas exception. Pas de gros changements à signaler : on retrouve la disposition en 4 pôles : protection de l'ordinateur, protection de l'identité, sauvegarde des données et optimisation de l'ordinateur. Pour chaque pôle, un indicateur renseigne sur le niveau de protection, et alerte l'utilisateur si des tâches n'ont pas été effectuées, ou si un problème est survenu. On trouve enfin un menu déroulant pour chaque section, permettant d'accéder aux paramètres de celle-ci.

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Petite nouveauté calquée sur Norton Antivirus/Internet Security 2010 : une icône permet de « retourner » la fenêtre pour afficher un graphique détaillé de l'impact de la mémoire et du processeur sur le système. Deux courbes sont superposées : la courbe bleue pour les performances générales, et la courbe jaune pour les performances de Norton 360. Un autre graphique permet d'obtenir des informations sur les installations, téléchargements, analyses ou détections de menaces au fil des jours.

Protection contre les menaces

Le modèle de protection de Norton 360 ne subit pas de changement majeur : on retrouve les trois couches de défense : la base de signatures, l'analyse heuristique et la protection « pro active », incarnée par la technologie SONAR, qui analyse le comportement des applications et du système. Pour compléter cette protection, notamment contre les nouvelles menaces, on dispose de la technologie Insight, permettant de collecter des informations (que l'éditeur prétend anonymes) sur les fichiers installés : cela permet de transformer chaque utilisateur en « senseur ».

Avec la version 2010, et donc avec Norton 360 4.0, Symantec va plus loin en introduisant le concept de réputation : concrètement, le logiciel utilise les données renvoyées par les utilisateurs pour déterminer une sorte de « page rank » des fichiers, en fonction d'informations telles que la date d'apparition ou le nombre de versions antérieures. Sur le papier, c'est un moyen intéressant de faire un tri et de donner une appréciation qui peut guider l'utilisateur dans ses choix. Le guider, mais malheureusement parfois l'inquiéter plus que de raison : il peut arriver que le logiciel renvoie des informations inutilement alarmistes sur des fichiers tout à fait inoffensifs en définitive. D'une manière générale, la technologie, bien qu'un peu intrusive (multiplication de pop ups) nous semble assez pertinente. En ce qui concerne les mises à jour, l'éditeur propose toujours ses « pulse updates » automatiques, en plus du système de mise à jour classique (Live Update). Cela permet de bénéficier de mises à jour régulières et rapprochées de la base de signatures. Encore faut-il que celles-ci soient pertinentes : sur certains cas de certaines menaces récentes, comme le « ransomware » DotTorrent (celui qui fait peur aux pirates du dimanche), cela ne nous a pas empêché d'infecter notre machine de test, là où Kaspersky Pure bloquait déjà le logiciel malveillant.

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Norton 360 4.0 inclut également un pare-feu, conçu là encore pour mâcher le travail de l'utilisateur : une liste blanche d'applications autorise automatiquement tout logiciel réputé comme sûr, ce qui limite les alertes à répétition. Les utilisateurs souhaitant plus de contrôle pourront néanmoins créer leurs propres règles, tant au niveau des protocoles que des applications.

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Terminons par l'anti spam : celui-ci s'intègre à Outlook, Outlook Express ou Windows Mail, mais ne propose que des options de configuration très basiques : on pourra par exemple ajouter des adresses à bloquer ou à exclure de l'analyse, mais pas grand-chose de plus. Kaspersky Pure est, sur ce point, nettement plus complet (mais trop complexe ?)

Protection Web

À l'image de McAfee et son SiteAdvisor, Symantec propose une fonctionnalité de réputation des sites web, censée prévenir l'utilisateur d'un site malveillant (phishing ou diffusion de malware). Celle-ci est signalée lors de la visite d'un site dans la barre Norton 360 ajoutée à Internet Explorer ou Firefox (que l'on peut désactiver, mais pas désinstaller !), mais s'intègre également dans les résultats de recherche via l'ajout de pictogrammes verts ou rouges. La réactivité de Symantec sur les sites malveillants semble assez bonne : nos tests montrent de bons résultats sur des adresses récentes. On pourra émettre un doute sur la pollution visuelle des résultats de recherche, mais l'information peut aider le néophyte à ne pas mettre ses pieds n'importe où.

