Intel i925X, i915P, PCI-Express & Pentium 4 560

19 juin 2004 à 09h00
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Depuis quelques mois, le monde de l'informatique est en ébullition à l'évocation d'un seul terme : 'PCI-Express'. Les cadors que sont ATI et NVIDIA ne jurent plus que par cela, le PCI-Express étant si l'on en croit certains le nouvel eldorado de l'informatique moderne censé révolutionner à lui tout seul le monde du PC. C'est du moins ce que le buzz marketing suggère mais pour le vérifier encore fallait-il disposer de plates-formes adaptées... Après des retards successifs , ces dernières sont enfin prêtes et c'est Intel, principal artisan et promoteur de ce nouveau bus, qui ouvre le bal avec le lancement de ses nouveaux chipsets Grantsdale & Alderwood. A défaut de transcender le PC, cette nouvelle plate-forme va sûrement le faire évoluer de manière assez importante à l'aide de nouveaux standards, que seul Intel a aujourd'hui les moyens d'imposer.

Le fondeur de Santa-Clara mise gros avec ce lancement puisque le passage au PCI-Express est l'un des plus gros changement opéré sur nos Cartes mères depuis près d'une dizaine d'années. Pour réussir son pari, Intel a mis les petits plats dans les grands avec deux nouveaux chipsets, les i915 et i925X mais aussi deux nouveaux Processeurs Pentium 4 et un cortège d'autres améliorations majeures comme l'apparition du fameux Socket T, de la mémoire DDR2 ou bien encore de l'Intel High Definition Audio et du RAID Matrix. Autant de nouveautés qui donnent le tournis de par leur nombre mais aussi par les répercussions qu'elles pourraient avoir dans notre usage quotidien. De quoi nous occuper au travers de cet article qui s'annonce déjà passionnant.

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Cap sur le PCI-Express !

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Jusqu'à présent nos Cartes mères disposaient de deux principaux bus de connexion : un bus PCI pour le tout venant et un bus AGP dédié spécialement aux Cartes Graphiques. Le bus PCI, qui supporte un grand nombre de périphériques (carte son, carte réseau, carte d'acquisition vidéo, etc.) accuse aujourd'hui le poids des années et souffre d'un défaut notable : une bande passante trop étriquée de seulement 133 Mo par seconde, qui plus est partagée entre tous les périphériques qui lui sont reliés. Imaginez le frein que le bus PCI a pu représenter pour les cartes graphiques de l'époque ! C'est en partant de ce constat qu'est né dans le milieu des années 90 le bus AGP dont le but était de soulager le PCI pour offrir aux seules cartes graphiques un maximum de performances. L'AGP, qui est en parti basé sur l'architecture PCI, offre un débit de 2 Go par seconde dans sa dernière révision 3.0 (ou AGP 8x). Le problème est qu'avec l'explosion de la 3D et de la vidéo, les 2 Go de bande passante de l'AGP 8x ne sont plus suffisants d'autant qu'il est ici question d'un bus unidirectionnel au débit de 266 Mo/s en sens montant et 2.1 Go/s en sens descendant.

Pour pouvoir continuer à nous proposer des systèmes toujours plus puissants, aux capacités toujours plus surprenantes, les plus grands noms de l'informatique ont formé un groupe de réflexion qui est à l'origine du PCI-Express. L'arrivée du PCI-Express redéfinit la notion de bus de connexion puisqu'il est ici question d'un bus série de type bidirectionnel avec un fonctionnement point à point. Les données transitent donc sous forme de paquets d'un point à un autre, à la manière d'une connexion Ethernet et le bus est architecturé sous forme de voie. Une voie PCI-Express offre typiquement un débit de 500 Mo par seconde et ce débit lui est propre, c'est-à-dire non partagé avec les autres périphériques. En additionnant les voies, on multiplie le débit : il existe donc des connecteurs PCI-Express 1x (250 Mo/s en sens montant et 250 Mo/s en sens descendant), mais aussi des connecteurs PCI-Express 4x et 8x. Pour les cartes graphiques, Intel propose dans un premier temps le PCI-Express 16x qui offre un débit impressionnant de 4 Go/s en sens montant et 4 Go/s en sens descendant soit un gain non négligeable face au débit théorique offert par l'AGP. A l'avenir, le bus PCI-Express devrait se décliner en version 32x et il n'est pas exclu qu'il soit utilisé pour connecter deux cartes graphiques sur un seul PC, encore faudra-t'il disposer d'une carte mère pourvue de deux slots PCI-Express 16x. La conception plus moderne du bus permet également de réduire significativement les temps de latence grâce à une exécution ordonnée des commandes en attente de traitement. Le PCI-Express a par ailleurs été conçu pour supporter le hot plug (le branchement à chaud n'est bien entendu pas encore supporté pour les cartes graphiques) et son alimentation peut débiter quelques 75 Watts. Pour les besoins spécifiques des cartes graphiques, Intel est à l'origine d'un nouveau connecteur à six broches qui apporte l'énergie supplémentaire nécessaire aux cartes 3D les plus exigeantes.

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Connecteurs PCI-Express

Afin que le PCI-Express s'impose rapidement, ses concepteurs ont fait en sorte qu'il soit reconnu nativement par les systèmes d'exploitation. Du coup une machine PCI-Express fonctionne sans problème sous Windows et ce sans nécessiter de Drivers supplémentaires... Le PCI-Express s'avère en outre moins complexe a mettre en œuvre sur le PCB des cartes mères, le nombre de chemins électriques étant réduit.


Le PCI-Express pourquoi faire ?

Aujourd'hui force est de constater que bien peu d'applications peuvent tirer parti du bus PCI-Express, du moins en ce qui concerne le graphique. Pourquoi ? Tout simplement parce que même les jeux les plus récents ont été conçus pour s'adapter aux possibilités et limitations du bus AGP. Les gains de performances engendrées par le passage au PCI-Express devraient être de l'ordre de 5% et sont principalement dus aux meilleurs temps de latence qu'offre le bus. Face à une telle débauche de gigaoctets à la seconde, les développeurs devront revoir leurs programmes pour qu'ils puissent tirer profit des ressources de l'architecture du PCI-Express. En ce sens la vision d'ATI est intéressante, le canadien se plaisant à présenter le bus PCI-Express comme un moyen d'adresser le processeur graphique comme un véritable coprocesseur ce qui devrait ouvrir la voie à de nouvelles possibilités...

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Connecteur PCI-Express du côté de la carte graphique


En attendant, le PCI-Express a déjà des avantages bien concrets puisque son utilisation permet de travailler sur plusieurs flux vidéos en même temps. Pour mettre en avant cette possibilité, Intel s'est associé à Pinnacle pour une démonstration commune, d'une plate-forme affichant simultanément quatre flux vidéos de 720x576 sans que le processeur central ne soit mis à contribution pour une quelconque opération de décodage. Les vidéastes amateurs devraient être intéressés au premier chef par les possibilités qu'offrent le PCI-Express, celui-ci n'étant pas encore probant lorsqu'il s'agit de jeu 3D.

Au cœur du PCI-Express : les chipsets Intel i915P & i925X

Véritables concentrés de technologie, les deux nouveaux chipsets d'Intel, connus respectivement sous les noms de code Grantsdale (i915) et Alderwood (i925X) se posent en successeurs des Intel i865/i875 et apportent un nombre significatif de nouvelles fonctions. Le chipset i915 se destine au marché milieu de gamme et est décliné en version avec ou sans graphique intégré (i915G ou i915P), alors que son grand frère, l'i925X vise le marché des stations haut de gamme et autres workstations.

Les deux chipsets conservent une architecture traditionnelle faite d'un northbridge et d'un southbridge. La grande nouveauté du northbridge provient naturellement de son support du bus PCI-Express avec la gestion d'une voie 16x. L'autre évolution marquante concerne le contrôleur mémoire qui adopte la DDR2 et peut gérer jusqu'à 4 Go de mémoire vive. Cette dernière est interfacée en 128 bits sur deux canaux avec une fréquence de 533 MHz ceci dans le but d'offrir une bande passante record de 8.5 Go/s. Toutefois, à l'heure actuelle, cette bande passante est quelque peu surdimensionnée par rapport aux capacités des Processeurs Pentium 4 qui ne savent pas encore en tirer profit. Notez que l'i925X est également compatible avec la DDR2 à 400 MHz qui offre dans ce cas de figure une bande passante de 6.4 Go/s. Intel a également travaillé à rendre plus souple son contrôleur mémoire en le dotant de la technologie Flex Memory. Derrière ce nom marketing se cache une astuce technologique qui permet de bénéficier, avec deux barrettes mémoire de tailles différentes, d'un fonctionnement en configuration double canal du bus mémoire pour des performances et une souplesse optimales.

