Disney Infinity 3.0, Skylanders Superchargers, LEGO Dimensions : les jeux de figurines cuvée 2015

01 juin 2018 à 15h36
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En cette rentrée riche en nouveautés vidéoludiques, les amateurs de jeux vidéo « matérialisés » ont le choix entre trois titres d'importance comportant des figurines. C'est l'occasion pour nous de faire le bilan entre les points forts et points faibles de jeux qui peuvent se ressembler de loin, mais pas de près.

En moins d'un mois, on a vu débouler sur le marché Disney Infinity 3.0, LEGO Dimensions et Skylanders Superchargers. Trois titres proposés par trois éditeurs différents, qui ont un point commun : ils exploitent tous des figurines qui, une fois placées sur une base connectée en USB à la console, se dématérialisent pour être jouables dans leurs jeux respectifs.

La recette n'est pas nouvelle : on la doit à Activision qui, dès 2011, investit le terrain du jeu vidéo à figurines avec Skylanders : Spyro's Adventure. Puis Disney, et ses licences en pagaille, s'en est mêlé en 2013 avec Disney Infinity. Enfin, LEGO Dimensions, dernier arrivé sur le marché, permet à Warner d'exploiter à la fois ses licences sur le jeu de briques et sur une multitude de franchises cinéma, à commencer par DC Comics.

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Le jeu vidéo à figurines pour les nuls

Si vous n'êtes pas familier avec le concept, une introduction s'impose : le jeu vidéo à figurines, qu'est-ce que c'est ? Il s'agit, dans tous les cas, d'un jeu vidéo dont une partie du contenu est matérialisé par des figurines, voire d'autres éléments. Les jeux en question sont initialement vendus en pack de démarrage dans lequel on trouve le disque du jeu, deux ou trois figurines, et une base d'accueil qui se connecte en USB à la console ou à l'ordinateur.

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Le concept, ensuite, est simple : pour jouer avec l'un des personnages dans le jeu, il faut posséder sa figurine. Lorsqu'on pose cette dernière sur la base connectée, la puce RFID qu'elle contient est reconnue, et le personnage apparaît, jouable, dans le jeu. Un principe original, qui permet de faire évoluer le gameplay du jeu en fonction du personnage, et offre souvent une rejouabilité intéressante.

Mais dans tous les cas, le concept de ces jeux ne s'arrête pas à leurs packs de démarrage : pour profiter au maximum du contenu, il faut, à chaque fois, investir au-delà. Cela peut passer par l'achat de nouvelles figurines à l'unité, qui ajoutent des personnages jouables dans les jeux, ou bien par l'acquisition de campagnes additionnelles, qui apportent notamment de nouvelles missions. Dans cette optique, les titres listés dans ce guide cultivent leurs différences.

Alors, lequel choisir en cette fin d'année ? Nous proposons de faire le point à la fois sur les concepts, les gameplay, mais aussi sur l'investissement financier qu'impliquent ces jeux « en kit ».

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Disney Infinity 3.0, la Force est avec lui

Sorti le 28 août, Disney Infinity 3.0 est, comme son nom l'indique, la troisième itération d'une franchise qui met un point d'honneur à écumer toutes les grosses franchises détenues par Disney. Si le premier volet, sorti en 2013, s'inspirait de films directement liés à Disney - Monstres et Cie, Pirates des Caraïbes et les Indestructibles pour le pack de démarrage - le second jeu mettait l'accent sur Marvel et ses Avengers. En toute logique, Disney Infinity 3.0 se concentre, de son côté, sur Star Wars, avec pas moins de trois campagnes annoncées pour la franchise.

La campagne incluse dans le pack de démarrage, nommée Star Wars : Twilight of the Republic, prend place durant la série The Clone Wars. Elle permet de jouer avec les figurines d'Anakin, Ahsoka, Obi-Wan et Yoda. Il est possible de débloquer d'autres figurines en récoltant, au fil de l'aventure, des jetons associés : le jeu reprend donc un concept inauguré avec succès dans Disney Infinity 2.0. Néanmoins, si toutes les figurines, qu'elles sortent avec Disney Infinity 3.0 ou bien qu'elles soient disponibles depuis les deux jeux précédents, sont compatibles avec la Toy Box et les activités annexes, les campagnes sont toujours limitées à un certain nombre de personnages, par souci scénaristique principalement.

