Battle For Europe : Cossacks II contre-attaque

le 05 juillet 2006 à 10h30
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Encensé par certains, descendu plus bas que terre par d'autres, Cossacks II : Napoleonic Wars n'a pas laissé indifférents les fanatiques de la série stratégique conçue par GSC Game World. Si le jeu permettait de toucher à une période historique très intéressante tactiquement parlant, une intelligence artificielle parfois limitée, d'innombrables bugs ou retours Windows et un mode multijoueur largement déséquilibré ont gâché la fête pour beaucoup de joueurs. Aujourd'hui, GSC Game World tente de recoller les pots cassés en nous proposant Battle For Europe, une extension qui ne nécessite pas le jeu originel et promet de revenir sur les nombreux défauts.

Ce n'est pas Waterloo, non, mais ce n'est pas Arcole



En reprenant bien sûr le concept de Cossacks II, Battle For Europe se propose de nous plonger dans les Guerres napoléoniennes du début du XIXe siècle. Jeu de stratégie temps réel, il se caractérise toujours par la taille des batailles reproduites où plusieurs milliers d'unités peuvent s'affronter. Moral, expérience, fatigue, balistique sont autant d'éléments mis en place par les développeurs et que les joueurs doivent prendre en compte pour espérer l'emporter. Battle For Europe n'innove donc pas le moins du monde et permet surtout à GSC Game World d'enrichir l'ensemble. Tout d'abord, le développeur intègre trois nouveaux pays afin que la France soit un peu moins seule : la Pologne, l'Espagne et la Confédération du Rhin. Du coup, il y a un peu de nouveautés au niveau des troupes et des structures : on passe ainsi à un total de 180 unités et 190 bâtiments différents. Parent pauvre du jeu de base, la France dispose en plus d'une nouvelle campagne qui lui est propre et qui vient s'ajouter aux trois campagnes solos destinées à nous présenter les nouvelles nations.

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Sans doute la plus grosse déception de Cossacks II, le mode Conquête de l'Europe est toujours au programme, mais il ne risque pas de convaincre davantage de joueurs. Tout d'abord, et même si cela dépend encore largement de la machine, il souffre toujours de gros bugs qui entraînent de fréquents retours au bureau de Windows. Ensuite, il faut avouer que l'intérêt stratégique de la chose est de toute façon très limité. Alors que les batailles sont assez précises dans leur approche, la carte stratégique du mode Conquête de l'Europe est très proche d'un Risk et la profondeur (diplomatique, économique...) n'est pas du tout au rendez-vous. On cherchera donc une fois de plus la consolation avec le mode escarmouche et le multijoueur. Dix nouvelles cartes ont été créées par les développeurs qui nous ont également préparé trois batailles historiques (Borodino, Leipzig et Waterloo). Toutes les corrections apportées par la mise à jour v1.2 de Cossacks II se retrouvent bien sûr ici et l'ensemble s'avère plus convaincant que sur le jeu de base.

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Seul face à l'ordinateur, les batailles ne se renouvellent pas suffisamment, la faute à une intelligence artificielle encore largement perfectible, mais en multijoueur, on prend beaucoup de plaisir. Les nombreuses modifications destinées à équilibrer les combats sont une réussite et, pour ne prendre qu'un seul exemple, la cavalerie légère s'avère nettement moins déterminante. On regrettera tout de même la taille relativement limitée d'une grande majorité de cartes et une lourdeur graphique assez surprenante. Alors que le moteur semble supporter un grand nombre d'unités, il suffit sur certaines machines de construire quelques bâtiments pour que l'ensemble se mette à ralentir. De manière plus générale, le jeu n'est de toute façon pas un modèle de fluidité et, à moins de disposer d'une configuration vraiment puissante, il faut faire avec d'assez fréquentes saccades. À côté d'un processeur à 2,4 GHz et d'une carte graphique 128 Mo, insistons d'ailleurs sur la nécessité d'avoir au moins 1 Go de mémoire vive pour être confortable.

Conclusion



Lors du test de Cossacks II : Napoleonic Wars, nous avions salué les profonds changements opérés par GSC Game World pour renouveler le gameplay de son titre de stratégie. Ces changements aussi salutaires soient-ils, s'étaient finalement accompagnés de nombreux défauts que l'on allait découvrir petit à petit. Hélas, les plus importants de ces défauts sont toujours présents avec cette extension pourtant sortie plus d'un an après. C'est ainsi que sur certaines configurations, on retrouve d'étonnantes saccades alors que le moteur graphique est de toute façon très exigent en mémoire vive. Même s'ils sont moins nombreux, on retrouve encore beaucoup de bugs et notamment de retour au bureau de Windows lors du mode Conquête de l'Europe.

Enfin, reconnaissons que les progrès d'intelligence artificielle annoncés par GSC Game World ne sont guère évidents. Du coup, la partie solo du jeu de base comme de cette extension standalone est assez décevante. L'amateur de reconstitutions prendra sans doute du plaisir avec les escarmouches et les batailles historiques, mais dans l'ensemble, hors mode multijoueur, point de salut. Dans ce dernier cas, le rééquilibrage des forces est décisif et les parties réseau sont de fait beaucoup plus amusantes. Cela risque de ne pas être suffisant pour de nombreux joueurs, en particulier pour les possesseurs du jeu de base. Ces derniers auront eu l'impression d'avoir un jeu en plusieurs morceaux, les derniers (pour corriger bugs et plantages persistants) n'étant pas encore disponibles... plus d'un an après la sortie du jeu originel.

Cossacks II : Battle For Europe

Les plus
+ Nouvelles campagnes intéressantes
+ Riches possibilités tactiques
+ Toujours aussi prenant en multijoueur
Les moins
- Encore trop de bugs
- Gourmand en mémoire
- Interface un peu encombrante
Réalisation
Prise en main
Durée de vie
2

Un rapide tour d'horizon du mode gestion au travers de la carte stratégique et surtout plusieurs séquences de bataille constituent notre petite vidéo exclusive.
  • Visionnez notre vidéo exclusive de Cossacks II : Battle For Europe


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Modifié le 20/09/2018 à 15h38
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