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La suite de sécurité offre également une protection contre le vol d'identité via le module Identity Safe. Déjà présent dans les versions précédentes, celui-ci permet de sauvegarder ses données bancaires, ses coordonnées ou ses divers identifiants de connexion dans un coffre fort virtuel. Par la suite, vous pourrez utiliser ces données chiffrées et protégées par un mot de passe général, pour remplir automatiquement les champs de connexion à votre site bancaire ou votre réseau social préféré en quelques clics. Il est également possible de protéger le remplissage des données lui-même par un mot de passe, de manière à ce que vous soyez le seul à pouvoir effectuer l'action. On regrette cependant l'absence d'un mode clavier virtuel comme le propose Kaspersky sur toute sa gamme.

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Contrôle parental

Bizarrement, pour une suite qui se veut familiale, Norton 360 n'intègre pas de contrôle parental par défaut. Il faut télécharger un module depuis le logiciel, qui ajoute alors deux fonctionnalités. La première est un outil de contrôle parental classique, permettant de créer des profils de filtrage de différentes catégories de sites (sexe, violence, rencontres, VPN...). Cette partie semble assez efficace selon nos tests, mais le paramètrage reste assez basique.

La seconde fonctionnalité de contrôle est censée protéger l'envoi d'informations sensibles, en ajoutant des numéros de carte bancaires, des mots de passes ou encore des adresses mail, que le logiciel détecterait lors de l'envoi de mails, ou d'une publication sur le web ou sur un client de messagerie instantanée. En pratique, bien qu'active sur notre machine de test, la fonctionnalité s'est avérée être un échec cuisant : tout passe sans aucun problème quelque soit le médium utilisé.


Sauvegarde de données

Norton 360 a été la première suite de sécurité à offrir la sauvegarde de données en ligne et offre toujours, dans sa version de base, un espace de stockage de 2 Go. L'idée de sauvegarder ses données en ligne est séduisante sur le papier : pas besoin de support, possibilité de récupérer ses données n'importe où...

Néanmoins, deux limites viennent toujours sérieusement réduire l'intérêt de cette fonctionnalité. L'espace de 2 Go offert est toujours ridicule par rapport à la quantité massive de données qu'une famille peut retenir : musique, vidéos, photos peuvent prendre aujourd'hui une taille considérable. Avec un espace aussi restreint, vous pourrez tout au plus sauvegarder quelques albums ou une poignée de vidéos. Bref, à proscrire si vous voulez essentiellement sauvegarder des contenus multimédias. On pourra, certes, augmenter cet espace en passant à la caisse... La deuxième limitation est indépendante de la volonté de Symantec, mais le très haut débit ascendant tarde à se démocratiser. Par conséquent, à moins de disposer d'une connexion en fibre optique, les transferts seront lents !

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On appréciera en revanche la simplicité du module de sauvegarde qui fonctionne selon trois questions : quoi ? (quelles données sauvegarder), où ? (quel emplacement utiliser) et quand ? (réglage des paramètres de planification). Cette simplicité a un revers : les options de configuration sont réduites au strict minimum. En outre, si l'approche choisie, qui privilégie les types de fichiers (musique, images, vidéos...) permet au néophyte de sélectionner facilement ce qu'il souhaite sauvegarder sans savoir où ces fichiers se situent sur le disque, la sauvegarde de dossiers spécifiques est paradoxalement plus fastidieuse : il manque une arborescence permettant de cocher et décocher des dossiers. Pas non plus d'options de chiffrement ou de compression, ni même de gestion du « versioning » apparu dans la dernière version de Norton Online Backup. Bref, on l'aura compris : Norton 360 suffit pour sauvegarder ses données personnelles sans s'arracher les cheveux, mais ne permet rien de plus que ça. Dans le même genre, une solution dédiée au grand public comme Nero BackItUp & Burn... ou le propre Norton Online Backup de Symantec s'avère beaucoup plus complète.

