Deux semaines avec le Withings Go, le tracker d'activité à encre électronique

Les bracelets connectés et autres trackers d'activité se sont multipliés ces dernières années, et les constructeurs cherchent des solutions pour se différencier de la concurrence, tout en offrant une nouvelle proposition aux utilisateurs. Avec le Go, Withings mise sur l'encre connectée pour tenter de séduire les amateurs de mesure de soi. Le potentiel est-il là ? Je l'ai essayé deux semaines pour répondre à cette question.

Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas porté un appareil de mesure de soi. Et pour cause : ceux-ci ont largement évolué ces dernières années, pour se complexifier, intégrant des capteurs de pulsation, des écrans, des fonctions « montre »... Finalement, ces objets qui n'étaient, à la base, que de simples bracelets bardés de capteurs sont devenus des appareils polyvalents nécessitant une charge de plus en plus fréquente. Or, je fais partie des gens qui estiment que pour être efficace, un objet connecté de ce type doit savoir se faire oublier.

J'ai porté un Jawbone UP24 pendant presque un an et demi, mais son coloris délavé et son usure m'ont finalement poussée à arrêter de le porter. J'ai ensuite adopté quelque temps le Fitbit Pulse et le Withings O², mais avec ces deux modèles, j'ai rencontré un problème : une allergie aux éléments métalliques en contact avec ma peau. Les objets en eux-mêmes ne sont pas en cause : j'ai le même genre de réaction avec les montres, c'est pourquoi je n'en porte pas.

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Le contenu de la boîte du Withings Go.

Ce constat sur deux produits de marques différentes laissait entendre que, dans mon cas, porter un bracelet connecté proposant autre chose qu'un simple élément en plastique à mettre autour du poignet, allait s'avérer compliqué. Jusqu'à ce que Withings présente, durant l'E3 2016, son Withings Go, un capteur d'activité doté d'un écran à encre électronique, offrant la possibilité d'être porté au poignet ou à la ceinture, et destiné à mesurer l'activité physique et le sommeil. Une promesse simple, efficace, à laquelle s'ajoute un autre argument de taille : une autonomie de huit mois assurée par une pile-bouton facile à remplacer.

Au bout de deux semaines d'utilisation, quelles sont mes conclusions ? Faut-il dépenser 70 euros pour acquérir un Withings Go ? Réponse page suivante.

Le bon point de l'autonomie

Dans la boîte du tracker, on trouve bien évidemment le Go, mais également un bracelet-montre en caoutchouc, un support pour ceinture, et c'est tout : pas de câble, puisque le tout fonctionne sur pile. La combinaison écran e-Ink et Bluetooth low energy permet de ne pas avoir à s'inquiéter de l'autonomie du tracker durant huit mois. C'est en tout cas la promesse de Withings : ce n'est pas en 2 semaines que l'on peut vérifier la véracité de cette information.

Néanmoins, et c'est le premier constat : c'est un réel bonheur de pouvoir porter le Go sans avoir à se soucier du pourcentage de batterie disponible, et de ne pas se demander avant de partir quelques jours de chez soi si l'on n'aurait pas dû prendre le câble pour recharger l'appareil. Face à des concurrents qui tiennent la charge 7 jours, 5 jours et parfois moins, le Go s'impose comme un modèle sur ce point.

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Le Withings Go s'accompagne d'un petit accessoire en plastique qui permet d'accéder très facilement à sa pile.

Le smartphone pour le gros des données

La contrepartie, c'est que l'écran e-Ink n'affiche que des données sous une forme simple : l'affichage de base se résume à un cadran qui se remplit au fil de la journée, et donne un aperçu du nombre de pas effectués. Une pression sur l'écran affiche l'heure, là encore sous la forme d'un cadran, pendant quelques secondes.

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L'affichage spartiate donne les informations essentielles.

Pour le reste des informations, il faut se rendre sur l'application Android ou iOS qui se charge de collecter les informations du Go via le Bluetooth. Il s'agit de la même application que celle destinée aux autres trackers de Withings : si, comme moi, vous utilisiez un autre produit de la marque avant le Go, il faut le désolidariser de l'application. Par contre, l'historique des données reste.

