Les VPN ne sont clairement plus en odeur de sainteté du côté de la Russie. Le pays mène aujourd’hui une chasse de grande ampleur contre ces outils qui permettent de passer outre toutes les censures.

Avec la guerre en Ukraine, le régime de contrôle d’internet de la Russie s’est encore accru, avec une augmentation de la pression récente qui s'est faite sentir non seulement contre les plateformes américaines comme WhatsApp, mais aussi, fait nouveau, contre Telegram, pourtant ultra-populaire dans ce pays. Et cette pression ne concerne pas que les applications de messagerie, comme on peut le voir aujourd’hui.
La Russie prévoit d’accroître encore la pression sur les VPN
La Russie a toujours affirmé vouloir posséder un « internet souverain ». Ce qui signifie un espace web façonné par les autorités russes. Or, dans ce domaine, il existe une faille importante, expérimentée par tous les pouvoirs dans le monde, qu’ils soient autoritaires ou démocratiques : les VPN. Les réseaux virtuels privés permettent en effet d’accéder à n’importe quel site en changeant artificiellement la localisation d’un appareil.
Mais ça n’empêche pas Moscou d’essayer. Comme nous l’apprend Reuters, le ministre du numérique russe, Maksut Shadayev, a ainsi annoncé qu’il allait encore renforcer les mesures de répression contre les VPN. Cette volonté s’inscrit dans le cadre de mesures plus larges de coupure des connexions mobile et de brouillage des applications de messagerie prises en ce moment.

Plus de 400 VPN déjà bloqués
« L’objectif est de réduire l’utilisation des VPN » a ainsi expliqué Maksut Shadayev dans un message publié sur l’application de messagerie officielle russe, MAX. Il y a indiqué que les autorités faisaient tout pour que cette campagne de répression ait le moins d’impact possible sur les utilisateurs réguliers d’internet.
Reste à savoir jusqu’à quel point cette campagne pourra être utile. À la mi-janvier, les autorités russes avaient ainsi déjà réussi à bloquer près de 400 VPN. Mais il s’agit d’une traque qui apparaît sans fin, puisque dès qu’un VPN disparaît, un nouveau arrive à la lumière du jour. Le tout, alors que, selon des reporters de Reuters, beaucoup de jeunes Russes ont pris l’habitude de changer quotidiennement de VPN.
Source : Reuters