James Bond 007 : Nightfire

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Le 13 décembre 2002
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En cette période de fêtes, s'il y a un éditeur qui doit se frotter les mains, c'est bien Elecotrnic Arts. Presque tous les "blockbusters" de la fin d'année viennent de la compagnie américaine : les sempiternels Sims bien sûr mais aussi le décevant Medal Of Honor@jvfr : En Formation, l'excellent Need For Speed : Poursuite Infernale 2, le magique Harry Potter Et La Chambre Des Secrets@jvfr ou le sportif FIFA 2003 pour ne citer que les plus connus. C'est aujourd'hui au tour du célèbre personnage de Ian Fleming de tomber dans l'escarcelle d'Electronic Arts avec James Bond 007 : Nightfire.

Si je vous disais que depuis ma plus tendre enfance, je ne rêve que de rêvetir le costume de l'agent secret le plus connu au monde, vous ne me croiriez pas... Et vous auriez raison ! Moi, les belles bagnoles et les filles sublimes, ce sont des choses qui me passent au-dessus de la tête. La spiritualité, l'art ont bien davantage ma préférence que ces considérations bassement matérielles. Alors quand je me suis lancé dans ce test de 007, c'est avant tout pour te servir, cher lecteur ;-)
Je quitte donc mon vilain habit d'informaticien démodé pour revêtir un sobre mais très classe costume trois pièces. Mon nom est Honky ... Honkytonk Man !

James Bond 007 : Nightfire (nous dirons 007 pour faire plus court) est un, presque classique, FPS qui alterne séquences de "shoot" et d'infiltration. Ce mélange permet de le distinguer de la masse des autres "doomlike" et il se rapproche en fait assez d'un No One Lives Forever. L'aspect gadgets, inévitable dans le cadre d'un James Bond, est un autre point commun entre les deux jeux.


Costume trois pièces et belles "poupées"


Mon nouveau look de gentleman me va comme un gant et il n'aura fallu qu'une courte cinématique pour me faire comprendre que je suis encore la seule et unique personne qui pourra sauver le monde (comme quoi l'habit fait aussi le moine). Les cinématiques seront d'ailleurs assez fréquentes tout au long du jeu mais n'étant pas réalisées avec le moteur 3D de celui-ci, les développeurs ont du faire quelques sacrifices sur la qualité ce qui donne un résultat assez moyen. L'effet rendu est proche d'une vidéo regardée en streaming sur Internet.

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Un FPS somme toutes très classique

Déposé en hélicoptère aux abord d'un château à infiltrer il me faudra choisir entre la méthode "Serious Sam" (NDLR : comprenez "bourrin") et la méthode "Prisoner Of War" (NDLR : comprenez "tout en finesse"). La dentelle, c'est plutôt sur les dessous de mes conquêtes que je la préfère, c'est donc la première solution qui aura ma préférence cette fois-ci. Ceci dit, dans 007, c'est presque toujours la discrétion qui donnera les meilleurs résultats : une partie importante des missions demande de ne pas être repéré et les adeptes du "shoot" pur pourront se lasser d'avoir à faire et à refaire de nombreux passages pour avoir été détecté par tel gardien ou bien telle caméra de surveillance.

L'IA est un point sensible des FPS, surtout lorsque les phases d'infiltration sont à l'honneur. Autant le dire tout de suite, 007 ne révolutionnera pas le genre. Sans être franchement mauvaise, l'IA dans 007 surprend parfois. Il est par exemple possible de passer en courant derrière un gardien retourné sans que le bruit de vos pas (pourtant bien reproduit par les haut-parleurs) ne le mette en éveil. Dans d'autres situations, le gardien en question vous détectera à 30m alors que vous êtes accroupi derrière une caisse ou un bureau. Il devient parfois difficile dans ces situations de se prendre au jeu de l'infiltration tellement il faudra répéter, parfois jusqu'à l'énervement, le chargement d'une partie sauvegardée.