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A qui ça s'adresse ? On a tendance à réduire un peu trop vite les jeux vidéo à figurines à un public d'enfants. Mais c'est forcément un peu plus complexe que ça, notamment parce que, pour profiter pleinement du potentiel de ces titres, il faut généralement dépenser pas mal d'argent.

Disney Infinity 3.0 s'adresse clairement à un public familial. Ce troisième volet, en mélangeant des films et séries Star Wars au sein de différentes aventures au design toujours cartoonesque et facile d'accès, permet aux différentes générations de fans de la franchise de s'amuser ensemble. Comme d'habitude, Disney ne met pas tous ses œufs dans le même panier et ajoute une campagne à acquérir à part, qui n'a rien à voir avec Star Wars puisqu'elle se base sur le film de Pixar Vice-Versa. Evidemment, toutes les figurines des deux premiers jeux sont compatibles avec la Toy Box.

Le petit plus : Comme c'était le cas dans les deux premiers jeux, Disney Infinity 3.0 dispose d'une Toy Box. Ce mode bac à sable, qui permet à n'importe quel joueur de construire son propre monde virtuel et s'y amuser avec des amis, a encore été amélioré dans ce nouveau jeu. Plus didactique, il s'avère plus accessible, et offre de plus en plus de possibilités de construction. L'une des principales nouveautés est le Hub Toy Box, qui permet de disposer de multiples tutoriels et de petites missions pour apprendre à maîtriser les nombreux aspects du jeu ou partir à la rencontre d'autres joueurs. L'intérêt de cette partie du jeu, c'est qu'elle augmente sa durée de vie sans avoir besoin d'acquérir des aventures supplémentaires.

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Néanmoins, pour élaborer des constructions complexes et mettre en place ses propres mini-jeux - rappelons que les niveaux sont eux-mêmes élaborés avec les outils de la Toy Box -, il faut encore et toujours s'accrocher. Pour un adulte un peu acharné, il n'y a rien d'impossible, d'autant qu'Internet fourmille de conseils. Pour un joueur plus jeune, c'est plus compliqué, mais l'important n'est pas forcément de réaliser des mondes complexes pour s'amuser. Une fois encore, la construction virtuelle peut se faire en famille, et pour les adeptes du jeu immédiat, il est toujours possible de télécharger les mondes proposés par la communauté, ou même par Disney, qui fournit régulièrement son jeu en contenu gratuit.

Point noir cependant concernant la salle d'arcade de Flynn, inspirée du jeu Tron : elle est censée proposer des mini-jeux, dans lesquels il évolue avec d'autres joueurs. Mais il s'avère, en pratique, quasiment impossible de trouver des joueurs en ligne pour lancer des sessions. S'agit-il d'un dysfonctionnement du système, ou d'un désintérêt des joueurs pour cet aspect du titre ? Difficile à dire, mais ce qui est certain, c'est que c'est assez mal exploité.

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Combien ça coûte ? Disney Infinity 3.0, comme les précédents, bénéficie d'un pack de démarrage au tarif abordable. Les prix à la sortie vont de 45 à 50 euros en fonction de la console choisie (PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One ou Wii U), pour un pack incluant la Toy Box, une campagne, deux figurines et la base à connecter à la console.

Mais si le pack de base permet de profiter des fonctionnalités en ligne, de la Toy Box et d'une campagne Star Wars d'environ cinq heures - ce qui compose, dans l'ensemble, un contenu déjà honorable -, pour rajouter du contenu et des personnages jouables, il faut sortir le porte-monnaie. Chaque campagne supplémentaire, vendue sous la forme d'un trophée physique à poser sur la base, et systématiquement accompagnée de deux figurines, coûte entre 30 et 35 euros selon les revendeurs.

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Dans l'immédiat, trois aventures ont été annoncées en plus de Twilight of the Republic : la campagne Vice-Versa, et deux autres campagnes Star Wars, l'une centrée sur la trilogie originelle (Star Wars : Rise Against the Empire), et l'autre sur Star Wars : L'éveil de la Force. On arrive à une centaine d'euros supplémentaires pour acquérir les aventures annoncées.

