GP2X : la console de jeu portable atypique

20 septembre 2018 à 15h37
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Officiellement disponible depuis novembre 2005, il fallait être particulièrement aux aguets et chanceux pour l'avoir entre les mains pour Noël, tant les livraisons se sont faites au compte-goutte. Mais ça y est, la GP2X est désormais bel et bien disponible, et vous allez bientôt savoir s'il faut ou non jeter son dévolu sur cette console atypique, qui ne sort pas des bureaux de recherche et développement d'un grand constructeur. Cet OVNI (Objet Vidéoludique Non Identifié) est-il en mesure de rivaliser avec une Nintendo DS ou une Sony PSP ? C'est ce que nous allons voir au cours de ce test.

Petit rappel historique

La GP2X est une console de jeu portable développée par la société coréenne Gamepark. Elle est la petite soeur de la GP32, sortie en 2002 aux États-unis et beaucoup plus tard en Europe. Franchement différente des machines marketing de Sony et Nintendo, c'est le bouche-à-oreille et la communauté des développeurs « fans » de la console qui ont permis son relatif succès. Pour une structure comme Gamepark, on peut parler de "succès" pour qualifier la vie de la GP32 et c'est tout logiquement qu'une petite soeur lui a été envisagée. À la suite de problèmes internes, la société Gamepark se scinde en deux, chacune avec un projet distinct : la GP2X pour Gamepark Holdings et la XGP pour Gamepark Inc. C'est de la première dont il est question dans cet article. Peu d'éléments ont encore filtrés sur la seconde initialement prévue pour fin 2006.

Le hardware et l'OS

La GP2X est architecturée autour de deux Processeurs ARM : un 920T à 200Mhz pour le processeur central et un 940T spécifiquement dédié à la vidéo. La console est équipée de 64Mo de mémoire flash qui lui servent à stocker l'OS et les fichiers systèmes, et de 64Mo de Sdram pour la mémoire vive. Si on compare cette architecture technique à celle de la PSP et de la DS, un Mips à 333Mhz pour la première et un ARM 946 à 66Mhz pour la seconde, la console de Gamepark se situe dans le peloton de tête. Sans avoir véritablement fait de Benchmark pour étayer ce point, on peut dire qu'en terme de puissance brute, elle dépasse allègrement la console de Nintendo et se situe au même niveau qu'une PSP.

Comme nous le verrons plus loin dans cet article lorsque nous aborderons la partie logicielle, Gamepark a préféré le pragmatisme et l'universalité aux solutions propriétaires, pour des questions de coût mais aussi de service après-vente. La GP2X est donc équipée d'un logement pour les cartes de type Secure Digital (le format le plus adopté par les constructeurs d'appareils photos compacts à ce jour). Elle se connecte à l'ordinateur, sous Windows, sous Linux ou sous Mac, par l'intermédiaire d'une liaison USB 2.0 et d'un câble du même nom tout ce qu'il y a de plus standard (mini-USB côté console et USB côté ordinateur). La console est alors reconnue par l'ordinateur comme un lecteur externe, du grand classique.

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L'alimentation se fait tout simplement par deux piles AA (deux piles alcalines sont livrées avec la console mais il est recommandé de s'équiper rapidement avec des modèles rechargeables de 2000mA minimum). Gamepark explique le choix des piles au détriment d'une batterie par la petite taille de sa structure qui pourrait difficilement garantir des Batteries de rechange dans deux, trois voire quatre ans.

L'écran qui équipe la GP2X propose une résolution de 320 x 240 pixels et 16 millions de couleurs avec une diagonale de 2,5 pouces au format 4/3. Dans la pratique, cela donne quelque chose d'un peu moins large mais d'aussi haut que l'écran de la Sony PSP et d'à la fois plus large et plus haut que celui de la Nintendo DS. La qualité de l'écran est bonne sans toutefois être au niveau de celui de la PSP. Il a tendance à scintiller légèrement sur le haut, mais il se dit dans les forums que cela pourrait être réglé par des futures mises à jour du firmware. Au cours d'un jeu ou à la lecture d'une vidéo, cet effet n'est pas notable, on le remarque surtout sur des images fixes ou lors de diaporamas.
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Poursuivons avec les entrées/sorties. La GP2X est équipée d'un port d'extension propriétaire qui permet de relier la console à un écran de télévision à l'aide d'un câble disponible en option (15€ environ). En sus des piles, la console peut être alimentée par le secteur grâce à un transformateur 3,3V (disponible lui aussi en option). La GP2X comprend bien entendu une sortie casque au format mini-jack.

