Comparatif navigateur Internet : quel est le meilleur en 2021 ?

02 septembre 2020 à 11h53
131

Quel est le meilleur navigateur pour votre profil ? Qu'il s'agisse de consulter ses emails, de lire les actualités, de regarder des vidéos en streaming ou simplement d'effectuer une recherche en ligne, le navigateur est aujourd'hui l'application la plus utilisée sur nos machines.  Initialement mené par Netscape dès 1994, le marché des navigateurs Web a ensuite été dominé par Microsoft et Internet Explorer. Mais depuis une dizaine d'années, c'est Google qui mène la danse avec Chrome adopté par près de deux tiers des internautes. 

Choix de la rédac

Brave

Choix de la rédac

  • Respect et protection de la vie privée
  • Interface et ergonomie soignée
  • Le plus rapide du marché
Le plus populaire

Google Chrome

Le plus populaire

  • Très bonnes performances
  • Simple et agréable à utiliser
  • Un navigateur bien sécurisé
L'alternative

Mozilla Firefox

L'alternative

  • Un des plus innovants du marché
  • Fonctionnalités pour optimiser l'UX
  • Gère les derniers standards vidéo AV1

Mais la course n'a pas de fin. Malgré une situation de quasi monopole, la concurrence, bien qu'étant presque entièrement rationalisée autour de Chromium, multiplie les innovations et les travaux visant à optimiser les performances. Mozilla, Microsoft, Opera Software mais également Brave ou Vivaldi ne sont pas prêts à jeter l'éponge.

Comment choisir le meilleur navigateur ? En fonction de votre profil, et en fonction des fonctionnalités recherchées. A partir des tests réalisés, ce comparatif analyse les performances des 6 meilleurs navigateurs :

  • 1. Google Chrome : le plus consensuel
  • 2. Mozilla Firefox : l'alternative à Chromium
  • 3. Brave : Vie privée et sécurité accrue
  • 4. Edge : le retour de Microsoft
  • 5. Opera : une recette maîtrisée et innovante
  • 6. Vivaldi : confidentialité et personnalisation

1. Google Chrome : le plus consensuel

Google Chrome Le plus populaire
  • Très bonnes performances
  • Simple et agréable à utiliser
  • Un navigateur bien sécurisé
Notre avis

Chrome est définitivement le choix par défaut pour beaucoup d'internautes de par sa simplicité d'usage et ses performances. Hélas, le navigateur demeure l'un des principaux outils de récolte de données de Google après son moteur de recherche Web. Pour cette raison, nous lui préférons des navigateurs comme Brave ou Firefox plus respectueux de la vie privée.

Notre avis

Chrome est définitivement le choix par défaut pour beaucoup d'internautes de par sa simplicité d'usage et ses performances. Hélas, le navigateur demeure l'un des principaux outils de récolte de données de Google après son moteur de recherche Web. Pour cette raison, nous lui préférons des navigateurs comme Brave ou Firefox plus respectueux de la vie privée.

Lorsque Google est entré sur le marché des navigateurs en septembre 2008, la société a d'emblée changé la donne en introduisant un moteur de rendu basé sur Webkit ainsi qu'un moteur d'exécution Javascript très performant. Mais plutôt que de s'imposer avec une solution propriétaire, Google a joué la carte de la finesse et a d'emblée su conquérir les sympathisants de Firefox en proposant son projet open source Chromium. Rapidité, innovation et ouverture étaient alors devenues les notions-clés pour une recette à succès. Google affinera plus tard ses travaux en proposant son propre moteur de rendu Blink.

Avec Chrome, Google a aussi introduit un cycle de mises à jour rapide et régulier. Le navigateur reçoit en effet une nouvelle version stable majeure toutes les 6 semaines et une version stable mineure toutes les deux à trois semaines. Mozilla choisira par la suite de calquer son rythme de développement sur ce modèle.

Ergonomie

Google Chrome est sans aucun doute un navigateur consensuel. Avec 66,12% de part de marché selon les derniers chiffres du mois d'octobre, Google doit répondre aux usages et aux besoins du plus grand nombre. On retrouve alors une navigation par onglets classique. Sa prise en main est rapide et son interface est simple, notamment parce que l'éditeur a été le premier à ne proposer qu'un seul champ - l'omnibox - mélangeant la barre d'adresse et le moteur de recherche.

L'interface de Chrome est pensée au pixel prêt, précisément dans le but de convenir à la fois aux surfeurs novices et aguerris. Les onglets, par exemple, ne sont ni trop grands au risque d'être gênants, ni trop petits pour être incorrectement manipulés. L'onglet actif est d'emblée mis en avant et les diverses options sont regroupées au sein d'un menu unique.

L'ergonomie est également facilitée par un module de synchronisation directement rattaché à son compte Google. Le navigateur prend en charge plusieurs profils utilisateur, ce qui facilite largement le partage d'un même ordinateur au sein d'un foyer. Mais surtout, si comme 75% des utilisateurs vous disposez d'un smartphone Android, vous serez en mesure de retrouver vos favoris, vos onglets ouverts, vos mots de passe ou encore votre historique de navigation d'un appareil à l'autre.

Fonctionnalités

Cependant, simple ne veut pas dire simpliste. Le navigateur dispose d'un très vaste écosystème d'extensions comblant certaines lacunes ou répondant à des usages avancés voire professionnels. Nous retrouvons par ailleurs des paramètres masqués accessibles pour les surfeurs les plus expérimentés.

Au sein du Chrome Web Store, nous retrouvons des dizaines d'extensions. C'est d'ailleurs la plateforme de choix pour les développeurs. Notons que Google a d'ailleurs récemment renforcé aa sécurité de ce répertoire de téléchargements. Le Chrome Web Store embarque aussi toute une série de thèmes dont certains ont été conçus par Google. Plusieurs outils en ligne permettent également de concevoir sa propre interface en quelques clics seulement pour avoir une version de Chrome à son image.

Parmi les derniers travaux de Google portés sur Chrome, notons une meilleure gestion de la consommation d'énergie pour la lecture des vidéos ou pour les onglets en tâche de fond. Au fil des années, Chrome s'est effectivement alourdi, consommant toujours plus de mémoire vive et réduisant par la même occasion l'autonomie des ordinateurs portables. Toutefois, Google continue toujours de plancher sur la rapidité de chargement des pages et annonçait notamment des performances en hausse de 10% sur Windows et Mac pour Chrome 85. Chrome 87 offre pour sa part le gain de performances le plus élevé de ces cinq dernières années.

Chrome propose aussi une gestion plus complète de onglets avec la possibilité de les classer dans des groupes thématiques. L'internaute peut aussi envoyer une page via un clic droit vers un autre appareil disposant de Chrome et connecté au même compte Google.