Enfin, à cela, on peut ajouter entre 10 et 15 euros par figurine supplémentaire. Parmi les nouveautés de cette édition, on compte la plupart des personnages Star Wars célèbres - Luke, Leia, Han Solo, Chewbacca, Darth Vader, Darth Maul... - ainsi que des personnages Disney classiques comme Mickey, Minnie, Mulan, Olaf... plusieurs dizaines de nouvelles figurines au final. L'addition peut donc être salée si vous, ou vos enfants, vous laissez entraîner dans l'univers du jeu : environ 100 euros seront nécessaires pour acquérir les trois aventures supplémentaires, et il faudra entre 250 et 300 euros pour acquérir la vingtaine de nouvelles figurines que Disney devrait proposer. En incluant le pack de base, on approche des 450 euros.

Skylanders Superchargers, le retour du roi

Initiée en 2011 par Activision, la franchise Skylanders a gagné en puissance, depuis : elle comprend désormais des dizaines et des centaines de figurines qui sont toujours compatibles, chaque année, avec le nouveau jeu disponible - la rétrocompatibilité n'étant, elle, pas assurée. Skylanders Superchargers est le cinquième jeu de l'arc principal à sortir très largement sur Wii, Wii U, 3DS, Xbox 360, Xbox One, PS3, PS4 et iOS.

Skylanders Superchargers ne change pas le principe du jeu : le joueur est considéré comme le héros, ici chargé d'envoyer des créatures au look atypique et coloré dans un monde qui l'est tout autant, à savoir les Skylanders. L'objectif : vaincre Kaos, le prince déchu au crâne chauve, qui décide de mettre des bâtons dans les roues du joueur dès le début en fermant tous les portails. Heureusement, des alliés permettent au joueur d'avoir accès aux Skylands via un portail qui n'est pas fermé. Pour cela, il faut utiliser un véhicule pour se glisser dans la brèche, et commencer l'aventure pour sauver les Skylands et ses habitants.

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Testé ici sur PS4, Skylanders Superchargers affiche des graphismes chatoyants, fluides, pour un monde vaste qui fourmille de détails. Le doublage français est toujours de grande qualité, et les plus jeunes joueurs seront tout de suite pris dans l'histoire.

Comme expliqué en préambule, on peut jouer à Superchargers avec des figurines des titres précédents de la même façon qu'avec les nouvelles figurines intégrées dans le pack de démarrage, ou en dehors. Cependant, du côté du contenu matérialisé, ce nouveau volet introduit une nouveauté importante : les véhicules. Le pack de base inclut un véhicule roulant, le Hot Streak, qui en soi, suffit pour terminer le jeu. Il est accompagné de SpitFire, une figurine de type feu, et d'une nouvelle version de Super Shot Stealth Elf. Néanmoins, c'est avec SpitFire, son propriétaire légitime, que le Hot Streak entre en supercharge - justifiant au passage le titre du jeu - c'est-à-dire en toute efficacité. Chaque figurine et chaque véhicule peut monter de niveau indépendamment, mais combiner deux éléments adaptés permet de débloquer un 21e niveau.

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Si terminer le jeu avec le véhicule de base et les deux personnages présents dans le pack est possible (un seul suffit, même), procéder de cette manière fait passer le joueur à côté du concept même de Skylanders. L'intérêt du jeu est en effet d'exploiter les divers pouvoirs élémentaux des personnages (Eau, Feu, Air, Terre, Mort-Vivant, Magie, Lumière, Tech, Ténèbres et Vie) ainsi que les différents types de véhicules proposés... et vendus séparément. Ainsi, selon les niveaux, le jeu indique lorsqu'un élément est plus puissant qu'un autre dans cette zone, pour motiver le joueur à changer la figurine présente sur la base d'accueil, et donc dans le jeu. Si cette démarche est facultative pour avancer, elle ne l'est pas lorsque le jeu propose des missions facultatives nécessitant un véhicule aérien ou aquatique : dans ce genre de cas, si le joueur n'a pas acheté de véhicules supplémentaires, il ne pourra pas réaliser lesdites missions. Ces dernières n'empêchent pas de progresser, mais elles composent tout de même une partie non négligeable de la campagne, et le titre rappelle à chaque fin de niveau si elles ont, ou non, été effectuées. En somme, contrairement à Disney Infinity, la totalité de la campagne est présente dans le jeu de base, mais pour en profiter pleinement, il faut rajouter des figurines.

