Iron Storm

le 06 novembre 2002
 0
00D2000000055271-photo-iron-storm.jpg
Face à la pléthore de doom-like qui constitue la logithèque PC aujourd'hui, il devient bien difficile de sortir de l'anonymat. Certains tentent de se faire connaître en prenant appui sur un moteur graphique réputé, alors que d'autres tentent d'introduire un concept plus ou moins novateur. Développé par les français de 4X Studio et édité par Wanadoo Editions, Iron Storm ferait plutôt partie de cette seconde catégorie.

L'idée de base qui a conduit au développement d'Iron storm est la mise en place d'une réalité parallèle au cours de laquelle la Première Guerre Mondiale ne se serait pas achevée ce matin du 11 novembre 1918 à Rethondes. Au contraire, le premier conflit moderne aurait duré et duré encore pour faire rage toujours au début des années 60... En l'an 1964 pour être exact !


Le Baron Ugenberg



Il va falloir vous y faire, vous êtes maintenant James Anderson, ce que l'on appelle un enfant de la guerre. Né en 1924 et engagé dès l'âge de 19 ans, vous ne vivez que par et pour la guerre en véritable légende vivante des tranchées alliées. Si le conflit perdure depuis 50 ans, il n'a toutefois pas gardé la physionomie que nous lui connaissons. La guerre s'est muée en affrontement Est-Ouest depuis qu'un dictateur mégalo s'est emparé du pouvoir en Russie. Le Baron Nikolaï Aleksandrovitch Ugenberg a en effet brisé la Révolution Bolchevique dans le sang et se fend maintenant de constituer un Empire Eurasien : de l'Atlantique à la Mer de Chine !

00D2000000055276-photo-iron-storm-la-ligne-de-front-coupe-l-allemagne-en-deux.jpg
00D2000000055274-photo-iron-storm-un-nouvel-assaut-suicide.jpg
00D2000000055275-photo-iron-storm-anderson-entre-en-sc-ne.jpg

Dès l'introduction, le ton est donné : un seul homme pourra mettre fin à cette guerre !

Malgré son caractère original, il ne faut pas se leurrer et le scénario ne sert finalement que de prétexte à un doom-like pur et dur. L'histoirien qui sommeille en moi est d'ailleurs tout ce qu'il y a de plus étonné par cette modification de la Première Guerre Mondiale. Si l'idée qu'elle se poursuit 50 ans après son commencement est "amusante", il faut bien avouer que cette transformation en affrontement Est-Ouest digne de la Guerre Froide est finalement moins intéressant... D'autant que l'Allemagne, pourtant au coeur du conflit initial, se trouve partagée en deux.


00D2000000055273-photo-iron-storm-l-europe-en-1964.jpg

Dernier espoir du monde libre



Ce scénario n'est donc qu'un prétexte pour offrir une nouvelle fois aux joueurs le rôle de sauveur. Dès le début de la campagne solo, le ton est d'ailleurs donné. Il faut quelqu'un pour aller derrière les lignes ennemies et saboter l'usine de fabrication d'une toute nouvelle arme, que l'on suppose évidemment redoutable. Votre supérieur hiérarchique n'avait bien sûr personne d'aussi compétent sous la main que ce bon vieux Lieutenant Anderson et vous êtes donc désigné pour cette mission à haut risque.

Iron Storm propose trois niveaux de difficulté et comme la barre est vraiment très haut placée, il ne faudra pas jouer les héros et sélectionner d'entrée de jeu le niveau le plus délicat... A moins d'être un vieil habitué du genre ! Tout au long des sept "missions" que comportent l'aventure, vous aurez l'occasion d'affronter des ennemis très différents et si certains ne sont pas trop gênants, d'autres sauront vous donner du fil à retordre. Les hélicoptères ou les chars d'assaut ne sont déjà pas évidents, mais la palme de la difficulté revient sans conteste aux tireurs d'élite qui peuvent parfois vous abattre d'une seule balle sans vous avoir laissé la moindre chance.


Un concept bien maîtrisé



Aussi frustrant que cela puisse être, il faut cependant avouer que cela participe beaucoup à l'ambiance stressante du jeu. Nous en reparlerons plus loin mais, renforcée par l'excellente bande son, cette ambiance rend le joueur vraiment nerveux par moment. Pour éviter ces snipers, il faudra éviter de foncer bêtement dans le tas et exploiter au mieux les différentes possibilités offertes par le jeu. Il est par exemple possible d'alterner entre la vue à la troisième personne (derrière le héros) et une vue subjective plus classique. Cette dernière sera plus utile lors des phases de "bourrinage" alors que la première permettra de mieux apprécier la position des ennemis et votre propre discrétion. Il ne faudra pas non plus hésiter à ramper pour atteindre des positions plus sûres au nez et à la barbe de ces foutus snipers.

00D2000000055277-photo-iron-storm-j-aime-pas-les-chiens.jpg
00D2000000055278-photo-iron-storm-surtout-ne-pas-p-ter.jpg
00D2000000055279-photo-iron-storm-viendez-ma-bande.jpg

Vue externe ou subjectif, mode "bourrin" ou furtif : vous avez le choix des armes.

Cette alternance de séquences action et de passages plus "infiltration", permet de varier un peu le jeu sans toutefois se départir de l'excellente ambiance déjà mentionnée. James Anderson devra explorer les lignes ennemies pour remplir ses objectifs, mais les développeurs sont parvenus à guider le joueur sans que cela soit trop gênant. La progression se fait de manière très linéaire, mais encore une fois grâce à cette ambiance si particulière et efficace, c'est avec un grand plaisir que l'on se laisse porter. Les seuls choix que devra faire le joueur concernent les armes à emporter car notre héros n'est capable de transporter qu'une seule arme lourde (mitraillette, lance-roquettes, mini-canon...).

