Opera : la censure en Chine pour un surf plus rapide

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Le 24 novembre 2009
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L'éditeur norvégien Opera Software vient de procéder un changement pour son navigateur Opera Mini qui n'est pas pour plaire à bon nombre de mobinautes chinois. En effet, Opera Mini se caractérise par la vitesse du surf proposée aux utilisateurs ne disposant que d'une connexion mobile GPRS. C'est ainsi que chaque page est envoyée vers les serveurs de la société puis compressée avant d'être retournée sur le navigateur du téléphone. Au mois de septembre Opera Software a ainsi compressé 500 millions de pages par jour, ce qui se traduirait pas 2 petaoctets de données.

Jusqu'à présent, plusieurs internautes chinois usaient de cette technologie afin de contourner les diverses lois censurant plusieurs réseaux communautaires, tels que Facebook, et également connue sous le nom de Grande Muraille numérique. L'éditeur norvégien a cependant procédé à un changement et les utilisateurs chinois de la version internationale du navigateur sont désormais invités à télécharger la version chinoise. Dans un communiqué, la société affirme ainsi : « la version chinoise se différencie de la version internationale en compressant les pages directement en Chine tandis que l'autre se connecte à un serveur en dehors du pays », avant d'ajouter que pour les utilisateurs chinois, ce changement se traduit par « une vitesse de surf plus rapide, des coûts réduits et une navigation globalement plus agréable ».

A l'image des moteurs de recherche qui pratiquent l'auto-censure, Opera Software souhaite donc respecter les lois locales. Pourtant les utilisateurs Chinois étant parvenus à se connecter au réseau de Twitter n'hésitent pas à pointer du doigt ce changement allant jusqu'à accuser cette initiative de trahison.
Modifié le 18/09/2018 à 14h42

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