Google : le FLoC ne fait pas l'unanimité chez Microsoft et Opera

17 avril 2021 à 15h45
13
Chrome Clubic © Clubic.com

Alors que plusieurs navigateurs Internet comme Brave ou DuckDuckGo ont publiquement annoncé qu'ils n'adopteront pas le FLoC de Google, The Verge a contacté le reste du marché pour connaître leur position sur le sujet.

FLoC n'est pas une solution clé-en-main que les navigateurs peuvent activer ou désactiver à leur guise. Son implémentation, si mal exécutée, peut faire courir de gros risques aux utilisateurs et à leurs données, d'où la réticence de certains navigateurs à l'intégrer. Cependant plusieurs d'entre eux semblent encore plancher sur le sujet et réfléchir à des solutions alternatives.

Cookiepocalypse

Comme nous le rapporte The Verge, Opera et Microsoft Edge (tous deux basés sur Chromium) ne semblent pas intéressés par le FLoC et réfléchissent à d'autres moyens plus sûrs pour les utilisateurs de remplacer ces bons vieux cookies. Microsoft, en particulier, travaille sur une alternative du nom de PARAKEET, visant à anonymiser totalement l'utilisateur lors du ciblage. Brave a également proposé une solution, mais le scrutin pour décider de l'adoption ou non d'une nouvelle méthode de ciblage prend du temps.

Même si le FLoC de Google n'est pas adopté, une autre solution sera proposée par le navigateur d'ici la fin de l'année. Les enjeux sont majeurs puisque la fin des cookies approche à grand pas et qu'un web sans publicité ne serait plus un web libre.

Une course contre la montre

La marche inexorable vers la fin des cookies est déjà engagée. En dehors de Chrome, tous les navigateurs se sont déjà débarrassés des cookies tiers et attendent (ou proposent) de nouvelles méthodes de ciblage respectueuses de la vie privée et efficaces pour les annonceurs. Mais le navigateur de Google possède le gros du marché (63 %), et de lui dépendra l'adoption ou non d'un nouveau standard pour la publicité sur le web.

Quoiqu'il en soit, Google ne lâchera pas les cookies tiers avant 2022, et il paraît difficile d'entrevoir l'adoption d'une solution qui arrangera la totalité du marché, les annonceurs et, dans une moindre mesure, les utilisateurs, en si peu de temps.

