Après des années d’évolutions menées en parallèle, ExpressVPN engage une refonte de ses applications desktop et unifie enfin ses clients Windows, macOS et Linux autour de Qt.

ExpressVPN fait partie des anciens du marché des VPN grand public et, comme de nombreux services cumulant quelques années au compteur, il traîne des choix techniques d’origine qui ont fini par produire trois applications de bureau fondées sur des architectures différentes. Une fragmentation historique qui explique les différences persistantes entre les clients Linux, macOS et Windows, notamment en matière d’interface et de fonctionnalités. Conscient du problème, le fournisseur tente aujourd’hui de corriger le tir avec Qt, un environnement de développement commun destiné à mutualiser et harmoniser l’évolution de ses logiciels desktop.
Qt pour sortir d’un héritage technique devenu coûteux
Pour rappel, Qt est un framework multiplateforme qui permet de développer une même interface et une même logique applicative, puis de les adapter aux différents systèmes de bureau sans repartir de zéro. C’est d'ailleurs ce qui faisait défaut à ExpressVPN, dont les premières applications desktop, lancées à partir de 2009, avaient été conçues séparément sur Windows, macOS et Linux. Une façon de faire courante à l’époque, chaque OS imposant ses bibliothèques et ses règles réseau.
Sauf qu’avec le temps, cette organisation parallèle est devenue de plus en plus lourde à gérer, puisqu’il fallait développer et maintenir chaque fonction trois fois, avec ses propres ajustements techniques et ses compromis selon l’environnement, adapter l’interface et son organisation à chaque plateforme et composer avec des cycles de mise à jour variables d’un système à l’autre.
L’adoption de Qt doit donc enfin permettre de rationaliser tout cela en mutualisant une grande partie du développement des clients Windows, Linux et macOS, ce qui devrait logiquement contribuer à absorber les divergences structurelles entre les versions et à limiter les (grands) écarts d’interface comme de calendrier. Autrement dit, les différences d’architecture historiques ne pourront plus servir d’argument pour expliquer pourquoi une option arrive plus tard sur une plateforme que sur une autre.

Une refonte qui conditionne les évolutions récentes et à venir
Les premiers effets de ce changement d’architecture se font déjà sentir sur Linux, premier à bénéficier de cette transition vers Qt, avec l’arrivée de fonctions longtemps absentes ou incomplètes, comme le test de vitesse intégré, la gestion directe de l’IP dédiée et la prise en charge de WireGuard.
Sur macOS, la version Qt actuellement en bêta signe le retour du split tunneling sur les versions récentes du système (macOS 11 et ultérieures), officialise le support natif pour WireGuard et introduit une nouvelle interface en ligne de commande (expressvpnctl) pour permettre aux utilisateurs et utilisatrices plus expérimentés d’automatiser certaines tâches, d’intégrer ExpressVPN à des scripts ou encore de gérer leurs sessions directement depuis le terminal.
Enfin, sur Windows, la future version Qt annoncée pour les prochaines semaines doit suivre la même logique d’alignement, avec l’arrivée d’un test de vitesse comparatif, le renforcement du kill switch avancé (Advanced Network Lock) et une interface repensée pour mieux coller aux évolutions déjà visibles sur Linux et macOS.
Source : ExpressVPN
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ExpressVPN est l’un des VPN premium les plus aboutis du marché. Le service combine des débits très élevés, une excellente stabilité, des applications particulièrement faciles à prendre en main et une infrastructure sérieusement documentée. Lightway tient toujours son rang, la couverture multiplateforme reste exemplaire et l’ensemble inspire confiance pour un usage quotidien soutenu. ExpressVPN conserve en revanche une approche assez épurée, avec moins de réglages avancés que certains concurrents et des performances plus inégales dès que l’on s’éloigne des localisations les plus proches.
- Performances très élevées et stables
- Protocole Lightway rapide et bien intégré
- Applications simples, soignées et agréables à utiliser
- Couverture multiplateforme très large
- Transparence et documentation technique solides
- Moins de réglages avancés que certains concurrents
- Latence plus inégale sur certains usages sensibles