Vidéo et PC : guide pratique

Nerces Contributeur
26 avril 2001 à 16h37
0
00FA000000048285-photo-adobe-premiere-v6-0.jpg
La conversion d'un fichier vidéo est une chose mais l'édition en est une autre et la plupart d'entre vous auront un jour ou l'autre besoin d'utiliser un programme capable d'éditer la vidéo pour y apporter des modifications d'ordre "artistique". Au lieu de simplement en changer le nombre d'image par seconde, la résolution ou d'autres paramètres purement technique, il s'agit ici de modifier l'ordre des séquences, ajouter des transitions, changer la piste audio.

Adobe Premiere

Il n'est pas possible de traiter d'un tel sujet sans mentionner le nom du leader dans le domaine, le fameux Premiere édité par Adobe. Considéré par beaucoup comme le nec plus ultra du montage vidéo, ce logiciel n'a pratiquement aucun défaut une fois que celui du prix est dépassé. S'affichant à plus de 5000 francs, ce n'est effectivement pas un programme destiné à toutes les bourses. Il faut toutefois reconnaître que sa richesse fonctionnelle pourrait en séduire plus un.

Malgré le nombre d'options disponibles, encore enrichies par la foule de plug-ins disponibles, il n'est pas non plus très difficile à manipuler pourvu que vous soyez déjà habitué aux logiciels de la marque, d'autant que le manuel fourni par l'éditeur est d'une rare qualité. Histoire de le présenter un minimum à ceux qui ne le connaîtrait pas encore, nous allons tout de même vous donner un bref aperçu de la façon dont s'utilise Premiere dans sa version 6.0.

Utilisation du multi-fenêtrage et "projet"

00FA000000048288-photo-adobe-premiere-nouveau-projet.jpg
A la manière des autres logiciels de la marque, Premiere se caractérise avant tout par une méthode de travail tout à fait particulière pour qui n'est pas habitué aux logiciels "pros". Il use et abuse des palettes et du multi-fenêtrage pour offrir le plus de fonctionnalités en un minimum de clics. C'est ainsi qu'on trouve une fenêtre pour le "projet", une pour le moniteur et une pour la table de montage. Ces fenêtres sont les zones d'interaction entre le logiciel et l'utilisateur, qui utilise la barre des menus et les palettes d'outils pour choisir les actions à effectuer.

Le principe de fonctionnement de Premiere contrairement aux autres logiciels que l'on a pu voir, est le "projet". En fait il n'est pas question d'agir directement sur la vidéo mais plutôt sur une espèce de plan de travail sur lequel on ajoute une à une les actions à effectuer avant de valider l'ensemble en exportant l'ensemble du projet vers un fichier vidéo indépendant de toute source. Au démarrage, le logiciel permet de choisir parmi un choix de projets prédéfinis de manière à ne pas s'embarquer sur un film dont le format ne serait pas gérable. On a ainsi la possibilité de sélectionner du PAL ou du NTSC, en 16/9 ou en 4/3, avec différents formats de compression et d'animation.

Ce projet rassemble donc toutes les données sources (vidéos, images, sons) qui pourraient vous être utile dans votre montage. C'est la fenêtre éponyme qui permet en fait de gérer la plupart des étapes de la création. C'est ici que l'on organise l'ensemble de la vidéo, qu'on place les transitions et décide de la position de telle ou telle partie de la bande-son.

00E6000000048286-photo-adobe-premiere-fen-tre-projet.jpg
00FA000000048287-photo-adobe-premiere-fen-tre-moniteur.jpg

Enfin pour contrôler le tout, une fenêtre "moniteur" est également présente. Elle permet à la manière d'un simple lecteur vidéo, d'avoir un aperçu de la séquence actuellement en montage. Ce moniteur permet toutefois un peu plus que cela. Il offre en effet la possibilité de "marquer" la vidéo pour une gestion plus aisée : définir des zones importantes, d'autres à extraire, gérer l'affichage de deux sources...

Un nombre impressionnant de palettes... Donc de fonctions

On l'a déjà dit, Adobe utilise beaucoup les palettes d'outils dans ses logiciels, et Premiere ne fait pas exception à la règle. Une palette, pour ceux qui ne le saurait pas est à peu de choses près une barre d'outils qui n'est stockée en haut de l'écran et occupe donc un peu d'espace sur la fenêtre de travail. Elles permettent souvent d'accéder à des fonctions plus riches que les barres d'outils, du fait d'un espace plus important qui autorise donc la présence d'options relatives à la fonction sélectionnée. Le but de cet article n'est pas de faire un descriptif de l'offre pléthorique de Premiere, encore moins de réaliser un cours complet sur l'utilisation du logiciel. Nous n'allons donc prendre que quelques exemples de ce qu'il est possible de faire, pour mettre en évidence sa richesse et son ergonomie que l'on pourra comparer ensuite à celle de VideoStudio logiciel plus ou moins concurrent et surtout beaucoup moins cher...