A qui ça s'adresse ? Proposition intéressante, le jeu permet de choisir un niveau de difficulté en fonction du type de joueur qui s'y aventure : une façon d'adapter le jeu aux enfants ou aux adultes, en augmentant le niveau de difficulté et en adaptant la jouabilité. Le look des figurines, qui se résument à des monstres plus ou moins mignons, aura cependant davantage de chance de séduire les plus jeunes.

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On peut noter au passage une finition pas toujours très soignée, aussi bien du côté des figurines que des véhicules. Les collectionneurs doivent donc être prudents et scruter l'objet dans sa boîte avant l'achat. Les enfants, quant à eux, peuvent jouer avec les figurines et les véhicules en dehors du jeu : on remarque d'ailleurs que les véhicules terrestres roulent vraiment, un détail qui ne trompe pas.

Le petit plus : Pas de bac à sable ici, mais un jeu de courses en marge de la campagne. Celui-ci met à l'honneur les véhicules acquis par le joueur qu'il est possible d'utiliser dans les différents circuits. Certains d'entre eux se débloquent avec l'ajout de nouveaux véhicules.

L'inspiration est assez évidente : ce tout nouveau mode de jeu lorgne clairement du côté de Mario Kart. Activision l'assume en reprenant ouvertement certains éléments de gameplay de la franchise de Nintendo, comme les bonus présents sur la route et les circuits très animés. Ces derniers sont d'ailleurs très réussis. Néanmoins, le système atteint ses limites assez rapidement : on ne peut jouer qu'à 2 maximum en mode local, et jusqu'à 4 en ligne. Mais de ce côté-là, notre expérience n'a pas été très concluante, avec notamment des difficultés à trouver des joueurs en ligne plus d'une semaine après la sortie du jeu. Il semblerait que le titre souffre du même marasme que Disney Infinity 3.0 sur ce point. L'autre petit souci concerne la maniabilité des véhicules, assez inégale aussi bien durant la campagne que dans les courses, en particulier pour les véhicules volants qui poseront peut-être des difficultés aux plus jeunes.

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Combien ça coûte ? On l'aura compris, ici, il n'y a pas d'aventures supplémentaires à acheter. Par contre, il y a de nombreuses figurines et véhicules : Activision a annoncé que 20 nouvelles figurines et 20 véhicules seront commercialisés en marge de Skylanders Superchargers. A 15 euros le véhicule et 13 euros la figurine, il faudrait débourser environ 560 euros pour acquérir tout le contenu additionnel. Le jeu peut donc revenir à environ 600 euros en incluant le pack initial.

Lego Dimensions, le challenger super génial

Sorti le 29 septembre, Lego Dimensions est le dernier arrivé sur le marché des jeux vidéo à figurines, et ce n'est pas le moindre des concurrents. Développé par le prolifique studio Traveller's Tales, qui a une très longue expérience en jeux vidéo Lego, cette tout nouvelle franchise affiche effectivement beaucoup d'atouts, et a su s'inspirer des côtés positifs de ses aînés.

Le pack de base de Lego Dimensions inclut une base USB - à monter soi-même, on y reviendra - trois minifigs, un véhicule et le jeu de base. Ce dernier propose une campagne dont la durée de vie est d'environ 12 heures en moyenne, mais qui varie si le joueur achète de nouvelles figurines ouvrant l'accès à certaines nouvelles zones. La campagne entière est jouable avec les minifigs du pack, qui sont Batman, Gandalf du Seigneur des Anneaux et Cool Tag de La Grande Aventure Lego. En guise de véhicule, on dispose de la Batmobile, qui peut évoluer en deux autres moyens de locomotion quand les missions l'exigent.

Le gameplay du jeu, manette en main (c'est important de le préciser) reprend les grandes lignes des titres déjà développés par Traveler's Tales et édités par Warner : on se retrouve donc avec une progression de type plateforme dans de vastes zones de jeux, avec la possibilité de détruire une grande partie du décor pour récolter des pièces, mais également de construire de nouveaux éléments pour avancer à travers les niveaux. La première différence, c'est que là où les titres précédents se focalisent sur une franchise précise, ici, le concept des dimensions permet au joueur de visiter des univers très variés : Le Magicien d'Oz, Le Seigneur des Anneaux, La Grande Aventure Lego, les franchises DC Comics, les univers de Doctor Who, de Portal, de Scooby-Doo... Tout se mélange dans un scénario délirant, où le grand méchant Lord Vortech cherche à détruire les différentes dimensions Lego pour les combiner dans une seule : la sienne.