Optimisation des performances

Le dernier volet de Norton 360 concerne l'optimisation des performances de Windows. On est assez loin, dans ce domaine, de l'exhaustivité d'un TuneUp Utilities ou d'un System Mechanic (évitons d'évoquer Norton Utilities), mais on retrouve tout de même un défragmenteur, un outil de suppression des fichiers inutiles et un gestionnaire de démarrage. Si ce dernier est plutôt bien fait, permettant notamment de retarder le démarrage d'une application pour ne pas créer d'embouteillage, les deux autres modules sont plutôt minimalistes, voire même carrément opaques. Aucune information n'est fournie sur les fichiers supprimés et le défragmenteur est réduit à sa plus simple expression.

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Kaspersky Pure

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Jusqu'ici, Kaspersky avait refusé d'ajouter un produit « tout-en-un » à sa gamme composée de Kaspersky Antivirus et Kaspersky Internet Security. Avec Kaspersky Pure, l'éditeur russe change son fusil d'épaule et propose une solution familiale, sans pour autant sacrifier sur le côté un peu plus « power user » de l'éditeur.

Interface

L'interface de Kaspersky Pure s'inspire directement de celle de Norton 360 : on retrouve la division de la fenêtre principale en trois « pôles » ( protection de l'ordinateur, la sauvegarde et le contrôle parental). Le tout est associé à des indicateurs visuels de leur état, ainsi que des menus déroulants permettant d'accéder aux principales fonctionnalités.

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On notera toutefois une tendance à la multiplication des fenêtres qui atteint un degré assez perturbant pour un utilisateur néophyte qui aura du mal à savoir où donner de la tête. En outre, on plonge assez rapidement, pour la partie Protection, dans les méandres de l'interface de Kaspersky Internet Security, maquillée derrière cet écran d'accueil « newbie ». Cette interface est loin d'être inutilisable : Kaspersky propose aujourd'hui des produits à l'ergonomie tout à fait acceptable. Simplement, on aurait pensé que l'éditeur ferait preuve d'un peu plus de personnalisation pour un public différent. Les options de configurations de la partie sécurité restent, par exemple, assez touffues (mais du coup plus complètes que celles de Norton 360).

Protection du PC

La partie sécurité de Kaspersky Pure est donc tout simplement Kaspersky Internet Security. En soi, c'est une bonne nouvelle en ce qui concerne le niveau de protection : la réputation de KIS n'est plus à faire, et la version 2010 de la suite apportait quelques nouveautés intéressantes que l'on retrouve ici.

La principale originalité du logiciel réside dans la présence de la Green Zone, un bac à sable qui permet d'exécuter des applications ou des sites sensibles dans un environnement sécurisé. C'est particulièrement utile dans un usage familial dans la mesure où, ne nous voilons pas la face, le piratage de logiciels est un fait avéré : permettre à ses enfants d'exécuter une application d'origine douteuse (crack, keygen...) dans un environnement sécurisé peut au moins limiter la casse. Un bon point donc, mais contrebalancé par une limitation : la Green Zone ne fonctionne pleinement que sur des éditions 32 bits de Windows : en cas d'exécution sur une version 64 bits, Kaspersky met en garde contre d'éventuelles instabilités des applications.

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Le modèle de protection de Kaspersky Pure reste très solide. Kaspersky Pure, comme les autres produits de la gamme, a recours à une dose de communauté : le Kaspersky Network, dont l'utilisation optionnelle est explicitement proposée à l'installation. Elle renvoie des informations sur les fichiers analysés, mais on ne trouve pas de système de réputation aussi avancé que dans Norton 360. Le logiciel classe néanmoins automatiquement les applications entre liste noire, liste « grise » et liste blanche pour se concentrer sur les menaces inconnues. Les fichiers de la liste noire sont bloqués et la liste blanche a accès à toutes les ressources système et réseau, mais reste sous la surveillance de la défense pro-active. Pour ce qui est de la liste grise, c'est-à-dire les fichiers ni complètement sûrs ni réputés pour être nocifs, Kaspersky Pure les empêche d'accéder aux zones sensibles de Windows.