Sécurité

Chrome n'échappe pas à sa popularité. Puisqu'il est très largement adopté à travers le monde, le navigateur est donc l'une des cibles privilégiées pour les hackers malintentionnés.

Outre un mode de navigation privée ne conservant ni l'historique de navigation ni les cookies à la fin de la session, Chrome analyse la sécurité des pages visitées notamment en s'assurant d'une connexion HTTPS. L'équipe a également renforcé la sécurité au niveau de la gestion des cookies, mais aussi sur le gestionnaire de mots passe. Ce dernier est capable de déterminer si l'un d'entre eux est listé dans une base piratée et vous invite à le modifier.

Google a un programme de chasse aux bugs par lequel il récompense les chercheurs ayant discerné des failles plus ou moins dangereuses. Le navigateur est également passé au crible lors de certains concours de type Pwn2own. Grâce à son rythme de développement rapide, Google est en mesure de combler une faille découverte avant qu'elle ne soit exploitée. Plus précisément, un correctif est déployé au sein de Chromium et les autres navigateurs en profiteront donc eux-aussi.

Il n'empêche que Chrome présente un problème fondamental : il est édité par Google, une société dont une très vaste majorité des revenus est basée sur la publicité, quelque 37 milliards de dollars rien qu'au troisième trimestre 2020. Et cette publicité est toujours plus ciblée en collectant des informations, notamment relatives à votre surf sur Internet.

Notre avis

Aussi remarquable que puisse être la compatibilité avec les dernières technologies du Web, nous avions toutefois boudé le navigateur de Google par sa lourdeur et sa consommation excessive en ressources matérielle. Force est de constater que les travaux des ingénieurs portent leurs fruits et Google Chrome est depuis quelques temps redevenu un navigateur très agréable de prise en main.

Cependant, on ne peut s'empêcher de souligner le manque de transparence de la société sur les données personnelles récoltées lors des sessions de surf. C'est le prix à payer pour une expérience véritablement homogène entre votre ordinateur et votre smartphone.

2. Mozilla Firefox : l'alternative à Chromium

Mozilla Firefox L'alternative
  • Un des plus innovants du marché
  • Fonctionnalités pour optimiser l'UX
  • Gère les derniers standards vidéo AV1
Avis de la rédaction

Firefox est sans nul doute l'un des navigateurs les plus innovants du marché, et le seul vraiment capable de concurrencer Chrome sur tous les fronts. Bien que pêchant un peu du côté des performances comparé à ses concurrents sous Chromium, l'indépendance du navigateur de Mozilla vis-à-vis du projet open-source de Google reste l'un de ses plus gros atouts, lui permettant d'innover et d'expérimenter.

Avis de la rédaction

Firefox est sans nul doute l'un des navigateurs les plus innovants du marché, et le seul vraiment capable de concurrencer Chrome sur tous les fronts. Bien que pêchant un peu du côté des performances comparé à ses concurrents sous Chromium, l'indépendance du navigateur de Mozilla vis-à-vis du projet open-source de Google reste l'un de ses plus gros atouts, lui permettant d'innover et d'expérimenter.

Lancé en 2002 sous le nom de code Phoenix, Firefox est issu des travaux portés sur le navigateur tout-en-un Mozilla contrôlé par Netscape et embarquant un nombre grandissant de fonctionnalités (client mail, éditeur html, module d'IRC...). L'équipe de développement n'aura qu'un objectif : faire de Firefox un navigateur simple et rapide.

Et rapidement, la communauté open source greffée autour de Firefox devra faire face à la concurrence de Microsoft et Internet Explorer. Mais à force d'innovations et au regard des accès Internet qui se multiplient à travers le monde à cette époque, Firefox finit par truster près de 30% de parts de marché vers la fin des années 2000.

L'arrivée de Chrome en 2008 change la donne pour Firefox et, selon Statcounter, son taux d'adoption est redescendu sous la barre des 4%. Pourtant le navigateur a plusieurs atouts non négligeables, notamment depuis la publication de la version Quantum en novembre 2017. Pour cette dernière, Mozilla a revu de fond en comble son application.

Ergonomie

Parce qu'il est pensé et développé par toute une communauté de développeurs, Firefox a la capacité de s'adapter à divers usages. Il présente alors une interface personnalisable sans pour autant la surcharger.

Pendant longtemps, Firefox ressemblait à s'y méprendre à Google Chrome. Toutefois, la fondation a revu l'interface du navigateur pour la rendre plus minimaliste : exit les onglets arrondis. En outre l'utilisateur dispose de quelques options pour obtenir une interface plus compacte. Dans cette configuration, l'apparence de Firefox se rapproche alors davantage de Safari sur macOS.

Firefox a toujours laissé le choix sur la fusion du moteur de recherche et de la barre d'adresse. Si vous n'êtes pas adepte de l'Omnibox de Chrome, vous serez en mesure de configurer un champ de recherche dédié.

Il est possible d'ouvrir gratuitement un compte Firefox et d'activer un module de synchronisation. D'une machine à l'autre, il sera possible de retrouver ses favoris, son historique, ses onglets ouverts, ses combinaisons identifiants et mots de passe mais également les cartes de crédits enregistrées ou encore les extensions installées.

En termes d'ergonomie, le point faible de Firefox, c'est son incapacité à gérer facilement et efficacement plusieurs profils utilisateurs. Si vous partagez un même ordinateur avec une seule session sur Windows, macOS ou Linux, saisissez "about:profiles" dans la barre d'adresse de Firefox et créer un nouvel utilisateur. Il faudra manuellement choisir un dossier sur l'ordinateur pour stocker les données relatives à ce nouveau profil. À moins d’installer une extension, Firefox ne propose pas de passer rapidement d'un profil à un autre. Globalement, l'expérience reste donc chaotique.

Firefox

Fonctionnalités

Dès ses débuts, Firefox a lancé une petite révolution sur le secteur des navigateurs : c'est le premier à avoir introduit la prise en charge des fameux add-ons, ces extensions optionnelles venant enrichir les fonctionnalités. On en trouve pour tous les usages et s'il fut un temps où ces dernières finissaient par alourdir le navigateur, le passage aux WebExtensions a changé la donne.

Avec Firefox, Mozilla fait figure d'exception en développant ses propres moteurs de rendu Gecko et d'exécution Javascript SpiderMonkey. Il n'en reste pas moins que Mozilla implémente régulièrement les derniers standards du Web et continue de travailler sur les performances globales de l'application. Au sein de Firefox 83 (novembre 2020), une mise à jour de SpiderMonkey se traduit par des gains de performances de 15 % sur le chargement des pages et de 12 % pour la réactivité de ces dernières.