Nous allons commencer par simplement insérer une petite transition au milieu de deux plans du générique de la série télé "Friends". Pour commencer il faut donc créer un nouveau projet et choisir dans notre cas du PAL Video for Windows. La qualité y est bien meilleure que sur ma vidéo source mais suivant l'adage qui peut le plus peut le moins je fais confiance à Premiere. Ceux qui veulent tout paramétrer pourront bien entendu le faire, mais là il vaudra mieux bien s'y connaître tant les réglages sont nombreux.

01F4000000048291-photo-adobe-premiere-insertion-d-une-transition.jpg
Ceci fait on se trouve devant la belle interface et ses multiples outils, mais pour l'instant seul le "projet" nous intéresse. Il faut y importer les différentes sources, ce qui dans notre cas sera très simple... Une seule vidéo ! Mais on peut imaginer n'importe quoi et on appréciera alors la possibilité de classer les fichiers par rubriques personnalisées. Une fois importée, on a droit à quelques informations concernant la vidéo en question et une petite vignette permet une visualisation rapide.

Avoir la base c'est bien, encore faut-il maintenant l'intégrer au plan de travail, et ceci s'effectue le plus simplement du monde : un bête glisser-déposer et le tour est joué (le 1 sur la capture d'éran). Le nombre de piste vidéo (1A, 1B, 2...) dépend directement de votre méthode de travail. On peut choisir de n'opérer qu'en mode "Single Track" soit une piste à la fois, ou alors en "A/B Editing". Dans notre cas choisir entre la ligne Video 1 et 2 a une grande importance, puisque les transitions ne peuvent s'insérer que sur la Video 1. Cette insertion se fait très facilement, puisqu'il suffit de choisir dans la palette transition celle qui nous convient et de faire un nouveau glisser-déposer (2) pour la mettre au bon emplacement de la vidéo. Afin de ne pas se tromper, il est d'ailleurs possible de changer le mode de représentation de la vidéo dans le monteur, de manière à ce qu'il affiche toutes les trames, seulement 1 sur 2, voire encore moins. Il est évident que pour travailler précisément on préférera l'affichage de toutes les trames.

Le plus gros du travail a maintenant été effectué... Vous voyez que ce n'est vraiment pas sorcier. Il est encore possible de modifier quelques petites choses avant d'enregistrer notre vidéo, en double-cliquant sur la transition elle-même (3), on fait apparaître une nouvelle fenêtre permettant d'en régler certains paramètres comme dans mon cas le sens de rotation (de A vers B ou de B vers A). Il est à tout moment possible de pré visualiser son travail, mais et c'est l'un des rares défaut de Premiere, il faut lui laisser réaliser un pré enregistrement avant de pouvoir regarder cet aperçu, ce qui peut prendre beaucoup de temps. La dernière étape est bien évidemment la conservation de notre montage et son exportation vers un fichier vidéo que l'on pourra graver ou mettre sur Internet par exemple.

00C8000000048290-photo-adobe-premiere-enregistrement.jpg
Il est possible de conserver le travail à l'état de simple projet Premiere (fichier .ppj) pour le retravailler plus tard (commande enregistrer sous) ou alors de l'exporter vers un fichier vidéo. Premiere propose alors de refaire un tour du côté des paramètres de la vidéo grâce à un bouton "Settings", qui permet de tout changer juste avant l'exportation : il est même possible de passer de l'AVI au QuickTime, ou du codec DivX à l'Indeo.

Ce très court exemple montre à quel point il est facile d'inclure une petite transition à une vidéo déjà existante et me permet surtout d'ajouter que toutes les modifications que vous aurez envie d'apporter se font aussi simplement. Plutôt que d'ajouter une transition, on aurait très bien pu changer une partie de la bande son en ajoutant une seconde piste audio (prise n'importe où même d'un MP3) et en utilisant l'outil de découpage, on définit très simplement et très précisément les zones qui utiliseront cette nouvelle piste plutôt que l'ancienne. Les possibilités sont vraiment très nombreuses et on peut faire pratiquement tout ce qu'on a pu imaginer.

01C2000000048289-photo-adobe-premiere-edition-audio.jpg
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Tesla : Elon Musk a tranché, la Gigafactory 4 sera construite en Allemagne, préférée à la France
BMW s'intéresse de près à la charge bidirectionnelle
Il faudrait 20 ans pour bâtir une ville habitable sur Mars, d'après Elon Musk
Windows 10 : la mise à jour (1909) de novembre 2019 est là !
L'Assemblée adopte la surveillance des réseaux sociaux par l'administration fiscale
Pornhub blacklisté par PayPal, qui ne veut plus servir d’intermédiaire pour payer ses contributeurs
The Mandalorian : que vaut le premier épisode de la série TV Star Wars ?
Selon Bloomberg, un MacBook 16
Alain Damasio, Ken Loach... 111 assos et intellectuels se lèvent contre Amazon
Le MacBook Pro 16

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top