La console pèse 161 grammes sans les piles. Comparons-la une dernière fois avec les deux consoles du moment : c'est clairement la plus légère des trois, dans la poche intérieure d'une veste, elle n'est pas plus gênante qu'un portefeuille, ce qu'on l'on pourra difficilement dire d'une PSP ! La GP2X tourne sous une version adaptée de l'OS GNU Linux.

Prise en main, ergonomie

La console de Gamepark bénéficie d'un design abouti et le constructeur a fait ce qu'il fallait pour que son bébé ne se confonde pas avec un jouet pour enfant. Sans atteindre le niveau de finition façon « bijou technologique » de la PSP, la GP2X est bien plus agréable à regarder que la Nintendo DS (NDLR : comment ça, ce n'était pas difficile ?!). Les « techno-fashion-victims » de la rédaction se sont accordées à dire « qu'elle était sympa » (esthétiquement parlant), c'est tout dire.

La prise en main est agréable : les quatre boutons de tir positionnés en croix et les deux « gâchettes » tombent bien sous les doigts quelque soit la taille des mains. Par contre, le pad directionnel analogique est assez « glissant » pour peu que l'on transpire. C'est un point qui est souligné par de nombreux utilisateurs et certains on même proposé des solutions alternatives pour renforcer son adhérence. Dommage qu'un point aussi important pour une console ait été mal évalué. Le choix d'un stick au détriment d'une croix directionnelle est assez étonnant dans la mesure ou, nous le verrons, la console se destine en grande partie à une utilisation en émulateur.

Autre point critiquable : la console met environ 30 secondes à démarrer. C'est long, encore plus lorsque l'on se rend compte que la GP2X ne dispose pas de mode « veille ». Tout n'est pas perdu puisque des futures mises à jour du firmware pourraient améliorer ce défaut. Nous avons aussi remarqué que par moment (une fois sur 30 environ), le démarrage (boot) de la console se bloque, sans aucun message d'erreur. Il faut alors relancer un démarrage (30 secondes de plus !). Ce dernier point est évoqué par d'autres utilisateurs, il ne provient donc pas de notre modèle. À l'heure ou nous publions cet article, un utilitaire qui permet de mettre la console en pseudo-veille vient d'être publié par un développeur. C'est encore insuffisant pour solutionner le problème dans la mesure ou il faut lancer le logiciel comme on lancerait un jeu (et donc quitter l'application en cours), mais cela permet déjà de pallier le problème du long démarrage de la console lorsque l'on veut simplement faire une pause et économiser les piles. Cette histoire de piles et de mode veille nous amène à évoquer l'autonomie de la console, trop faible à notre goût : en lecture vidéo, la durée de vie de deux piles 2100mA ne sera pas suffisante pour lire en entier le peplum "Spartacus" sans changer les piles (2h environ). En jeu, la console tiens le coup un peu plus longtemps et les mêmes piles ont rendu l'âme au bout d'environ trois heure de "beat'em all".

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Autonomie de la GP2X (2 piles 2100mA)

Signalons, pour conclure ce chapitre consacré à la prise en main, que la documentation qui accompagne la console est en anglais. Elle est assez claire et aborde les principales fonctions de la console (jeu, vidéo, audio...) mais aussi des étapes comme la mise à jour du firmware ou l'installation de bibliothèques (SDL).

L'écran d'accueil de la GP2X donne accès au menu suivant : Vidéo, Game, Music, Photo, E-Book, Explorer, Utility et Settings. Ces intitulés parlent d'eux même mais nous allons les détailler ci-dessous.La GP2X bénéficie en apparence des mêmes fonctionnalités que le dernier gadget high tech de chez Sony. Voyons comment elle se positionne sur ces quatre domaines que sont l'audio, la vidéo, la photo et le jeu.

La GP2X comme lecteur vidéo portable

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Au dire du constructeur, le lecteur vidéo installé par défaut dans le firmware supporte les formats Mpeg, DivX et XviD. Au moment où nous écrivons ces lignes, le Mpeg n'est pourtant pas reconnu par le lecteur. On peut toutefois être confiants, et penser que d'ici quelques mois ce format (et d'autres comme le WMV) sera supporté. Le lecteur vidéo est en effet basé sur le logiciel MPlayer, extrêmement populaire sous Linux, qui a été adapté à la console.

