Test Nikon Coolpix P300 : un compact expert mais moins cher

Aurélien Audy
06 avril 2011 à 12h18
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Nikon Coolpix P300


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Une optique lumineuse dans un gabarit aussi compact, Nikon n'avait de mémoire jamais vraiment abordé ce segment de la photo numérique. Le seul appareil récent qui se rapprocherait en termes techniques de la cible visée est le P7000 testé le 14 octobre 2010, mais il est beaucoup plus volumineux (gabarit d'un Canon Powershot G12). Design sobre un peu anguleux et bonne finition (métal dominant), l'image renvoyée par le P300 colle à son étiquette d'appareil « performant » (gamme P de Nikon). Un vrai concurrent au S95 de Canon et LX5 de Panasonic... mais avec quelques différences que nous allons vous conter.

Prise en main et ergonomie du P300



Nikon s'est davantage inspiré de l'esprit « Point and shoot » du Powershot que du quasi « un bouton, une fonction » du Lumix. On retrouve donc à peu près les mêmes commandes, agencées de façon comparable, avec toujours le même souci de l'espace disponible, compté sur des petits gabarits de la sorte (103 x 58,3 x 32 mm pour 189 g). Les deux principales, la vitesse et l'ouverture, étant la roue crantée au dos de l'appareil complétée par une molette (tout aussi crantée) sur le dessus du boîtier. Le reste étant composé des raccourcis habituels, retardateur, macro, correction d'exposition et flash sur le pavé central mais aussi vidéo, lecture, menu et suppression d'images toujours à l'arrière de l'appareil. Sur la tranche gauche, un petit loquet pour faire sortir le flash. Mais pas de bague d'objectif ici ni de commande personnalisable, c'est dommage...

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Commandes sur le dessus, gros plan sur la roue crantée et loquet de flash


En revanche, contrairement au boîtier totalement lisse du S95, le P300 propose quelques dispositifs visant à stabiliser la prise en main. Comme la mini barre de grip en façade, qui ne sert pas de poignée mais simplement de prise pour accrocher les doigts, où le rectangle adhérant placé au niveau du pouce. C'est certes modeste, mais ça contribue à stabiliser les manipulations. Sinon l'écran affiche une superbe résolution de 921 000 pixels ! Il bénéficie d'un traitement antireflet assez efficace, permettant une bonne lisibilité dans la plupart des situations, sauf cas extrême.

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Barre de grip en façade, rectangle adhérant pour le pouce sous la molette crantée et écran antireflet


En matière de connectique, le P300 intègre une prise mini HDMI et une mini USB de type B à 8 broches servant aussi aux flux audio/vidéo et à recharger l'appareil. L'emplacement est assez étrange : sous le boîtier, juste à côté de la trappe à carte mémoire et batterie. Cette dernière, gonflée avec 1 050 mAh, permet une autonomie CIPA de 240 vues.

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Trappe à mini HDMI, connectique USB et emplacement carte SD plus batterie


Sur le plan de l'interface logicielle, le P300 fait moins « P » que dans sa construction. Nikon a fait l'impasse sur le pourtant si pratique bouton Fn personnalisable, donnant un accès rapide au réglage de son choix. En dehors des quatre raccourcis du pavé, il faut passer par le menu principal pour accéder à l'ensemble des paramètres (balance des blancs, ISO, AF, mesure d'exposition et cinq autres entrées). C'est dommage ! Heureusement Nikon se rattrape avec une interface épurée à l'essentiel, tout à fait fluide. Certains trouveront peut-être que le P300 manque de réglages fins, mais pour un « point and shoot » il ne faut pas trop tomber dans l'opulence non plus. Disons juste que Nikon aurait pu autoriser davantage de personnalisations (modes utilisateurs, rôle des commandes...). On apprécie tout de même l'intégration des réglages de saturation et de teinte dans le raccourci de la correction d'exposition.

