Red Faction 2

Honkytonk Man
05 juin 2003 à 17h05
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Red Faction, premier du nom, avait eu un certain succès à sa sortie grâce à l'exploitation du moteur Geo-Mod. Celui-ci permettait une plus grande liberté que dans les autres FPS en laissant le joueur se déchaîner sur les éléments du décor. Se frayer un chemin dans le roc en l'explosant à coup de roquettes avait son charme et les maps dans les parties en multijoueurs se transformaient parfois rapidement en carrières de pierre. Le développeur, Volition, nous propose une suite avec une amélioration de ce fameux moteur

Cinq années après la dernière rébellion sur Mars qui avait été prétexte au premier épisode, le dictateur Sopot a utilisé la nano-technologie pour créer des supers soldats. Se rendant compte de la puissance de ceux-ci, Sopot ordonne finalement leur destruction. Alias, c'est le nom de votre avatar, fait partie de la liste des condamnés et réussi à s'échapper avec une poignée d'autres pour rejoindre la « Red Faction » et lutter contre le dictateur au pouvoir. Vos compagnons de guérilla, Molov, Repta, Shrike, Tangier et Quill possèdent chacun des capacités particulières (transport, camouflage, sniping, armes lourdes) mais il ne faut pas vraiment espérer en prendre le contrôle, ils sont essentiellement là pour étayer le scénario.


Sus au despote !!!



Red Faction 2 se présente comme un jeu d'action à la première personne, vous débutez avec une arme ridicule et augmentez votre arsenal au fur et à mesure de votre progression, quelle originalité. Le Geo-Mod marque une fois de plus la spécificité de Red Faction 2 par rapport aux autres jeux du genre et dès les premières minutes, il faut se frayer un chemin à coup de grenades dans le décor. La suite des opérations est elle, beaucoup plus classique et il s'agira toujours de dessouder des hordes d'ennemis. L'arme de départ est ridicule de puissance et il conviendra soit de viser exclusivement la tête, et ce à deux reprises, soit de s'acharner à outrance sur les gardes du dictateur. Leur intelligence n'a rien de remarquable et c'est plutôt leur nombre qui assure le niveau de difficulté. Il est en effet assez fréquent de se retrouver dans un secteur dans lequel débarque un flot soutenu de robots volants ou de gardes épaulés par des tireurs éparpillés tout autour.

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Vous rejoignez une poignée de rebelles : la Red Faction

Rapidement on étoffe son équipement et après le ridicule, et unique pistolet de départ, on se retrouve avec plus de dix flingues parmi lesquels il n'est pas évident de faire un choix en pleine action. Au sein de cet arsenal, c'est du grand classique avec le double pistolet, le fusil à pompe, la mitrailleuse, le fusil de sniper ou encore le lance-grenade particulièrement utile pour « casser du caillou ». Les autres armes sont plus ou moins rapides ou puissantes mais n'ont pas de spécificité particulière ce qui fait qu'on les utilise généralement uniquement lorsqu'on est à cours de munition avec son arme favorite. Ce dernier cas se présente finalement assez rarement dans la mesure ou le jeu est assez généreux, même en mode difficile sur les recharges en munition et autres kits de survie.

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Il est de bon ton de penser que jeux de shoot et réflexion font rarement bon ménage. Red Faction 2 confirme la règle et l'essentiel du gameplay consistera à faire le ménage. Quelques petites énigmes viennent toutefois ponctuer ces phases de « bourrinage » et c'est généralement en utilisant la spécificité du Geo-Mod, à savoir la destruction d'éléments du décors, que l'on s'en sortira. Ces moments sont parmi les plus sympas du jeu mais plusieurs défauts viennent casser l'enthousiasme qui aurait pu en découler. Le fameux moteur de THQ est sympa, il est malheureusement limité aux emplacements défini par les développeurs. Une paroi est par exemple destructible à un endroit et la même paroi ne l'est plus dix mètres plus loin alors qu'absolument rien ne vient marquer cette différence. Il n'est ainsi pas rare de perdre une ou deux grenades à tirer dans un mur pensant trouver un passage sans que cela ne vienne faire d'autres dégâts sur le mur qu'une simple coloration noire. C'est à la fois dommage et énervant. Dommage car le Geo-Mod étant ce qui fait le charme du jeu, on aurait bien aimé qu'il soit utilisé à outrance, énervant car on ne peut s'empêcher de pester d'avoir perdu une munition sans en voir l'effet dans un jeu qui se base sur un tel moteur.