Par ailleurs, Mozilla a récemment introduit la prise en charge du pinch-to-zoom pour les ordinateurs disposant d'un touchpad multipoint. Firefox profite en outre d'une amélioration concernant le mode Picture-in-Picture pour la lecture des vidéos miniaturisées au bas d'une page web.

Sécurité

Sécurité et vie privée sont devenues le credo de Mozilla au fil des années. Il est en effet important de noter que Firefox est éditée non pas par une société mais par une fondation et repose sur un modèle non seulement open source mais également de logiciel libre. Son code est donc passé en revue régulièrement par les développeurs.

Firefox embarque des outils permettant de bloquer les trackers des publicités en ligne. On y retrouve également des modules de détection des mineurs de crypto-monnaies. Mozilla édite aussi des services de sécurité disponibles à tous et implémentés au sein de Firefox. C'est par exemple le cas de Firefox Monitor permettant de déterminer si une adresse email a été trouvée au sein d'une base de donnée piratée.

Récemment, Mozilla a aussi remplacé une partie du moteur JavaScript afin d'offrir une amélioration sur la sécurité et de la maintenance du moteur. Par ailleurs, un mode HTTPS-Only permet de forcer le chargement d'une page web de manière sécurisée.

Mozilla ne collecte aucune donnée de Firefox à des fins publicitaires. L'utilisateur peut choisir quelles informations envoyées dans le but d'améliorer l'ergonomie et les performances de l'application.

Notre avis

Après plus de 6 millions de lignes de codes, Firefox Quantum a permis à la fondation Mozilla de redorer le blason de Firefox. Et c'est une bonne chose puisque le navigateur offre une véritable alternative avec ses propres technologies maison.

Mais tous ces efforts ont un prix et Mozilla le paie au prix fort. Mis à mal par la concurrence sur le marché des navigateurs, la fondation a récemment effectué une vague de licenciements et souhaite restructurer son modèle économique jusqu'alors presqu'entièrement basé sur les commissions des moteurs de recherche.

Pour rester compétitif et redoubler d'innovations, il est alors possible que certaines fonctionnalités passent en mode premium. La fondation s'y est d'ailleurs déjà essayée . Et ce n'est peut-être pas une mauvaise nouvelle. S'il y a bien un navigateur que l'on souhaiterait voir concurrencer Google Chrome plus tout, et notamment en matière de vie privée, c'est bien Firefox.

Firefox securité 1

3. Brave : Vie privée et sécurité accrue

Brave Choix de la rédac
  • Respect et protection de la vie privée
  • Interface et ergonomie soignée
  • Le plus rapide du marché
Avis de la rédaction

Rapide et agréable à utiliser, Brave se démarque également par sa philosophie particulière en termes de rémunération des éditeurs du web via les fameux BAT, la cryptomonnaie collectés par les utilisateur en naviguant avec des publicités dites acceptables. Contrairement à Vivaldi, Brave ne se démarque que peu de Chrome d'un point de vue esthétique ou ergonomique. Nous mettrons le manque d'options de personnalisation et les quelques bugs sur le compte de la jeunesse du logiciel.

Avis de la rédaction

Rapide et agréable à utiliser, Brave se démarque également par sa philosophie particulière en termes de rémunération des éditeurs du web via les fameux BAT, la cryptomonnaie collectés par les utilisateur en naviguant avec des publicités dites acceptables. Contrairement à Vivaldi, Brave ne se démarque que peu de Chrome d'un point de vue esthétique ou ergonomique. Nous mettrons le manque d'options de personnalisation et les quelques bugs sur le compte de la jeunesse du logiciel.

Dès son annonce en janvier 2016, Brave a suscité l'intérêt. Il faut dire que son fondateur Brendan Eich a été le co-fondateur, directeur technique et PDG de Firefox. Mais surtout, c'est tout simplement lui qui a inventé le langage Javascript, la technologie au cœur du Web moderne.

Articulé sur Chromium, Brave affiche d'emblée ses ambitions en gros sur son site : "Surfez 3x plus rapidement qu'avec Chrome". Et Brave multiplie également les fonctionnalités de sécurité et de vie privée. En somme, Brave entend être l'alternative ultime au navigateur de Google.

Ergonomie

Puisqu'il se base sur Chromium, Brave affiche une ergonomie assez similaire à celle de Google Chrome. On retrouve quelques ajustement cosmétiques comme une personnalisation de la section des préférences ou des onglets à angle droit. Toutefois, Brave reprend globalement les bases comme la gestion multi-utilisateur ou un menu unique positionné à droite de la barre d'adresse.

Le navigateur embarque également un moteur de synchronisation permettant de transférer les données classiques tels que les favoris, les onglets ouverts, l'historique navigation, les mots de passe mais aussi les extensions, les applications et même les paramètres. Notez que contrairement aux autres navigateurs, l'avantage ici est qu'il n'est pas nécessaire de se créer un compte utilisateur. Il suffira en effet de lire un code QR ou de copier-coller un code composé d'une suite de mots.

La nouvelle page d'onglet est personnalisable avec un fond d'écran. On peut également y ajouter un affichage des statistiques sur le nombre de trackers bloqués ou les sites les plus fréquemment visités. Mais sur cette page, Brave met surtout en avant son crypto-wallet.

Brave tor nav privée

Performances

Brave étonne tout d'abord par sa rapidité. En mettant de côté les benchmarks assez révélateurs, à l'usage, le chargement des pages est véritablement plus rapide que chez la concurrence. Par le passé, une dizaine d'onglets ouverts suffisait pour mettre à mal les performances globales de l'application. Désormais tout est stable et le surf est vraiment agréable.

Fonctionnalités

Brave se distingue en effet par un système de récompenses baptisé BAT (ou Basic Attention Token). L'objectif de ce programme est de récompenser les utilisateurs qui acceptent de visionner des publicités sélectionnées au préalable par Brave. Ces pubs sont basées sur les intérêts des internautes mais ne nécessitent aucun transfert d'informations personnelles.

Pour participer à Brave Rewards, il sera nécessaire d'ouvrir un crypto wallet fourni par le partenaire Uphold. Les internautes intéressés sont ainsi rémunérés en crypto-jetons. Il ne s'agit pas de gagner de l'argent mais plutôt de le reverser aux créateurs de contenus. Ce dispositif pour le moins original vise donc à trouver un compromis satisfaisant à la fois les internautes, les éditeurs et les annonceurs.