Pour le reste, on trouve des fonctionnalités toute somme classique : triple protection (base de signatures, heuristique, analyse comportementale), agents dédiés à la protection des fichiers, du trafic mail, de la messagerie instantanée et du trafic web ou encore anti phishing. D'une manière générale, on peut dire que Kaspersky protège Windows de manière très efficace : lors de nos tests, on constate qu'il intervient souvent plus en amont que Norton 360 quant à l'installation de menaces. Sur certaines URL récentes comportant des logiciels malveillants, ou des scripts de téléchargement automatique, Kaspersky bloque les sites dès leur accès alors que Norton ne bloque que le téléchargement des fichiers, voire leur exécution via son SONAR. En outre, sur un exemple récent et médiatisé, le fameux trojan Torrent.app simulant un avertissement anti piratage (et bloquant tout le système au redémarrage de Windows), Kaspersky a été le seul à bloquer l'installation. Norton 360 laisse le faux gestionnaire de téléchargement s'installer sans problème. La menace a été découverte le 12 avril par F-Secure. Le 14, avec une base pourtant mise à jour, le malware passait toujours tous les contrôles. Les mises à jour sont configurées pour s'effectuer automatiquement, mais vous pouvez également influer sur leur fréquence, jusqu'à effectuer une demande de mise à jour toutes les minutes.

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Terminons par deux modules importants : le pare-feu et l'anti spam. Le premier est assez complet, mais son administration demeure identique à celle de Kaspersky Internet Security. Pour un produit qui se veut grand public, c'est un peu gênant dans la mesure ou l'interface est tout sauf accueillante. La plupart des intitulés ne sont même pas traduits en français dans la version que nous avons pu tester. L'anti spam est quant à lui assez exhaustif : il a par exemple la bonne idée de fonctionner aussi bien avec Outlook qu'avec Windows Mail (mais pas Windows Live Mail ?), Thunderbird ou même The Bat ! Au niveau des options, on trouve un niveau de personnalisation assez avancé : réglage de l'indice de courrier indésirable, apprentissage par analyse de texte, inclusion ou non de certaines règles prédéfinies (champ destinataire vide, objet supérieur à 250 caractères...), blocage automatique des URL incluses dans les bases de sites de phishing ou de sites malveillants.

Protection de la vie privée

Que propose Kaspersky Pure en ce qui concerne la protection des données sensibles ? L'éditeur russe n'y est pas allé de main morte dans ce domaine. Comme pour Norton 360, on trouve ainsi un coffre fort virtuel permettant de stocker mots de passe, coordonnées ou informations bancaires dans un espace sécurisé, protégé lui-même par mot de passe. Le principe est identique à celui de l'iDentity Safe de Norton : non seulement les données privées sont en lieu sûr, mais en plus il est possible de remplir ses identifiants en un clic lorsque le module est déverrouillé. Pour le verrouiller, on appréciera également le souci du détail de Kaspersky puisqu'on peut, en plus du mot de passe, protéger le coffre fort par l'insertion d'une clé USB ou l'activation d'un périphérique Bluetooth ! Plutôt bien vu...

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Les données sensibles appelées à transférer sur le net peuvent également être protégées par l'utilisation d'un clavier virtuel que l'on retrouve avec plaisir dans Pure. Le clavier peut être appelé depuis l'interface de Pure, mais également depuis une icône ajoutée à Internet Explorer ou Firefox.

Dernière fonctionnalité de protection des données et non des moindres : la création d'un volume virtuel chiffré ! Les habitués de logiciels comme TrueCrypt sont familiers de la création de ce type d'unité, mais on appréciera l'idée d'intégrer une telle fonctionnalité à une suite de sécurité.

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Contrôle parental

Si le contrôle parental de Norton 360 est curieusement peu mis en avant par Symantec (même pas intégré par défaut à la suite), celui de Kaspersky Pure bénéficie là encore d'un niveau de détail assez impressionnant. On trouve ainsi le réglage des plages horaires, fonctionnalité poussée ici à son paroxysme : il est possible de créer des plages pour l'utilisation de l'ordinateur en général, de la connexion internet, mais aussi d'applications individuelles ! En revanche, l'ergonomie est plus que perfectible : les couleurs pastel utilisées pour les plages horaires sont tout sauf lisibles.

