Il ne se lance pas encore tout seul, mais il commence à vous le suggérer. Google teste le démarrage automatique de Chrome en tâche de fond sous Windows 11. Objectif : améliorer la sensation de fluidité… au prix d’une mobilisation continue de la mémoire.

Google Chrome pourrait bientôt s'imposer au démarrage de Windows 11. © aileenchik / Shutterstock
Google Chrome pourrait bientôt s'imposer au démarrage de Windows 11. © aileenchik / Shutterstock

Dans les dernières versions Canary, une nouvelle option permet à Google Chrome de se lancer automatiquement dès l’ouverture de session sur Windows 11. Pas de fenêtre visible, mais des processus déjà actifs, censés réduire le temps d’ouverture apparent lorsqu’on clique sur l’icône. Officiellement, c’est une optimisation, mais dans les faits, cette évolution traduit surtout une présence plus systématique du navigateur dans l’environnement système, au prix du traditionnel compromis « gain de vitesse contre utilisation permanente des ressources ».

Un démarrage anticipé pour améliorer la réactivité perçue

Dans les versions de test, Chrome propose une nouvelle option qui lui permet de se lancer automatiquement dès l’ouverture de session sur Windows 11. Le navigateur ne s’affiche pas à l’écran, aucune fenêtre ne s’ouvre, mais les processus chrome.exe tournent déjà en arrière-plan. En clair, plutôt que de démarrer à froid, Chrome réutilise des éléments déjà chargés en mémoire, ce qui doit accélérer l’affichage de l’interface.

Cette fonctionnalité, pour l’instant désactivée par défaut, s’accompagne déjà d’un message incitatif dans les versions Canary. Le navigateur suggère d’« ouvrir Chrome automatiquement » pour « commencer à naviguer instantanément », et invite l’utilisateur ou l’utilisatrice à autoriser ce lancement automatique. Un clic suffit pour l’ajouter aux programmes de démarrage de Windows 11. Si vous changez d’avis, il faudra manuellement désactiver l’option dans les paramètres du navigateur.

Un faux remède à la lourdeur de Chrome

Ce type de préchargement n’est pas nouveau. D’autres logiciels y ont recours pour améliorer la réactivité perçue. Sauf que Chrome n’est pas un utilitaire léger. Même sans fenêtre, sa présence en mémoire consomme un peu de RAM et pèse sur le processeur.

Alors, évidemment, sur une configuration récente, l’impact sera vraisemblablement marginal. En revanche, sur une machine plus ancienne ou déjà saturée au démarrage, cette activité silencieuse risque de ralentir le reste du système, à plus forte raison que Chrome traîne depuis plusieurs années la réputation d’un navigateur vorace, trop gourmand, trop prompt à multiplier les fonctionnalités, sans jamais chercher à faire le ménage.

À première vue, ce lancement automatique pourrait passer pour une réponse à ces reproches, une manière d’améliorer la réactivité du navigateur. En réalité, Google ne cherche pas à l’alléger, pas plus qu’elle ne s’attache à repenser son architecture pour réduire sa consommation mémoire. L’entreprise préfère jouer sur la perception : si Chrome semble plus rapide à l’ouverture, c’est simplement parce qu’il était déjà actif. Une façon de donner le change sans vraiment s’attaquer au problème de fond.

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31 décembre 2025 à 14h43
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