Pour le reste Brave a passé ces dernières années à rattraper la concurrence en termes de fonctionnalités mais également en implémentant par défaut des services phares. Le navigateur embarque par exemple un bloqueur de publicité, nul besoin donc d'installer une extension dédiée.

L'équipe a également finalisé l'intégration de Jitsi pour la fonctionnalité Brave Together. Jitsi propose une technologie open source multiplateforme de messagerie instantanée, de VoIP et de visioconférence. Il est d'ores et déjà possible d'effectuer des échanges à partir du site . Brave Together est 100% chiffré et, au-delà de la visio, permet le partage d'écran.

Au passage, Brave prend en charge les extensions disponibles au sein du Chrome Web Store.

Brave

Sécurité

Brave fait figure de référence en matière de sécurité. En plus d'avoir nativement intégré un bloqueur de publicités, l'équipe a également implémenté l'extension HTTPS Everywhere afin de forcer les connexions chiffrées. On retrouve également Script Blocking pour éviter d'éventuelles attaques de type cross scripting.

Directement depuis une icône placée à droite de la barre d'adresse, l'internaute peut contrôler plus finement chacun des éléments proposés par Brave pour la page en cours de lecture. Cela permet d'éviter par exemple un dysfonctionnement dû à un blocage des publicités ou des scripts. L'idée est plutôt bien pensée puisque d'ordinaire il faut jongler entre différentes extensions afin de déterminer la nature d'un problème.

Brave embarque une option de navigation privée un peu spéciale puisqu'elle est basée sur Tor. Concrètement, à l'instar du mode Incognito de Chrome, toutes les données personnelles ou l'historique de navigation seront automatiquement effacées à la fin de la session. Mais surtout, le trafic est rendu anonyme puisqu'il transite au travers d'une chaîne connectant trois ordinateurs différents. En utilisant cette option, Tor dissimule à la fois l'adresse IP des utilisateurs et celle des sites qu'ils visitent à leur fournisseur d'accès. Si un site traditionnel dispose d'un équivalent sur le Dark Web, Brave proposera automatiquement de l'ouvrir.

Notre avis

Plus qu'un navigateur, Brave tente de repenser notre usage du Web et la monétisation des contenus

Toutefois, l'éditeur pousse un peu trop à notre goût son programme BAT. Certes, le dispositif est original mais il ne s'adresse finalement qu'à une poignée d'utilisateurs avertis et on apprécie la possibilité de pouvoir enfin le désactiver complètement. Et lorsque c'est le cas, on obtient un navigateur minimaliste ultra rapide.

On apprécie par ailleurs les divers outils de sécurité embarqués par défaut, et notamment l'intégration de Tor. L'implémentation est efficace et simple de prise en main. Brave reste la référence en matière de sécurité. Cette année, les efforts portés sur les performances et la stabilité le font remonter sur le podium. C'est notre préféré de cette sélection.

brave menu

4. Edge : le retour de Microsoft

Microsoft Edge
  • Performances correctes
  • Plus léger, rapide et moderne
  • L'intégration à l'écosystème Windows/Microsoft...
Avis de la rédaction

Le nouveau Microsoft Edge est une vraie bonne nouvelle pour les utilisateurs ! Facile d'utilisation, fluide et enfin proche des standards des navigateurs modernes, on ne saurait que trop vous en recommander l'essai.

Avis de la rédaction

Le nouveau Microsoft Edge est une vraie bonne nouvelle pour les utilisateurs ! Facile d'utilisation, fluide et enfin proche des standards des navigateurs modernes, on ne saurait que trop vous en recommander l'essai.

Non sans mal, Microsoft est enfin reparti dans la course effrénée des navigateurs. Après avoir imposé Internet Explorer auprès du plus grand nombre par le biais de Windows, la concurrence, les critiques des développeurs Web et l'émergence des standards du Web ont finalement eu raison du navigateur. Alors en 2015, en profitant du lancement de Windows 10, Microsoft a introduit un nouveau navigateur à la fois plus léger, rapide et moderne et qui soit surtout capable de tourner sur les terminaux mobiles.

Toutefois, les objectifs de Microsoft pour faire face à son éternel concurrent Google se sont avérés difficiles à concrétiser. Il faut dire que les développeurs avaient désormais pris l'habitude d'optimiser leurs sites pour Google Chrome. Alors quand la firme de Redmond a annoncé qu'elle troquerait le moteur EdgeHTML par Blink, celui de Chromium, on a senti qu'elle ravalait sa fierté. Mais cette décision était parfaitement calculée et Microsoft a réussi à concevoir un navigateur véritablement compétitif. Surtout, deux des plus grand nom de la tech travaillent désormais main dans la main pour la mise en œuvre d'une plateforme Web moderne. En effet, en améliorant Edge , Microsoft aide aussi au développement de Chromium.

edge

Ergonomie

À l'instar de Google, pour Microsoft, Edge est un moyen d'attirer de nouveaux utilisateurs au sein de son écosystème de services. La société tente alors de proposer une transition douce depuis Chrome et cela se traduit tout d'abord par une interface qui ne détonne pas. N'importe quel utilisateur habitué à Chrome retrouvera une expérience très similaire. Microsoft regroupe par exemple toutes les options dans un menu unique placé à droite de la barre d'adresse.

Au fil des évolutions du navigateur, on sent que Microsoft tente de se démarquer tout en restant très consensuel et en répondant aux besoins du plus grand nombre. À l'ouverture d'un nouvel onglet on retrouve le moteur de recherche Bing configuré par défaut sur une page qu'il est toutefois possible de personnaliser en affichant une image, une liste de sites fréquemment consultée ainsi que des actualités.

Si vous disposez de plusieurs machines et souhaitez une expérience uniformisée, Edge propose une option de synchronisation des données. Cette fois, pour en profiter, il faudra disposer d'un compte Microsoft. Edge, devenu un composant à part entière de Windows 10 est donc placé au cœur de l'écosystème de Microsoft. En somme, si vous êtes déjà adepte des services et produits de la société, Edge est un maillon qui vous rendra la vie plus facile.

Microsoft Edge smart screen

Fonctionnalités

En optant pour Chromium, Microsoft a choisi de baser ses travaux sur une solution clé-en-main particulièrement performante. Cela permet à la société de dégager des efforts pour rendre Edge plus unique et surtout, pour le démarquer des autres forks reposant eux-aussi sur Chromium.

Pour Edge, Microsoft n'a pas choisi d'activer les groupes d'onglets. La société met en avant sa fonctionnalité baptisée Collections. Le principe n'est pas si différent : l'objectif reste de créer des ensembles thématiques de page Web. Ces Collections sont organisées au sein d'un volet latéral positionnés à droite. Recherches, actualités, shopping, liste d'idées... les usages sont nombreux. Récemment Microsoft a intégré un comparateur de prix basé sur Bing Shopping directement au sein des Collections.