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Les gadgets en tout genre sont bien entendu de la partie

Les gadgets sont sous-exploités


Avec ma panoplie de nouvel homme moderne (rappelez-vous, j'ai quitté mon habit crasseux de testeur informaticien), je dispose de tous les accessoires du parfait "start-upper" mais "tweakés" façon Inspecteur gadget@jvfr : organiseur de poche spécialisé dans le décryptage, montre à découpage laser, stylo à fléchettes soporifiques, clés de voitures électrisantes, téléphone mobile grappin. Rien de mieux pour faire bonne figure en société... mais surtout, indispensable pour se sortir du moindre pétrin. Dans les faits, il m'a cependant semblé que ces gadgets étaient sous-utilisés et que les développeurs auraient pu faire preuve d'un peu plus d'imagination pour nous immerger d'avantage dans l'univers de notre agent british préféré.

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Trop souvent les gadgets sont de simples clefs face aux diverses énigmes qui ponctuent l'aventure. Un icone indique précisément celui qu'il faut utiliser au moment de le faire : cett façon de procéder manque évidemment de surprise et on ne retrouve donc pas le charme caractéristiques même des plus mauvais épisodes cinématographiques. Les séquences action sont pour leur part très classiques. L'IA y est plutôt bonne et les ennemis ne sont pas complètement idiots. Ils se planquent derrière des caisses, vous attendent et évitent de foncer vers vous comme des imbéciles. Dans l'ensemble ça tient la route, chaque arme mise à votre disposition a son utilité et il ne sera pas simple comme avec Medal Of Honor : En Formation de rester en permanence avec la même.

Un James Bond ne serait plus tout à fait le même si son chemin ne croisait pas celui de créatures toutes plus splendides les unes que les autres. Ces James Bond Girls, Electronic Arts ne les a évidemment pas oublié et qu'elles soient simples figurantes, agents à la solde de l'ennemi ou membres des services secrets, les jolies filles sont nombreuses ! Les jupes sont des plus courtes, les chemisiers "oublient" leurs derniers boutons et les combinaisons se portent à même la peau... N'y aurait-il pas du racolage dans l'air monsieur Sarkozy ? (NDLR : ce n'est pas sur la voie publique, on ne risque rien).

L'aspect technique du jeu est dans l'ensemble asez quelconque. La bande son reprend principalement les thèmes du film ce qui donne un résultat sans attrait particulier. Finalement seule la séquence du "game over" reste dans les mémoires, tant elle est énervante ! Du côté des graphismes ce n'est guère mieux et on sent bien qu'Electronic Arts n'a pas fait beaucoup d'efforts pour améliorer la version Playstation 2.

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Notre ami James rivalise de talents... Avec les femmes!

Conclusion


Electronic Arts nous livre avec James Bond 007 : Nightfire un FPS correct, qui se laisse agréablement jouer mais qui ne révolutionne pas le genre. On est loin de la licence bâclée mais il manque cette immersion intense qu'on trouvait par exemple dans Medal Of Honor. Il manque ces petits plus qui font qu'il est parfois difficile de décrocher d'un jeu, que chaque niveau terminé incite à poursuivre sur le suivant.

Le titre développé pour la Playstation 2 a été converti rapidement et sans tenir compte des capacités de nos PC. Pire certaines séquences du jeu originel ont été enlevées... Dans ce cas, il ne fallait évidemment pas s'attendre au FPS ultime. Avec un peu plus de travail au niveau graphique et davantage d'imagination dans certaines scènes, James Bond 007 : Nightfire aurait pu être LE jeu d'action de la fin d'année... Dommage, le costume de 007 (et tout ce qui va avec) me convenait finalement plutôt bien !


James Bond : Opération Nightfire

Les plus
+ Alternance action / infiltration
+ Exploitation correcte de la licence
Les moins
- Manque de "punch"
- IA moyenne en phase d'infiltration
- Bande son banale
Note Globale
Réalisation
Prise en main
Durée de vie
2
Modifié le 19/09/2018 à 16h43

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