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Chipset Intel i925X

Si l'i925X ne supporte que la mémoire DDR2, son petit frère, l'i915P est également compatible avec l'actuelle DDR400 et c'est au fabricant de carte mère de faire le choix entre DDR2 ou DDR. Par rapport au i915P, le contrôleur mémoire du chipset i925X dispose d'améliorations qui lui sont propres un peu dans la veine du fameux PAT introduit avec l'i875P. Le but de ces améliorations baptisées 'Express' est de réduire la latence lors des échanges entre le processeur et la mémoire. Pour cela Intel agit sur le chemin emprunté par les données en rajoutant opportunément des commandes de maintenance qui réarrangent leur ordre pour mieux les répartir sur les deux canaux afin d'optimiser les temps d'accès. Le fonctionnement exact des ces optimisations reste pour le moins flou, Intel étant très cryptique à ce sujet. Tout comme l'i875P, l'i925X supporte la mémoire ECC ce qui n'est pas le cas de son petit frère l'i915P.

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Schéma d'interconnexions chipset Intel i925X

Le northbridge, un composant NG9225X est relié au southbridge par un lien DMI (Direct Media Interface) offrant une bande passante de 2 Go par seconde contre 266 Mo/s précédemment. Alléchant de prime abord, ce lien est en vérité déjà limité. En effet, en considérant que le southbridge peut gérer jusqu'à quatre ports PCI-Express 1x dont le débit maximal est de 500 Mo/s, l'emploi simultané de quatre périphériques PCI-Express 1x risque de saturer le lien DMI... Le southbridge des chipsets i915 & i925, un composant ICH6, s'avère particulièrement novateur avec l'introduction de nouvelles fonctionnalités. Mais avant de nous pencher sur celles-ci, nous allons nous concentrer sur ses fonctions standards. L'ICH 6 continue de prendre en charge le bus PCI pour une compatibilité descendante avec les périphériques existants et peut gérer jusqu'à six ports PCI. PCI-Express oblige il gère, comme nous le soulignions précédemment, jusqu'à quatre connecteurs PCI-Express 1x. Il intègre également un contrôleur IDE mais celui-ci se voit sévèrement limité puisqu'il ne supporte qu'un seul canal UDMA 100. Ce choix est pour le moins contestable, la grande majorité des périphériques de stockage utilisant encore l'interface ATA, en particulier lorsqu'il s'agit de périphériques optiques. Cette restriction du support IDE se fait au profit de la gestion native de quatre ports Serial-ATA 150 grâce à un contrôleur embarqué. L'implémentation de l'USB 2.0 n'évolue pas, le southbridge supportant toujours un maximum de huit ports. Avec l'ICH6, Intel semble faire marche arrière en ce qui concerne le support du réseau. En effet le southbridge ne comporte aucun contrôleur réseau particulier, et Intel ne propose pour le moment aucune puce réseau pouvant l'accompagner. La raison est simple : avec l'introduction du PCI-Express le goulet d'étranglement que constituait le bus PCI et qui avait motivé le développement du bus CSA et des derniers composants réseau d'Intel est aujourd'hui réglé, du coup le fondeur a préféré laisser le soin à d'autres fabricants de proposer des contrôleurs réseau adaptés au PCI-Express. Bien entendu Intel travaille sur son propre composant réseau PCI-Express, mais celui-ci n'est pas encore prêt.

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Le chipset i925X vu par le gestionnaire de périphériques de Windows

La mémoire évolue : cap sur la DDR2 !

Intel n'est décidément pas avare de premières technologiques, ses chipsets i915P & i925X étant les premiers à gérer nativement la mémoire DDR2. Apparue il y a quelque temps déjà sur les Cartes Graphiques, la DDR2 arrive maintenant sur les Cartes mères et devrait avoir pour intérêt principal d'autoriser des fréquences de fonctionnement plus élevées que l'actuelle DDR. Ceci étant rendu possible par une meilleure fiabilité du signal due à la mise en place physique de l'Off-Chip Driver calibration et de l'On-Die Termination. La DDR2 dispose également de plus de registres et d'un prefetch de 4-bit. Actuellement disponible en versions 400 et 533 MHz, la DDR2 a pour autre avantage de consommer moins d'énergie que l'habituelle DDR. Lorsque la DDR traditionnelle nécessite une tension de 2.5 volts, la DDR2 s'accommode de 1.8 volts.

Techniquement la mémoire DDR2 communique avec le PC en utilisant un bus DDR (Dual Data Rate) qui envoie deux informations par cycle, alors qu'en interne la DDR2 échange des données en QDR (Quad Data Rate) avec la transmission de quatre informations par cycle. Ceci permet d'offrir un débit plus important au détriment, hélas, des temps de latence. Physiquement les barrettes de DDR2 se distinguent généralement de la DDR par l'emploi de puces mémoire au format FBGA généralement gravées en 0.11µ. En outre les barrettes de DDR2 comptent 240 pins, contre 184 pins pour une barrette de DDR. Du coup il n'est pas possible d'utiliser une barrette de DDR2 dans un slot DDR et inversement.


Corsair DDR2

Corsair est l'un des premiers fabricants à adopter la mémoire DDR2. Baptisée XMS2 la nouvelle gamme de mémoire DDR2 présentée à l'occasion du dernier CeBit par Corsair est notamment composée des barettes XMS2 4200 que nous avons pu recevoir pour ce test dans leur version 1 Go (2x512)cadencée à 533 MHz. Comme presque toujours chez Corsair les barrettes sont livrées par paire, et la présentation est soignée. Une fois le blister ouvert, on découvre des barrettes dont chacune des faces est armée d'un radiateur métallique maintenu en place par un film autocollant, aucune attache n'étant présente. Physiquement similaires à des barrettes DDR conventionnelles, les XMS deuxième du nom adoptent un radiateur noir au revêtement brillant.

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Barrettes Corsair XMS2 PC4200

Si la fréquence de 533 MHz des barrettes est alléchante, les timings le sont moins. Corsair annonce en effet les temps de latence suivants : 4-4-4-12 (!). Avec de tels timings, on est loin, très loin des 2-2-2 affichés fièrement par les dernières barrettes XL lancés très récemment par Corsair... Et c'est bien là tout l'handicap de la DDR2 qui s'avère lourdement pénalisée par ses temps de latences on ne peut plus médiocres. Aussi à fréquence égale, la DDR a toutes les chances de s'avérer plus performante que sa remplaçante la DDR2 comme nous le verrons plus loin dans ce test. L'autre inconvénient de la DDR2, fréquences mises à part, vient de son dégagement thermique : comme sur les cartes graphiques, la DDR2 chauffe de manière assez importante et on se dit que le radiateur de Corsair n'est finalement pas du luxe.

Intel High Definition Audio

Le nouvel ICH6 d'Intel dispose de fonctions pour le moins innovantes, le fondeur ayant justement décidé de mettre l'accent sur l'aspect fonctionnel de ses chipsets. Intel va d'ailleurs proposer pas moins de quatre versions différentes de son southbridge avec l'ICH6, l'ICH6R, l'ICH6W et l'ICH6RW. Question caractéristiques techniques l'ICH6 offre le minimum de fonctionnalités et il faudra se tourner vers l'ICH6R pour profiter de la gestion du RAID. L'ICH6W inaugure une fonctionnalité de point d'accès WiFi pour le moins atypique, alors que l'ICH6RW combine RAID & WiFi. Intel n'a hélas pas jugé bon de fournir à nous autres testeurs une carte mère munie de l'ICH6RW aussi nous tairons les fonctionnalités WiFi en espérant pouvoir en parler prochainement.