Le processeur dédié à la vidéo fait bien son travail et la lecture des DivX est parfaitement fluide, même dans des résolutions élevées type 720 x 480. Il n'est donc pas nécessaire de redimensionner une vidéo compressée pour la faire lire à la console, si tant est que l'on dispose d'une carte mémoire de taille conséquente. Le lecteur vidéo de la GP2X supporte même les sous-titrages (fichiers .srt), fonction rarissime sur les lecteurs vidéo portables : les modèles Archos ne le permettent pas et seul le H&B AV612 et quelques modèles I Station supportent le sous-titrage. Petit bémol tout de même, les accents ne sont pas (encore) reconnus.

En cours de lecture, le pad analogique permet de se déplacer d'un bout à l'autre de la vidéo par l'intermédiaire d'un index, assez pratique. Une pression sur le bouton « Y » du pad fait apparaître un menu qui propose les classiques boutons « play », « pause », « avance » et « retour rapide ». C'est le même menu que nous retrouverons dans le lecteur audio.

Il est bon de noter que les haut-parleurs intégrés à la console sont suffisamment corrects pour suivre un film sans les écouteurs.

La GP2X, bien que ce ne soit pas sa fonction principale, est donc aussi un bon lecteur vidéo portable (PVP) d'appoint. Quand on met côte à côte la GP2X et la PSP, il est clair que l'écran 16/9 de la PSP est beaucoup plus impressionnant mais, accompagnée d'une carte mémoire de 1Go, elle « tient la route ». N'oublions pas la sortie TV (en option), qui transforme en quelques secondes la console en lecteur DivX de salon, ce qu'aucune autre console à ce jour ne propose. Très pratique.

La GP2X comme lecteur audio (MP3)

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Le lecteur audio intégré supporte les formats MP3 et OGG, le WMA étant prévu par une mise à jour du firmware. Les listes d'écoute (playlists) ne sont pas gérées autrement que par répertoire : lorsque l'on sélectionne un morceau, c'est aussi le répertoire de celui-ci que l'on désigne comme liste d'écoute. Une pression sur les gâchettes permet de passer aux morceaux suivants et précédents. En cours de lecture, il est possible d'éteindre l'écran pour augmenter l'autonomie de la console.

La GP2X est, à l'heure actuelle, encore très loin de rivaliser avec le confort ergonomique d'un baladeur MP3. Sur la fonction « lecteur audio », elle se rapproche en terme de confort de ce que propose un PDA et elle sera surtout utile pour dépanner. Les maniaques du MP3 ne choisiront pas la GP2X pour ses fonctions audio.

La GP2X comme visionneuse photo

La visionneuse d'image de la GP2X est sommaire et sera principalement utile pour vérifier la qualité de photos numérique si votre appareil photo utilise lui aussi des cartes de type Secure Digital. La vitesse de la visionneuse est en effet sérieusement limitée par celle de l'accès à la carte Secure Digital, comme elle l'est sur les visionneuses des appareils photos numériques. On notera toutefois que la visionneuse de la console est capable de zoomer et de modifier l'orientation des images.

La GP2X... pour jouer

Je vous voyais désespérer, pauvres lecteurs, en remarquant que je n'avais pas encore abordé la fonction principale de la GP2X : le jeu. Rassurez-vous, nous allons détailler la GP2X sous cet angle dès maintenant.

Commençons par ce qui fâche : à la réception de la console, n'espérez pas vous détendre aussitôt après la fin d'une journée éreintante, car la console est livrée sans CD et donc sans rien à se mettre sous la dent. Il faut se pencher quelques minutes sur la documentation pour se rendre compte que l'éditeur conseille d'aller faire un tour sur http://archive.gp2x.de, un site communautaire en anglais qui recense la quasi totalité des applications, démos, émulateurs et jeux disponibles sur la console de Gamepark. Qu'on se le dise, la section « Jeux » de ce site n'est pas particulièrement enthousiasmante. On a bien de sympathiques portages de « Pang », « Rick Dangerous » et « Nebulus », un « Pong-like », un Tetris un peu triste et un Space Invaders fidèle à l'original, mais c'est à peu prêt tout pour les jeux dignes d'intérêt. Des adaptations des jeux libres sous Linux devraient toutefois rapidement voir le jour sur la GP2X. On trouve par exemple déjà Super Methane Brothers.

