Sea Dogs

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Sea Dogs est l'hommage russe à l'un des meilleurs titres jamais créés dans toute la courte histoire du jeu vidéo... Enfin c'est mon avis et je le partage ! Ce jeu hors-normes, c'est Pirates! de l'illustre Sid Meier. Adaptés sur de nombreuses plates-formes, son succès ne s'est jamais démenti et ce même sur les PC de l'époque (en pauvre CGA 4 couleurs pour ceux qui se souviennent).

Deux ans... Il aura fallu attendre pratiquement deux ans avant de voir Sea Dogs débarquer sur nos côtes. J'exagère un petit peu puisque le titre n'est sorti qu'au mois de novembre 2000 aux Etats-Unis, mais tout de même, qu'il fût long à venir ce soft développé par les russes d'Akella.


De mains en mains

Cet incroyable retard est imputable à de nombreux changements d'éditeurs pour qu'enfin il arrive dans l'escarcelle d'Ubi Soft et soit sorti il y a maintenant un petit mois. Mais alors que la suite est bien avancée (prévue pour cette année d'ailleurs), le jeu a-t-il encore une quelconque chance d'intéresser le public français ? D'autant que l'éditeur français a choisi de le commercialiser en anglais, limitant encore le public potentiel.

Ne commençons pas à critiquer à tort et à travers, après tout le jeu est là et bien là alors que la suite ne devrait pas arriver avant la fin de l'année, au mieux. Installons donc plutôt les quelques 800Mo de données nécessaire au bon fonctionnement de ce Sea Dogs. Cette formalité accomplie, il est plus que temps de lancer le programme et voir si oui ou non le mythique Pirates! s'offre une cure de jouvence !


Levez l'ancre !

Un menu plutôt agréable et des rubriques tout à fait classiques servent d'ouverture à ce jeu. Les options permettent évidemment de régler les différents paramètres du jeu (graphismes, son, contrôles), alors que le bouton "New Game" (le jeu est intégralement en anglais comme nous aurons le temps de le signaler) permet pour sa part d'ouvrir le bal.

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Dommage, on ne choisit ni sa nationalité, ni le nom de son personnage

Vous incarnez Nicholas Sharp, un pauvre bougre bien décidé à partir à l'aventure. Hélas son aventure tournera court puisque lors de son premier voyage, il se fait arraisonner, détrousser et enfermer avant d'être vendu comme esclave à un riche planteur espagnol. N'écoutant que son courage et à l'aide de quelques compagnons de mauvaise fortune, il parvient cependant à s'échapper en subtilisant de surcroît une petite embarcation dont il devient le capitaine.

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Notre aventure commence alors vraiment et nous prenons le contrôle de cet énergumène que la poisse semble poursuivre. Vous débutez donc sur l'île de Highrock et devrez faire avec les moyens du bord. Vous disposez en effet d'un équipage des plus réduit, de quelques cannons, d'une poignée de pièces d'or et d'un bateau minuscule (un pink ce qui se fait de plus petit dans le jeu).

Profitez de votre première ballade en ville pour vous familiariser avec les commandes et visiter tous les bâtiments qui sauront devenir indispensable tout au long de la partie. Contrairement à Pirates!, les déplacements en ville se font réellement, à l'aide d'une vue en 3D qui peut être subjective ou à la troisième personne. Ce faisant vous découvrirez une taverne (lieu d'embauche des membres d'équipage), un magasin (pour le commerce bien sûr), un chantier naval (vous y rendrez souvent visite pour panser les blessures de votre fier navire) et enfin la maison du gouverneur (qui selon sa nationalité vous portera plus ou moins dans son coeur et vous confiera différentes tâches).


L'aventure... C'est l'aventure !

Le tour du propriétaire effectué, n'hésitez pas à vous jeter à l'eau ! La navigation de Sea Dogs est plutôt bien pensée même si radicalement différente de ce à quoi Pirates! a pu nous habituer. Les contrôles y sont par contre totalement différents des déplacements en ville, il faudra donc s'habituer à différentes combinaisons de touches selon les situations (déplacements en ville, navigation, combats maritimes et escrime).

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Les déplacements maritimes font sensation !

La représentation graphique de cette phase de navigation est assez remarquable. Non que la qualité graphique soit renversante... Le jeu date de plus d'un an et par exemple, il ne propose même pas de mode 32 bits. Mais c'est plutôt l'atmosphère que le moteur graphique arrive à rendre qui laisse le joueur agréablement surpris. Les îles sont plutôt jolies et les bateaux bien modélisés... La sensation de navigation, très bien rendue, est tout à fait originale.

Grâce à quelques touches de fonction et à une carte générale qui se découvre au fur et à mesure de l'aventure, le contrôle de votre navire n'est pas bien sorcier. On arrive rapidement à comprendre comment atteindre tel lieu ou bien engager/fuir l'ennemi. Une chose d'ailleurs assez surprenante : il est toujours possible d'échapper à un adversaire... Même s'il dispose d'une meilleure embarcation et de vents largement favorables.

Et on fait quoi au juste ?

