Les services VPN refusent les exigences russes et retirent leurs serveurs du pays

18 mai 2019 à 15h11
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vpn fotolia

Alors qu'en mars le gouvernement russe avait exigé des dix principaux VPN du pays de bloquer certains sites blacklistés par le Kremlin, ces derniers ont décidé de ne pas se plier sous la menace.

Les dix meilleurs services de VPN du pays ont dépassé la deadline. Ils avaient en effet jusqu'à mi-mai pour suivre les exigences du gouvernement russe qui les a enjoints à bloquer les sites qu'il a mis sur liste noire, aux premiers rangs desquels les sites pirates et à contenus extrémistes blacklistés dans le cadre du programme « FGIS ». Et le gouvernement avait de solides arguments pour convaincre les VPN : s'ils n'obéissaient pas, ils seraient à leur tour bloqués. Résultat des courses : un seul VPN a décidé de remplir les exigences du gouvernement.

Un seul VPN a décidé d'obéir au gouvernement

ExpressVPN, HideMyAss, NordVPN, Hola VPN, IPVanish, Kaspersky Secure Connection, OpenVPN, TorGuard, VPN Unlimited ou encore VyprVPN : voilà le nom des 10 fournisseurs de VPN qui ont été sommés de bloquer les sites blacklistés par le gouvernement. On y retrouve aussi bien des sites extrémistes que des sites de messagerie comme Telegram. Car c'est bien tout le service d'un VPN (Virtual Private Network) qui est un outil permettant de naviguer anonymement sur la toile et d'en briser les éventuels géoblocages. Si le VPN TorGuard avait fait cavalier seul en retirant ses serveurs du marché russe pour s'opposer à cette décision liberticide, tous les autres VPN visés par le gouvernement ont décidé de lui emboîter le pas. Tous sauf Kaspersky Secure Connection.



Le début d'un « Internet russe indépendant » inquiétant

Le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse, baptisé Roskomnadzor, a annoncé laisser aux VPN dissidents un délai d'un mois, avant de « restreindre leur accès dans tout le pays ». Cette chasse aux sorcières des VPN n'est pas sans rappeler la création d'un « Internet russe indépendant » en circuit fermé, si ce n'est autarcique. En souhaitant avoir une mainmise sur le trafic internet du territoire et limiter l'accès aux sites étrangers, on comprend mieux pourquoi le Kremlin souhaite mettre les VPN sous sa coupe. Si Kaspersky Secure Connection remplit les exigences du gouvernement, ce dernier pourrait progressivement ajouter bon nombre de sites internet étrangers aujourd'hui disponibles sur liste noire.
Modifié le 13/09/2019 à 14h05
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