Windows 8 : le test

26 octobre 2012 à 17h39
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Un nouveau modèle de développement pour Windows : WinRT !



Puisque l'interface Modern UI donne la primauté à l'information et aux applications la délivrant, il faut bien sûr de nouvelles applications. Et là encore les développeurs de Redmond ont repensé Windows : les applications ex-Metro devront être écrites selon un tout nouveau modèle de développement.

Alors que la firme de Redmond met en avant depuis des années ses API et techniques de développement comme Win32 ou .NET (on n'osera parler de Silverlight ici), les applications Modern UI doivent être écrites avec des langages de développement modernes. Le XAML, l'HMTL avec feuille de style CSS ou le JavaScript sont ici au cœur des recommandations de Microsoft même si les langages plus traditionnels sont bien sûr d'actualité (C/C++/C#/JavaScript/Visual Basic). On notera du reste que la plupart des applications Microsoft à destination de Modern UI comme Courrier ou le Calendrier sont écrites en HTML et JavaScript.

Les développeurs s'appuieront sur les nouvelles API WinRT ou Windows Runtime compatibles tant avec les architectures ARM qu'avec les architectures x86/x64. Celles-ci permettent un accès facilité aux fonctions clés de Windows selon trois piliers fondamentaux : communication et données, graphiques et médias, périphériques et impression. Toutefois il n'est bien sûr pas question d'utiliser WinRT pour créer des services ou des pilotes. Mais quand bien même cela ne signifie pas que WinRT est une API limitée au développement d'applications simplistes comme les fameuses boîtes à Meuh... qui ont fait les beaux jours des premiers iPhone. Non, car les applications WinRT peuvent même faire appel à certaines API historiques de Windows comme DirectX notamment ou même Media Foundation. Et comme si tout cela n'était pas suffisamment confus, Microsoft permet également aux applications Modern UI utilisant WinRT de faire appel à des sous-ensembles d'API anciennes comme Win32 et COM notamment ! De quoi brouiller un peu plus les pistes.

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Dans tous les cas, les applications WinRT s'exécutent en mode bac à sable (sandbox en anglais), ce qui leur confère sécurité et fiabilité : si une app WinRT plante, elle ne provoque pas d'autres crashs. Toujours en matière de sécurité, les Apple WinRT doivent déclarer dans leurs certificats numériques les ressources auxquelles elles vont accéder, ce qui sera vérifié par les équipes de validation du Windows Store et indiqué à l'utilisateur lorsqu'il sélectionne un logiciel sur le Windows Store pour l'installer. Et ce n'est pas tout puisqu'une app Modern UI suspendue est une app qui ne consomme pas de mémoire.

Et s'il est bien sûr toujours possible de développer pour Windows 8 en s'appuyant sur .NET ou Win32, les applications ainsi créées ne seront pas compatibles avec Windows RT (la variante ARM de Windows 8) alors qu'elles ne s'exécuteront que dans l'environnement desktop.

Arrivée du Windows Store



Pour la première fois dans le monde Windows sur PC, Microsoft introduit un kiosque d'applications à la manière d'Apple et de son Mac App Store. Toutefois, le Windows Store n'est accessible que depuis l'interface Modern UI et vise à proposer avant tout des applications Metro. Si les applications destinées au traditionnel bureau Windows peuvent y être référencées, via le Desktop App Certification, le processus d'achat et de téléchargement s'exécutera à l'extérieur du Windows Store au moyen d'un renvoi vers le site de l'éditeur.

Nous l'écrivions plus haut, le Windows Store propose tout à la fois les versions x86/x64 et ARM des applications Metro, des applications qui devront nécessairement faire appel à WinRT. Mais avant de tomber dans les listings de la boutique, les applications Modern UI devront se conformer aux exigences de développement de Microsoft et subir le processus de validation mis en place par l'éditeur.

Ce dernier se veut clair, documenté, transparent (par opposition peut-être à celui mis en place par Apple ?) et rapide (6 jours maximum !). Les développeurs en plus d'être guidés dès le démarrage de la conception de leur app depuis Visual Studio 2012 pourront suivre pas à pas les étapes du processus de validation via une interface dédiée.

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Le Windows Store à la veille du lancement


Pour qu'une app Modern UI soit approuvée, elle doit subir deux validations : l'une est automatique et d'ailleurs disponible pour les développeurs via le Windows App Certification Kit qui effectue une analyse de l'app et de son code pour s'assurer qu'elle ne viole aucune des règles établies par l'éditeur. L'autre est manuelle avec une équipe de testeurs humains s'assurant que l'application répond bien aux règles édictées par Microsoft. Ces formalités accomplies l'app se retrouve par la suite disponible sur le Windows Store.

Autre spécificité de cette boutique : elle n'accueillera qu'une seule et même version d'un logiciel et en principe chaque logiciel soumis est décliné en version x86 et ARM. Dans la pratique on s'aperçoit que ce n'est pas tout à fait exact certains logiciels n'étant disponibles que pour les moutures x86 de Windows (c'est le cas de Power DVD Mobile par exemple). Il y a quelques mois, Microsoft indiquait que le Windows Store permettrait la découverte des apps via une période d'essai. Ce choix incombant au final au développeur. Une fausse bonne idée qui fait qu'un certain nombre d'applications aujourd'hui référencées sur le Windows Store n'ont tout simplement pas de version d'essai...

Du côté des licences et de leur gestion, un même logiciel acheté pourra s'exécuter sur un maximum de cinq ordinateurs. Dès le sixième ordinateur autorisé il est possible de désautoriser des ordinateurs depuis le Windows Store.

Le Windows Store assure la maintenance des applications achetées et installées en permettant leur mise à jour. Celles-ci sont téléchargées automatiquement dès leur disponibilité (sauf sur une connexion 3G) et l'utilisateur approuve, ou non, leur installation. S'il est possible pour l'utilisateur de déclencher lui-même la recherche de mise à jour, Microsoft exploite la possibilité de notifier l'utilisateur via ses tuiles dynamiques en faisant figurer un chiffre sur l'icône Windows Store de l'écran Démarrer. Ce chiffre indique tout simplement le nombre de mises à jour disponibles.

Et puisqu'il faut bien parler d'argent à un moment ou à un autre, Microsoft perçoit bel et bien une commission sur chaque vente effectuée depuis le Windows Store : 30 % par défaut avec un taux rabaissé à 20 % dès que les ventes génèrent plus de 25 000 de dollars de revenus sur l'année. Quant au prix des logiciels, ceux-ci peuvent être gratuits (sans perception donc d'une commission par Microsoft) ou payants avec un prix minimum de 1,19 euro. Enfin, en tant que développeur, il faut dans tous les cas disposer d'un compte développeur Windows Store payant (37 € par an pour les particuliers, 75 € par an pour les entreprises) pour soumettre ses apps. Ces conditions dénotent d'une politique assez agressive par rapport à celle d'Apple, qui conserve systématiquement 30% de chaque vente, et facture ses comptes développeurs 99 euros par an.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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