Les quatre southbridges inaugurent l'Intel High Definition Audio, connu, il fut un temps, sous le nom de code Azalia. L'Intel High Definition Audio est présenté par le géant du processeur comme un nouveau standard destiné à remplacer le vieillissant AC'97. En vérité l'Intel High Definition Audio se base toujours sur un codec AC97 v2.3 externe et est capable de retranscrire le son sur huit canaux avec un échantillonnage 24 bit en 192kHz offrant ainsi une meilleure qualité sonore. Pour cela le composant ICH6 embarque huit moteurs audios DMA indépendants et profite d'une bande passante jamais égalée de 48 Mbps contre seulement 11 Mbps auparavant. La force de l'Intel High Definition Audio réside dans sa capacité à réassigner dynamiquement la bande passante en fonction des besoins du système. Certifié THX et compatible avec les normes Dolby Digital, DTS & DVD-Audio, l'Intel High Definition Audio supporte le Multi-streaming pour envoyer des flux audio différents à divers périphériques. Le nouveau contrôleur audio d'Intel dispose également d'une fonction baptisée Jack re-tasking qui permet de réassigner le rôle de chacun des connecteurs jack en fonction des périphériques qui leur sont raccordés. Ainsi brancher un micro devient véritablement facile puisque plutôt que de faire sa gymnastique sous le bureau pour repérer la bonne prise, la première prise minijack qui vous tombe sous le coude fera dorénavant l'affaire ! A propos de micros, signalons qu'Intel dit avoir sensiblement amélioré le support de ces dispositifs : il fallait autrefois se contenter d'une prise en charge de deux éléments (stéréo) alors qu'aujourd'hui l'Intel High Definition Audio peut gérer 16 éléments.

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Intel Audio Studio : l'Intel High Definition Audio en action

L'High Definition Audio d'Intel profite du nouveau pilote développé par Microsoft : l'Universal Audio Architecture qui a été présenté à l'occasion du dernier TechEd. D'après Intel ce pilote de bus unique a pour avantage d'offrir une plus grande stabilité puisque toutes les Cartes mères pourvues des chipsets i915 & i925X, et quelque soit leurs marques et le codec employé, utiliseront un seul et même pilote. Offrant des fonctionnalités pour le moins convaincantes, l'Intel High Definition Audio semble pécher sur un point, et non des moindres puisqu'il s'agit des performances. Nous avons en effet pu remarquer une occupation CPU importante pouvant peser sur les performances de certains jeux. Avec Far Cry l'activation de l'audio sur notre Asus P4C800 Deluxe nous fait perdre 3fps de performance en moyenne, alors qu'avec l'Intel High Definition Audio l'impact atteint 4% avec une baisse de quasiment 6fps... Autre point à souligner, si l'Intel High Definition Audio supporte l'EAX 1, l'EAX 2 et l'EAX 3 il ne prend pas en charge les derniers environnements audio de type EAX HD qui visent à vous immerger toujours plus au cœur de l'action de vos jeux préférés. Ce choix vient du fait que Creative ne commercialise pas encore de licence pour la dernière évolution de cette technologie préférant l'exploiter sur ses propres cartes.

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Les pilotes High Definition Audio de Realtek



Intel Matrix Storage Technology

Autre grande nouveauté du southbridge ICH6, l'amélioration tous azimuts des fonctionnalités du contrôleur Serial-ATA. Celui-ci est en vérité doté de technologies héritées de la norme Serial-ATA II qui ne devrait plus trop tarder à faire son apparition dans nos machines... L'ICH6R prend donc en charge le Serial ATA AHCI (Advanced Host Controller Interface) qui gère le hot plug ainsi que le Command Queuing. Grâce à cette technologie, le système peut envoyer plusieurs commandes au disque qui va les réarranger dans un ordre optimal afin que leur exécution requière le moins de révolutions possible. Pour fonctionner le Command Queuing nécessite tout de même que le disque dur Serial-ATA supporte cette fonction ce qui n'est pas le cas des disques actuels. Autre impératif l'installation des pilotes Intel Application Accelerator 4.0 ainsi que l'utilisation d'une disquette de pilotes pour installer Windows XP. Précisons que l'AHCI est par défaut désactivé dans le BIOS, du moins sur notre carte mère de référence Intel.

Avec l'ICH6R Intel souhaite surtout mettre en avant, l'Intel Matrix Storage Technology. Derrière cet énième nom typiquement marketing, à l'inspiration remarquable, se cache un ensemble de technologies visant à améliorer les performances des unités de stockage. La technologie Intel Matrix RAID permet de créer un RAID 0 & un RAID 1 sur une pile de deux Disques durs physiques. Ceci dans le but d'améliorer les performances du système disque tout en protégeant au mieux ses données. L'espace de vos deux disques physiques est donc agencé de la sorte : une première partie dont la taille est ajustable sert à créer un volume RAID 1 (typiquement celui sur lequel vous installerez Windows), le reste de l'espace étant alloué à la création du second volume en RAID 0 (ce dernier sera accessible comme un second lecteur sous Windows). S'il semblait jusqu'alors difficile de combiner la sécurité aux performances sans pour autant remettre en cause le fragile équilibre entre sécurité et performances d'un RAID 0+1, Intel relève avec brio son pari en utilisant seulement deux disques là où il en faut habituellement quatre. Nous avons durant nos tests vérifié le bon fonctionnement du RAID 1 en retirant tout simplement l'un des deux disques pour démarrer le système : Windows XP a démarré sans broncher et aucune manipulation n'a été nécessaire pour reconfigurer la pile RAID tout se faisant en automatique.

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Intel Application Accelerator version 4

Globalement la configuration d'un RAID Matrix est quelque peu délicate puisqu'il faut dans un premier temps rentrer dans le BIOS Intel pour créer un RAID 1 sur un espace limité des deux disques. Une fois ce volume RAID créé il faut en passer par l'installation de Windows et des pilotes Intel Application Accelerator RAID Edition pour créer, depuis Windows, le RAID 0 sur l'ensemble du disque et ainsi bénéficier du Matrix. Notez qu'il est également possible de tout faire depuis le BIOS Intel dont la présentation demeure toujours aussi sobre. L'ICH6R offre par ailleurs la possibilité de créer deux volumes RAID sur quatre ports et propose des fonctions de migration avec la possibilité de transformer un disque RAID en une pile RAID 0 ou 1 sans perdre ses données. Signalons que les pilotes Intel Application Accelerator RAID dans leur version 4 ne sont pas encore certifiés WHQL.

Intel livrait dans son kit de test deux disques durs MaXLine III de Maxtor supportant le Serial-ATA II. Le Serial-ATA II devrait offrir un débit de quelques 190 Mo par seconde (1.5Gb/s) et les nouveaux disques Maxtor disposent de 16 Mo de mémoire tampon pour une capacité de stockage de 250 Go, chacun. Avec une vitesse de rotation de 7200 RPM, les disques MaXLine III supportent le Hot Plug, le NCQ et disposent d'optimisations propriétaires qui se caractérisent par l'utilisation d'un processeur plus rapide et de nouveaux algorithmes de mise en cache des données.

Le Prescott et le Pentium 4 Extreme Edition à la sauce LGA775

En plus des nouveaux chipsets que nous évoquions à l'instant, Intel profite du passage au PCI-Express pour introduire deux nouveaux Processeurs haut de gamme : le Pentium 4 560 et son grand frère le Pentium 4 3.4 GHz Extreme Edition. Les deux processeurs adoptent un tout nouveau packaging baptisé LGA775, pour Land Grid Array. Incompatible avec les traditionnels Socket 478, ce nouveau format, également baptisé Socket T, permet à Intel d'ôter les fragiles pins de ses processeurs pour les remplacer par des contacteurs. Physiquement le processeur est donc plat, comporte 775 contacteurs en or et dispose de deux encoches arrondies sur deux de ses tranches. Le die est surmonté d'un heatspreader métallique offrant une surface de dissipation thermique légèrement plus petite que celle des Pentium 4 Socket 478 car usinée de façon à être maintenue en place par le système de fixation très particulier du Socket T. Le dos du processeur comporte, à l'instar des Pentium 4, quelques composants.