Performances du P300 : réactivité et objectif



Le Coolpix P300 est-il aussi nerveux que le Powershot S95 ? Sur la plupart des points oui, et même un peu mieux ! Son capteur CMOS lui permet d'atteindre la vitesse ultra élevée de rafale de 8 im/s (7,7 selon nos mesures) en pleine résolution (12,2 Mpix) ! Bon, la cadence est tellement élevée que le buffer ne peut lui ingurgiter que 7 images (en 0,9 s donc)... Le temps mis pour enchaîner deux déclenchements est également court (1,8 s), malgré une prévisualisation d'image impossible à débrayer. Il en va de même pour le recyclage du flash, qui n'exige que 2 à 5,1 s selon l'intensité de l'éclair, et le démarrage de l'appareil réalisé en 1,6 s.

Ces très bonnes performances sont pondérées par une latence au déclenchement plus longue que la moyenne de ces appareils évolués (0,2 s). Si c'est pénible de sentir que l'appareil capture avec un décalage par rapport aux intentions, le problème n'affecte heureusement pas trop l'autofocus. Ce dernier fait le point en une demi-seconde au grand angle, comme sur le S95, et il prend entre 0,55 et 0,7 s au téléobjectif (en conditions normales de lumière). On notera par contre que les erreurs sont plus fréquentes à 100 mm qu'à 24 mm.

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Mesures exprimées en secondes : la plus petite est la meilleure


L'appareil se montre donc bien réactif, si tant est qu'on réussisse à l'allumer... En effet, le renfoncement du bouton marche / arrêt rend l'allumage et l'extinction de l'appareil assez hasardeux. Il n'est pas rare de devoir s'y reprendre à plusieurs fois pour obtenir l'action désirée. Un défaut stupide !

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Le P300 se distingue de ses pairs par un zoom plus ample (rapport de 4,2 X entre le 24 mm et le 100 mm) et plus lumineux au grand angle (f:1,8 - 4,9). L'optique est en outre stabilisée par une lentille mobile. Alors ? Et bien le zoom Nikkor présente un comportement assez spécial dirons-nous... Le piqué apparaît globalement toujours bon au centre, à toutes les focales et jusqu'à f:5,6, valeur à laquelle il commence à diminuer. Sur les bords, l'optique s'en sort bien au 24 mm entre f:2,8 et 5,6 et à 45 mm quelle que soit l'ouverture. Maintenant à 100 mm, où les valeurs d'ouverture sont limitées (4,9 à 7,8 en passant par trois tiers de diaph), le rendu est... étrange.

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<center>Piqué obtenu au centre à 24 mm, ouverture f:2</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 24 mm, ouverture f:2,8</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 24 mm, ouverture f:4</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 24 mm, ouverture f:5,6</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 24 mm, ouverture f:8</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 45 mm, ouverture f:2,8</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 100 mm, ouverture f:4,9</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 100 mm, ouverture f:6,2</center>

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<center>Piqué obtenu au centre à 100 mm, ouverture f:7,8</center>" alt="

<center>Piqué obtenu sur les bords à 24 mm, ouverture f:1,8</center>" alt="

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<center>Piqué obtenu sur les bords à 100 mm, ouverture f:7,8</center>" alt="

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Voici un exemple sur une photo réalisée en plein jour à 160 ISO, à f:5,5 et 1/200 s au téléobjectif. Suivent trois extraits à 100 %



Poursuivons l'évaluation de la prestation par d'autres critères tels que la distorsion ou les aberrations chromatiques. Côté distorsion, l'optique s'en sort plutôt bien. Certes à 24 mm, la distorsion en barillet attendue est bien là. Mais à 50 mm elle a correctement diminué (pas totalement loin s'en faut) et à 100 mm, elle est quasi négligeable (toujours légèrement en barillet).

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Distorsion à 24 mm, 50 mm et 100 mm


La gestion des aberrations est moins reluisante, puisque dans de nombreuses circonstances où on les attend, elles sont là ! Pas toujours violentes, parfois même discrètes mais inlassablement présentes, surtout au grand angle entre f:1,8 et f:4.

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En plus de la panne de voiture, vous aurez des aberrations chromatiques... un cas extrême, ici à 24 mm f:2,8


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Un autre cas, moins marqué mais plus courant, à 50 mm f:5,2


Pour clore ce chapitre, signalons que la stabilisation optique VR Nikon fonctionne bien : on obtient facilement des photos nettes au téléobjectif à mains levées, jusqu'à 1/13 s.