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Kaspersky Pure propose également un filtrage des contacts de messagerie instantanée, un blocage de la transmission de données sensibles ou de mots clés spécifiés par l'utilisateur (que l'on trouve également dans Norton 360, mais dont l'efficacité ne nous a pas convaincu pour ce dernier). Pas de surprise au niveau du filtrage de l'accès aux sites par catégorie, mais un ajout bienvenu : le filtrage des résultats de recherche et des types de fichiers téléchargés. Bref, on l'aura compris, Kaspersky Pure plaira sans aucun doute aux parents paranos. On se demande même si cet arsenal n'est pas un peu exagéré...

Sauvegarde de données

Contrairement à Symantec, Kaspersky ne vend pas d'offre de stockage en ligne avec son logiciel. Il s'agit d'une volonté délibérée de l'éditeur, qui estime que la sauvegarde en ligne n'est pas prête, pour les raisons exposées plus haut (débit montant encore limité, taille de plus en plus volumineuse des données à sauvegarder). En revanche, Kaspersky Pure comprend bien des fonctionnalités de sauvegarde locale ou distante (via un serveur FTP de son choix), et celles-ci s'avèrent là encore un peu plus poussées que celles offertes par Norton 360. Ainsi, outre la protection des supports de sauvegarde par mot de passe, on pourra bénéficier de paramètres assez détaillés comme la possibilité d'archiver plusieurs versions d'un même fichier, avec réglage du nombre maximum de versions à conserver, et leur durée de vie.

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Le fonctionnement des sauvegardes en lui-même est assez proche de ce que propose Symantec. Là encore, l'interface est conçue pour détecter automatiquement les types de fichiers (musique, vidéos, photos...) et permettre leur sauvegarde en quelques clics sans se soucier de leur emplacement. Il est également possible de spécifier des emplacements de sauvegarde spécifiques, mais la méthode n'est pas vraiment plus pratique que celle de son concurrent.

Optimisation des performances

Jusqu'ici, on a pu constater que Kaspersky Pure propose une approche plus « power user » que son concurrent Norton 360. En revanche, en ce qui concerne l'optimisation des performances, Pure s'avère en retrait : on ne trouvera réellement dans cette section que des outils de suppression de fichiers inutiles, de suppression définitive de fichiers (une fonctionnalité ayant plutôt attrait à la partie protection de la vie privée), ou encore d'optimisation des navigateurs web en modifiant automatiquement certains réglages. Pas de défragmentation, pas de gestion des logiciels au démarrage. On peut y voir là encore une volonté de ne pas promettre la lune, mais un gestionnaire de démarrage de Windows n'aurait sans doute pas été de trop.Les tests de performance ci-dessous ont été réalisés avec une machine de test équipée d'un Core 2 Duo E4500 à 2,20 GHz, d'un disque dur de 80 Go à 7200 tours par minute et de 4 Go de mémoire vive. Le système exécute la version 64 bits de Windows 7 en Édition Professionnelle. Les tests ont été réalisés en appliquant les dernières mises à jour, tant au niveau de Windows qu'au niveau des deux logiciels testés.

Test de détection antivirus

Afin d'évaluer les performances des deux suites de sécurité, nous avons effectué plusieurs tests concernant la partie protection antivirus et antispyware. Avant d'aller plus en avant, il faut préciser deux choses. La première : un test d'antivirus est un instantané à un moment donné. Soyons clair : tous les antivirus commerciaux du marché sont aujourd'hui performants, et il n'existe plus de « passoire » laissant filtrer la plupart des menaces. Les deux tests que nous effectuons plus bas sont donc donnés à titre indicatif. Ils complètent de nombreux autres tests disponibles sur le web et ne doivent être pris comme une seule facette d'un panel complexe. Nous avons donc soumis Kaspersky Pure et Norton 360 à une détection « passive » de deux bases d'échantillons de virus. La première base contient 10248 menaces, dont certaines sont assez anciennes. Elle permet de tester la reconnaissance des signatures, qui reste un composant important d'un antivirus, mais pas, de loin, le plus important.