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Fatal Fury, Badlands, Captain Commando ou encore Altered beast ont fait les beaux jours des salles d'arcade et fonctionnent sous Mame

Mais la vraie force de la GP2X, qui était déjà celle de la GP32, vient assurément des émulateurs. La console est suffisamment puissante pour émuler sans problèmes les ordinateurs des années 80 (Amstrad CPC, Commodore 64, Amiga, Atari ST...) et les consoles de jeu de la même époque, ou plus récentes comme la Super Nintendo, la Sega Megadrive ou la Neo-Geo. Un émulateur Playstation (PSone) est même en cours de développement (NDLR : même s'il y a peu de chance que la première console de Sony soit parfaitement émulée sur GP2X). Le fameux émulateur de bornes d'arcade Mame est déjà fonctionnel sur la GP2X avec plus d'un millier de jeux supportés (avec le cable TV, on se croirait presque en salle d'arcade)

PlateformeNom de l'émulateur
site officiel
Qualité de l'émulationCommentaire
Atari 2600StellaExcellenteL'émulateur est un portage de la version Linux qui fonctionne très bien en étant régulièrement améliorée
Atari LynxGP2XHandyBonneLe son n'est pas encore émulé.
Atari STOutcaSTBonneL'émulateur, basé sur un mix des portages des versions GP32, Palm et PSP est régulièrement mis à jour par l'éditeur.
Commodore 64Vice2XExcellenteCet émulateur émule aussi les plateformes suivantes : C128, Plus4, Vic20, PET et CBM-II.
Commodore AmigaUAE4allMoyenneCet émulateur est un portage de la version Dreamcast de l'émulateur Amiga.
Nec PC-EngineGP2XengineExcellenteLa plupart des roms de la PC-Engine fonctionne très bien.
Nintendo Gameboy (color)GNUBoyBonnePortage amélioré de l'émulateur GNUBoy disponible sur de nombreuses plateformes. L'émulateur supporte aussi bien la gameboy et la gameboy color.
Nintendo Gameboy AdvanceGP AdvanceNulleGP Advance est la version GP32 de l'émulateur. Il y a de grandes chances qu'il soit porté rapidement
Nintendo Entertainment System (NES)NES2xBonneLa plupart des jeux fonctionnent avec le son. L'interface est sommaire.
Nintendo SuperNesSnesGP2X ou SquidgeSNESMoyenneLe son est mal émulé et ralenti l'émulation dans les deux cas.
Sega MegadriveDrMDxExcellenteDrMDx est la déclinaison GP2X de DrMD, l'émulateur Megadrive de la GP32. L'interface est très ergonomique, le son fonctionne et les roms au format .zip sont supportées.
Sega Master SystemSMSPlus2XBonneIl n'y a pas d'interface graphique à l'heure actuelle
Sinclair ZX SpectrumGP2Xpectrum ou FuseExcellenteLes deux émulateurs fonctionnent parfaitement à quelques bugs prêt qui sont corrigés petit à petit.
SNK Neo-GeoGnGeo2x et NeoCDGP2XFaibleLe premier émulateur la Neo-Geo MVS (cartouches), le second la version CD. L'émulation en est à ses débuts.
Playstation (PSone)GP2PSXFaibleBien que le nombre de jeux supportés soient pour le moment faible, les développeurs travaillent activement pour améliorer la compatibilité et la vitesse de l'émuulation.

Pour faire fonctionner ces émulateurs, il faut leur associer des « roms » (pour les consoles et les bornes d'arcade) ou des images disque »(pour les ordinateurs). D'un point de vue strictement légal, il faut disposer du jeu original pour avoir le droit d'utiliser la rom avec l'émulateur. Dans la pratique, on sait très bien que la console de Gamepark ne décollerait jamais s'il n'était pas possible de télécharger les roms sur Internet et sur les réseaux peer to peer.
Profitons-en pour se poser la question de la gestion des droits liés à ces roms : le site backtoroots.org avait par exemple réussi à négocier les droits pour un grand nombre de jeux sur Amiga, qu'il était donc possible de télécharger librement sans enfreindre la loi. Dans la mesure ou un grand nombre de sociétés éditrices de jeux pour bornes d'arcade et pour les premiers ordinateurs ont cessé leur activité ou bien ont été rachetées, il existe donc une « pseudo tolérance » sur l'utilisation des roms. Peu d'éditeurs annoncent clairement que leurs titres sont « libres de droits » mais très peu (voir aucun) entame des actions en justice contre les sites qui proposent des roms en téléchargement. Tout au plus, il leur est demandé de retirer les fichiers de leurs serveurs. Il serait quelque peu malhonnête d'affirmer que sans l'émulation, la GP2X présente un réel intérêt. À l'heure où j'écris ces lignes, aucun jeu commercial n'est en effet disponible sur la GP2X. Un comble pour une console de jeux ! Plusieurs sociétés éditrices de jeux pour PDA et téléphones portables ont tout de même annoncé des adaptations de leurs jeux sur GP2X.