Avec l'outil Web Capture, Microsoft propose d'effectuer des captures d'écran personnalisées qu'il est possible d'annoter sans devoir installer une extension dédiée. Cette fonctionnalité est accessible via un clic droit sur n'importe quelle page ou via un raccourci clavier.

Si Google Chrome dispose d'un lecteur audio, ce dernier est relativement basique puisqu'il s'interface avec celui du système d'exploitation. Celui proposé au sein de Microsoft Edge est bien plus performant. La fonctionnalité Read Aloud permet en effet de sélectionner une voix, de choisir la rapidité de la diction et offre des contrôles de lecture accessibles au premier plan pour obtenir sans effort une version audio de vos articles.

D'autres fonctionnalités de Google Chrome ont également été améliorées au sein de Edge. C'est par exemple le cas de la traduction. Alors que Chrome propose de traduire à la volée toute une page, avec Edge, il est possible de ne sélectionner qu'un paragraphe.

Ajoutons enfin que le navigateur de Microsoft profite de l'écosystème de Google Chrome et, directement depuis le Chrome Web Store, il est possible d'installer n'importe quelle extension.

Sécurité

En termes de sécurité, Edge se positionne à mi-chemin entre Google Chrome et Brave. On retrouve d'une part un mode de navigation privé baptisé InPrivate qui s'apparente à Incognito. Toutefois Microsoft propose également un outil anti-tracking.

Au travers des paramètres on retrouve trois modes : basique, moyen et strict. Il est possible de déterminer ce niveau pour chacune des pages visitées depuis une icône à gauche de l’URL. Notons aussi qu’ il est possible de passer automatiquement au niveau strict lorsque le mode InPrivate est activé.

Edge profite par ailleurs de la technologie Microsoft Defender SmartScreen permettant d'identifier les pages Web ou les fichiers téléchargés présentant un potentiel danger. Microsoft a donc jugé SmartScreen plus pertinent que le dispositif Google Safe Browsing. D'ailleurs, Microsoft propose son mécanisme de défense gratuitement aux autres navigateurs Chromium via une extension baptisée Microsoft Defender Browser Protection.

Quelques options sont toutefois encore absentes, c'est pas exemple le cas de l'outil permettant de déterminer si l'un des mots de passe utilisés a été trouvé dans une base de donnée piratée. Microsoft explique qu'il sera bientôt disponible.

Notons également qu'avec le moteur de recherche Bing installé par défaut, Microsoft enregistre toutes les informations saisies dans la barre de recherche pour affiner les suggestions. Il est toutefois possible de configurer un autre moteur dans les paramètres.

Notre avis

Le moins qu'on puisse, c'est qu'avec Edge, Microsoft revient de loin et entend bien faire oublier les erreurs du passé (oui, c'est de toi qu'on parle Internet Explorer 6 ! ). Le navigateur est résolument moderne et Microsoft enterre définitivement le problème de compatibilité et de rendu des pages Web.

On apprécie particulièrement les efforts de Microsoft pour proposer un équilibre entre une ergonomie familière mais des fonctionnalités originales permettant de distinguer le navigateur de la concurrence. De toute évidence, la société entend montrer qu'elle peut encore innover et implémenter des nouveautés très rapidement.

On regrette cependant qu'Edge soit si strictement articulé autour de l'écosystème de Microsoft, au point de forcer la présence d'un menu listant ses services à l'ouverture de chaque nouvel onglet. Cependant, c'est de bonne guerre puisque Google ne s'empêche pas également de promouvoir ses services au sein de Chrome.

microsoft chromium version dev

5. Opera : une recette maîtrisée et innovante

Opera
  • Stable et performant
  • Débits rapides
  • Sécurité accrue avec outils de chiffrement efficaces
Avis de la rédaction

Basé sur le projet open source Chromium, Opera parvient à innover et à se démarquer de Chrome et des autres navigateurs en proposant notamment un VPN gratuit et illimité. Il est aujourd'hui stable, performant, simple d'emploi, riche en fonctionnalités et en options de personnalisation.

Avis de la rédaction

Basé sur le projet open source Chromium, Opera parvient à innover et à se démarquer de Chrome et des autres navigateurs en proposant notamment un VPN gratuit et illimité. Il est aujourd'hui stable, performant, simple d'emploi, riche en fonctionnalités et en options de personnalisation.

En 2013, après des années d'efforts pour assurer la compatibilité des pages Web sur son moteur de rendu Presto, Opera Software avait finalement jeté l'éponge en adoptant le projet Chromium. Opera ciblant historiquement les utilisateurs avancés, cette migration n'a pas toujours été perçue d'un très bon œil. Encore aujourd'hui, le navigateur n'est pas aussi personnalisable qu'auparavant.

Toutefois, l'éditeur norvégien Opera Software a su se montrer extrêmement créatif en implémentant tout un lot de fonctionnalités.

opera

Ergonomie

En apparence, Opera est relativement minimaliste. L'éditeur a procédé à quelques ajustements cosmétiques pour rationaliser un peu l'interface par défaut de Chromium mais on s'y retrouve plutôt aisément.

L'éditeur a pris la peine d'enrichir le menu des options avec des accès directs à certains paramètres comme l'activation du mode sombre, la personnalisation de la page d'accueil, le fameux Speed Dial, ou les fonctionnalités de sécurité.

De prime abord, Opera joue plutôt finement une balance entre une interface minimaliste sobre et fonctionnelle cachant toutefois une multitude de fonctionnalités que nous allons passer en revue

Concernant la synchronisation, rappelons déjà qu'Opera propose plusieurs navigateurs sur mobile. Il y a tout d'abord Opera, puis Opera Mini et aussi Opera Touch. Opera peut synchroniser vos favoris à la lecture d'un code QR ou en se connectant à un compte utilisateur. Seule cette dernière option est proposée sur Opera Mini. Enfin, Opera Touch n'a pas (encore ?) implémenté un dispositif de synchronisation.

À l'instar des autres navigateurs basés sur Chromium, Opera peut accueillir des extensions issues du Chrome Web Store. Le processus n'est toutefois pas aussi simple puisque par défaut le navigateur bloque son exécution. Il faut donc manuellement activer l'extension au sein des paramètres.

Fonctionnalités

Chrome ou Firefox proposent d'envoyer des pages Web vers d'autres terminaux et Opera en fait de même avec la fonctionnalité My Flow. Deux appareils peuvent une fois encore être reliés via la lecture d'un code QR et le dispositif est sans doute le plus efficace de tous. My Flow se présente sous la forme d'un flux de contenus et collecte chacune des pages transférées. Opera met également en avant les médias avec la possibilité de lire une vidéo de YouTube directement dans My Flow plutôt que de devoir ouvrir la page dans un onglet. Il est également possible de sécuriser l'accès à ce flux.

