En 2026, la société française Thoonsen veut ressusciter la « Mobylette », la vraie, au travers d'une version moderne, 100% électrique, fabriquée en France, et faite « pour encaisser un usage intensif : ville, trottoirs, chemins, champs. »

Depuis plus d’un demi-siècle, la Mobylette hante les souvenirs collectifs. Elle évoque ces étés sans fin, ce doux parfum de mélange deux-temps à la station-service du village, cette sensation grisante de liberté à portée de poignée d’accélérateur… Icône populaire par excellence, elle a accompagné toute une génération sur les routes de campagne comme dans les ruelles urbaines, devenant bien plus qu’un simple cyclomoteur : un rite de passage.
Une Mobylette façon « low-tech »
En 2026, le groupe français (basé à Chateauroux) Thoonsen choisit de raviver cette flamme. Pas question ici d’un simple coup de peinture nostalgique. L’ambition est claire : orchestrer une véritable résurrection. Silhouette retravaillée, lignes modernisées, intégration de technologies actuelles et adaptation aux nouveaux standards de mobilité durable. En somme, la légende change d’époque, sans pour autant renier son ADN.

Pour les concepteurs, il s'agissait avant de toute penser cette nouvelle mobylette de manière dite « low-tech », soit l’utilité avant le design, la robustesse avant la complexité technologique.
« Chaque composant est pensé pour durer, être réparé et remplacé facilement grâce à des pièces standards », explique la société française. Évidemment, cette Mob 2.0 fera la part belle à une motorisation 100% électrique.
Lancement prévu en fin d'année
Plusieurs modèles sont d'ores et déjà proposés en précommande, avec une fabrication française. Le cyclomoteur nouvelle génération sera notamment proposé à partir de 2 990€ dans sa version Cross 250W.
On parle ici d'un VAE (limité à 25 km/h), avec un moteur électrique placé sur la roue arrière, et une poignée de gaz au guidon.
Contre respectivement 3 990€ et 4 490€, on pourra opter pour la Mob 1000 Cross et la Mob 1000, laquelle voit le moteur gonfler à 1000W, pour être requalifiée en « cyclomoteur électrique homologué 45 km/h ».
On y retrouve aussi des freins à disque à l'avant et à l'arrière, un cadre acier renforcé, une batterie 15 Ah, un rétroviseur… Des modèles qui imposent une immatriculation et une assurance, sans oublier le BSR.
La nouvelle « Mobylette » prendra également des airs de fatbike, avec un pneu arrière très large, pour une absorption optimale des chocs et une meilleure tenue de route, même sur les surfaces les plus irrégulières.
Côté disponibilité, cette nouvelle Mob 2.0 devrait être lancée à la rentrée prochaine. Pour les plus curieux, la marque Mobylette sera présente au Salon du 2 Roues 2026 à Lyon, du 26 février au 1er mars.
Source : Capital