Qualité d'image et hautes sensibilités



C'est là que le sort du P300 va se jouer. Et nous partons sur quelques craintes au vu des tests d'optique, montrant une accentuation poussive effectuée le processeur EXPEED C2. Et bien force est de constater que Nikon devra encore travailler pour dompter ce CMOS rétro-exposé de petite taille... Sur un appareil supposé aussi qualitatif, un capteur de 1/2,3 pouce ne suffit apparemment pas. Le P300 reproduit en fait les mêmes résultats que le Sony Cybershot WX1 testé il y a presque un an (doté du même capteur). Sauf que l'accentuation exagérée du P300 amplifie ses faiblesses...

Le problème, c'est que l'appareil décolle à 160 ISO, et qu'à cette sensibilité, il est comparativement moins bon que ses concurrents. Le capteur exhibe en effet des traces de bruit de luminance bien visibles à 100 % dans les zones unies de luminosité moyenne. Et les contours affichent un cisaillement bien trop important pour une sensibilité seuil !

A 200 ISO, on n'observe pas de réel changement : c'est décevant pour une sensibilité aussi basse. Maintenant, si les résultats continuent de se dégrader au-delà, comparativement à la concurrence ils s'améliorent. Dès 400 ISO un lissage de texture assez manifeste commence son travail de sape. Bien qu'estompés les détails restent largement lisibles. À partir de 800 ISO le lissage et la montée en bruit prennent de l'ampleur, mais le niveau du P300 rattrape celui de ses concurrents. A 1 600 ISO, le bruit commence à se transformer en moutonnement, mais il reste du contenu à se mettre sous la dent. Les images pourront être consultées en plein écran ou imprimées jusqu'en A4. A 3 200 ISO en revanche, le moutonnement s'intensifie, condamnant à se limiter à des petites tailles de sortie. Cependant, le bruit chromatique est bien contourné : un 10 x 15 cm apparaît alors plutôt propre. Le P300 dépasse à ce stade les S95 et LX5 (de peu...). N'espérez pas optimiser le traitement d'image manuellement en passant par du format brut, le P300 ne propose pas de RAW...

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<center>Extrait 1 à 100 % en 200 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 100 % en 400 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 100 % en 800 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 100 % en 1 600 ISO</center>

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<center>Extrait 1 à 100 % en 3 200 ISO</center>

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<center>Extrait 2 à 100 % en 160 ISO</center>

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<center>Extrait 2 à 100 % en 3 200 ISO</center>

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Photos prises à main levée avec ouverture f:1,8 à 800 ISO, 1600 ISO, 3200 ISO puis en mode « Paysage de nuit ». Cette dernière sort au final à 900 ISO



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0096000004144900-photo-nikon-coolpix-p300-photo-de-nuit-3200-iso-extrait.jpg
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Les extraits à 100 % correspondants, dans le même ordre


En dehors de ce qui a été dit plus haut, à savoir une relativement mauvaise gestion des basses sensibilités et une accentuation excessive des micro-contrastes, il faut aussi reconnaître que le P300 a la surexposition facile (en mode matriciel). Il faut donc régulièrement jouer sur la correction d'exposition (en mode priorité) ou sur le tandem vitesse/ouverture (en manuel) pour rectifier le tir. Ou encore faire sa mise au point (qui bloque également l'expo) sur une zone plus lumineuse : au 24 mm ou sur un sujet lointain, ça ne se verra pas puisqu'avec un capteur aussi petit, la profondeur de champ est la plupart du temps immense...

Rien à redire en revanche sur la balance des blancs ou la colorimétrie, toutes deux fiables en général. Et le flash, bien que peu puissant, donne des résultats satisfaisants : il est bien dosé et réglable au besoin.