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Intel Pentium 4 560 où la découverte du Socket T

Ce nouveau format de processeur est pour le moins surprenant mais relativement ingénieux si ce n'est qu'il déporte le problème à un autre niveau... En effet le processeur ne comportant plus de broches, c'est le socket présent sur la carte mère qui les intègre. Du coup si les processeurs LGA775 sont effectivement moins fragiles qu'auparavant, on ne peut pas en dire autant du Socket T des Cartes mères qui est à manier avec la plus grande des précautions. Physiquement le Socket T est prisonnier d'un système de fixation métallique qui consiste en un rabat de protection que l'on ouvre à l'aide d'un levier mécanique. Une fois la trappe ouverte on peut glisser le processeur, toujours avec prudence et sans forcer le moins du monde, dans le socket ; les encoches arrondies présentes sur les bords du processeur agissent ici comme détrompeur. Le processeur installé, il suffit d'abaisser le rabat et de le fixer fermement en actionnant le levier métallique. Globalement le Socket T nous laisse une impression mitigée car si par chance nous n'avons pas encore sacrifié de broches, il faut rester prudent tant il est vrai qu'elles semblent fragiles.

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Le Socket T dans tous ses états

Revenons-en aux deux nouveaux processeurs Intel pour étudier au-delà de leur physique, leurs caractéristiques techniques. Le Pentium 4 560 adopte la nouvelle dénomination d'Intel et malgré un nouveau packaging et un nouveau nom, il s'agit d'une simple montée en fréquence du Pentium 4E. Cadencé à 3.6 GHz et basé sur un cœur Prescott, le Pentium 4 560 est gravé en 0.09µ et dispose de 1 Mo de mémoire cache L2 en sus des instructions SSE3. Sa fréquence de bus reste inchangée par rapport aux derniers Pentium 4 puisqu'il dispose d'un FSB 800 lui offrant une bande passante de 6.4 Go par seconde. Le coefficient multiplicateur est de 18, la tension de 1.4v et Intel annonce une dissipation thermique de 119 Watts. Etant donné que le Pentium 4 560 utilise l'architecture Prescott, il souffre des mêmes limitations que son prédécesseur à cause d'une latence de la mémoire cache trop importante et d'un pipeline sur 31 niveaux qui pénalise grandement ses performances. C'est probablement pour ces raisons qu'Intel lance en même temps que le Pentium 4 560, le Pentium 4 3.4 GHz Extreme Edition en version LGA775. Les nouveautés sont ici inexistantes puisque le seul changement apporté par ce nouveau représentant de la famille des Extreme Edition vient de son format. La fréquence n'a pas été revue à la hausse, le Pentium 4 3.4 GHz Extreme Edition est gravé en 0.13µ et il utilise toujours un front side bus de 800 MHz. Pour mémoire, les processeurs Extreme Edition sont batis autour d'un core Gallatin, réservé aux processeurs Xeon, qui grâce à l'intégration de 2 Mo de mémoire cache de troisième niveau délivre un haut niveau de performances.

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Processeurs Intel Pentium 4 560 & Intel Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz vus par CPU-Z


En attendant le BTX...

Le kit de presse envoyé par Intel, montre clairement la voie vers un nouveau standard destiné à remplacer l'ATX et baptisé BTX. Il s'agit d'une nouvelle vision de l'agencement de nos boîtiers et cartes mères permettant de faire face à la montée en puissance des processeurs. Si les premières cartes mères utilisant les chispets i915 & i925 se présentent toujours au format ATX on note quelques changements notables censés préparer le terrain au BTX. Tout d'abord le connecteur alimentant le ventilateur du processeur passe de trois à quatre broches et le passage au Socket T est pour Intel l'occasion de faire évoluer son ventilateur de référence. Ce dernier adopte un tout nouveau système de fixation en croix composé de quatre boutons pressions. Une fois le ventilateur positionné sur le processeur, une pression sur chacun des quatre boutons suffit à le mettre en place. Le démontage est tout aussi simple puisqu'il suffit de faire pivoter les ergots de fixation pour déclipser le ventilateur de la carte mère. Physiquement le nouveau ventilateur de référence d'Intel est composé d'un imposant radiateur métallique circulaire dont les ailettes incurvées se dédoublent, comme montré sur le schéma ci-dessous, pour permettre une meilleure dissipation thermique. Le coeur du ventilateur est pour sa part en cuivre et le radiateur est surmonté d'un ventilateur à larges pâles dont la vitesse de rotation varie en fonction de la chaleur dégagée par le processeur.

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Le système de refroidissement du processeur n'est pas le seul à évoluer, puisque le connecteur d'alimentation principal de la carte mère passe de 20 pins à 24 broches comme sur les serveurs. Dans le futur, les alimentations disposeront donc d'un connecteur 24 broches, mais en attendant il reste possible de faire tourner les plates-formes actuelles avec un connecteur ATX standard, d'autant que le connecteur ATX 12 Volts à quatre broches introduit avec les Pentium 4 est toujours d'actualité. Le dernier changement et non des moindres introduit par l'arrivée des systèmes PCI-Express est l'émergence d'un nouveau connecteur spécialement dédié aux Cartes Graphiques. Remplaçant les prises Molex, le connecteur dispose de six broches et fonctionne sur deux lignes de 12 Volts. Il remplacera donc les alimentations nécessitant actuellement deux Molex pour fonctionner. Notez que pour faciliter la transition, il existe un adaptateur transformant votre prise Molex à ce nouveau format.

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Un nouveau ventilateur


Le point sur la pollution sonore

Contre toute attente, nous avons été plutôt satisfait des nuisances engendrées par la nouvelle plate-forme d'Intel. Le radiateur surmontant le processeur s'avère plutôt efficace puisqu'il reste généralement tiède, alors que son ventilateur est somme toute discret. Monté sur nos cartes mères Intel ou MSI, le nouveau ventirad de référence d'Intel s'est révélé être un bonheur d'efficacité tant pour les oreilles que pour le bon refroidissement du processeur. L'histoire change du tout au tout avec les cartes mères ABIT où le ventilateur se transforme en véritable moteur à réaction. Alors que les cartes Intel & MSI régulent en permanence la vitesse de rotation du ventilateur avec de très rares passages en rotation à pleine vitesse, les cartes ABIT ne le font pas, même si l'option ad-hoc du BIOS est activée. Du coup le ventilateur tourne à pleine puissance en permanence et il ne vous reste plus qu'à espérer que les boules quies fassent parties du bundle livré par ABIT.

Les plates-formes de test : Abit, Intel & MSI

Nous avons réuni pour ce test le plus grand nombre possible de plates-formes PCI-Express auprès des constructeurs Abit, Intel & MSI. Equipées des chipsets i925X ou i915P les diverses Cartes mères que nous avons pu récupérer augurent de bonnes surprises au niveau de leurs fonctionnalités avec des prestations pour le moins haut de gamme.


Intel D925XCV

A tout seigneur, tout honneur, aussi nous commençons notre tour d'horizon des cartes mères PCI-Express par la D925XCV d'Intel. Arborant un PCB noir, la carte est plaisante à contempler et se distingue par la présence sur sa partie inférieure d'un logo 'Intel' translucide. La carte voit son chipset i925X surmonté d'un imposant radiateur métallique, dépourvu d'un quelconque ventilateur, alors que son southbridge est lui aussi recouvert d'un radiateur passif, au demeurant plus compact. Dotée de quatre ports PCI la carte inaugure un port PCI-Express 16x et deux connecteurs PCI-Express 1x. Elle dispose par ailleurs de quatre bancs mémoire DDR2 arborant des codes couleurs. L'alimentation de la carte se fait par un connecteur ATX 24 broches en plus d'un connecteur ATX 12 Volts. Intel a également ajouté une prise Molex servant à remplacer le connecteur ATX 12 Volts et l'on trouve, à notre grand étonnement, une seconde prise Molex femelle sur la partie inférieure droite de la carte. Celle-ci sera vraisemblablement utilisée pour relier une quelconque façade lumineuse. Moins gadget, la présence sur la carte de quatre connecteurs Serial-ATA 150, d'un connecteur floppy et d'un seul et unique connecteur IDE. Pour faciliter les branchements, les broches ATX servant à connecter les diodes et autres boutons du boîtier sont repérées par un code couleur.