Opera intègre une barre latérale redoutable qu'il est possible d'afficher en mode condensé à gauche du navigateur. Au sein de cette dernière, il est possible d'y greffer des services Web qui s'ouvriront dans un volet en mode d'affichage mobile, comme Twitter. Opera permet en outre d'y ajouter des applications de messagerie tel que WhatsApp, Instagram, ou Messenger. On y retrouve des raccourcis vers les paramètres du navigateur, les téléchargements, les extensions ou les favoris. C'est également ici que l'on peut consulter My Flow. Opera y a récemment ajouté un lecteur multimédia. Concrètement il est possible de jouer dans ce volet des morceaux de Spotify, Apple Music ou YouTube Music et d'en prendre le contrôle de la lecture.

Le navigateur embarque aussi nativement un cryptowallet reposant sur les interfaces de programmation d'Ethereum. Il est possible de le connecter à un smartphone Android et d'effectuer des paiements directement depuis le navigateur mobile. On retrouve également la possibilité de recevoir de l'argent en partageant, via un code QR, l'adresse de son portefeuille virtuel.

Si vous utilisez un ordinateur portable, Opera a implémenté sa célèbre technologie de compression des pages dans une option baptisée Battery Saver. Cette dernière est capable de déterminer si l'appareil est branché sur secteur ou non.

Au passage, tout comme Edge, Opera dispose d'un outil de capture. Ce dernier est cependant plus avancé avec plusieurs outils d'annotation, de floutage ou encore la possibilité de capturer une photo depuis la webcam et de l'intégrer pour faire des montages. Notons enfin l'intégration des gestes de la souris pour effectuer certaines actions tels qu'ouvrir/fermer un onglet, recharger la page, ouvrir le lien dans un nouvel onglet...

Sécurité

Côté sécurité, Opera se distingue en proposant un VPN gratuit et illimité. Lorsqu'il est activé, une icône apparaît à gauche de la barre d'adresse permettant de mettre en route ou de désactiver ce service. Notons en outre qu'il est possible de choisir une localisation virtuelle (Europe, Amériques ou Asie) et de voir la quantité de trafic transféré. L'ajout de cette fonctionnalité permet de sécuriser sa connexion, masquer son adresse IP et contourner les blocages géographiques de certains services. La société Opera Software précise qu'elle n'enregistre ni les logs, ni l'historique de navigation ni les adresses IP de ses utilisateurs. Toutefois elle reste en mesure de le faire pour répondre, le cas échéant, aux demandes des autorités.

Un bloqueur de publicité est également de la partie et directement accessible depuis la barre de menu. Pour chaque site il est possible de le désactiver en cas de problème. Pas besoin donc d'installer une extension dédiée. Enfin Opera procède également au blocage des trackers publicitaires et retourne une liste de ceux présents sur la page en cours de lecture.

Pour ces deux derniers outils, Opera propose de gérer une liste personnalisée, par exemple pour refuser les trackers publicitaires mais tout de même permettre aux éditeurs de site Web d'obtenir des statistiques de visites dans Analytics.

Enfin un mode de navigation privée est aussi disponible tout comme le mécanisme de protection Google Safe Browsing.

Notre avis

Par bien des aspects Opera fait figure d'alternative ultime à Google Chrome. Il est rapide, stable et toujours plus compatible avec les standards du Web. Toutefois quelques bugs d'affichage en passant d'un onglet à l'autre finissent par affecter la qualité de sa prise en main.

Au fil des années Opera a su se réinventer sur Chromium en proposant un navigateur à la fois simple de prise en main tout en étant particulièrement riche en fonctionnalités. On apprécie tout particulièrement la barre latérale et My Flow. Quant au VPN gratuit et illimité, si son financement reste un peu opaque, il peut être utile dans le cadre d'une utilisation prudente et ponctuelle.

Le point noir ? La société s'évertue à imposer sa page de démarrage à chaque nouvel onglet sans aucune option de la désactiver. On trouve dans le Chrome Web Store plusieurs extensions pouvant potentiellement la remplacer. Cependant, une fois installées, ces dernières ne sont tout simplement pas fonctionnelles.

opera extensions

6. Vivaldi : confidentialité et personnalisation

Vivaldi
  • Bonne alternative aux navigateurs du marché
  • Niveau de personnalisation
  • Fonctionnalités intuitives et originales
Avis de la rédaction

Pari réussi pour le cofondateur d'Opera qui a réussi à créer une véritable alternative aux navigateurs du marché. Vivaldi offre non seulement un niveau de personnalisation supérieur à tous les autres navigateurs, mais également des fonctionnalités vraiment originales et très pratiques au quotidien. Il pêche surtout au niveau de l'accès aux réglages qui se révèle moins intuitif que sur Chrome, Firefox ou Opera.

Avis de la rédaction

Pari réussi pour le cofondateur d'Opera qui a réussi à créer une véritable alternative aux navigateurs du marché. Vivaldi offre non seulement un niveau de personnalisation supérieur à tous les autres navigateurs, mais également des fonctionnalités vraiment originales et très pratiques au quotidien. Il pêche surtout au niveau de l'accès aux réglages qui se révèle moins intuitif que sur Chrome, Firefox ou Opera.

Jon Stephenson von Tetzchner, le fondateur et ancien PDG d'Opera Software, n'a pas vraiment apprécié le passage de son navigateur à Chromium. Alors il a entrepris de lancer son propre navigateur Vivaldi ... basé sur Chromium ! Mais l'homme a un objectif en tête : proposer un navigateur au moins aussi riche et aussi flexible qu'avant.

Il s'adresse ainsi aux aficionados d'Opera 12 alors encore articulé sur le moteur de rendu Presto et le moteur d'exécution JavaScript Carakan.

Ergonomie

De prime abord, c'est comme si Vivaldi le criait haut et fort : ce navigateur est fait pour les internautes ayant des usages avancés. Et la société ne s'en cache pas. En fait, elle souhaite tellement mettre en avant la richesse de son navigateur et toutes ses fonctionnalités qu'elle n'a tout simplement pas la place de les présenter de manière traditionnelle.

Par défaut on retrouve une barre latérale, mais également une barre d'état fourmillant d'options afin de prendre le contrôle de la page Web. Loin d'une interface épurée, Vivaldi a même pris le parti de dissocier par défaut le moteur de recherche de la barre d'adresse.

