Preview de BattleForge : sur un air de Magic ?

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Le 31 août 2008
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Bien connu par les amateurs de stratégie pour son travail d'abord sur SpellForce en 2004 puis sur sa suite, Shadow Wars deux ans plus tard, Phenomic a depuis rejoint Electronic Arts et ses innombrables studios disséminés à travers le monde. Ce rachat n'a toutefois pas changé la philosophie de l'équipe allemande qui reste fidèle à son genre de prédilection et travaille maintenant à la conception de BattleForge que nous avons pu essayer à plusieurs reprises à l'occasion de la Games Convention. Si la réalisation technique du titre ne paye pas forcément de mine, nous allons voir que les mécanismes de jeu, eux, devraient être on ne peut plus lucratifs... Si bien sûr la sauce BattleForge parvient à prendre auprès des joueurs. Impressions.

BattleForge : l'Assemblée ?


En fait de stratégie temps réel, il faut bien comprendre d'entrée de jeu que BattleForge ne se limite pas à ce seul genre et ses créateurs ont également cherché leur inspiration du côté des titres massivement multijoueur et surtout des jeux de cartes dans le style du fameux Magic : The Gathering. De prime abord, BattleForge se place malgré tout comme le successeur des précédents titres du développeur et il est donc, de manière très classique, question de manipuler ses unités sur le champ de bataille afin de mettre en déroute les forces ennemies et de capturer l'ensemble des points stratégiques de la carte. Cela étant dit, la dimension « jeu de cartes collectionner » ne tarde pas à pointer le bout de son nez : en effet, toutes les unités et tous les sorts utilisés durant la bataille proviennent du deck.


Plusieurs minutes de gameplay exclusif pour bien comprendre de quoi il retourne

Le deck est un ensemble de cartes qui se substitue dans BattleForge à la base que l'on construit généralement dans un jeu de stratégie temps réel. Il n'est plus question de construire différentes structures pour lancer la production d'unités et pour mettre en place diverses améliorations technologiques. En lieu et place de tout cela, le joueur dispose donc de cartes à utiliser le mieux possible. Nous ne savons pas encore avec précision le nombre de cartes vendues avec le jeu, mais une partie pourra être menée sans bourse délier. En revanche, pour aller plus loin et affronter les meilleurs joueurs, il sera nécessaire de faire jouer le porte-monnaie. BattleForge fait effectivement partie de ces titres mettant l'accent sur les micro-transactions.

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Du coup, en même temps ou très peu de temps après la sortie, des booster packs comme nous pouvons en trouver pour les véritables jeux de cartes à collectionner seront disponibles, et ce, même si Electronic Arts ne semble encore avoir aucune idée des tarifs. Comme pour les ensembles de cartes Magic, le contenu de ces booster packs sera plus ou moins aléatoire et les joueurs seront donc amenés à procéder à des échanges afin de construire leur deck rêvé. Les amateurs de Magic ne le savent que trop bien, la quête du « deck ultime » est une sorte de jeu dans le jeu et Electronic Arts compte certainement sur cet aspect pour assurer le succès de BattleForge. Reste tout de même à voir si la collection de cartes virtuelles marchera autant que celles de Magic ou du Seigneur des Anneaux.

Les différentes cartes ainsi disponibles (Electronic Arts n'a pas encore arrêté le nombre total) représentent des unités, des sorts offensifs / défensifs ou des bâtiments de soutien comme des tourelles de défense par exemple. Pour jouer une carte, il faut tout de même remplir quelques conditions afin que les combats ne se transforment pas en gigantesque foire d'empoigne. Ces conditions ressemblent beaucoup aux ressources des classiques jeux de stratégie temps réel et nous avons tout d'abord l'énergie. Pour en obtenir, il faut prendre le contrôle de « pierres » un peu particulières et bâtir une structure dessus. L'énergie arrive ensuite sans qu'il soit nécessaire de récolter quoi que ce soit, mais le rythme est assez lent et il faut donc contrôler un maximum de « pierres » pour avoir une certaine liberté d'action.

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Second élément à prendre en compte, les « orbes ». Il s'agit cette fois de plus ou moins reprendre le principe des « terrains » de Magic. Il est nécessaire de contrôler des orbes pour être à même de jouer des cartes, ainsi les plus imposantes des créatures auront tendance à demander trois voire quatre orbes quand les plus petites se contentent d'une seule. Enfin, chaque carte jouée ne reste pas indéfiniment en place sur le champ de bataille, il faut effectivement prendre en compte son nombre de charge. Une carte de création d'unités peut ainsi permettre d'appeler dix fois la créature en question, mais une fois que le nombre de charge tombe à zéro, la carte devient inutile. L'un des points clefs du jeu sera donc bien évidemment la constitution d'un deck de qualité.

Il faut effectivement savoir qu'à la sortie du jeu il pourrait y avoir environ 200 cartes différentes, et ce, alors qu'un deck devrait se limiter à 20 cartes ! La sélection risque évidemment d'être rude et sachant que les cartes peuvent « appartenir » à l'une des quatre écoles de magie (Feu, Froid, Nature, Ombre), se posera bien sûr la question du type de deck à assembler : plutôt polyvalent ou focalisé sur une seule école ? C'est là qu'intervient le dernier point essentiel imaginé par les développeurs : le jeu coopératif. BattleForge se conçoit effectivement comme une sorte de MMOSTR dans lequel les joueurs font équipe pour vaincre leurs adversaires : un joueur se focalise sur les créatures quand l'autre axe son deck sur les sorts... À moins que la répartition ne se fasse plutôt par école de magie ?


La bande-annonce officielle diffusée lors de la Games Convention 2008

Techniquement très agréable sans être d'une beauté renversante, BattleForge se distingue surtout par la très grande lisibilité de ses environnements et par ses jolis effets lors de l'utilisation de tel ou tel sort. Nous n'avons pas eu l'occasion de tester beaucoup de cartes, mais de ce que nous avons pu en voir, le jeu de Phenomic semblait déjà bien fonctionner avec des parties au rythme assez enlevé sans pour autant tourner au rush systématique. Le principe de coopération entre les joueurs semblait vraiment bien fonctionner et pour l'occasion nous avions fait équipe avec un développeur... évidemment bien plus habitué de nous ! Très agréable à prendre en main et à pratiquer BattleForge ne soulève en réalité qu'une seule interrogation : ne risque-t-on pas de devoir dépenser un peu beaucoup d'argent pour maintenir un deck compétitif ? Une question à laquelle nous n'aurons de réponse qu'avec la sortie du jeu, prévue l'année prochaine.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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