Sea Dogs propose au joueur de contrôler Nicholas Sharp et surtout de l'enrichir. Il existe différents moyens de gagner de l'argent le plus évident étant l'exercice de la piraterie. Le plus évident, c'est sûr mais pas le plus simple lorsque l'on commence l'aventure avec un bateau à peine plus grand que le kayak des dernières vacances !

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Artillerie, navigation ou escrime... Vous avez le choix des armes !

Il faudra donc éviter d'avoir les yeux plus gros que le ventre en s'attaquant d'entrée de jeu à l'armada française qui mouille non loin de votre point de départ. Une dizaine de frégates armées jusqu'aux dents vous enverraient par le fond dès la première bordée et sans même que vous ayez eu le temps de dire "ouf". Non, préférez plutôt l'attaque d'un petit commerçant espagnol... C'est moins grandiose mais vous permettra d'obtenir un bateau plus grand, une jolie cargaison et un peu d'argent.

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Le combat naval est certainement la scène clef de Sea Dogs et heureusement, elle est rendue avec beaucoup de talent. Vous devrez contrôler la direction de votre bateau, les munitions actuellement utilisées et bien évidemment le tir de vos artilleurs. Il faut ainsi jongler entre vue éloignée pour avoir une meilleure vision du combat et vue à la lunette pour avoir des informations sur l'ennemi. Un passage en vue latérale vous permettant d'assurer la précision de votre salve.

Selon les munitions employées, l'objectif et les effets seront différents : de la tuerie sur le pont principal à la destruction des voiles, en passant par le "torpillage" de la coque, se sont autant de manière de résoudre le différent qui vous oppose à l'avorton impudent à la tête du navire adverse. Selon que vous choisissiez de le capturer ou de l'envoyer par le fond, vous aurez droit ou non à la scène d'abordage.

Cette dernière est le seul véritable défaut du jeu, dans la mesure où elle est courte, peu réaliste et finalement assez lassante. Vous contrôlez en effet votre avatar et devez diriger son combat contre le capitaine adverse. C'est un duel à l'escrime dont il est question et les amateurs de fleuret regretteront que cette séquence ne soit pas un peu plus recherchée : parades ou feintes sont tout juste de la partie et même le vieux Pirates! faisait beaucoup mieux malgré ses 16 ans d'âge !


Rien d'autre à redire ?

Mis à part ce défaut tout à fait relatif, il faut bien avouer que les petits gars de chez Akella ont réussi un parcours presque sans fautes. Le principe du jeu s'assimile rapidement, les combats maritimes sont très amusants et le joueur prend beaucoup de plaisir à diriger son héros boucanier.

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Quelques unes des nombreuses morts possibles

Afin que nos russes préférés ne prennent pas trop la grosse tête, citons tout de même quelques petits défauts que la venue prochaine d'une suite devraient, je l'espère, corriger. L'idée de la ville représentée en 3D est plutôt sympa au début mais finit rapidement par lasser. Ce n'est pas dramatique mais on aurait finalement préféré une vue à la Pirates!, qui évitait de se taper tous les trajets simplement pour acheter/vendre quelques tonnes de chocolat !

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Si l'aspect jeu de rôle est plutôt sympa et novateur par rapport au jeu de Sid Meier, on regrettera par contre que le côté stratégique de ce dernier n'ait pas été repris. On pouvait y recruter beaucoup plus de marins et former une véritable armée capable de reproduire les plus grands exploits de l'époque. On pouvait marcher sur des villes pour en changer l'appartenance et de ce fait participer au développement de l'empire français d'outre-mer par exemple.

Le jeu de base (v1.0) présentait aussi quelques défauts de stabilité mais des patchs sont sortis depuis. Patchs qui permettent d'obtenir un jeu parfaitement stable quelque soit votre version de Windows. Parfois, ça a du bon les versions anglaises ! Notez au passage qu'au niveau de la configuration demandé cela reste tout à fait correct puisqu'un "petit" Duron 700 suffit pourvu que vous ne souhaitiez pas jouer en 1280x1024 !


Conclusion

A trop vouloir comparer Sea Dogs à Pirates! on finit par manquer ce qui en fait sa spécificité. Là où le jeu de Sid Meier se concentre davantage sur l'aspect stratégique celui d'Akella insiste plus sur le côté jeu de rôle. On s'identifie au héros et sa progression participe pour beaucoup à l'intérêt du jeu.

On regrettera en revanche l'absence des grandes batailles pour la prise de villes, le changement de couleur des différentes colonies et la reconstitution des mémorables expéditions de l'époque. Le fait que le jeu se déroule dans un monde imaginaire amoindrit l'impact de l'ensemble et on déplorera bien sûr ce choix.

Bien qu'il arrive sur les étals français avec un retard considérable, Sea Dogs n'en demeure pas moins un produit tout à fait attachant. Il a vieillit graphiquement mais reste tout à fait correct et les aventures qu'il propose ont de quoi ravir les fans de Pirates!... Ou plutôt, les fans anglophones de Pirates!.

Graphismes : 14/20
Bande son : 16/20
Intérêt : 15/20
Durée de vie : 14/20
Attention, le jeu est en anglais.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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