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A cette réjouissante campagne s'ajoute la possibilité de visiter les différents mondes associés aux figurines, en mode bac à sable : outre le fait de pouvoir élaborer ses propres constructions en Lego, on y trouve de multiples mini-jeux et des quêtes qui étoffent considérablement la durée de vie. Bien évidemment, plus on dispose de figurines et de packs de niveaux, et plus l'expérience de jeu est étoffée. Mais rien qu'avec le pack de base, il y a fort à faire pour s'amuser, seul ou à deux, car il est possible de convier à tout moment un second joueur dans la partie - ce qui est aussi le cas de Disney Infinity et Skylanders. Et puis le titre ne se résume pas à son simple aspect jeu vidéo : c'est aussi un jouet interactif à part entière, qui cultive intelligemment un petit côté méta.

A qui ça s'adresse ? Les amoureux des Lego, qu'ils soient enfants ou adultes, auront du mal à résister à l'appel de Lego Dimensions, à condition de passer outre une prise en main un peu hasardeuse au départ : en effet, la partie tutoriel manque, à certains moments, de clarté, et on tâtonne concernant l'utilisation de la base dans certaines phases de gameplay. Mais passé cette étape, le titre s'avère rapidement réjouissant grâce à des mécaniques simples - avancer, tout casser, reconstruire, etc -, la possibilité de jouer n'importe quel personnage durant la campagne - on peut en mettre jusqu'à six en même temps sur la base, et passer de l'un à l'autre à l'écran -, et un scénario totalement délirant, bourré de références et d'humour.

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Lego Dimensions est un jeu résolument familial doté de plusieurs niveaux de lecture, capable de distiller une certaine légèreté pour les plus jeunes, sans laisser les adultes dans l'ennui. Certaines références parleront d'ailleurs aux plus vieux : ce n'est pas un hasard si, parmi les premiers level pack proposés, on trouve des titres comme Retour vers le Futur ou Portal, des franchises orientées adultes.

Le petit plus : Le côté réellement innovant de Lego Dimensions par rapport à la concurrence, c'est qu'il fait de la base USB qui accueille les figurines, un accessoire absolument essentiel de la mécanique de jeu, et que les Lego sont exploités autant à travers l'écran qu'en dehors. Du côté de la base, on remarque rapidement que cette dernière dispose d'un très long câble USB. On comprend pourquoi lorsque le jeu démarre, et que le joueur est constamment sollicité pour bouger les minifigs d'emplacement pour activer leurs pouvoirs, ou débloquer une énigme. Ça peut paraître ennuyeux ou rébarbatif - et soyons honnêtes, ça l'est parfois - mais on finit par prendre ces manipulations pour une réelle phase de gameplay.

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L'autre aspect concerne l'implication des Lego dans le jeu. Tout d'abord, on trouve dans le pack de démarrage une boîte de Lego traditionnelle, qui comporte les pièces pour monter le fameux portail permettant de rejoindre les dimensions. En fait, lors de son introduction, Lego Dimensions invite à fabriquer le portail à l'aide d'un guide numérique. D'un côté, la proposition est sympathique si l'on aime monter des Lego, de l'autre, on met un peu moins de temps à vraiment rentrer dans le jeu.... mais on peut aussi faire l'impasse, et jouer sans réaliser les constructions, au choix. La proposition est valable pour les véhicules, sachant que chacun d'entre eux peut être modulé de trois manières. Le véhicule peut changer de forme dans le jeu, mais également « en vrai », donnant un côté ludique et immersif à l'ensemble. Mais cette démarche n'est pas obligatoire, puisque, bien évidemment, la base qui accueille figurines et véhicules n'est pas capable d'identifier les constructions elles-mêmes et se réfère aux données enregistrées dans la puce RFID.

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Là où Lego Dimensions fait fort, c'est qu'il ne se contente pas d'être un jeu vidéo : c'est un mélange de jeu vidéo et de jouet. Les figurines, les véhicules et autres objets matérialisés utilisent de véritables éléments Lego qui peuvent être utilisés dans d'autres constructions, pour prolonger l'aventure au-delà de l'écran. Outre le côté collection, on trouve donc un côté jouet, peu présent dans Disney Infinity, mais un peu plus dans Skylanders. Néanmoins, Lego vend la popularité de sa marque et de ses produits au prix fort, tellement fort qu'on n'a guère envie de laisser les éléments du jeu traîner dans un coffre à jouets...