Fonctionnalités et vidéo


Après un bilan mitigé sur la qualité d'image, et même un peu décevant il faut le dire, passons désormais au domaine où le P300 pourra redorer son blason : celui des fonctionnalités. Elles sont en grande partie liées à la haute vitesse de fonctionnement du capteur CMOS. Et elles ressemblent donc à celles proposées sur les autres appareils équipés de la même technologie de capteur, de plus en plus nombreux : HDR et panoramique par balayage en plus des modes rafale à 8 im/s et paysage de nuit à main levée déjà mentionnés. Concernant la HDR, à laquelle on accède via le menu après avoir sélection le mode « contre-jour » sur le sélecteur, elle est paramétrable sur 3 niveaux. Si la prise des trois vues exposées différemment est rapide, l'assemblage lui parait un peu long et le résultat laisse souvent à désirer car trop artificiel.

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Sauf effet loufoque recherché, l'HDR niveau 3 (à gauche) n'est pas recommandable. L'HDR 1 (à droite) passe encore...


Côté panoramique, le P300 présente l'avantage de laisser le choix dans la façon de procéder : vue par vue à l'ancienne, avec un bout de l'image précédente en transparence pour guider le cadrage de la nouvelle vue. Ou par balayage de l'horizon, dans n'importe quel sens, sur 180° (3 200 x 1 024 pixels max) ou 360° (6 400 x 1 024 pixels max). Le résultat est plutôt bon compte tenu du peu qu'il y a à faire. Et la fonctionnalité peut s'avérer franchement ludique, notamment si on s'inclut dans la panoramique en vertical.

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Panoramique du château de Pierreclos à 180°, appareil tenu à la verticale

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Panoramique de la Roche de Solutré à 180°, appareil tenu à l'horizontale

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Panoramique de la place Bellecour à 360°, appareil tenu à la verticale


L'autre bon point du P300, c'est son potentiel vidéo. L'APN filme effectivement en 1 080p à 30 im/s, avec un flux vidéo encodé en Mpeg-4 AVC à un débit de 18,8 Mbps ! Le son est lui capturé en stéréo (AAC 48 KHz à 128 Kbps). Les vidéos sont stabilisées, le zoom reste disponible pendant le tournage de séquence (et plutôt doux), tandis que l'AF-F permanent de Nikon fonctionne à peu près correctement et surtout en silence. La qualité d'image est tout à fait convaincante, y compris par faible lumière malgré une montée visible de fourmillement.





Téléchargez les vidéos d'origine :



Conclusion


Face au S95 qu'on trouve aux alentours de 350 € et au LX5 qui flirte avec les 400 €, le positionnement du P300 nettement en dessous des 300 € a de quoi faire hésiter. Il est tout aussi bien fini, rapide, agréable à utiliser et doté de certaines fonctions réussies telles que la panoramique par balayage ou la photo de nuit à main levée. Sans oublier un mode vidéo Full HD qualitatif et une rafale très rapide. Par rapport à ses concurrents directs, le P300 propose également un zoom le plus polyvalent et assez qualitatif. Il y a cependant un mais de taille.

En effet, si vous êtes du style tatillon exigeant à zoomer à 100 % dans vos images et à compter sur des recadrages fréquents, vous risquez de vivre quelques déceptions. Et le principal problème, c'est que celles-ci interviendront là où elles ne devraient pas être, entre 160 et 400 ISO. Si le CMOS rétro-exposé semble bien résister à la montée en bruit dans les hautes sensibilités, il porte malheureusement en lui un parasitage important dès les premières valeurs d'ISO. Phénomène qui a vraisemblablement poussé Nikon à opérer un lissage conséquent dès la sensibilité seuil, que le constructeur a tenté de masquer en appliquant une accentuation forcée des micro-contrastes. Eh oui, le CMOS est rapide mais plus difficile à dompter... Les puristes de l'image se poseront alors cette question : pourquoi diable ne pas avoir repris le CCD 1/1,7 pouce de 10 Mpix du P7000 ?

Nikon Coolpix P300

Les plus
+ Bonne finition / réactivité
+ Pano. / vidéo / mode mains levées
+ Hautes sensibilités très correctes
+ Ecran / ouverture f:1,8 / 24-100 mm
Les moins
- Résultats en basse sensibilité
- Trop d'accentuation des micro-contrastes
- Manque une touche perso. / pas de RAW
- Tendance à surexpo / HDR améliorable
Qualité d'image
Réactivité
Ergonomie
Fonctionnalités
2.5

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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