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Question fonctionnalités la carte propose une prise en charge FireWire avec un chip Agere alors que le Gigabit Ethernet est supporté grâce à une puce Marvell interfacée, et c'est important de le souligner, en PCI-Express. Le codec audio, qui fait partie intégrante de l'Intel High Definition Audio, est ici représenté par une puce Realtek ALC880. Pour le reste, la carte propose deux ports PS/2, un port série, un port parallèle, quatre ports USB 2.0, un connecteur RJ45, un connecteur FireWire, ainsi que divers connecteurs audio (cinq mini jacks analogiques, une sortie optique et une sortie SPDIF). Le BIOS a, comme toujours chez Intel, fait l'objet de beaucoup de soins et il est possible de paramétrer les timings mémoires, la fréquence DDR (on note d'ailleurs que la carte supporte déjà la DDR2 667) et bien d'autres paramètres encore. Si l'overclocking n'est pas possible directement depuis le BIOS (ne cherchez pas le réglage du FSB), Intel livre son fameux et néanmoins célèbre outil d'overclocking maison : l'Intel Desktop Control Centre. Avec ce logiciel il devient possible de contrôler aisément les divers paramètres du système d'un clic de souris, le tout directement sous Windows. Modérons toutefois notre enthousiasme tant il est vrai que certains réglages sont limités : l'ajustement du FSB se fait par l'application d'un pourcentage d'augmentation et non en saisissant la fréquence voulue...

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Intel Desktop Control Center

Intel livre sa D925XCV avec un ensemble d'accessoires dont un rack de connexion en façade, au format 3 ½ qui propose un port FireWire ainsi que des branchements audio de type mini-jack. Le fondeur livre également divers logiciels avec Norton Internet Security & Norton Antivirus 2004, Intervideo WinDVD Creator, Intervideo HomeTheatre Silver, NTI CD Maker 6 & RestoreIT Lite.

Cartes mères Abit AA8 Duramax & AG8

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Abit a choisi de se distinguer en proposant une carte mère pour le moins originale, baptisée AG8. Cette carte, dont le PCB orange aux embouts arrondis n'est franchement pas du meilleur goût se démarque par l'utilisation de la très conventionnelle mémoire DDR en lieu et place de la coûteuse DDR2. Pour cela Abit utilise le chipset i915P avec un southbridge ICH6R. L'autre originalité de l'AG8 vient du ventirad surmontant le northbridge Intel. Il s'agit ici d'un système pour le moins inattendu ; le ventilateur étant positionné à la perpendiculaire du chipset pour expulser l'air chaud, à travers les ailettes du radiateur, vers le bas du système. Le southbridge est quand à lui doté d'un radiateur passif utilisant la même couleur bleu fluo et usiné de façon à former les lettres ABIT sur sa tranche. Au-delà de ces considérations esthétiques la carte est dotée de deux ports PCI, trois ports PCI-Express 1x et un port PCI-Express 16x. En parcourant les divers branchements on trouve en tout et pour tout un seul et unique connecteur IDE, quatre connecteurs Serial-ATA ainsi qu'un connecteur floppy, au demeurant très mal placé puisque coincé en dessous du second slot PCI. La carte peut recevoir jusqu'à quatre barrettes de DDR et son alimentation s'effectue via un connecteur ATX 24 broches, secondé par le traditionnel connecteur ATX12 volts.

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Cartes mères Abit AA8 Duramax & Abit AG8

Il y a quelques mois ABIT annonçait son programme BulletProof dont le but est d'assurer un haut niveau de stabilité en sélectionnant des composants de qualité pour garantir la pérennité de ses cartes. Conséquence du BulletProof, l'AG8 dispose d'une alimentation quadriphasée. Question fonctionnalités l'AG8 propose un contrôleur réseau Gigabit Ethernet RTL8110 de marque Realtek interfacé sur le bus PCI, ainsi qu'un contrôleur FireWire signé Texas Instruments. Le circuit son est moins soigné que celui d'Intel, Abit employant ici un banal codec Realtek ALC658 qui offre une sortie son somme toute basique puisque limitée à 6 canaux. Le constructeur a donc choisi de faire l'impasse sur l'Intel High Definition Audio, qu'il réserve à son modèle haut de gamme à base d'i925X, l'AA8. La carte dispose par ailleurs d'un moniteur de diagnostic des pannes sous la forme d'un afficheur LED. Les connexions proposées par la carte sont les suivantes : deux ports PS/2, un port série, un port parallèle, quatre ports USB 2.0, un connecteur RJ45, un connecteur FireWire ainsi qu'une rampe de connecteurs audio analogiques (5 pour l'AG8 et 6 pour l'AA8) en plus d'une entrée et d'une sortie optique.

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Des radiateurs de chipset étudiés !

Nous avons également pu mettre la main sur l'Abit AA8 Duramax à l'occasion de ce test. Physiquement très proche de l'AG8 cette carte utilise un chipset i925X en conjonction avec de la DDR2. Abit a donc remplacé les bancs mémoire DDR bleu et violet par des bancs DDR2 vert et orange. L'agencement de la carte est strictement identique entre AA8 et AG8, et seuls quelques petits changements d'ordre fonctionnel sont perceptibles. C'est ainsi que l'AA8 est pourvu de l'Intel High Definition Audio avec un codec Realtek ALC880. Pour le reste tout est identique, y compris le BIOS et les fonctions µGuru. Le BIOS est physiquement identique à celui des IC7/IS7, mais Abit a rajouté une entrée 'µGuru' qui permet de régler facilement et rapidement divers paramètres comme le voltage ou les fréquences. Outre le FSB réglable par pas de 1MHz, le µGuru propose de régler les fréquences des bus PCI et PCI-Express et de la mémoire. L'applicatif µGuru intégré au BIOS permet également d'accéder à l'Abit EQ qui offre la possibilité de monitorer les températures, les vitesses de rotation des ventilateurs et leur ajustement en fonction de la charge du système. Question bundle, Abit livre ses deux cartes avec divers manuels, un CD de pilotes, une disquette de pilotes pour le Serial-ATA ainsi que divers accessoires. Les deux cartes sont fournies avec quatres câbles Serial-ATA 150, une nappe floppy, une nappe IDE, un I/O Shield et un T-Bracket regroupant deux ports USB 2.0 et deux connecteurs IEEE 1394.

Carte mère MSI 915P Neo 2

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MSI est également dans les starting Blocks à l'occasion du lancement par Intel de la plate-forme PCI-Express. Le constructeur taiwanais propose à cette occasion une toute nouvelle carte mère, la 915P Neo 2. La carte arbore un PCB noir aux embouts légèrement arrondis et exploite, comme son nom l'indique un chipset Intel i915P. Le northbridge est ici surplombé d'un radiateur passif tout comme le southbridge, la seule différence entre les deux dispositifs de refroidissement étant leurs tailles respectives. La carte dispose d'une alimentation triphasée et accueille naturellement le nouveau Socket 775. Question connecteurs d'extension la carte propose deux ports PCI-Express 1x, un port PCI-Express 16x ainsi que trois connecteurs PCI dont un peinturluré d'orange. Disposant d'un seul canal IDE, la carte propose quatre connecteurs Serial-ATA 150 ainsi qu'un contrôleur RAID ATA de marque VIA. Celui-ci est accompagné par deux connecteurs IDE ATA 133 signalés en jaune sur la carte.

Question fonctionnalités, MSI a mis le paquet puisque outre une prise en charge du RAID IDE, le constructeur propose un circuit gigabit Ethernet de marque Broadcom utilisant le bus PCI-Express. La partie audio est quand à elle composée d'un codec Realtek ALC861 supportant l'Intel High Definition Audio. Globalement bien agencée la MSI 915P Neo 2 dispose des fonctions CoreCell qui se caractérisent notamment par le célèbre Dynamic Overclocking qui reste désactivable dans le BIOS. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, cette fonction permet d'overclocker le système lorsque la charge CPU est maximale afin de gagner en performances.

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Pour ce qui est de la connectique, la carte de MSI propose deux ports PS/2, un port série, un port parallèle, quatre ports USB2, un connecteur RJ45, une sortie SPDIF ainsi qu'une rampe de cinq connecteurs audio au format mini-jack. On retrouve également une sortie optique. Tout comme Abit et Intel, MSI a disposer sur sa carte divers connecteurs d'extension permettant de rajouter des T-Bracket pour augmenter le nombre de ports USB 2.0 & FireWire. En effet si la carte dispose d'un contrôleur VIA gérant le FireWire, aucun connecteur n'est présent et il faudra utiliser le T-Bracket livré. Niveau bundle MSI propose un guide de l'utilisateur, quatre câbles Serial-ATA de couleur orange, une nappe floppy, une nappe IDE, deux convertisseurs Molex vers SATA, un IO-Shield et deux T-Bracket : l'un comportant deux ports USB 2.0, l'autre deux ports FireWire.