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« Crazy Cart 2 » et « Brad Mitchum Lost in Time » deux jeux commerciaux annoncés par la société int13


Le tableau ci-dessous dresse un petit aperçu de l'état d'avancement de l'émulation sur les consoles et ordinateurs, les consoles qui ne sont pas citées dans ce tableau ne disposent pas encore d'émulateur. Les dernières versions de ces émulateurs se téléchargent sur http://archive.gp2x.de.

Il faut avoir à l'esprit que la console n'est disponible massivement que depuis quelques semaines, et que son potentiel technique nous laisse entrevoir des perspectives de développement intéressantes lorsque que la communauté des développeurs se sera intéressée à elle.

Conclusion

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D'un point de vue purement hardware, la GP2X a été bien pensée. Légère et disposant d'un bonne prise en main, elle n'a pas grand chose à envier aux consoles de Nintendo et Sony. La qualité de l'écran est loin derrière celui de la PSP dès qu'il s'agira de lire des vidéos, mais la sortie TV et le support natif des fichiers DivX dans leur résolution originale permettent à la GP2X de marquer des points. Le choix des piles au détriment des Batteries est certes critiquable, mais on dépasse rapidement cet inconvénient en prenant l'habitude d'avoir toujours sur soi une paire de piles rechargées.

Nous ne pouvons pas conclure sur le hardware sans signaler deux défauts qui vont conduire à un renvoi en SAV de notre modèle : lorsque l'on presse les boutons de la console, l'affichage de l'écran LCD est altéré. Le SAV du revendeur nous a confirmé que ce problème s'était posé sur quelques modèles et était dû à un serrage trop important des vis du boîtier, qu'il suffirait de dévisser légèrement pour régler le problème. Le second défaut qui affecte notre exemplaire concerne le connecteur pour la prise casque qui s'est tout simplement dessoudé. Ce dernier défaut semble assez fréquent sur les premières unités de GP2X (cela nous a été confirmé par plusieurs utilisateurs après la publication de l'article). En revanche, le manque d'ergonomie du stick analogique est récurrent et plusieurs utilisateurs ont opté pour un stick alternatif, moins glissant.

C'est du côté logiciel que l'attrait pour la GP2X se ferra ou ne se ferra pas. Lorsque nous avons annoncé sur votre site préféré la sortie de cette console en novembre dernier, vos commentaires, assez divergeants, reflétaient assez bien ce que nous pensons de cette console. Certains se demandaient bien comment on pouvait espérer le moindre jeu alors que la PSP de Sony peine encore, six mois après sa sortie, à proposer des jeux attrayants. Les autres n'ayant que faire des jeux commerciaux dans la mesure ou les jeux « oldies » disponibles grâce aux émulateurs suffisent amplement à combler leurs besoins de joueur. Voila donc la question à vous poser : si les titres comme Paperboy, Bubble Bobble, Rainbow Island, 1943, Altered beast ou Ikari Warriors vous rappellent d'excellent souvenirs et que vous êtes à la recherche d'une console portable, il y a de grandes chances pour que vous craquiez pour la GP2X, à 159€, vous en aurez pour votre argent. Dans le cas contraire, il y a fort à parier que la Nintendo DS ou la PSP répondent plus à vos besoins.

De la même façon que l'on peut comparer Mac et PC, on peut comparer Nintendo DS et GP2X. En moins de cinq minutes, on démarre une partie avec la Nintendo DS alors qu'avec la GP2X, on passe parfois plus de temps à installer des applications et tenter de les faire fonctionner qu'à les utiliser réellement. Qu'on se le dise, la GP2X est une console pour les « bidouilleurs ».

Quelques sites de référence pour la GP2X

Wikipedia.org/wiki/Gp2x target=_blank>GP2X sur Wikipedia (en français)
Wiki de développement de la GP2X (en anglais mais très complet)
Shibuyagame : le seul distributeur français actuel (console en pré-commande)
Lik-Sang : distributeur européen qui livre en France (console disponible mais attention aux frais de douane)
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
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