Google convie la presse le 15 septembre à New York pour montrer enfin ses Googlebook, ces portables bâtis sur Android dont les rumeurs occupent nos colonnes depuis des années maintenant. Huis clos, pas de diffusion, rien d'annoncé publiquement ce jour-là. Et pour la rentrée, il faudra repasser.

Google avait officialisé les Googlebook en mai dernier, lors du Android Show, avec une présentation restée volontairement abstraite : une nouvelle catégorie d'ordinateurs portables bâtis sur Android et conçus autour de Gemini. Trois mois plus tard, les invitations partent pour une présentation en bonne et due forme, le mardi 15 septembre à New York, comme l'a révélé Chrome Unboxed, destinataire du carton officiel. Thurrott et Android Central ont depuis obtenu une précision de taille auprès de Google, et elle douche un peu l'enthousiasme.
Une keynote, cinq fabricants et des machines enfin entre de vraies mains
Le programme transmis aux médias ressemble pourtant à un vrai lancement. Une keynote de la direction de Google ouvrira le bal pour détailler la plateforme, son architecture logicielle et cette promesse de marier la productivité web de ChromeOS avec la base native d'Android. Suivront des stations de démonstration tenues par les cinq partenaires confirmés (Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo), puis un espace où les journalistes pourront photographier, filmer et surtout lancer leurs propres mesures de performances sur les premières machines.
Les fuites de l'été trouveront au passage leur épilogue, à commencer par le Lenovo Googlebook 15 et sa touche Gemini installée à la place de la touche Windows. Même rendez-vous pour le Dell de la gamme XPS aperçu sous Android 17 dans un benchmark, enfin confronté à la réalité. Le nom du système d'exploitation reste lui aussi un mystère officiel : les fuites l'appellent Aluminium OS, un baptême que Google n'a jamais repris à son compte et que la keynote devrait trancher.
Reste le grain de sable : huis clos, aucune diffusion en direct, et Google a confirmé à Thurrott comme à Android Central qu'aucune annonce publique n'interviendra ce jour-là. Le grand public devra patienter jusqu'à la levée des embargos pour découvrir prises en main et mesures, un peu comme une avant-première de cinéma réservée aux critiques (la séance générale, elle, n'a toujours pas de date).
Successeur des Chromebook, le mot que Google évite
L'histoire de cette plateforme remonte à juillet 2025, quand Sameer Samat, responsable de l'écosystème Android, confirmait la fusion de ChromeOS et d'Android en une seule plateforme. L'officialisation des Googlebook en mai dernier a donné un visage à ce chantier : des portables premium pensés pour Gemini, avec widgets générés à la demande, curseur intelligent et accès direct aux applications du téléphone. Toute la presse, ces colonnes comprises, y a lu la relève des Chromebook.
Google, lui, s'en tient à une ligne plus prudente et répète que les Googlebook ne remplaceront pas les Chromebook, deux gammes appelées à cohabiter. La nuance a sa logique commerciale (les Chromebook restent massivement déployés dans l'éducation américaine) et recadre le positionnement face aux Copilot+ PC de Microsoft et aux MacBook. Sur ce segment premium, le tarif de départ dépasserait les 999 dollars d'après les premières estimations qui circulent, jamais confirmées par Google. La France, elle, attend toujours le moindre signe : ni tarif, ni date, ni certitude de commercialisation, alors que les premières machines sont promises pour l'automne.
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