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L'arrivée du PCI-Express et des deux nouveaux Pentium 4 change de manière significative la physionomie de nos PC comme nous avons pu le voir précédemment. Ces changements profonds, ont une répercussion sur les méthodes de test qui doivent quelque peu s'adapter pour disposer de points de comparaison valables. Nous avons donc fait notre maximum pour pouvoir comparer, dans les conditions les plus équitables possibles, les plates-formes Intel et AMD actuelles, aux Cartes mères i915P & i925X. Nous avons pour cela eu recours aux configurations suivantes :

  • Carte mère Intel D925XCV, Abit AG8, Abit AA8 Duramax & MSI 915P Neo 2,
  • Processeurs Intel Pentim 4 3.4 GHz Extreme Edition & Pentium 4 560,
  • 2x512Mo de mémoire Corsair XMS2 PC4200
  • Carte graphique MSI GeForce PCX 5750
  • Disque dur Seagate 120Go Serial-ATA 150

  • Carte mère Asus P4C800 Deluxe (v2),
  • Intel Pentium 4C 3.2 GHz & 3.4 GHz,
  • 2x512Mo de mémoire Corsair XMS PC3200 XL,
  • Carte graphique Leadtek A360 TDH (GeForce FX 5700 overclockée à 425/500MHz),
  • Disque dur Seagate 120Go Serial-ATA 150

  • Carte mère NVIDIA nForce 3 250 Socket 754/939
  • AMD Athlon 64 3400+ & AMD Athlon 64 3800+,
  • 2x512Mo de mémoire Corsair XMS PC3200 XL,
  • Carte graphique Leadtek A360 TDH (GeForce FX 5700 overclockée à 425/500MHz),
  • Disque dur Seagate 120Go Serial-ATA 150
Nos systèmes étaient dotés de Windows XP Professionnel Service Pack 1, et nous avons employé les pilotes fournis par Intel. En ce qui concerne la carte graphique nous avons eu recours, sur tous les systèmes, aux ForceWare 61.34.

Note importante : Durant nos tests nous avons eu l'occasion de tester diverses cartes mères dont les performances figurent dans les graphiques ci-dessous. Il est important de souligner que les cartes AG8, AA8 et MSI 915P Neo 2 ne supportaient pas le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz. Les cartes ABIT refusaient de démarrer alors que la carte MSI plantait dans tous les sens. ABIT nous a indiqué travailler sur un nouveau BIOS reconnaissant la signature du P4EE socket 775. Autre précision d'importance, certains fabricants se sont amusés à tweaker leurs BIOS. C'est le cas d'ABIT dont la carte AA8 dispose d'un FSB de 204 MHz alors qu'il reste figé à 200 MHz dans le BIOS... Toujours chez ABIT la carte AG8, exploitant de la mémoire DDR, n'a pas supporté des temps de latence agressifs et nous avons dû nous contenter d'un 7/3/3/2. Sachez enfin que nous avons pris soin de désactiver la fonction de Dynamic Overclocking sur la carte MSI. Cette dernière a un comportement des plus curieux puisque d'après nos tests elle délivre de meilleures performances avec de la mémoire DDR2 cadencé à 400 MHz qu'avec la même mémoire tournant à 533 MHz...


CPUMark 99

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Premier bench de notre série, CPUMark 99 montre tout d'abord que les cartes mères Abit et MSI arrivent à faire un petit peu mieux que la D925XCV d'Intel avec un processeur identique. L'utilisation de mémoire DDR semble quelque peu favoriser l'AG8 mais l'écart relevé est trop faible pour pouvoir tirer de véritables conclusions. Les performances de la carte Abit AA8, à base de chipset i925X, sont ici identiques à celles de l'Abit AG8 qui utilise le chipset i915P. Le Pentium 4 EE 3.4 GHz délivre quant à lui des performances similaires qu'il soit exploité sur une plate-forme i875P ou sur un système i925. Le Pentium 4 560 se montre dans ces conditions 6% moins véloce que le Pentium 4C 3.4 GHz. Les processeurs Athlon 64 dominent nettement la danse avec un 3800+ 27% plus rapide que son concurrent direct, le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz.


3DMark 2001 SE

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3DMark 2001 SE nous permet de mettre en avant des écarts significativement plus importants que ceux constatés précédemment avec CPUMark. Les processeurs AMD restent ici maître du jeu, et la troisième place revient au Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz monté sur une carte mère Intel D925XCV. Sur la même configuration, le Pentium 4 560 (ou Pentium 4E 3.6 GHz) se montre 2% plus lent faisant jeu égal avec le Pentium 4C 3.4 GHz. Les cartes mères Abit et MSI sont ici plutôt décevantes, puisque si l'Abit AG8 muni de DDR fait sensiblement mieux que la MSI 915P Neo 2 munie pour sa part de DDR2, l'AA8 qui exploite un chipset i925X est aussi performante que les cartes à base d'i915P. La carte mère signée Intel semble donc être la plus performante en étant 2.5% plus rapide que l'Abit AA8 Duramax.


3DMark 2003

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Avec le test processeur de 3DMark 2003, si l'Athlon 64 3800+ reste en tête, la seconde place du podium revient au Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz, l'Athlon 64 3400+ s'adjugeant difficilement la quatrième place. Sur la même machine, le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz affiche des prestations à peine supérieures au Pentium 4 560. La carte mère Abit AA8 permet de mettre en évidence un gain de performances de près de 2% face au chipset i915P ici représenté par l'AG8. La surprise vient de la carte MSI qui se glisse en cinquième position en affichant des performances 9% supérieures à celles des cartes Abit, pour une raison non encore élucidée...


Unreal Tournament 2003

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Unreal Tournament, dans sa version 2003, fait la part belle aux Athlon 64 qui dominent le reste de la compétition. Nos autres systèmes à base de Pentium 4 sont ici dans un mouchoir de poche, et il est amusant de constater que le Pentium 4 C 3.4 GHz fait ici jeu égal avec le Pentium 4 Extreme Edition lui aussi cadencé à 3.4 GHz. Les résultats obtenus avec le Pentium 4 560 et nos diverses cartes mères sont tellement proches qu'ils ne permettent pas de les départager.


Return To Castle Wolfenstein

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Autre jeu de notre sélection, Return To Castle Wolfenstein propulse une fois encore l'Athlon 64 3800+ au sommet. Il est suivi du couple Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz et Pentium 4C 3.4 GHz. Les deux processeurs sont ici quasiment à égalité, au FPS près. Le Pentium 4C 3.4 GHz se montre 3% plus lent que nos deux Pentium 4 à 3.4 GHz. La carte mère signée MSI fait une fois de plus mieux que les cartes Abit en égalant les performances de l'Intel D925XCV alors qu'elle est munit d'un chipset réputé moins performant, l'i915P. Chez Abit l'AA8 utilisant le chipset i925X combiné à de la mémoire DDR2 s'affiche comme 1% plus rapide que l'AG8 à base de i915P et de DDR conventionnelle... Preuve s'il en est que la DDR2 et le chipset i925X ont bien du mal à surpasser l'actuelle DDR.


Far Cry

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Plébiscité dès lors qu'il faut opposer différentes Cartes Graphiques, Far Cry n'avait pas encore été intégré à notre protocole "processeur". C'est maintenant chose faite et à la lecture des résultats, le bench semble tout acquis à la cause AMD tant les processeurs Athlon sont largement en tête. Pour votre information, nous avons exécuté Far Cry en 800x600 avec le minimum de détails et à l'aide d'une démo concoctée par nos soins. Le Pentium 4C 3.4 GHz s'affiche ici aussi performant que le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz, preuve s'il en est des ressources du chipset i875P. Comparé au Pentium 4 560, le Pentium 4 Extreme Edition est à peine plus véloce avec une seule petite image par seconde de mieux. Une fois de plus la carte mère MSI se place devant les cartes ABIT dont les prestations sont finalement assez similaires avec une fps d'avance pour l'AA8 à base de i925X face à l'AG8 qui utilise l'i915P.

