Google retire des extensions Chrome malveillantes et évalue les risques de bannir leur éditeur

08 décembre 2020 à 11h39
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Google est actuellement en train d'évaluer les sanctions à infliger au groupe IAC/InterActive Corp. Ce dernier aurait publié des extensions trompeuses pour le navigateur Chrome et accuse Google d'entretenir un monopole.

IAC/InterActive Corp, ce nom n'est pas très connu en France, et pourtant, le groupe gère plus d'une trentaine de services en ligne. Parmi ces derniers, nous retrouvons la plateforme de vidéos Vimeo, le site français Travaux.com, ou encore le moteur de recherche historique Ask.

Des extensions malveillantes

Selon une dépêche de Reuters, Google explique que les extensions publiées par IAC incluaient de la publicité, installaient une barre d'outils et changeaient la page d'accueil de l'internaute utilisant Chrome. S'il n'était pas rare de voir ce type de pratiques dans les années 2000, elles sont bien entendu jugées intrusives aujourd'hui.

Ces extensions promettaient par ailleurs des fonctionnalités bien spécifiques sans pour autant implémenter ces dernières. Face à la situation, Google a décidé de retirer ces dernières de sa plateforme de téléchargement pour violation des conditions d'utilisation. La firme de Mountain View évalue actuellement des sanctions plus importantes pouvant mener à bannir purement et simplement IAC du Chrome Web Store.

Google tente de renforcer la sécurité de la plateforme depuis plusieurs années. Dernièrement, la société a introduit de nouvelles règles en demandant au développeurs de déclarer précisément la nature des données utilisateurs récoltées et dans quel but. Après avoir observé un nombre grandissant de transactions frauduleuses, Google avait également choisi de retirer les extensions payantes.

Une position délicate pour Google

Les pratiques de Google sont passées au crible par les autorités de la concurrence, et particulièrement aux États-Unis et en Europe. La société a été épinglée à plusieurs reprises pour sa position dominante, particulièrement sur le marché de la recherche. L'Union Eeuropéenne l'a notamment obligée à configurer un screen ballot sur les smartphones Android.

Or, bannir IAC, qui détient notamment Ask.com et Vimeo, reviendrait en quelque sorte à affirmer cette position. Cette décision pourrait être perçue comme un abus visant à mettre à mal des activités concurrentes à Google Search et à YouTube.

Un porte-parole d'IAC pointe en outre le caractère hypocrite de Google ainsi qu'un abus de position dominante : « Google nous a pris plusieurs centaines de millions de dollars pour la promotion et la distribution de ces produits au sein du Chrome Store... Il n'y a rien de nouveau sour le soleil - Google fait usage de sa position pour réduire notre marché lié au navigateur (...) Google exerce un contrôle important sur ce que nous faisons avec ces produits. »

Source : Reuters

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