Une semaine avec le Roomba 980, Rolls des aspirateurs robots

Aurélien Audy
09 février 2016 à 11h18
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Un des premiers robots à avoir gagné les foyers - outre le bon vieux mixeur - c'est le robot aspirateur. Il faut dire que la high-tech peut difficilement être plus au service de l'humanité que lorsqu'elle la libère d'une corvée ménagère. Après une semaine à faire mordre la poussière au Roomba 980, la Rolls du leader iRobot, ai-je envie de casser ma tirelire pour un aspirateur autonome et connecté ?

Quand on m'a demandé si je voulais tester le nouveau Roomba 980 d'iRobot, j'ai d'abord ri. Puis j'ai dit non (je fais souvent ça, allez savoir pourquoi...). Mais rapidement j'ai vu sortir une grosse épine de mon pied. Et il faut dire que le prix de l'engin avait d'emblée piqué au vif ma curiosité : « 1 200 euros pour un robot aspirateur ?! A ce prix il doit aussi vitrifier les parquets et shampouiner les moquettes » me suis-je dit... Ravisé, j'ai alors chargé l'engin de 4 kg dans un grand sac à dos pour le ramener - à vélo - au domicile. J'avais hâte de faire la surprise à madame ainsi qu'à ma fille de quatre ans. La petite n'a strictement rien à faire des tâches ménagères, mais je pensais que ça l'amuserait. Bon en fait, le robot lui fait peur... Quant à la grande, elle a accueilli la « nouvelle » comme un soulagement, d'une semaine seulement, certes, mais tout de même. Que ce soit elle, ou moi, qui passe d'ordinaire l'aspirateur (« shi fu mi ! »), une corvée de gagnée, c'est du temps en plus pour tout le monde.


Déballage du Roomba 980



Des aspirateurs robots, j'en avais déjà vus par le passé, chez des amis, sur des salons comme l'IFA, et même à la rédaction. Des iRobot bien souvent ; la marque n'est pas leader du marché pour rien. Visuellement, ce Roomba 980 n'est pas bien différent de ses congénères vendus quatre fois moins cher. Un skateboard d'après ma fille (hum...), mais on peut aussi voir un pied de parasol, un gros pion de dames, ou encore une réplique ratée du Faucon Millenium de Star Wars. Mouais... un gros disque de 35 par 9 centimètres en somme !

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L'apparence est une chose, l'essence en est une autre. En creusant un peu, l'appareil s'avère plus complexe qu'il n'y paraît. Outre les attributs servant au nettoyage (brosse latérale, extracteurs rotatifs de débris, moteur d'aspiration, collecteur de poussières, etc.), cette machine possède son lot de subtilités : détecteur de type de sol, roues relevables et motorisées, caméra de navigation et Wi-Fi ! Néanmoins toute cette technologie reste discrète ; après tout, ce n'est qu'un aspirateur, il ne faut pas effrayer madame Michu. Dans la boîte, pas de rencontre inattendue : iRobot fournit une brosse latérale de rechange, deux murs virtuels (et les piles qui vont avec), deux filtres anti-poussière, la batterie du Roomba et la base de chargement.

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Petit aparté pour préciser ce qu'est un mur virtuel. Il s'agit d'une borne magnétique qu'on dispose à sa guise dans le domicile, généralement dans un encadrement de porte, et qui va dire au robot : « Ne va pas là ». Une sorte de ligne imaginaire ou de périmètre à éviter (en arc de cercle), au choix, on peut régler le mode voulu sur la petite boîte. C'est utile pour interdire au robot l'accès à une pièce ou pour restreindre la zone à nettoyer. Fin de la parenthèse.

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Photo du constructeur

Rien pour l'instant qui n'explique de manière rationnelle le prix astronomique du robot. La caméra et le Wi-Fi ne sont certes pas des caractéristiques courantes, mais d'autres modèles concurrents en sont dotés (Neato BotVac Connected ou LG Hom-Bot Turbo+ par exemple) sans que leur prix ne dépasse ni même n'approche de près le millier d'euros.

Trêve de considérations pécuniaires, un détail me turlupine d'emblée : où vais-je mettre la bestiole ? Parce que l'idée d'un appareil autonome, c'est qu'il puisse agir seul. Et comme le robot aspirateur ne sait pas encore ouvrir les portes, et que je n'ai pas envie de découper une chatière à Roomba dans mes menuiseries, le placard est exclu. Notez de toute façon que cette pièce de la maison est rarement pourvue en prise électrique. Voilà qui est gênant. Car sauf mon respect à iRobot, un Roomba 980 (et même un robot aspirateur en général) dans le couloir ou le salon, c'est sensiblement inesthétique... voire franchement laid. L'astuce : le planquer sous le canapé ou un meuble avec une prise à proximité, vu qu'il passe un peu partout. Mais bon, s'il rate son retour au bercail, il va falloir se vautrer par terre.

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Modifié le 26/06/2019 à 10h06
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