Source : The Verge

Modifié le 19/04/2021 à 09h09
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
13
13
chaton51
j’en pense qu’internet est devenu tout ce qu’il ne fallait pas qu’il devienne… et il est foutu ! (humainement parlant, comme quoi l’humain fou toujours tout en l’air dans 100% des cas)
Phoenamandre
Un monde sans cookie ne signifie pas un monde sans publicité
Olivier22
certes, mais la publicité est une chose, la récolte ininterrompue de nos données personnelles en est une autre. Surtout quand on voit l’usage qui peut en être fait (cf manipulation d’opinion lors d’élections par exemple)
thaleh
Je recrée un compte clubic uniquement parce que j’ai rarement vu un propos aussi hypocrite que cette phrase : "Les enjeux sont majeurs puisque la fin des cookies approche à grand pas et qu’un web sans publicité ne serait plus un web libre. "<br /> La fin des cookies n’est que le fruit de la cupidité des fournisseurs de contenu (comme clubic à une certaine époque sous la bannière M6 Group pour rappel) ou des réseau sociaux ou il fallait placarder des habillages publicitaire ultra agressif, popup impossible à fermer, faire du ciblage publicitaire (cf. Criteo} pour maximiser la rentabilité au détriment de la qualité du contenu dans un modèle économique inexistant ou pas suffisamment viable sur le long terme.<br /> Si aujourd’hui la «&nbsp;vie privée&nbsp;» comme la réticence palpable à l’adoption d’un produit issu de chez Google est au centre des débats c’est que l’industrie à tellement usé et abusé qu’il ne faut pas s’étonner que la communauté dans son ensemble réclame des dispositifs pour être protégé de la publicité et des ciblages (cf. uBlock Origin, Gostherry, …).<br /> Le mot de la fin, la publicité a AUCUN lien avec un web libre, il suffit de voir les nombreux projets, financé via des plateforme collaborative, open-source, libre (auto-porté) comme je sais pas … Linux ? Wikipedia ? … qui survivent uniquement des sponsors et pour autant après des années sans compromis dans les valeurs qu’ils incarnent et sans forcément demander la charité, ils sont toujours là sans renier sur la qualité et sans publicité.
nisk
«&nbsp;un web sans publicité ne serait plus un web libre&nbsp;»<br /> Ben voyons
cirdan
nisk:<br /> « un web sans publicité ne serait plus un web libre »<br /> Ben voyons <br /> Je pense (j’espère) qu’il voulait dire qu’un web sans publicité ferait la part belle aux services payants.<br /> C’est d’ailleurs intéressant cette confusion entre «&nbsp;gratuit&nbsp;» et «&nbsp;libre&nbsp;», comme si «&nbsp;gratuité&nbsp;» rimait avec «&nbsp;liberté&nbsp;».
Phoenamandre
Je suis tout à fait d’accord, je n’aime ni l’un ni l’autre mais la pub, bon, s’ils se contentent d’afficher une bannière, c’est potentiellement moins grave. Je disais juste que ça ne signifiais pas «&nbsp;la mort de la pub&nbsp;», de même que l’histoire du web libre… Qu’il faille un modèle économique pour survivre dans un monde capitaliste, je ne le nie pas, mais c’est un peu ridicule de ne pas voir à quel point les modèles actuels sont nocifs
Ghiles
Eh bah justement Wikipedia il ya quelques mois était carrément obligé de mendier les dons des utilisateurs,sans vouloir être péjoratif mais c’était carrément du «&nbsp;on vous en supplie faites un don sinon le site devra mettre des pubs&nbsp;» un Web sans pubs ça voudrai dire qu’une vaste majorité des sites gratuits deviendraient automatiquement payants et faute d’être assez rentables disparaîtront. Les projets gratuits open source qui arrivent à survivre uniquement grâce au dons ou à quelques sponsor ça reste une minorité
robert_b
Le web libre, comme la presse ou la radio, c’est possible et ça n’est certainement pas la pub qui risque de le permettre.<br /> Wikipedia fait des demandes de dons depuis plusieurs années et c’est une manière de faire.<br /> Le monde diplo publie chaque semaine depuis des années sans pub. Et ça n’est pas grâce aux aides de l’état même s’il serait bien plus logique l’état aide plus ce type de publication que télé 7 jours… (dans les faits c’est pourtant l’inverse qui se passe…)<br /> Avec un annonceur tout puissant comment les articles peuvent-ils être libres?<br /> Si je dois ma survie à un annonceur, puis-je être critique?
Philmarc94
Quand je fais une recherche sur Google, je n’ai plus les réponses les plus «&nbsp;pertinentes&nbsp;», mais uniquement sur le mot qui draine les plus d’annonces possible; résultat, je ne trouve jamais ce que je cherche. Quant aux autres browser, ils sont trop pauvres en résultat (on fini toujours par faire une recherche Google, puis à laisser tomber. IL faut à chaque fois indiquer les dates de recherches, Google ne mettant pratiquement jamais, ni les dates de publication, ni les auteurs. Par contre je me fais cookifier à chaque page, parfois même en mettant l’adresse complète (https;\) dans la barre d’adresse. Un comble Alors FLOC ou FLOP , On est foutu de toute façon.
Wilma
Aller vers une approche globale alors qu’elle était individuelle est une évolution normale vers l’analyse comportementale.<br /> Rien n’est gratuit en ce monde. Le web évolue à la vitesse V. De plus en plus d’applications ne sont plus sur les PC qui deviennent de simples consoles. A l’utilisateur de savoir trouver sa place et surtout d’utiliser en connaissance de cause. Incroyable le nombre de spécialistes dans ce domaine alors qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un conducteur de voiture de se prendre pour un mécanicien
Rande
« un web sans publicité ne serait plus un web libre » : est-ce une mauvaise traduction, qui confondrait «&nbsp;libre&nbsp;» et «&nbsp;gratuit&nbsp;» ? Dans ce cas quel est l’article d’origine ?<br /> Ou est-ce juste le signe de la bêtise de l’auteur qui récite la leçon des publicitaires, mal comprise et récitée en annonant des slogans ineptes ???
FRANCKYIV
@thaleh :<br /> comme je sais pas … Linux ? Wikipedia ? …<br /> qui survivent uniquement des sponsors<br /> et pour autant après des années sans<br /> compromis dans les valeurs qu’ils incarnent<br /> et sans forcément demander la charité,<br /> Tu plaisantes j’espère ?<br /> Tu as déjà oublié le gros placard textuel (à un moment) sur Wikipedia qui faisait : «&nbsp;la mendicité&nbsp;» ?<br /> S’il n’y a plus de publicité, le web sera composé à 95% de sites payants.<br /> Le reste ne fera que de survivre un moment (petit sites perso ne nécessitant pas de serveurs dédiés).
thaleh
@FRANCKYIV C’est «&nbsp;leur&nbsp;» façon de faire, es que c’est la meilleur j’en doute.<br /> 100% d’accord avec toi que sans la publicité beaucoup de site serait clôt, néanmoins la tendance s’accélère autour des services «&nbsp;payant&nbsp;» exempt de publicité et de qualité (cf. Netflix par exemple). Je pense que nous allons avoir un internet à deux vitesse entre le gratuit / payant à l’avenir sur le contenu et divertissement du fait de l’enorme défiance et dérive de la publicité et du tracking.
Voir tous les messages sur le forum

Lectures liées

Sur Geekbench, le Core i9-12900HK est le plus puissant CPU mobile jamais vu
Photographes, fuyez ! Les nouveaux MacBook Pro ne supportent pas la dernière norme de carte SD
Razer Kunai, Hanbo, Katana : du nouveau (et du beau) pour vos PC
Intel : le package de l'i9-12900K est fou, mais... quel intérêt ?
Le Core i9-12900K 'Alder Lake' ne serait pas un rêve d'overclockeur
Encore un peu plus pessimiste qu'AMD, Intel voit la pénurie durer au moins jusqu'en 2023
La DDR5 « LEGO » de chez Galaxy dévoile de premiers benchs
Nouveau MacBook Pro : pas de support d'eGPU malgré le Thunderbolt 4
Les MacBook Pro 2021 en M1 Max disposent d'un mode
Offre Fnac du jour : les adhérents bénéficient de 20€ crédités tous les 150€ d’achats, à vous les meilleurs produits tech !
Haut de page