Combien ça coûte ? En comparaison des deux autres jeux évoqués dans ce dossier, le titre de Warner est clairement celui qui affiche la note la plus potentiellement haute. Tout d'abord, le pack de base, disponible sur PS4, Xbox One et Wii U, s'avère être le plus cher, avec un prix entre 90 et 100 euros à la sortie, selon les enseignes. C'est deux fois plus cher que le pack de base de Disney Infinity 3.0.

A cela, on peut ajouter un très grand nombre de packs additionnels, de plusieurs types : les packs Aventures, qui intègrent de nouveaux niveaux jouables et comportent deux figurines et un véhicule, sont proposés au prix de 30 euros. Les packs Equipes et Héros ajoutent quant à eux des minifigs, gadgets et véhicules pour offrir davantage de variété au joueur, sans pour autant fournir de niveaux en plus, mais peuvent débloquer certaines énigmes présentes dans la campagne. Ils sont proposés à des tarifs de 25 et 15 euros.

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Rien qu'à la sortie du jeu, on compte déjà une douzaine de packs Héros disponibles, trois packs Aventures et trois packs Equipes. D'autres sont d'ores et déjà attendus dans les prochains mois, avec des sorties étalées jusqu'en mars 2016 au moins. Rien qu'en se basant sur ce qui est déjà disponible, on approche des 350 euros de contenu additionnel potentiel, soit environ 450 euros en ajoutant le pack de base. Et c'est loin d'être terminé. Par ailleurs, dans la mesure où Lego Dimensions est le premier en son genre, on ne peut pas se rabattre sur du contenu de précédents jeux, qui pourraient être compatibles. Le résultat donne donc un jeu qui peut faire très mal au porte-monnaie pour acquérir une expérience complète.

Il y en a pour tous les goûts...

2015 est l'année la plus riche en jeux vidéo dotés de figurines, avec l'arrivée d'un nouveau titre, Lego Dimensions. Pour autant, pouvons-nous parler de rude concurrence ? Pas nécessairement, car les trois titres proposés depuis ces dernières semaines cultivent suffisamment leurs différences pour que le joueur puisse opter pour celui qui lui convient le mieux.

Disney Infinity 3.0 et Skylanders Superchargers bénéficient cependant de l'avantage d'être déjà présents dans le petit coeur des joueurs, qui ont potentiellement déjà acquis les précédents et disposent de figurines compatibles. Quant à Lego Dimensions, s'il arrive pour la première fois sur le marché, il bénéficie de multiples franchises et d'une marque suffisamment forte pour être parfaitement identifiable.

Si le choix de la forme sera avant tout une matière de goût, dans le fond, on peut tout de même saluer Lego Dimensions, qui sort du lot avec un gameplay étoffé en dehors de l'écran : le titre de Warner et Traveler's Tales est en effet le premier à valoriser la base d'accueil comme autre chose qu'un simple accessoire permettant de dématérialiser les figurines. Il a, par ailleurs, l'autre intérêt de combiner à la fois le système d'aventures et de monde(s) ouvert(s) de Disney Infinity, et les véhicules de Skylanders Superchargers. Le meilleur des deux mondes ? Peut-être, à condition d'avoir les moyens.

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... et pour toutes les bourses ?

Mais au-delà du contenu on trouve la question du prix. Là, Lego Dimensions affiche une note très salée dès le démarrage. Dans une période riche en grosses sorties, c'est un élément à prendre en considération. Néanmoins, l'avantage de ce type de jeux, c'est que les achats peuvent être étalés sur la durée pour étoffer l'expérience ingame sur plusieurs mois. Dans tous les cas, pour profiter de l'expérience complète, il faut débourser plusieurs centaines d'euros à chaque fois.... en attendant le jeu suivant.

Heureusement, la compatibilité des figurines avec les nouveaux jeux au fil des années - confirmée pour Disney Infinity et Skylanders - permet de ne jamais vraiment laisser sa collection au placard, mais l'attrait de la nouveauté étant ce qu'elle est, la tentation est souvent grande face à des jeux qui n'oublient jamais de rappeler au joueur qu'il peut enrichir le contenu en passant par la caisse. Un constat à ne pas perdre de vue quand on se lance dans un jeu à figurines.
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