SiSoft Sandra 2004 - Test processeur

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Le test processeur de SiSoft Sandra 2004, semble contre toute attente, favorable au Pentium 4C 3.4 GHz dont les performances sont de très peu supérieures à celle du Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz du moins lorsqu'il s'agit du score MIPS, le score MFLOPS donnant des résultats inverses. L'Abit AG8 qui exploite de la mémoire DDR semble plaire à SiSoft qui la positionne au même niveau que l'Intel D925XCV, alors que cette dernière utilise un processeur plus puissant et de la mémoire DDR2 ! Sur la plate-forme Intel on constate que le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz est 3% plus performant que le Pentium 4 560. Globalement, les derniers Pentium 4 font ici aussi bien que l'Athlon 64 3800+ et la surprise vient de la carte mère MSI 915P Neo 2 dont les scores sont une fois de plus inexplicables.


SiSoft Sandra 2004 - Test mémoire

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Le test mémoire de SiSoft donne lieu à moins de fluctuations que le test processeur, et c'est cette fois-ci l'Athlon 64 3800+ qui mène la danse. Le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz au format Socket 478 se révèle ici 6% plus rapide que son équivalent au format Socket 775. Ce test à lui seul illustre le fait que la DDR2 est moins performante que la mémoire DDR, alors même qu'elle va plus vite ! Même notre système à base de Pentium 4C 3.4 GHz affiche de meilleurs scores que les machines i925... Les écarts entre chipsets i925 et i915 sont de l'ordre d'environ 3%. Couplé à de la DDR, le chipset i915P ne semble pas être plus performant que lorsqu'il est utilisé avec de la DDR2. Il semblerait même que cela soit le contraire, ce qui tendrait à prouver que l'i915P n'a pas vraiment été optimisé pour la mémoire DDR bien qu'il la supporte. Handicapé par son contrôleur mémoire simple canal, l'Athlon 64 3400+ termine naturellement dernier.


PCMark 2004

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A la frontière entre bench synthétique et bench applicatif, PCMark 2004 donne sa préférence au Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz Socket 478 pour ce qui est du score mémoire, ce qui confirme les observations formulées avec SiSoft. Curieusement le Pentium 4C 3.4GHz affiche ici un score moins bon que celui auquel il aurait pu prétendre, laissant sa place aux systèmes à base de Pentium 4 560. Nos diverses Cartes mères délivrent ici des résultats identiques, fort peu de différences pouvant être relevées entre elles. L'Abit AG8 qui utilise de la DDR fait pour sa part aussi bien que ses concurrentes en DDR2.

Pour la partie processeur, le test donne l'avantage à l'Abit AA8 qui caracolle en tête, devançant l'Intel D925XCV. On note que le Pentium 4 560 semble donner ici de meilleurs résultats, à configuration identique, que le Pentium 4 Extreme Edition de nouvelle génération. Les Athlon 64 sont pour leur part dépassés et la carte la moins performante est signée MSI.

Encodage MP3

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Pour mesurer la rapidité des différents systèmes à encoder des fichiers Wave au format MP3 nous utilisons ce fidèle LAME. Les résultats sont ici exprimés en seconde, et pour la première fois, la carte mère MSI marque le pas avec un score incompréhensible, montrant que notre exemplaire de test est encore loin d'être finalisé. Si l'Athlon 64 3400+ est avant dernier, le Pentium 4 560 sur carte mère Intel D925XCV se montre 8% plus rapide. Les résultats obtenus avec les cartes mères Abit sont ici identiques d'un modèle à l'autre même si très sensiblement supérieurs à l'Intel D925XCV. L'Athlon 64 3800+ n'est pas le processeur plus rapide du test, ce titre revenant au Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz en version Socket 775. On note à ce sujet que le peu d'écart séparant le Pentium 4C 3.4 GHz et les Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz qu'ils soient en Socket 478 ou 775. De là à dire que le passage à la DDR2 n'apporte rien...


WinRar 3.30

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Toujours au chapitre de la compression, notre test WinRar consiste à mesurer le temps mis par chacune de nos configurations pour compresser quelques 250 Mo de données. Les résultats sont logiquement exprimés en secondes et la lanterne rouge du test est l'Athlon 64 3400+ qui est véritablement à la traîne. Le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz au format Socket 478 s'adjuge ici la première place en étant dix secondes plus rapide que son successeur au format Socket 775. L'Athlon 64 3800+ termine second talonné par le Pentium 4C 3.4 GHz et le Pentium 4 560. Sur nos plates-formes Intel & Abit, le Pentium 4 560 délivre des résultats similaires. Sur l'Intel D925XCV il se montre même un peu plus rapide que le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz. Seule la carte mère MSI ne permet visiblement pas de tirer le plein potentiel du processeur puisqu'elle affiche un score moindre que ses concurrentes. Terminons nos observations sur le fait que le chipset i925X et la mémoire DDR2 permettent de gagner deux secondes sur le chipset i915P et la mémoire DDR, du moins si l'on se fie aux cartes mères ABIT.



Encodage vidéo - Windows Media Encoder 9.0

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Le test Windows Media Encoder 9, consiste à mesurer le temps mis par le système pour compresser un fichier AVI au format WMV. Là encore, nos résultats sont exprimés en secondes et l'Athlon 64 3400+ est le grand perdant du test, suivi, par la carte mère MSI dont les mauvaises performances sont inexplicables. Si l'Athlon 64 3800+, fait mieux que son cousin, le 3400+, il reste largement distancé par les Processeurs Pentium 4 à la suprématie éclatante. Ce test nous permet de constater qu'aucune différence notable de performance ne sépare les Pentium 4 cadencés à 3.4 GHz qu'ils soient Extreme ou non, avec un format Socket 478 ou Socket 775. Le Pentium 4 560 s'avère ici jusqu'à vingt secondes plus rapide que les Pentium 4 3.4 GHz ! Pour une fois la carte mère Abit AA8 Duramax parvient à surpasser l'Intel D925XCV de 2 petits pourcents. Il est intéressant de noter qu'ici la carte AG8 utilisant le chipset i915P est à égalité avec la D925XCV d'Intel.


SYSMark 2004

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Nous avons pour habitude de conclure nos tests par SYSMark 2004, et ce n'est pas l'arrivée de la nouvelle plate-forme d'Intel qui va changer cela ! Benchmark applicatif, SYSMark met en avant le Pentium 4 560, qui se montre sensiblement plus performant que son grand frère le Pentium 4 Extreme Edition. Curieusement la carte mère Abit AG8 combinant mémoire DDR et chipset i915P fait mieux que l'Abit AA8 Duramax pourtant équippée de mémoire DDR2 et du chipset i925X... Entre ces deux cartes, celle estampillée MSI signe une belle prestation et pour la première fois l'apport de la DDR2 semble propulser le dernier chipset d'Intel. En effet, le Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz Socket T est ici 9% plus rapide que son aîné au format Socket 478 exploitant le chipset i875P et de la mémoire DDR. L'Athlon 64 3800+ parvient à faire aussi bien que le Pentium 4C 3.4 GHz, ici classé dernier parmi les processeurs Intel mais devançant tout de même l'Athlon 64 3400+.

DDR2 533 vs DDR2 400

Avant de refermer ce dossier nous avons voulu vérifier les performances des diverses fonctionnalités du chipset i925X. Intel ayant modifié en profondeur l'architecture de son chipset, il nous a paru bon de nous attarder quelque peu sur certaines de ses performances. Notre attention s'est tout d'abord porté sur le passage à la DDR2. Conçu pour gérer la DDR2 533, le chipset i925X, tout comme l'i915P, est compatible avec la DDR2 400. Sachant que cette mémoire offre une bande passante en parfaite harmonie avec celle du processeur, nous avons cherché à savoir si un gain de performance était perceptible en passant de la mémoire DDR2 400 à de la DDR2 533.

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SiSoft Sandra 2004 et Return to castle wolfenstein Enemy Territory s'accordent pour dire que la DDR2 533 apporte un gain de performances non négligeable face à la DDR2 400. Sous SiSoft la DDR2 533 délivre une bande passante 7% supérieure à celle obtenue avec de la DDR2 400. Return To Castle Enemy Territory se montre quant à lui 4% plus rapide lorsque nous utilisons de la DDR2 533.


Performances de stockage

Avec le lancement des chipsets i915 et i925, Intel a voulu donner un coup de fouet aux performances des unités de stockage en intégrant le RAID Matrix ainsi que le support de l'AHCI. Nous avons donc cherché à savoir à quel point ces fonctions étaient efficaces en mesurant avec divers disques le débit obtenu en copie de fichiers en fonction de la configuration RAID. Les résultats figurent sur le graphique ci-dessous.