D'emblée, Vivaldi pourra donc en dérouter plus d'un. Contrairement aux autres navigateurs sur Chromium, on ne retrouve pas les options centralisées dans un menu unique. Côté ergonomie on a vu mieux et Vivaldi requiert un certain apprentissage.

Au passage, Vivaldi aura mis un peu de temps mais le navigateur peut désormais accueillir des extensions au sein du Chrome Web Store. Bonne nouvelle donc.

Vivaldi menu vie privée

Fonctionnalités

Opera 12 se distinguait par les Web Panels et Opera Software en a repris l'idée au sein de son navigateur actuel. De son côté, Vivaldi en fait de même en étant un peu plus fidèle à la version historique. Positionnée à gauche avec une option de la déplacer à droite, cette barre latérale présente tout d'abord des accès classiques : historique, téléchargements, favoris, et listes d'onglets. Vivaldi y a toutefois repris l'idée d'un bloc-notes. Il est alors possible de cliquer droit sur un texte sélectionné pour créer une note. Vivaldi permet en outre de créer un nouveau panneau à la volée simplement en saisissant l'adresse Web d'un site ou d'un service en ligne. Plutôt pratique pour afficher Twitter ou ses différentes messageries. Notons toutefois que contrairement à Opera on ne retrouve pas de lecteur multimédia.

Une fonctionnalité particulièrement bien pensée concerne le Tab Tiling ou la possibilité d'ajuster deux pages Web côte à côte ou l'une au-dessus de l'autre au sein d'un même onglet. En parlant d'onglet, Vivaldi reprend la souplesse historique d'Opera en permettant de les positionner en bas de l'écran mais également de les empiler à droite ou à gauche. Edge devrait d'ailleurs introduire une fonctionnalité similaire à l'avenir.

Vivaldi se distingue également par les Quick Actions, une fonctionnalité qui n'est pas sans rappeler Alfred app sur macOS. En pressant la touche F2, un moteur de recherche apparait permettant de saisir une requête sur le moteur de recherche configuré (Bing par défaut) ou d'effectuer une action.

Dans la barre de status Vivaldi permet en outre de masquer les images, d'effectuer une capture d'écran annotée ou de zoomer sur une page

Mais il faut bien le dire : on a parfois l'impression que plusieurs fonctionnalités ont été rendues visibles simplement pour rajouter des boutons. C'est par exemple le cas de Take a break, un bouton se contentant d'afficher un écran noir pour... simplement faire une pause. On s'interroge également sur l'utilité d'appliquer un filtre sépia ou noir et blanc sur une page tout comme d'y activer des effets morphiques via CSS. Et si votre ordinateur est incapable de donner l'heure (?), vous retrouverez une horloge en bas à droite. Bon, sur ce point l'alarme et le compte à rebours peuvent éventuellement être utile.

En tout cas les adeptes de l'ancienne version d'Opera pourront bientôt profiter d'un client mail directement intégré au navigateur. À l'heure actuelle, ce dernier est proposé en version expérimentale.

Sécurité

Vivaldi a développé un service de synchronisation nécessitant la création d'un compte et d'une adresse email « vivaldi.net » et de deux mots de passe. Le premier permet de se connecter au service Sync et le second est utilisé pour chiffrer toutes les données synchronisées.

Au sein de la section « Vie Privée », des paramètres, Vivaldi propose de déconnecter totalement les services de Google. C'est par exemple le cas de l'autocomplétion de formulaire ou son service DNS permettant d'aider à résoudre les erreurs de navigation. Il est également possible, mais fortement déconseillé, de désactiver la protection contre les phishing et les malwares de Google qui est fournie par Eset.

Vivaldi propose également trois niveaux de protection pour bloquer les publicités ou les trackers avec la possibilité de saisir des exceptions et de gérer les sources (par défaut celles de EasyPrivacy et de DuckDuckGo). Pour chacune des pages il est possible d'affiner le blocage et de prendre connaissance des trackers via un bouton à gauche de la barre d'adresse.

Vivaldi dispose d'un mode de navigation privée et depuis le premier écran d'accueil, propose de configurer facilement le moteur de recherche DuckDuckGo à la place de Bing. La société précise qu'elle ne stocke aucune donnée personnelle.

Notre avis

Vivaldi regorge de fonctionnalités et cible résolument les internautes aguerris n'ayant pas peur de jouer avec les paramètres et recherchant les options de personnalisation avancée. C'est tout simplement le meilleur en la matière. Pari réussi donc, pour le cofondateur d'Opera !

On regrette toutefois que l'interface soit bien trop surchargée. Le plein de fonctionnalités ne devrait pas se traduire par un manque d'ergonomie. Si déjà Vivaldi avait opté pour un menu centralisé, cela aurait permis d'ôter cette barre de statut datant d'une autre époque.

On apprécie également les efforts de la société sur le contrôle de la vie privée.

vivaldi

Quelques extensions à installer

L'ensemble des navigateurs prend en charge les extensions. Après un restriction initiale de la part de Google, les navigateurs Chromium peuvent désormais accueillir celles du Chrome Web Store. De son coté Firefox a revu l'architecture des ces add-ons historique pour se baser sur la même technologie. Toutefois, pour les installer il faudra passer par le site de Mozilla.

Pour renforcer votre vie privée

On l'a vu, plusieurs navigateurs embarquent désormais par défaut des bloqueurs de trackers. Certains vont plus loin en proposant l'intégration de Tor comme Brave ou un VPN, comme Opera. La vie privée peut cependant être protégée par d'autres aspects

FlowCrypt : si vous utilisez Gmail alors n'hésitez plus, installez FlowCrypt ! Cette extension permet de chiffrer les messages avec une gestion des clés publiques/privées. Mais aussi, à l'instar de ProtonMail, il est possible de sécuriser le message avec un mot de passe. Le destinataire n'utilisant pas le chiffrement PGP n'aura qu'à saisir ce dernier pour déchiffrer l'email. Cerise sur le gâteau, il y a une app sur Android. Et le service gère les emails alias.
- Téléchargez FlowCrypt pour Chromium
- Téléchargez FlowCrypt pour Firefox

Privacy Badger : éditée par l'Electronic Frontier Foundation, c'est la référence des outils anti-tracking pour un surf plus sécurisé. Si certains navigateurs embarque des outils similaires, ce n'est pas le cas de Google Chrome.
- Téléchargez Privacy Badger pour Chromium
- Téléchargez Privacy Badger pour Firefox

Pour davantage de productivité

Chez Clubic, on passe la plupart du temps dans un navigateur, alors autant rendre ce dernier optimisé aux petits oignons pour être davantage productif au quotidien.

