Apollo Pro133A et Cartes mère biprocesseurs

le 15 janvier 2001 à 14h25
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Le monde du biprocesseur s'est ouvert au grand public avec la sortie de la BP6 d'Abit. Alors que les prix rendaient une telle solution inaccessible au commun des mortels (pensez donc une carte mère à plus de 2500f et des Processeurs à 2000f pièce !), le constructeur taiwanais a eu la bonne idée d'utiliser deux Celerons d'Intel.

Le coût global était bien sûr nettement moins élevé (environ 700f par CPU), d'autant qu'une carte à base de Socket 370 revenait moins à cher à produire qu'un modèle Slot One. La BP6 est rapidement devenue très célèbre et fit le bonheur de nombreux utilisateurs.

Seulement voilà la carte n'accepte pas officiellement les Pentium III (de gros bidouilleurs auraient réussi la prouesse) et Intel a retiré toute option de SMP pour le Celeron II. Dès lors la BP6 est limitée au Celeron 533, ce qui limite singulièrement son intérêt.

Puisqu'Intel ne semble pas intéressé par de tels produits, VIA a eu tout loisir de développer un chipset abordable capable d'exploiter les possibilités multiprocesseurs des Pentium III. Bien sûr le surcoût est important (un Celeron est moins cher qu'un PIII) mais les performances sont, elles aussi, en hausse. Alors le jeu en vaut-il encore la chandelle ?

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Le VIA Apollo Pro133A



Ce chipset est une évolution de l'Apollo Pro133 (on s'en serait pas douté, tiens !). Il peut prendre en compte les nouvelles technologies que représentent l'AGP 4X ou l'UltraDMA 66. Il supporte lui aussi une fréquence de bus de 133MHz et accepte de gérer jusqu'à 4 connecteurs DIMM pour un total de 1.5Go de mémoire.

Comme tout chipset, l'Apollo Pro133A est composé de deux parties qui se répartissent les tâches. Voici le traditionnel schéma décrivant comment est-ce que cela fonctionne dans notre cas :

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Il faut toutefois savoir que le nouveau chipset de VIA peut être associé à plusieurs Southbridge (c'est le composant du bas) : le 686A ou le 686B (voire le 596B dans le cas du modèle d'Epox). La différence n'est pas énorme, mais mérite cependant d'être signalée, le 686B offrant une interface compatible UltraDMA 100 en lieu et place du traditionnel UDMA66 du précédent modèle.

Reste la principale des fonctions de ce nouveau chipset, à savoir le multi-processeurs. Du fait des spécificités du Celeron II, ce SMP ne fonctionne bien évidemment qu'avec des Pentium III. Ensuite il convient d'utiliser un système d'exploitation capable de le gérer. A titre de rappel voici actuellement les systèmes capables d'en tirer partie : BeOS, Linux, Windows NT et Windows 2000. Comme vous le savez peut-être déjà, pas de biprocesseur sous Windows 95/98 et pas plus avec Millenium.

Le chipset est vendu à un prix assez réduit aux fabricants, ce qui leur permet de distribuer des cartes plutôt bon marché. Le résultat immédiat est une offre plutôt conséquente, chacun y allant de son modèle "Dual CPU". Le test qui ne portait au départ que sur l'ABIT VP6, s'est aujourd'hui étendu aux modèles de chez Epox (EP-D3VA), Gigabyte (GA-6VXDC7) et MSI (694D Pro-A). Avec ces quatre constructeurs l'essentiel de l'offre hexagonale est représentée, sachez cependant que des constructeurs comme Tyan proposent également des produits similaires.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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