Les puces NVIDIA recherchées partout dans le monde pour développer des IA étaient difficiles d'accès pour les Chinois. Avant, c'était à cause des États-Unis, mais aujourd'hui, c'est du fait… de Pékin !

Les puces NVIDIA sont aujourd'hui le nec plus ultra quand on veut mettre aux point des infrastructures pour développer des IA. Raison pour laquelle les États-Unis ont longtemps imposé des restrictions très fortes sur les composants pouvant être importés par son rival chinois, jusqu'à ce qu'en fin d'année, Donald Trump fasse volte-face, et décide de finalement autoriser l'exportation des puces H200. Une décision qui pourrait n'avoir servi à rien !
La Chine interdit l'entrée des puces H200 de NVIDIA
Hormis les tous derniers GPU d'architecture Blackwell, NVIDIA ne propose pas mieux que la puce H200 pour ceux qui veulent développer des intelligences artificielles. La décision récente d'autoriser, sous condition, leur export en Chine avait ainsi soulevé de nombreuses critiques aux États-Unis.
Mais ce qui semblait être un victoire pour Pékin ne l'est semble-t-il pas tant que ça, bien au contraire. On apprend en effet aujourd'hui grâce à Reuters que la Chine vient d'indiquer à ses agents douaniers que l'importation de puces NVIDIA H200 n'était pas permise. Les entreprises ont par ailleurs été en ce début de semaine convoquées pour apprendre qu'il leur était instruit de ne pas importer ces puces, à moins que cela ne soit absolument nécessaire.

Les entreprises dans le noir quant aux raisons de cette injonction
« Les termes utilisés par les responsables sont si sévères qu'il s'agit pour l'instant d'une interdiction pure et simple, même si cela pourrait changer à l'avenir si la situation évolue » a expliqué une des sources anonymes de Reuters. Les sources interrogées expliquent que Pékin n'a pour le moment pas donné de raisons à cette décision, ni même indiqué s'il s'agissait d'une prohibition temporaire ou d'une interdiction plus formelle.
À ce stade, les seuls exemptions qui pourraient être accordées par les autorités chinoises seraient l'importation de puces H200 pour des expérimentations de recherche et développement effectuées en partenariat avec les entreprises. Alors, Pékin prépare-t-elle la rencontre au sommet entre Xi Jinping et Donald Trump, qui aura lieu au mois d'avril prochain, en laissant entendre qu'elle n'aurait pas besoin de ces puissantes puces pour son secteur de l'IA, ce qui est encore aujourd'hui communément admis ?
Source : Reuters