Comparatif liseuses électroniques : 8 modèles en test

Par Aurélien Audy
le 22 avril 2011 à 11h50
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Conclusion



Faut-il craquer pour une liseuse ? Avec le recul que nous avons pu prendre depuis la première édition de notre comparatif, il y a près de deux ans, nous commençons à voir des produits plus aboutis. Produits qui remplissent leur mission initiale, à savoir permettre la lecture de texte sans la fatigue visuelle d'un écran rétro-éclairé. Certes les évolutions sont assez lentes et timides, mais la plupart des liseuses qui sortent aujourd'hui affichent une réactivité suffisante pour être confortables. Et on en voit de plus en plus qui se lient avec des distributeurs pour proposer un store intégré afin de s'approvisionner facilement en contenu, sans passer par un ordinateur : Kindle 4 et Amazon, Kobo et Fnac, Cybook Odyssey et Virgin... Il reste toutefois une bonne marge de progrès pour arriver à la liseuse parfaite, notamment sur la qualité des écrans à encre électronique, où les taux de contraste et la netteté d'affichage peuvent encore clairement être améliorés. Et pourquoi pas développer du capacitif multipoint sur les modèles déjà tactiles ? Des liseuses testées celles qui s'en sortent le mieux sont la Kobo by Fnac, le Reader de Sony et les Kindle Touch, 4.0 et 3G d'Amazon, notamment sur la qualité d'affichage.

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La Kobo by Fnac, le Kindle 4.0 et le Sony Reader PRS-650


L'arrivée d'Amazon sur le marché français, avec son Kindle 4, a commencé à faire bouger les lignes. Depuis la Fnac a dévoilé sa nouvelle liseuse en s'alliant à Kobo (et enterré le Fnacbook) et Cybook a décidé de fonctionner avec le store de Virgin. Il faudra voir quelle sera la réaction de Sony. Le Kindle 4 est un bon modèle d'entrée de gamme, mais on préférera opter pour la version Touch, désormais disponible en France, même si elle est un peu plus lourde... et plus chère !

Par ailleurs, s'il y a eu des efforts de faits sur le choix du contenu, sur la façon d'y accéder (Wi-Fi, parfois 3G...) et sur l'harmonisation des formats, il faut encore déplorer des prix de vente excessifs pour la plupart des œuvres récentes. Avec toujours et encore cette même problématique des DRM vous posant des limites à l'utilisation d'un bien légalement acheté. En l'état actuel, si on se base sur les prix Fnac, le choix du livre numérique ne permet d'économiser que 15 à 30 % sur le prix du papier. C'est toujours ça de gagné mais pour un support dématérialisé, qui plus est assorti de DRM, c'est beaucoup trop cher !

Le support de développement du livre électronique à l'avenir se fera peut-être plus avec des dispositifs comme les tablettes ou les smartphones, plus polyvalents et utiles. En effet, dans une époque où la convergence numérique n'est plus une tendance, mais une manière de concevoir acquise, la liseuse qui ne fait qu'afficher du texte et propose à l'occasion d'autres fonctions douteuses n'a guère de chances de survie. Surtout que les ebooks sont avant tout lus par un public jeune, que la liseuse ne risque pas d'émoustiller. Notez d'ailleurs que les applications pour tablettes et smartphones ne manquent pas (iBook, Stanza, Aldiko eBook Reader...), y compris des applications développées par les revendeurs comme Kobo ou Kindle, pour iOS et Android.

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Les applications Kobo et Kindle pour iOS


Quid de l'iPad ?



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L'iPad, une liseuse de luxe ? Il faut bien reconnaître que l'expérience utilisateur est d'un confort sans commune mesure avec ce que proposent les livres à encre électronique. Avec iBooks en particulier, la navigation d'une page à l'autre se fait de la façon la plus fluide qui soit, avec au passage des effets d'animation qui régalent les pupilles. Les fonctions d'annotation, de surlignage, de signet ou de recherche offrent une instinctivité enfantine. Et les choix de police et de taille d'écriture, du mode sépia et de la luminosité de l'écran (pour moins fatiguer les yeux) finissent de mettre à l'aise le lecteur. Sur des PDF, on zoome à deux doigts ou on double tape l'écran pour ajuster le texte : que du bonheur ! Et que dire des livres interactifs, des BD (via l'application AVE! Comics par exemple), des magazines... Dommage que le dictionnaire soit en anglais uniquement !

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Choix des polices, mode sépia et dictionnaire sur une page avec annotation, surlignage et signet


Maintenant, tout n'est pas rose... Si l'iBooks Store est plutôt bien ficelé, avec entre autres une mise en avant appréciable des ouvrages gratuits, il reste loin de la librairie de rêve. D'une le catalogue Apple se limite aux éditions Hachette et aux ouvrages distribués par Immatériel, et de deux même sur les livres gratuits Apple appose ses propres DRM maison, différents de ceux d'Adobe qu'on trouve partout. Le circuit est donc une fois de plus totalement fermé. Rien ne vous empêche de copier-coller des ouvrages gratuits sans DRM sur votre iPad (via iTunes), mais il faudra alors vous contenter des fichiers ePub et PDF, les deux seuls à être reconnus par l'application iBooks. Certes avec d'autres applications comme Stanza (et son logiciel Stanza Desktop), on parvient à transférer d'autres formats de fichiers (HTML, TXT, PDB, RTF...). Mais le résultat n'est pas fiable à 100 %.

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Page d'accueil du store, classement des livres, bibliothèque de l'Pad et page de téléchargement de Stanza


Restent les problèmes du poids de l'objet, de l'autonomie (par rapport aux liseuses traditionnelles), des reflets d'écran mais surtout de la fatigue visuelle (en diurne et plus encore en nocturne). Bien qu'étonnamment confortable pour un écran rétro-éclairé, la lecture sur iPad procure davantage de fatigue qu'avec de l'encre électronique et une bonne lampe de chevet. Et bien sûr, la question du prix, même s'il est clair qu'on ne va pas acheter un iPad juste pour lire des livres...

La dernière enquête Ipsos MediaCT réalisée sur le sujet se conclut par une série de questions sur l'avenir du livre électronique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les réponses ne sont pas très optimistes. 89 % des sondés sont persuadés que le papier restera toujours le principal support du livre. Les deux tiers pensent également qu'un livre numérique n'est ni plus pratique ni plus confortable à lire qu'un livre papier. Enfin, 72 % des gens interrogés ne pensent pas que le livre numérique incitera davantage à la lecture...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Mots-clés :
Liseuse
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