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Première leçon de ce test, le Serial-ATA AHCI et son "command queuing" permettent effectivement de gagner quelque peu en performance, le débit relevé augmentant de 3%. En configuration Matrix les performances du RAID 1 demeurent inférieures à celles d'un RAID 0 sur disques Raptor. Toujours en Matrix le RAID 0 s'avère sensiblement moins performant que lorsqu'il est utilisé seul. On constate une baisse de 20% du taux de transfert entre un RAID 0 conventionnel et un RAID 0 Matrix.


Performances audio

Pour conclure nos tests des fonctionnalités des derniers chipsets Intel, nous avons choisi de mesurer l'impact de l'Intel High Definition Audio sur la consommation en resources processeur dans deux jeux incontournables : Far Cry et Return To Castle Wolfenstein.

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La comparaison entre un codec AC'97 banal et l'Intel High Definition Audio montre que la nouvelle norme d'Intel est clairement plus gourmande. Far Cry est le plus pénalisé par cette gourmandise, son framerate baissant d'environ 8% face à celui relevé sur notre Asus P4C800 Deluxe embarquant un banal codec Realtek. Sous Return To Castle Wolfenstein la baisse de performances est moindre avec une baisse de régime de seulement 4%.

Conclusion

Ce dossier arrivant à son terme, le temps est venu d'exprimer notre sentiment à propos de cette nouvelle plate-forme signée Intel et attendue de longue date. Il faut tout d'abord reconnaître qu'une fois de plus la firme de Santa Clara fait fort, très fort, mais pas forcément là où on l'attendait.

Force est en effet de constater que le nouveau Pentium 4 560 fait bien pâle figure face au tout récent Athlon 64 3800+ d'AMD. L'architecture du Prescott montre une fois de plus de sévères limitations liées à la latence trop importante de sa mémoire cache et au nombre trop élevé de stages de pipelines qui pénalisent le dernier né d'Intel plus souvent qu'ils ne l'aident. Le passage à 3.6 GHz n'arrange pas beaucoup les performances du Prescott et Intel donne une fois encore le sentiment de stagner du côté des fréquences. L'arrivée du model numbering est d'ailleurs l'occasion pour le fondeur de ne plus communiquer sur une fréquence mais sur une référence parfaitement absconse. La sortie du Pentium 4 Extreme Edition 3.4 GHz au format LGA775 est une forme d'avoeu d'impuissance déguisé, le processeur disposant toujours d'un noyau Northwood... Partant de ce constat il est clair que la sortie, inattendue de ce processeur, a pour seul but de permettre à Intel de conserver la face en attendant de pouvoir mieux faire, car tout n'est finalement qu'une question de temps. Si aujourd'hui le Prescott est loin d'être convaincant en terme de performances, ses évolutions futures devraient lui conférer plus de prestance et d'aisance face aux Athlon 64. Mais pour cela Intel devra résoudre divers problèmes et notamment ceux ayant trait à la chauffe et à la consommation électrique... La clé de tous ces maux réside-t-elle dans le BTX ? Seul l'avenir nous le dira et en attendant on regrettera qu'Intel lance son Pentium 4 560 avec un core D0 quelques semaines seulement avant l'arrivée du core E0 qui apportera de nouvelles fonctions... Le prix du Pentium 4 560 annoncé à $637 par quantité de mille nous paraît par ailleurs trop élevé au vu de ses prestations.

Le cas des Processeurs étant maintenant réglé, il nous faut nous attarder sur les chipsets i915P et i925X qui représentent un réel bond en avant tant technologique que fonctionnel. La nouveauté la plus importante est bien sûr l'avènement du PCI-Express qui est, nous dit-on, une étape nécessaire vers une énième montée en puissance de nos Cartes Graphiques. Plus prosaïquement on constate que le gain de performances apporté par ce nouveau bus est somme toute assez faible, puisqu'il n'excède pas les 5% dans le meilleur des cas. L'apport brut est donc aujourd'hui insignifiant et le PCI-Express s'avére plus séduisant pour les vidéastes qui peuvent éditer du contenu haute définition sans le moindre problème que pour les joueurs... Nul ne doute toutefois que le PCI-Express représente l'avenir et sera sous peu incontournable. La migration vers la DDR2 nous laisse en revanche plus sceptique cette mémoire cumulant de lourds handicaps avec des temps de latence exécrables et un dégagement thermique monstrueux, sans même parler du coût... La seule contrepartie positive à tous ces inconvénients est le support de fréquences de fonctionnement élevées : les solutions i915P combinées à de la DDR standard ont donc un avenir radieux.

Côté fonctionnalités Intel a véritablement mis le paquet en proposant un southbridge qui en a ! L'Intel High Definition Audio est une véritable réussite qui aurait presque pu rendre jaloux NVIDIA, si ce dernier n'avait pas lâchement abandonné son APU anciennement présente au sein des chipsets nForce. Sans concurrence aujourd'hui au niveau des solutions audio intégrées à la carte mère, l'Intel High Definition Audio permet dans de nombreux cas de faire l'économie d'une carte son, fusse-t-elle estampillée Audigy. En réalité, seuls les musiciens pourraient y trouver à redire et il nous tarde donc de voir la réaction de la concurrence, à commencer bien sûr par Creative. Plus regrettable est bien sûr l'occupation processeur relevée plus importante que celles de cartes spécialisées comme les Audigy 2. De fait, l'Intel High Definition Audio ne sera vraiment profitable qu'aux amateurs de DVD (audio ou vidéo) alors que les joueurs pourront tout de même se consoler de la petite baisse de performances par l'économie réalisée.

L'implémentation de fonctionnalités de stockage avancées prépare clairement la voie vers le Serial-ATA II et l'innovation caractérisant le mieux l'ICH6R est bien sûr le RAID Matrix. Appréciable et innovant le RAID à la sauce Matrix s'avère souple et plutôt performant. L'ICH6R marque également l'apparition de l'AHCI qui d'après nos tests a une influence plutôt positive sur le débit des Disques durs, encore faut-il que ceux-ci soient compatibles. Finalement notre seul regret avec l'ICH6R concerne son support limité d'un seul canal IDE ce qui est purement inconcevable vu le nombre de périphériques à cette norme encore en circulation aujourd'hui.

L'introduction du Socket 775 est pour sa part tout bonnement cauchemardesque. Séduisant sur le papier ce Socket s'avère dangereux : dangereux parce qu'il est encore plus facile de tordre les broches du Socket que ceux d'un processeur à l'ancienne mode et dangereux car le système de fixation nécessite de déployer des trésors de minutie pour ne rien endommager (attention aux processeurs glissants...). Du côté des Cartes mères, le moins que l'on puisse dire est que les constructeurs ont encore du travail pour optimiser leurs BIOS et seul Intel propose à la date du lancement une carte mère réellement stable aux performances cohérentes.

Vous l'aurez compris, il y a du bon et du nettement moins bon dans la nouvelle plate-forme d'Intel. Le système cumule aujourd'hui divers inconvénients et il ne doit son salut qu'au côté très sexy de certaines fonctions comme l'Intel High Definition Audio. Comme à chaque transition majeure, la nouvelle plate-forme que nous propose Intel est lourde de conséquences et ses performances ne sont pas encore au rendez-vous. Il faudra attendre l'arrivée de processeurs plus puissants, utilisant on l'espère un bus plus rapide, pour que les chipsets i925X et i915P deviennent autre chose qu'une simple démonstration technologique et pourquoi pas une véritable alternative à AMD qui peut aujourd'hui se frotter les mains. PCI-Express ou pas, l'éternel rival d'Intel reste le numéro un en terme de performances !

Intel i925X

4

Les plus

  • Intel High Definition Audio
  • Gestion PCI-Express
  • Intel RAID Matrix

Les moins

  • Performances moyennes
  • Un seul canal IDE
  • TCO trop élevé

0

Performances7

Fonctionnalités8

Fiabilité9



Intel Pentium 4 560

4

Les plus

  • Technologie HyperThreading
  • Instructions SSE3

Les moins

  • Performances peu glorieuses
  • Stagnation en fréquence
  • Nouveau socket

0

Performances7

Innovation6

Rapport qualité/prix7

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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