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Détection de 10248 menaces


Sur ce premier test, pas de surprise : Norton 360 et Kaspersky Pure sont respectivement basés sur Norton Antivirus et Kaspersky Antivirus. Cette base étant composée de signatures publiées entre 2004 et 2008, la détection n'a pas bougé : Kaspersky Pure détecte 10150 menaces, tandis que Norton 360 fait un peu moins bien avec 9949 menaces détectées. Rien d'extraordinaire à ce résultat, que nous reproduisons ici à titre indicatif.

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Détection de 759 menaces récentes


La seconde base contient 759 menaces amassées entre 2008 et 2010. Les plus récentes ont été obtenues depuis des adresses de sites malveillants découverts depuis le 14 avril 2010 et encore opérationnelles au moment où les tests ont été effectués. L'occasion de constater que Kaspersky comme Symantec sont relativement réactifs en ce qui concerne le blocage même des URL, avec tout de même un avantage pour Kaspersky qui semble bloquer davantage de sites « à la source ».

On trouve également dans notre « sélection » le « fameux » cheval de troie révélé par le blog de F Secure, et se faisant passer pour une alerte anti piratage de la RIAA. À ce sujet, il faut préciser que si les deux logiciels détectent désormais ce dernier, Norton 360 peinait à réagir initialement. La menace a été découverte le 12 avril, et le logiciel de Symantec laissait toujours le PC s'infecter au 14 avril, alors que Kaspersky Pure bloquait le cheval de Troie et le désinfectait sans problème à cette date, sur une machine infectée au préalable. Les écarts sont là encore négligeables. On note toutefois que ce ne sont pas forcément les mêmes menaces qui bloquent : on a pu remarquer que Kaspersky laissait par exemple passer certains faux antivirus, peut être parce qu'il n'estimait pas leur risque élevé.

Test de consommation mémoire

Quelle est la consommation en mémoire de Norton 360 et Kaspersky Pure ? Un examen du gestionnaire des tâches révèle les données suivantes. Norton 360 mobilise 2 processus (1 utilisateur et 1 système) occupant respectivement 6 et 7 Mo en moyenne, au repos. Lors d'une analyse complète, le processus utilisateur reste à un niveau assez bas (environ 8 Mo), mais le processus système peut monter jusqu'à 86 Mo. Les résultats sont sensiblement les mêmes pour Kaspersky Pure : les deux processus (système et utilisateur) occupent en moyenne 7 Mo au repos. En revanche, on constate lors d'une analyse complète une certaine tendance de Kaspersky à prendre ses aises : le processus système peut monter jusqu'à 350 Mo !

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Occupation mémoire en cours d'analyse


Test d'impact sur le processeur

Pour avoir un aperçu de l'impact des logiciels de sécurité sur le processeur, on lance une tâche lourde, à savoir le rendu 3D de Cinebench, tout en effectuant une analyse. Le résultat a été obtenu à partir d'une moyenne de 3 mesures. On constate que Norton 360 gère efficacement l'attribution du processeur : s'il peut s'accaparer jusqu'à 50% des ressources processeur en cours d'analyse complète, il baisse automatiquement sa priorité dès que l'on lance Cinebench. L'impact est, au final, quasi nul : le score obtenu par Cinebench R11 reste de 1,20 points. Du côté de Kaspersky Pure, on note que le processus a plus de mal à se mettre en veilleuse. Le résultat s'en ressent : il tombe à une moyenne de 0,72 points.


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Score d'un rendu Cinebench R11 en cours d'analyse


Test de démarrage Windows

Une suite de sécurité a des chances de ralentir les performances de Windows, et notamment son démarrage. Sur notre machine de test, celui-ci est de 55 secondes sans antivirus. Avec Norton 360 4.0, le démarrage passe à 58 secondes. Et avec Kaspersky Pure ? À peine mieux avec 57 secondes. Un écart tout à fait minime donc, et une bonne performance dans les deux cas !