A l'heure ou Unreal 2 a marqué les esprits non pas grâce à un gameplay renouvelé mais par des graphismes fouillés et précis, autant dire que Red Faction 2 déçoit. Les décors sont fades, voire carrément moches. C'est peut être pour rendre compte de la morne vie d'un citoyen sous un régime dictatorial mais point trop n'en faut, nous sommes dans un jeu, que diable. On peut toutefois remarquer que le jeu ne souffre d'aucun ralentissement avec un processeur à 2Ghz, un GeForce 4 ti4200 et 512Mo de mémoire en 1024*768. L'ambiance sonore n'a pas non plus bénéficiée de soin particulier et il faudra se satisfaire d'une bande son et de bruitages assez moyens.

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Quatre engins différents sont à piloter


Multijoueurs ? Non, escarmouche...



Si la campagne solo de Red Faction, premier du nom, était sans surprise, c'était surtout au niveau du multijoueurs que le jeu s'était fait une petite réputation. Nous attendions donc cette nouvelle version au tournant dans le domaine.

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Red Faction 2 propose les classiques « Deathmatch » et « Capture de drapeau » seul ou en équipe mais aussi deux autres modes un peu plus innovants, « Arena » et « Bagman ». Le premier se rapproche du Deathmatch mais fonctionne par tour. Lorsqu'on se fait descendre, il faut attendre la fin du tour pour réapparaître et c'est le dernier joueur vivant qui gagne la manche.
Le mode « Bagman » existe en solo ou par équipe et consiste à conserver le plus longtemps possible une valise. Lorsqu'on transporte la valise, les points augmentent automatiquement et sont décuplés à chaque « frag ». Le porteur de la valise devient donc rapidement la cible de tout le monde. Pour terminer, le mode « Regime » qui ne se débloque que lorsqu'on a suffisamment avancé dans le jeu solo reprend traits pour traits les caractéristiques du mode « Bagman », la valise étant remplacée par la casquette du dictateur avec les cris de la foule qui viennent saluer ou huer le nouveau despote.
Si on en restait là, on pourrait qualifier le multijoueurs de Red Faction 2 de classique mais défoulant. Hélas, trois fois hélas, il faudra se contenter des « bots » pour en découdre car le jeu ne propose aucun mode réseau, ni LAN, ni internet. Tout au plus sera-t-il possible de jouer en écran « splitté » avec un ami sur la même machine. Qui plus est, les bots ne sont pas plus intelligents que dans le mode solo et c'est surtout la précision de leurs tirs qui fait leur force. Pour terminer sur la déception, le Geo-Mod est là aussi sous exploité et aucun mode de jeu ne lui fait vraiment la part belle.


Conclusion



Red Faction 2 avait avec son Geo-Mod un potentiel évident pour séduire les joueurs mais, en l'occurrence, c'est loupé. Ce moteur, techniquement au point soulignons le, est sous utilisé et tout laisserait croire qu'on est dans un FPS traditionnel. Les graphismes ne permettent même pas, comme cela pouvait être le cas dans Unreal 2 de se différencier de la concurrence, tr-s importante sur ce type de jeu. La campagne solo se termine en moins de dix heures et le mode multijoueurs se résume à un match contre des bots ce qui ne permet pas non plus de sauver le jeu grâce à la durée de vie.

Red Faction 2 n'est pas un mauvais jeu, c'est plutôt l'adjectif « fade » qui finalement lui conviendrait le mieux. Nous saluerons toutefois l'effort conséquent consenti sur le prix (30€ au lieu des classiques 50€).

Red Faction 2

Les plus
+ Le fun procuré par le moteur GEO-MOD
+ Modes multi Arena et Bagman plaisants
Les moins
- Moteur GEO-MOD sous-utilisé
- Graphismes pas terribles
- Durée de vie courte
Note globale
Réalisation
Prise en main
Durée de vie
1
Modifié le 20/09/2018 à 15h35
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