S.T.A.L.K.E.R. - Call Of Pripyat sur un air de preview

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Disponible depuis quelques semaines en Russie / Ukraine, Call Of Pripyat est sur le point de débarquer chez nos voisins germanophones. En attendant la version française qui ne devrait pas arriver avant le début de l'année prochaine, son éditeur, bitComposer Games, nous a fait parvenir une version de travail localisée en anglais. L'occasion de vérifier les améliorations apportées par GSC Game World à ce qui constitue l'un des FPS les plus exigeants du moment.

« La fameuse Zone entourant la centrale de Tchernobyl gagne en profondeur ce qu'elle perd en paranoïa exacerbée »

Au travers de cette preview, nous n'entrerons pas dans les détails du scénario afin, bien sûr, d'en garder un peu pour le test à proprement dit. De la même manière, il convient de garder à l'esprit que notre version n'intégrait aucun des patchs déjà disponibles pour la version russe alors que la localisation anglaise doit encore être travaillée par son éditeur. Cela étant, Call Of Pripyat était tout à fait jouable et les bugs semblaient déjà moins nombreux qu'à la sortie de Clear Sky, le second opus de la série.


Un second opus que les développeurs ont complètement laissé de côté : en effet, Call Of Pripyat fait directement suite aux événements de Shadow Of Chernobyl, le premier volet. Les autorités ukrainiennes ont eu vent de la découverte faite par le dénommé Strelok et ont décidé d'envoyer quelques hélicoptères en reconnaissance. Hélas, l'Opération Fairway s'est soldée par un échec et aucun des appareils n'est rentré à sa base... Histoire de ne pas répéter la catastrophe, l'Armée envoie cette fois un homme seul, le Major Degtyarev, pour enquêter.

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Nous n'entrerons donc pas dans les détails de cette mission, mais vous vous en doutez, le Major Degtyarev va devenir notre nouveau meilleur ami le temps de l'aventure. Une aventure qui d'entrée se présente sous un jour très différent des précédents S.T.A.L.K.E.R.. Terminé la guerre des factions de Clear Sky et si des combats surviennent régulièrement entre bandits, stalkers et mercenaires, le monde est plus cohérent chacun souhaitant tirer la couverture à lui sans pour autant chercher à massacrer systématiquement les autres.

Du coup, la fameuse Zone entourant la centrale de Tchernobyl gagne en profondeur ce qu'elle perd en paranoïa exacerbée. Les différents protagonistes sont davantage prêts à discuter, à nous renseigner et cela tombe plutôt bien puisque nous avons ordre de mener l'enquête. L'aspect jeu d'action de Call Of Pripyat écrase donc moins l'ensemble de l'aventure et le côté jeu de rôle peut davantage s'exprimer... Une excellente idée de la part de GSC Game World qui s'inspire ici du travail de la communauté et des nombreux mods conçus pour les précédents opus.

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Tout au long de la partie, le joueur doit davantage questionner les personnages de rencontre, échanger des informations et rendre divers services pour parvenir à ses fins. Ces services sont bien sûr l'occasion de quêtes secondaires, mais il est important de noter les efforts des scénaristes de GSC Game World pour nous proposer des missions travaillées, dotées d'une vraie mise en scène. Mieux, il y a de vrais liens entre ces missions pourtant secondaires, on retrouve certains personnages et les rebondissements sont légions.

« L'exploration du monde n'a plus pour seule finalité de découvrir de jolis endroits, il y a de vraies informations, de vraies planques à dénicher »

Citons l'exemple de cette arme que l'on vient d'acheter et qui aurait été volée : pour ne pas avoir d'ennui, on choisit de la rendre à son propriétaire légitime pour apprendre que le bougre fait son numéro à chaque nouvel arrivant ! Dans un autre genre, on se fait cambrioler son campement ou envoyer sur de fausses pistes par de sombres imbéciles. Ce genre d'exemples est assez fréquents dans Call Of Pripyat et bien qu'il s'agisse de simples scripts, cela donne un côté vivant au monde qui nous entoure là où les précédents S.T.A.L.K.E.R. semblaient bien mornes.


Autre nouveauté, la prise en charge d'éléments liés à la survie de notre personnage. Il faut bien sûr toujours faire attention aux risques de radiations, aux émanations toxiques et aux anomalies présentes un peu partout sur la carte, mais il faut en plus gérer la faim et la fatigue de son personnage. Deux éléments qui mériteraient d'être encore approfondis afin de retrouver les joies d'un Robinson's Requiem, mais ce sont déjà des avancées qui justifient enfin la présence de toute cette nourriture dans notre inventaire !

Puisque nous parlons d'inventaire, précisons que l'interface profite d'une vraie refonte. Les menus sont plus agréables et si le zoom de la carte est perfectible, on ne galère plus autant pour gérer son équipement ou vérifier son journal de missions. Petit regret en revanche du côté de la Zone : Call Of Pripyat est effectivement le plus petit des trois opus. Il compense heureusement en étant découpé en seulement trois cartes. Du coup, chacune de ces cartes est plus grande que les niveaux de Shadow Of Chernobyl ou Clear Sky.

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En outre, il ne faut pas bouder son plaisir, car la qualité de ces cartes, le level design et la densité des choses à faire sont autrement plus réussis. L'exploration du monde n'a plus pour seule finalité de découvrir de jolis endroits, il y a de vraies informations, de vraies planques à dénicher aux quatre coins de ce monde que l'on prend vraiment plaisir à arpenter... Mais attention aux balades nocturnes en solitaire, la Zone est beaucoup plus logique dans son fonctionnement et la nuit, personne ne vous entend crier !

Il nous resterait encore beaucoup de points à aborder et à approfondir pour rendre justice au travail effectué par les développeurs sur Call Of Pripyat. Il faudrait ainsi nous arrêter sur l'intelligence artificielle qui troque les supermen du précédent opus contre des types doués, mais beaucoup plus humains. Il faudrait également parler de la gestion plus impressionnante des émissions ou de la véritable vie animale qui s'exprime un peu partout. En définitive et en attendant une version finale francisée, Call Of Pripyat nous semble être, et de loin, le plus abouti des S.T.A.L.K.E.R.. Il existe encore de multiples voies d'améliorations, mais qu'il est bon d'arpenter cette fameuse Zone !

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