Il faudra donc bien réfléchir à l'arme la plus adaptée à chaque situation. Les armes transportées sont visibles sur le dos de notre vaillant soldat lorsque l'on choisit la vue à la troisième personne et, chose plutôt bien pensée, Anderson est incapable d'utiliser les différents équipements du décor (les mitrailleuses lourdes par exemples) avec une arme à la main. Contrairement à certains autres jeux, les échelles ne poseront ici de problème à personne puisqu'il faut les "utiliser" via une pression sur la touche "action" pour monter et descendre. Sachez que là encore il sera impossible d'utiliser une arme pendant que l'on se trouve sur l'une des nombreuses échelles.


00D2000000055280-photo-iron-storm-tout-cela-manque-un-peu-de-d-tails.jpg

Beau de loin mais surtout loin d'être beau !



Venons en maintenant aux points négatifs qui empêchent Iron Storm d'atteindre le statut de jeu incontournable. En premier lieu et il vous suffira de jeter un oeil aux différentes captures d'écran de cette page pour vous en rendre compte : Iron Storm ne brille certainement pas par sa réalisation graphique. Ce n'est pas qu'il soit franchement raté, mais en plus d'avoir pris le parti d'un style graphique résolument différent de ce que l'on a l'habitude de voir (on aime ou on n'aime pas), Iron Storm dispose d'un moteur 3D un peu dépassé !

Les textures manquent singulièrement de détails et les animations des personnages ne sont pas très riches. Iron Storm n'est pas moche, mais il ne soutient pas une seule seconde la comparaison avec le précédent FPS que nous avons testé : le magnifique No One Lives Forever 2. Les tenues des différents protagonistes du jeu ne sont d'ailleurs pas plus réussies que les décors et encore une fois c'est le manque de détails qui étonne. Enfin, on déplorera également quelques petites bizarreries dans la gestion des collisions : rien de grave heureusement, mais quelques étrangetés de temps à autres.


Excellence de la bande son



Si la réalisation technique s'était arrêtée à ce constat, le jeu aurait eu du mal, malgré les qualités précédemment citées, à intéresser le joueur. Il faut pourtant reconnaître que je me suis vraiment beaucoup amusé avec Iron Storm et cela pour deux raisons principales. Tout d'abord, le concept du jeu est parfaitement maîtrisé et les différentes cartes des sept niveaux sont vraiment bien construites. Ensuite, la réalisation sonore d'Iron Storm est tout simplement l'une des meilleures qu'il m'ait été donné d'entendre sur un jeu de ce genre.

00D2000000055281-photo-iron-storm-facile-quand-on-est-planqu.jpg
00D2000000055282-photo-iron-storm-sur-lequel-j-appuie.jpg
00D2000000055283-photo-iron-storm-bouh-qu-il-est-laid.jpg

Des ennemis et des lieux relativement variés.

A milles lieues de la réalisation graphique, l'ambiance sonore apporte une véritable atmosphère au jeu. Sitôt que les ennemis vous ont repéré, les balles fusent dans tous les coins, avec, excusez du peu, un son différent selon l'arme employée et la surface touchée. Les bruitages m'ont semblé extrêmement réalistes et très variés : véhicules, ennemis, chiens... Il y a du monde en face du gars Anderson et cela s'entend !


La Der des Der !



En définitive cet Iron storm reste une bonne surprise. Il ne dispose pas d'une réalisation graphique époustouflante, c'est le moins que l'on puisse dire et souffrira certainement de la comparaison avec les ténors du genre que peuvent être des titres comme No One Lives Forever 2 ou Unreal Tournament 2003. Il faut cependant reconnaître le talent des petits de gars de 4x Studio car malgré cette sobriété graphique, leur jeu est extrêmement prenant.

Par moments trop difficile pour de nombreux joueurs, Iron Storm dispose d'une ambiance sonore tout simplement extraordinaire qui fait véritablement plonger le joueur dans cette guerre interminable. Les incessants bruits de balles, les aboiements de chiens, les hélicoptères ou encore les cris des ennemis sont autant de bruitages capables selon la situation de vous rendre fébrile ou de vous faire carrément sursauter !

On peste régulièrement contre cette intelligence artificielle par trop déséquilibrée mais on s'accroche malgré tout pour voir le niveau d'après, puis celui qui suit et ce jusqu'à la fin d'un jeu qui aurait vraiment mérité meilleur traitement graphique... L'excellence n'était pas loin.


Iron Storm

Les plus
+ Bande son excellente
+ Aventure très prenante
+ Concept bien maîtrisé
Les moins
- Graphismes décevants
- Difficulté trop élevée par moments
Note globale
Réalisation
Prise en main
Durée de vie
2
Modifié le 20/09/2018 à 15h35
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.

Dernières actualités Matériel photo

Des images satellites de la pollution de l’air, c'est possible (et pas joli joli)
Sony et la start-up Light s'associent pour réaliser un smartphone avec plus de 4 capteur
Samsung achète le constructeur d’un module photo pour smartphone avec zoom 25x
#Rediff | Test DJI Osmo Pocket : une caméra 4K sur nacelle stabilisée qui tient dans la poche
Test Dji Osmo Pocket : une caméra 4K sur nacelle stabilisée qui tient dans la poche
#Rediff | Clubic Budget : s'équiper en photo pour moins de 600€
Nano1 : un appareil photo minuscule pour photographier les étoiles
DJI annonce l'Osmo Pocket, une mini caméra avec stabilisateur mécanique à 359€
⚡ 40% de réduction sur une sélection d'accessoires Canon pendant le Black Friday
Nikon Photo Contest 2019 : les candidatures sont ouvertes
Photo : une pose longue de 1000 ans pour documenter les changements climatiques
scroll top