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Infos et réglages sont disponibles dans l'application Withings.

Si, durant la journée, on peut se faire une idée du nombre de pas effectués directement sur le capteur, l'application est essentielle pour avoir tout le détail, mais également pour accéder à l'ensemble des données de sommeil. Car si vous décidez de porter le bracelet pour dormir, les capteurs reconnaissent automatiquement que vous êtes couché et collecte les données, le tout, sans friction.

Un capteur à tout faire ?

Que l'on choisisse de le porter dans sa poche ou au poignet - sachant que c'est le meilleur endroit pour une bonne mesure - le capteur s'avère parfaitement robuste. Le bracelet en caoutchouc qui le protège s'assure s'encaisser les éventuels chocs à sa place, et il y a plus de risque de l'abîmer lui que le Go. Le bracelet est disponible en plusieurs coloris - bleu, vert, rouge, jaune, blanc et noir - et le constat effectué sur des produits du même genre, c'est qu'à force d'être porté au quotidien, le bracelet a tendance à devenir terne si l'on opte pour une couleur un peu flashy. Le noir s'avère être, bien souvent, le choix le plus judicieux.

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Vous pouvez choisir de porter le tracker à la ceinture plutôt qu'au poignet.

L'un des autres atouts du capteur s'avère être son étanchéité jusqu'à 50 mètres, ce qui permet de l'utiliser durant ses séances de natation. D'ailleurs, le Go est censé identifier lui-même les sessions sportives de type natation et course à pied, en plus de la marche. On peut regretter que le vélo ne fasse pas partie de la proposition et que les kilomètres avalés en VTT n'apparaissent dans le compte-rendu que comme de chaotiques sessions de marche à pied.

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Le Go ne reconnait pas le vélo parmi les exercices. On obtient donc un comptage faussé en nombre de pas.

Reste que, là encore, il est agréable de n'avoir rien de spécial à faire : ce que le Go peut mesurer, il le reconnait de lui-même. Attention, cependant, à un point : l'application ne se met à jour que quand on l'ouvre. Dans la mesure où le bracelet affiche les informations de base, on ne pense pas toujours à le synchroniser avec l'app. Si vous décidez de le faire après plusieurs jours d'utilisation, cela peut prendre du temps.

Simple et efficace

Si un grand nombre d'appareils de mesure de soi cherchent à aller toujours plus loin, le Withings Go fait le choix inverse : ce tracker opte pour la simplicité, aussi bien en ce qui concerne son design que ses fonctionnalités. En misant sur le plastique et l'encre électronique, Withings fait le pari de la robustesse et de l'autonomie longue durée. Les personnes à la peau sensible n'auront, du reste, pas de souci à se faire, à condition de bien sécher l'appareil et leur poignet en sortant de la douche ou de la piscine.

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Le bracelet en caoutchouc est robuste mais sa conception peut sembler un peu "cheap".

La question que l'on peut tout de même se poser, c'est si le Go mérite que l'on dépense aujourd'hui 70 euros pour en faire l'acquisition. Si on compare son prix à d'autres bracelets de mesure de soi, on se rend compte qu'il coûte globalement moins cher : un Fitbit Flex coûte 100 euros, le même tarif qu'un Withings Pulse O2. Mais ces derniers ont des fonctions plus avancées. Son concurrent le plus féroce reste le Honor Z1, proposé à 80 euros, toutefois, il s'apparente à une véritable montre et dispose d'une autonomie de 3 jours seulement, sans être totalement étanche par ailleurs. La promesse n'est pas la même.

Le Withings Go va à l'essentiel et s'oublie facilement, ce qui est généralement une bonne chose. Si vous cherchez un bracelet de mesure de soi qui offre des fonctionnalités plus poussées, comme la mesure du rythme cardiaque, il n'est pas fait pour vous. Pour le reste, la simplicité du Go s'avère payante, et ce tracker offre de sympathiques avantages pour un prix accessible, tout en répondant à une problématique d'indépendance et d'autonomie qui n'est généralement pas la priorité des constructeurs de ce genre d'objet. Rien que pour ça, il mérite qu'on lui donne sa chance.



Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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