Vidéo et PC : guide pratique

Nerces Contributeur
26 avril 2001 à 16h37
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Selon la méthode et le matériel d'acquisition utilisé vous aurez des fichiers différents qui pourront avoir besoin d'être modifié pour prendre moins de place ou pour être compatible avec un logiciel de montage ou un lecteur vidéo spécifique. Il est ainsi possible et c'est même très à la mode en ce moment de re-compresser un DVD pour en faire tenir le film sur un ou deux CDs. Mais avant de se lancer dans telles manipulations qui demandent beaucoup de temps, il est indispensable d'avoir les idées claires, de savoir ce qu'on souhaite faire et comment. Pour débuter faisons-donc un petit récapitulatif des formats vidéos.


Les formats de compression

A l'image de ce qui existe dans le monde de la photo, on trouve un grand nombre de formats vidéo. Pour ne pas embrouiller inutilement les esprits, nous ne parlerons cependant que des plus importants : MPEG 1 & 2, MJPEG, DivX, ASF et DV. Vous serez peut-être surpris de ne pas trouver dans cette liste d'extension .avi, c'est que les fichiers de ce type sont un peu spéciaux.

AVI ou AVIs ?

Ce format élaboré par Microsoft il y de nombreuses années n'est qu'une enveloppe renfermant des encodages vidéo et audio très variés. Pour augmenter les possibilités de ce format, il suffit d'installer dans le PC de nouveaux codecs de compression/décompression. Ces codecs sont des formules mathématiques qui auront la charge de transformer les signaux audio et vidéo afin des les rendre plus petits, moins lourds pour le processeur ou plus "compatibles".

Avec Windows de nombreux codecs sont installés d'office. Souvent bien peu intéressants ils seront avantageusement remplacé par ceux que nous détaillerons ensuite. Il n'est toutefois pas inutile d'en présenter rapidement les plus importants comme l' Indeo 3 (et même 3.2), qui fut élaboré par Intel pour Windows 3.1 c'est dire s'il est ancien ! La qualité même configurée au plus haut, est lamentable et l'on ne s'y intéressera que le temps de passer à autre chose. Les formats Cinepak ne sont pas plus intéressants, datant à peu près de la même époque, ils en gardent la très faible définition, et n'apportent qu'une meilleure fluidité.

Les Microsoft Video 1 et RLE ne sont pas plus intéressants en revanche l'Indeo 5 peut présenter un certain intérêt pour tout ceux qui ne veulent pas rajouter de codecs à leur Windows (ils auraient bien tort mais chacun est libre). La qualité obtenue est équivalente à celle du MPEG 1 et l'encombrement pas vraiment supérieur. Il faut toutefois souligner la gourmandise de ce format, qui prendra d'une part beaucoup de temps à l'encodage mais d'autre part monopolisera une grande partie des ressources systèmes à la relecture.

Ceci associé à sa relative complexité à paramétrer amène déjà à chercher d'autres solutions quand en plus on connaît les limitations techniques des fichiers AVI (fichiers pas plus grands que 4 Go voire même 2 Go le plus souvent), on se dit qu'il est indispensable de trouver d'autres formats plus efficaces !

MPEG 1 & 2

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Les MPEG 1 et 2, sont très proches l'un de l'autre et comme le nom le laisse supposer le second n'est qu'une amélioration du premier. Les deux fonctionnent donc de la même manière à savoir la différence entre deux images. Expliquons-nous quelques peu : une image I dite image clef est encodée à la manière du format JPEG. On définit que une image sur 12 sera de ce type, et dès lors l'encodeur MPEG peut faire son travail. Seules les images I sont complètes, les autres ne contiennent que les différences avec la I précédente et sont calculées suivant un schéma préalablement définit. Ci-contre se trouve une illustration qui permet de bien voir les fonctionnement du MPEG et le travail de calcul à partir des images I tout d'abord (pour générer les P) puis à partir des I et des P pour créer les images B. Il convient donc de ne pas trop espacer les images clefs (I), sans quoi le fichier serait bien sûr encore plus petit, mais la qualité en pâtirait (calcul de moins en moins précis) et l'arrêt sur image serait minable (il n'est possible que sur une image clef).

Ces formats ont un très grand avantage car ils sont lisibles sur de très nombreux supports. Le MPEG 2 est le standard du DVD et le MPEG 1 est compatible avec ces lecteurs tout autant qu'avec un grand nombre d'appareils (PC, Macinstosh, Amiga, Saturn, Dreamcast, Playstation 1 & 2, Video-CD), au contraire du format suivant : le MJPEG. Celui-ci fonctionne sur le principe du format d'image éponyme : le JPEG. En effet MJPEG est pour Motion JPEG, ou images JPEG en mouvement. Pour simplifier on dira qu'il ne présente qu'une succession d'images compressées selon l'algorithme JPEG avec la perte de qualité réglable que cela suppose. Plutôt efficace et ne nécessitant pas une machine très puissante pour être utilisé, ce format n'est en revanche pas très compressé et les vidéo ainsi générées sont plutôt énormes !

DivX et ASF

Voyons maintenant deux formats qui se livrent une sorte de bataille sur Internet : le DivX et l'ASF. Ils sont finalement assez proches puisqu'ils découlent du MPEG 4 élaboré pour la visioconférence via Internet par exemple. Ils proposent tout deux un remarquable compromis entre qualité et taille des fichiers. Il ne faut bien évidemment pas s'attendre à du MPEG 2, mais en réglant le bite rate (flux des données audio/vidéo) correctement, il est possible de largement dépasser ce qu'offre le MPEG 1, tout en conservant des fichiers plus petits.

Très à la mode en ce moment, le DivX est assurément plus simple à utiliser car moins contraignant. L'ASF est un pur produit Microsoft, il est donc dévolu à une tâche précise et s'en écarter pour faire autre chose n'est pas évident. Au contraire le DivX en est la version détournée par des petits malins afin de pouvoir l'utiliser pour pratiquement n'importe quoi !

Le DV

Enfin terminons sur le format le plus récent et le moins utilisé pour le moment : le DV. Utilisé essentiellement avec les caméscopes de la même norme, il ne s'est pas encore bien imposé auprès du grand public à cause du prix de revient d'une telle solution. En revanche il faut reconnaître que ce format est très prometteur et qu'il conserve une qualité d'image remarquable tout en proposant une compression très correcte. Les fichiers obtenus sont nettement plus volumineux qu'avec les deux codecs précédents mais restent raisonnables compte tenu de la qualité.

Récapitulons

Nous avons déjà dit qu'en fait le nombre de format possibles était faramineux, alors pour vous aider à vous retrouver voici un petit tableau qui récapitule les données de chacun de ces formats. Mais ayez toujours à l'esprit que comme le reste du monde informatique, la vidéo est en perpétuelle évolution, j'en veux pour preuve l'émergence prochaine du Mpeg 7...

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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