Europa Universalis : Rome à l'heure de la preview

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Le 20 décembre 2007
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Au départ très proche du jeu de plateau éponyme, la série des Europa Universalis s'est au fil des versions de plus en plus éloignée de son modèle. Elle a dans le même temps conquis un public toujours plus large et s'est imposée comme LA référence en matière de gestion / stratégie sur PC pour qui souhaite une simulation à la fois plus riche et plus précise. Après trois opus sur l'Europe de la Renaissance et quelques tentatives d'ouverture (Hearts Of Iron, Crusader Kings, Victoria), les développeurs de Paradox ont décidé d'explorer une nouvelle voie. Si le titre porte encore la marque de la série, ne nous y trompons pas, Europa Universalis : Rome promet d'être bien différent et pour s'en rendre compte, quoi de mieux qu'une rencontre avec Johan Anderson, programmeur principal de toute la série ?

À Rome, conduis-toi en Romain


Après l'Europe de la Renaissance, le XIXe siècle, le Moyen-Âge et la Seconde Guerre Mondiale, Paradox a donc décidé de varier les plaisirs et s'est, en toute logique, attaqué à la Rome antique. Cela dit, il est important de préciser tout de suite les limites chronologiques choisies par les développeurs. En allant de 280 av. J.-C. à 27 av. J.-C., ces derniers ont effectivement décidé de laisser de côté la période impériale pour se concentrer sur les siècles qui la précèdent. Ladite période voit la République de Rome se mesurer aux puissances du bassin méditerranéen (Carthage notamment) et s'avère, de fait, beaucoup plus intéressante : de multiples défis restent encore à relever pour Rome alors que de nombreuses autres nations représentent des alternatives jouables.

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Les titres Paradox se sont toujours démarqués de la concurrence par les possibilités offertes aux joueurs. Ainsi, il est possible de varier largement les plaisirs et les parties en prenant le contrôle de nations aussi nombreuses que différentes. Dans Europa Universalis : Rome, le jeu se focalise évidemment sur la Cité éternelle ; mais Carthage, la Perse ou les innombrables tribus celtes et germaniques sont également disponibles. S'il influence les moyens dont le joueur dispose au cours de la partie et ses objectifs, ce choix dans le peuple ne change pas fondamentalement le fonctionnement du jeu : sur une carte représentant ici le bassin méditerranéen et ses environs, le joueur doit user de diplomatie / économie / force militaire pour survivre / s'étendre.

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Depuis Europa Universalis III, ladite carte est en trois dimensions, mais avec Rome, Paradox a décidé d'aller plus loin. Il est ainsi possible d'effectuer des rotations en plus des plus classiques zooms afin de mieux cerner la situation. Graphiquement, les choses semblent également aller dans le bon sens : s'il ne faut pas s'attendre à un jeu vraiment beau, Rome paraît déjà plus lisible et plus agréable à l'œil que son prédécesseur. La carte devrait notamment permettre de mieux appréhender les trois niveaux de gestion du jeu. Selon les évènements et les objectifs, le joueur doit effectivement jongler entre des ordres à donner au niveau national, au niveau provincial ou au niveau militaire.

Sur le plan national, il s'agira notamment d'établir des routes commerciales avec les autres nations ou bien encore d'établir des alliances et des pactes. Ici, il est question d'options encore plus nombreuses que ce que nous avons l'habitude de voir, mais surtout de risques plus grands pour le joueur. Des personnages seront effectivement envoyés pour négocier avec les autres peuples, mais si ces personnages permettent d'obtenir certains bonus, il est tout à fait possible qu'ils soient capturés. On imagine alors le drame si le négociateur en question était le leader de notre nation ! Reprenant le concept de Crusader Kings, Rome met effectivement l'accent sur l'idée de familles qui se disputent le pouvoir.

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À la tête du pays, le joueur contrôle également, et plus ou moins directement, l'ensemble de la famille actuellement au pouvoir. Cet aspect dynastique des choses est très important dans Rome, même s'il a subi quelques changements depuis Crusader Kings. L'impact de la famille ne se ressent pas seulement pas au niveau de son personnage principal. Tous les membres sont effectivement susceptibles d'occuper des postes plus ou moins haut placés. Une élection comme celle du Sénat romain revêt alors une importance capitale : s'il y a changement de famille dirigeante, les relations avec les autres nations pourraient en être affectées, les négociations seraient menées par des personnes différentes alors que les directions des troupes et des recherches seraient confiées à d'autres responsables.

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L'un dans l'autre, le joueur se doit donc de particulièrement suivre l'évolution « dynastique » des parties, et ce, quelle que soit la nation qu'il a sélectionnée en début de partie. Cela dit, l'ensemble du jeu n'est pas « figé » et certaines réformes pourront tempérer ou au contraire accentuer l'impact des familles. Il faut toutefois bien comprendre que la recherche (scientifique, sociale) n'a pas grand-chose à voir avec ce que les amateurs d'Europa Universalis peuvent connaitre. Les esprits évoluent beaucoup plus lentement durant l'Antiquité : il s'agit donc plus de changements en douceur que de véritables révolutions. Parlant de révolutions, ces dernières prennent la forme de véritables guerres civiles dont les modalités n'étaient pas encore complètement définies.

Paradox nous présentait pour la première fois une version jouable du jeu, mais il nous a hélas été impossible de vraiment tester la chose. Europa Universalis : Rome ne devrait pas sortir avant le second trimestre de l'année prochaine, ce qui nous laisse bien le temps d'obtenir une véritable version preview. En attendant, Rome semble faire honneur à ses prédécesseurs et si la complexité de la simulation risque d'en dérouter plus d'un, la richesse semble une nouvelle fois au rendez-vous avec l'intégration des meilleurs éléments de Crusader Kings / Europa Universalis III.
Modifié le 20/09/2018 à 14h30

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