Call of Juarez : Bound In Blood (preview multi)

13 mai 2009 à 12h00
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Deux mois après une première présentation, Techland et Ubisoft nous invitent pour un nouveau contact avec Call of Juarez : Bound In Blood. Mais cette fois, c'est manette en main et contre les autres journalistes présents ce jour-là que l'on a pu jauger le potentiel du jeu. Deux heures épiques dans le far-west que l'on va vous décrire dans cette seconde preview.

Le multijoueurs passé au crible

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Quand une avant-première d'un jeu est consacrée à un mode en particulier, c'est que ce mode sera vraisemblablement le « gros truc » dudit jeu. Call Of Juarez premier du nom disposait d'un mode multijoueurs qui s'est avéré répétitif et vite lassant. Il n'était pas mauvais, mais trop classique. Bonne nouvelle : la suite semble donc déterminer à corriger le tir pour proposer un mode multi capable d'offrir aux joueurs de très longues et très nombreuses heures de jeu. Bien sûr, le but de la manœuvre ne sera pas d'éclipser le mode solo, mais de donner un maximum de relief à un titre qui tape déjà dans l'originalité : un FPS dans l'univers western.

Dans notre première prise de contact avec le jeu (cf. notre première preview de ce Call of Juarez), nous vous informions sur l'impossibilité d'entreprendre la campagne à deux joueurs pour des raisons scénaristiques, malgré la présence permanente de deux protagonistes. Qu'à cela ne tienne, Bound In Blood en multijoueurs aura ses propres scénarios ! Pas de quoi faire plusieurs niveaux de suite, cependant chaque mode de jeu à plusieurs et chaque carte aura ses propres objectifs, sa propre histoire. Des histoires qui se calquent d'ailleurs sur des faits réels d'époque comme les braquages de banques des fameux frères Daltons, le règlement de compte à OK Corral, etc.

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Une diversité de petits récits, légendes urbaines de l'Ouest américain, qu'il sera possible de jouer avec 13 classes différentes de personnages. Du trappeur au mineur, en passant par le « bandito » mexicain, les clichés les plus représentatifs de l'époque seront présents. Bien sûr, chaque classe aura ses points forts et ses points faibles. Il sera surtout question de trouver le bon compromis pour déterminer quel personnage faire évoluer selon les environnements, mais aussi selon les choix de vos adversaires. Il sera également possible d'optimiser vos classes en cours de partie, en augmentant la vitesse et la jauge de vie de votre avatar avec l'argent remporté par vos premiers tirs, ceci afin de compenser vos talons d'Achille.

En pratique, on s'aperçoit rapidement que pour les combats urbains, les petites ruelles et les intérieurs des habitations sont le territoire des fusils puissants de courte portée. Le bandit mexicain avec ses deux canons sciés est idéal. Par contre, une fois ses deux cartouches tirées, il perd beaucoup de temps à recharger (ne parlons pas de sa vitesse de déplacement, il se traîne une caravane !). Si l'envie lui prend de se promener dans des rues plus larges, gare au sniper qui l'attendait bien tranquillement du haut de son toit. Dans les grands espaces, les fusils intermédiaires font la loi, mais l'arc de l'indien est redoutable : malgré un temps de mise en joue plutôt long, les tirs sont très précis et la moindre flèche s'avère fatale.



« Nous n'avons pas affaire à des commandos futuristes armés comme des tanks qui cavalent à la vitesse d'un Usain Bolt »

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Manette en main, tout est intuitif, les spécialistes du FPS prennent très rapidement leurs repères et les novices s'adaptent sans trop de problèmes. Les commandes tombent sous le sens. Au début, c'est quand même la lenteur des déplacement qui choque un peu par rapport à tous les autres FPS. Forcément, nous n'avons pas affaire à des commandos futuristes armés comme des tanks qui cavalent à la vitesse d'un Usain Bolt, mais à des gaillards qui se déploient sous un soleil de plomb avec un vent poussiéreux. Il existe bien une touche pour sprinter, il faudra néanmoins faire l'impasse sur les tirs lors de ces passages. Une forme de « réalisme » d'époque qui perturbe au début mais l'on s'y fait rapidement.

On a également apprécié un détail important dans un FPS, la mise à couvert. Dans la version que nous avons joué, Call Of Juarez : Bound In Blood possède un système d'automatisme qui met le joueur dans la position idéale derrière n'importe quel élément du décor. Les éléments étant de tailles et de natures différentes, ce système agit de lui-même afin que l'on soit caché juste ce qu'il faut pour tirer et être protégé au maximum à la fois. Une touche permet en outre de se couvrir totalement pour recharger ou se protéger d'une riposte. Cette mise à couvert automatique s'avère même intelligente et ne se fait que lorsque que l'on se place réellement de manière à tirer profit du décor : on ne se retrouve pas subitement en train de ramper par erreur parce que l'on passe trop près de deux tonneaux.

« Le mieux est de faire équipe avec un autre membre et se protéger mutuellement »

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Pour remplir un objectif, il faudra donc se déplacer intelligemment, car il faut peu de balles pour se faire terrasser. Les raids solitaires à la Rambo ne servent à rien ! D'ailleurs, le mieux est de faire équipe avec un autre joueur et de se protéger mutuellement, afin de progresser lentement mais sûrement vers vos objectif. Lors du braquage des banques par exemple, vous devrez d'abord faire sauter les coffres intermédiaires, puis les coffres forts, avant de démolir les portes de l'écurie pour prendre la fuite. L'équipe adverse devant défendre coûte que coûte et, à défaut de réussite, liquider les fuyards. Ensuite, les rôles s'inversent.

Nous avons peut-être observé un petit défaut dans ce procédé d'attaque-défense. L'équipe qui attaque les objectifs termine toujours par avoir le dernier mot, car il est bien plus difficile de défendre, si bien qu'en deux manches l'équipe qui gagne s'avère être en réalité celle qui réussit son attaque le plus rapidement possible. Autre point faible : lorsque l'on veut changer d'arme pour ne pas se retrouver avec un calibre vide au milieu d'un duel, on subit un rechargement automatique et forcé si le timing est mauvais ! Hormis ces petites remarques, tout est très bien équilibré et nul doute que les joutes à 16 ont de quoi faire des ravages !

« Call of Juarez : Bound in Blood semble être un jeu très équilibré, très accessible, et très plaisant en multijoueurs »

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Ce qui fait la richesse du mode multijoueurs, hormis les scénarios de certains niveau en plus des deathmatchs classiques, c'est aussi le système de comptage des points. Le Bounty System permet aux doués de la gâchette qui alignent les victimes d'avoir une très grosse cote, et de devenir ainsi des cibles très intéressantes à abattre, ce qui leur donne plus de boulot, mais aussi plus de sueurs froides. Le but étant quand même d'avoir les plus grosses primes sur sa propre tête pour l'emporter. Ça donne aussi l'occasion aux joueurs moins bons d'être moins embêtés et de pouvoir faire des gros coups avec un peu de réussite.

Dans l'ensemble, Call Of Juarez : Bound In Blood semble être un jeu très équilibré, très accessible et très plaisant en multijoueurs. Pour ne pas gâcher notre plaisir, de nombreux effets visuels très agréables (flou de chaleur, poussières en suspens dans les rues exposées au vent, etc.) s'ajoutent à la très bonne qualité graphique globale. Le jeu est toujours prévu pour le 2 juillet sur PC, Playstation 3 et Xbox 360. Plus que quelques semaines avant de régler ses comptes au revolver !
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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