Ecosia lance une version Linux de son navigateur Web. Le moteur de recherche allemand cible les utilisateurs attachés à la confidentialité avec une fibre écolo. En parallèle, Linux progresse en Europe et Google doit désormais partager une partie de ses données avec ses concurrents.

ecosia

Après avoir officiellement accueilli une version ARM64 de Google Chrome, Linux voit désormais l'arrivée d'Écosia. Le navigateur s'installe via Snap, le gestionnaire de paquets standard d'Ubuntu, lequel prend aussi en charge la gestion des mises à jour.

Une installation simple sur fond de progression de Linux

L'installation peut se faire de plusieurs manières : directement depuis la boutique snapcraft.io, via l'application App Center sous Ubuntu, ou encore en ligne de commande, ou depuis un lien disponible sur ecosia.org/browser. Selon StatCounter, la part de marché de Windows serait retombée à 74.2% en 2025, après avoir culminé à 80.2% en 2024. Sur la même période, celle de Linux aurait doublé, passant de 2.5% à environ 5.7%.

En parallèle, les autorités de la Concurrence forcent Google à faire un peu de place aux autres acteurs du secteur de la recherche en ligne. Nous rapportions en juillet dernier que la Commission européenne avait imposé au groupe américain de partager avec les moteurs concurrents une partie de ses données de recherche anonymisées. Cela inclut le classement, les requêtes, ou le taux de clics. Si la firme de Mountain View refuse, elle pourrait écoper d'une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires mondial.

ecosia browser

Christian Kroll, fondateur et PDG d'Ecosia, affirme : « Les utilisateurs de Linux sont des pionniers de la souveraineté numérique et de la durabilité. Avec notre version Linux, nous leur offrons enfin un moteur de recherche qui correspond à leurs valeurs : respectueux du climat et de la vie privée, et libéré des monopoles de la tech version "bro"  »

L'entreprise développe en parallèle son propre index avec le français Qwant, via leur coentreprise European Search Perspective (EUSP). Nous rapportions en mars dernier que les deux sociétés avaient sollicité l'ensemble des chefs de gouvernement de l'Union européenne pour créer des index de recherche nationaux sous juridiction européenne ; le communiqué d'Ecosia évoque désormais une couverture étendue à chaque langue du continent. Cet index s'appuie sur la plateforme Staan, lancée en juin 2025. Ecosia revendique un moteur sans suivi ni publicité personnalisée, dont l'usage permet de financer des plantations d'arbres. L'entreprise se présente comme le premier acteur majeur à fonctionner sans les algorithmes de Google. Mais, cette indépendance est encore partielle, puisqu'une partie de ses résultats provient encore de Microsoft Bing.

  • Approche écologique
  • Résultats riches proposés par Bing
  • Anonymisation des requêtes après une semaine