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Démarrage de Windows

Conclusion

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Kaspersky Pure et Norton 360 sont des produits d'un genre particulier : contrairement aux autres suites « tout-en-un », ils proposent un peu plus qu'une simple version évoluée des suites de sécurité des deux éditeurs, en mettant l'accent sur la simplicité d'utilisation. Sur ce point, Norton 360 est clairement le meilleur. Loin de nous l'idée de penser que Kaspersky Pure est inutilisable pour un utilisateur lambda : tout comme Kaspersky Internet Security, il propose une interface assez claire. En revanche, on sent que le produit est malgré tout davantage un Kaspersky Internet Security auquel on a greffé des composants supplémentaires, qu'un logiciel pensé pour être vraiment cohérent. Il conserve donc les qualités, mais aussi certains défauts de Kaspersky Internet Security, tels que des options un peu touffues et un pare-feu pas forcément facile à configurer, d'autant plus que le tout manque parfois de finition. Se retrouver avec des intitulés non traduits dans certaines parties de l'interface est pénalisant, pour un logiciel qui se veut grand public.

Sur le plan des performances, Kaspersky dépasse toujours d'une courte tête Norton : on remarque lors des tests en « live » que le logiciel est sensiblement plus réactif sur certaines menaces détectées plus tôt par Kaspersky Pure, et qu'il a plus facilement tendance à bloquer l'accès aux sites malveillants, là où Norton 360 se remet plus souvent à sa technologie de réputation, voire à son analyse comportementale SONAR. Le problème est alors le suivant : les avertissements délivrés par la technologie de réputation sont parfois peu clairs et l'utilisateur se retrouve face à un fichier dont il ne sait trop quoi faire. Bref, bien qu'indéniablement plus lourd, Kaspersky semble conserver un modèle de sécurité plus robuste. Il serait toutefois faux d'affirmer que Norton 360 ne propose pas un niveau de protection suffisant : la suite est peut être en léger retrait, mais place tout de même la barre assez haut pour protéger de manière efficace un foyer.

Concernant enfin les fonctionnalités, on note là encore une différence entre Symantec qui privilégie la simplicité d'utilisation, parfois au détriment de la complexité des options de configuration, et Kaspersky qui propose des modules un peu plus originaux et avancés : la gestion du contrôle parental est plus complète et quelques ajouts bienvenus sont à noter, comme la présence d'un créateur de volumes virtuels chiffrés ou l'exécution en mode « bac à sable » (la fameuse Green Zone). A l'inverse, Symantec mise sur la simplicité avant tout, et si cela rend le logiciel accessible à n'importe quel utilisateur, l'approche le nivelle également par le bas et le rend parfois opaque. Norton 360 conviendra au néophyte mais s'avèrera peut être un peu juste pour des utilisateurs plus pointus : c'est peut être limiter le concept de famille à un type particulier de famille « technophobe » en négligeant ceux qui souhaitent une protection robuste et personnalisable pour tous les utilisateurs du foyer, mais qui disposent eux mêmes de compétences plus pointues en informatique.

Sur le plan de la sauvegarde, on penchera également pour la sagesse de l'éditeur russe qui préfère ne pas miser sur la sauvegarde en ligne à l'heure actuelle : les limitations en capacité et en débit montant sont en effet trop pénalisantes pour pouvoir profiter pleinement d'une fonctionnalité certes alléchante sur le papier. Les deux logiciels sont commercialisés au même prix de 89 euros (ce qui n'est pas rien !), sachant que Kaspersky Pure bénéficie actuellement d'un tarif de lancement de 79 euros. En définitive, on conseillera Norton 360 aux utilisateurs cherchant avant tout la simplicité d'utilisation, et Kaspersky aux familles dont « l'administrateur » a des connaissances informatiques un peu plus musclées et des besoins plus pointus, notamment en terme de protection de données sensibles.

Norton 360 4.0

6

Les plus

  • Simplicité d'utilisation enfantine
  • Impact limité sur les performances de Windows
  • Bonne protection au global

Les moins

  • En retard sur certaines menaces
  • Sauvegarde en ligne gadget
  • Configuration limitée au minimum
  • (power users s'abstenir)

0

Ergonomie9

Fonctionnalités8

Performances8



Kaspersky Pure

6

Les plus

  • Protection très efficace
  • Module de chiffrement des données
  • Contrôle parental complet
  • Quelques bonnes idées
  • (Protection des mots de passe par Bluetooth...)

Les moins

  • Interface un peu touffue
  • Plus gourmand en ressources
  • Partie optimisation limitée

0

Ergonomie7

Fonctionnalités9

Performances8



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