Navigation gestuelle : si vous contrôlez votre navigateur avec une souris plutôt qu'un trackpad alors il peut être pratique d'utiliser la navigation gestuelle. Cela permet d'effectuer diverses actions en maintenant le bouton droit enfoncé et en traçant divers gestes.
- Téléchargez CrxMouse pour Chromium
- Téléchargez Gesturefy pour Firefox

Nouvelle page d'onglet : Un navigateur, c'est personnel ! Alors la première chose que l'on personnalise, c'est la page de nouvel onglet. Mais pourquoi se contenter de celle livrée par défaut ? Infinity New Tab offre une multitude d'options pour parfaire cette page. Et pour les plus aguerris, développez votre propre page, hébergez-là sur un serveur et configurez-là par défaut. Le hic ? Opera, qui continue de forcer son Speed Dial….

- Téléchargez Infinity New Tab pour Chromium
- Téléchargez Infinity New Tab pour Firefox
- Téléchargez New Tab Redirect pour Chromium
- Téléchargez New Tab Override pour Firefox

Pour les développeurs et les designers

Stylish : Cette extension permet de transformer n'importe quelle page Web en modifiant le code CSS de cette dernière. Masquez des sections, optimisez l'agencement à votre goût et sauvegardez vos modifications pour les importer dans un autre navigateur.
- Téléchargez Stylish pour Chromium
- Téléchargez Stylish Firefox

Web developer : le nom parle de lui-même ! Cet outil propose non seulement de vérifier le comportement du site dans un agencement responsive, il permet en outre de retrouver une palette d'outils pour désactiver les plugins, les Javascripts ou retrouver les images sans texte alternatifs.
- Téléchargez Web developer pour Chromium
- Téléchargez Web developer Firefox

UserSnap : cet outil permet de commenter plus facilement les bugs d'affichage sur certains sites Web en y ajoutant des annotations. Surtout, UserSnap s'intègre avec plus d'une cinquantaine d'outils comme le logiciel de bugtracking Jira mais aussi Slack, Wordpress ou Intercom.
- Téléchargez UserSnap pour Chromium
- Téléchargez UserSnap Firefox

Une course lancée il y a près de 30 ans

À ses tous premiers balbutiements, le Web était dominé par Netscape dès le milieu des années 90. Microsoft a toutefois réussi à imposer Internet Explorer dans le courant des années 2000. Mais c'était sans compter sur l'arrivée de Google en septembre 2008. Deux ans seulement plus tard, le géant du web avait redistribué les cartes du marché en se distinguant d'emblée par un navigateur à la fois rapide, sécurisé et plus respectueux des standards.

À en juger par les chiffres de Statcounter portant sur les plateformes desktop pour le mois d'octobre 2020, Google Chrome truste pas moins de 70,3% de parts de marché. Uniquement disponible sur macOS, Safari se trouve loin derrière en seconde position à 8,87% devant Firefox à 7,69%. Edge est en quatrième place avec un taux d'adoption de 5,83%. Il est pourtant livré par défaut avec Windows 10. Comme quoi les habitudes ont la vie dure ! Au sixième rang nous retrouvons Opera à 2,43% de parts de marché.

Si nous comptabilisons en plus les plateformes mobiles (smartphones et tablettes). Safari empiète largement sur Chrome grâce à iOS avec 17,25% de part de marché contre 66,16% chez Google. Le navigateur de Mozilla tombe à 3,99% et celui de Samsung fait soudainement son apparition (3,18%). Il se place d'ailleurs devant Edge et Opera

Comparatif Navigateurs 2019 © Shutterstock.com x Clubic.com

Pour Microsoft, il ne suffit donc plus de proposer Edge par défaut sur Windows. Google n'hésite pas à faire la promotion de Chrome sur son moteur de recherche et avec quelque 90% de parts de marché sur ce secteur, sa base d'utilisateur a vite augmenté. Plus personne, donc, n’hésite à installer son navigateur favoris. Et ils sont même de plus en plus nombreux à utiliser, deux, voire trois ou quatre navigateurs web en fonction de leurs besoins et de leurs terminaux. Sécurité, légèreté, rapidité, synchronisation des données, ils offrent des usages variés selon leurs points forts.

Pour en mesurer leurs performances, nous avons réalisé un ensemble de test avec des outils de benchmark disponibles à tous en ligne. Speedometer teste les performances générales. Basemark analyse le degré de prise en charge des nouveaux standards du web. Jetstream2 les met à mal en déterminant leur capacité à gérer les applications Web les plus riches. Mais bien évidemment, il ne s’agit ici que d’indicateurs. Selon votre configuration matérielle, votre système d’exploitation, la quantité de mémoire disponible à l’instant T et vos usages au quotidiens, un navigateur pourra réagir différemment.

Pourquoi autant de navigateurs basés sur Chromium ?

Cela ne vous aura certainement pas échappé, cette sélection présente un nombre impressionnant de navigateurs articulés autour du projet open source Chromium. Ce dernier a été publié par Google en parallèle de Google Chrome dès 2008. La firme de Mountain View implémente d’abord les nouveautés au sein de Chromium avant de les déployer dans Chrome. Elle invite par ailleurs les éditeurs tiers à en faire usage et, nous l’avons vu, à le personnaliser. Libre à eux donc d'activer ou non certaines options et d’en rajouter d’autres. Pour Chrome, Google a par exemple ajouté le codec H.264.

D’un côté Chromium permet aux éditeurs de ne pas réécrire complètement les technologies sous-jacentes à un navigateur, et notamment le moteur de rendu Blink et le moteur d’exécution Javascript V8. Puisqu’il est respectueux des standards du Web, Chromium fait donc figure de référence. Cela simplifie grandement les travaux et c’est la principale raison poussant un éditeur à en faire usage. Au travers de HTML5test.com on observe qu’ils assurent tous plus au moins le même score sur la prise en charge des standards aux alentours de 475/555.

D’un autre côté, la quasi-omniprésence de Chromium se traduit par des sites spécifiquement optimisés pour ces navigateurs. Certains risquent de ne pas être fonctionnels chez Firefox et, dans une certaine mesure, Safari (même si Blink est un dérivé de WebKit). Microsoft avait pointé ces pratiques pour son moteur EdgeHTML avant d’opter, lui-aussi, pour Chromium.

Reste à savoir si la donne changera au cours de la prochaine décennie.

Modifié le 29/03/2021 à 15h52
Cet article contient des liens d'affiliation, ce qui signifie qu'une commission peut être reversée à Clubic. Les prix mentionnés sont susceptibles d'évoluer. 
Lire la charte de confiance
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
131
100
Voir tous les messages sur le forum
Haut de page