Votre navigateur mobile est-il un peu trop curieux ? L'éditeur Surfshark en a passé 15 en revue et 8 d'entre eux collectent vos données de localisation. Microsoft Edge et Aloha transmettent même ces informations à des tiers.

En France, Chrome représente près des trois quarts du marché des navigateurs mobiles. Le navigateur de Google n'est pourtant pas le plus problématique des 15 étudiés sur la question de la géolocalisation.
Localisation approximative ou localisation précise
L'étude Surfshark passe au crible les déclarations de confidentialité de 15 navigateurs mobiles populaires, issues pour l'essentiel du Google Play Store, les données de Safari provenant de l'App Store d'Apple. En septembre 2025, nous rapportions une première analyse de l'entreprise, consacrée cette fois aux navigateurs dopés à l'IA. Ce rapport-ci porte spécifiquement sur la géolocalisation.
L'étude distingue deux modes de collecte. La localisation approximative couvre une zone d'au moins 3 kilomètres carrés correspondant donc à un quartier à une ville. La localisation précise descend en dessous de ce seuil et permet d'identifier une rue, un bâtiment, une position quasi exacte. Chrome, Safari, Opera et Firefox ne collectent que la première. Edge, Aloha, Yandex et Phoenix déclarent collecter les deux. Mais pour faire quoi ? Chrome, Firefox et Yandex avancent cinq usages : personnalisation, publicité, fonctionnement de l'application, analyses et prévention de la fraude. De son côté, Safari se cantonne à la personnalisation, et, Opera à la publicité.
Sept des quinze navigateurs ne collectent aucune donnée de localisation. C'est le cas de DuckDuckGo, Brave, Tor, Ecosia, Samsung Internet, UC Browser et Mi Browser. Lorsqu'un site a besoin de géolocaliser l'utilisateur, par exemple pour afficher une carte ou des résultats locaux, il peut demander une autorisation ponctuelle via une fenêtre du navigateur. L'application elle-même n'a pas besoin d'enregistrer cette donnée en continu.

Edge et Aloha : les bêtes noires à éviter
La plupart des navigateurs collectant des données de localisation les gardent pour leur propre usage. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. D'après leurs déclarations sur le Google Play Store, non seulement Microsoft Edge et Aloha collectent les localisations précises, mais en plus ils les partagent avec des tiers.
Chrome, de son côté, a récemment renforcé les options offertes à ses utilisateurs. Il leur permet de ne partager qu'une position approximative avec les sites visités, et encourage les développeurs à ne demander la localisation précise que si c'est strictement indispensable à la fonctionnalité du service.
Surfshark estime que cette collecte est avant tout commerciale. Puisqu'elles permettent de dresser un profil avec des habitudes de déplacements, ces données servent à opérer des campagnes de ciblage publicitaire. Bien entendu, cette mise en garde de Surfshark n'est pas, elle non plus, totalement désintéressée, avec un argument supplémentaire pour vendre des VPN et permettre aux clients de masquer leur géolocalisation.
- storage4500 serveurs
- language100 pays couverts
- lanConnexions simultanées illimitées
- moodGarantie de remboursement 30 jours
- thumb_upAvantage : idéal pour les foyers
Surfshark s’est imposé comme l’un des VPN les plus cohérents pour un usage quotidien, surtout lorsqu’il faut protéger beaucoup d’appareils sans se poser de questions. Le service combine des connexions simultanées illimitées, des applications claires, de bons débits et un ensemble de fonctions bien intégrées autour de Nexus, d’Alternative ID et des outils de confidentialité additionnels. L’offre reste solide et agréable à utiliser, avec un bon équilibre entre accessibilité et richesse fonctionnelle. Elle montre en revanche quelques limites plus nettes sur les extensions de navigateur, les performances en 4G et le P2P, moins impressionnant que ce que ses débits laissent espérer.