Rançons informatiques : les attaques en forte hausse

Alexandre PAULSON
09 septembre 2017 à 15h19
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Marquée par deux attaques d'envergure mondiale, Petya et WannaCry qui portent une signature étatique pour certains experts, l'année 2017 marque un tournant dans le développement des ransomwares. Les attaques se professionnalisent et infectent de plus en plus d'ordinateurs.


Ransomware : des attaques en hausse de 36 %



2017, année des rançons informatiques ? Le spécialiste américain de la sécurité informatique, Symantec, a publié fin août une enquête mondiale qui révèle une forte hausse de 36 % entre 2015 et 2016 du nombre d'attaques au ransomware. L'étude confirme également que le phénomène continue de progresser au premier semestre 2017 : Symantec annonce avoir identifié et bloqué 319.000 rançongiciels entre janvier et juin. L'écho médiatique mondial des puissantes attaques WannaCry et Petya devrait malheureusement encourager les hackeurs à persévérer dans cette niche.

Ces deux dernières attaques, dont les spécialistes doutent par ailleurs que leur objectif réel était bien la collecte de rançons, faussent un peu le bilan des attaques du genre par leur puissance et leur ampleur. Les deux malwares représentent à eux deux, selon Symantec, 28 % des infections comptabilisées au mois de mai. Cela dit, la tendance est à la professionnalisation des campagnes d'attaque, celles-ci ciblant de plus en plus souvent les entreprises : 42 % des ordinateurs infectés au premier semestre étaient des PC de bureau, contre 30 % l'an passé.

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Stabilisation des rançons à 550 dollars



WannaCry a en particulier tiré parti des structures en réseaux des entreprises, à l'image de Renault, ou de certains hôpitaux britanniques. Une fois dans le réseau, le ransomware se propage très vite et devient rapidement hors de tout contrôle. La persistance dans certains systèmes d'OS anciens plus vulnérables que ceux de générations récentes fragilise également la protection des entreprises. WannaCry comme Petya utilisaient la vulnérabilité Eternal Blue, un exploit développé par la NSA que Microsoft n'a corrigé qu'en mars dernier.

Signe selon les experts de l'arrivée à maturité des rançongiciels, la stabilisation du montant des rançons autour des 550 dollars. Une somme faible, mais que beaucoup de victimes consentent à verser dans l'espoir de restaurer leurs données. Une autre étude menée par Norton révèle ainsi que 34 % des victimes sont prêtes à payer leur rançonneur. Une proportion qui grimpe à 64 % chez les Américains, devenus la cible privilégiée des pirates. Nouvelle tendance mise à jour par les fournisseurs d'antivirus, les attaques par hameçonnage sur messagerie instantanée.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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