Fairytale Fights : la preview d'un chaperon rouge bien énervé !

Guillaume C.
30 juillet 2009 à 11h00
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De l'hémoglobine par hectolitres comme s'il en pleuvait, du trash, des morceaux de corps déchiquetés qui volent dans tous les sens, des bouts de cervelle, des ossements... Oh, un petit lapin tout mignon qui fait un câlin à un autre lapin. Oui, le paradoxe est bien réel ! Fairytale Fights nous plonge au cœur d'univers féériques inspirés de contes bien connus, tout en prenant soin de les revisiter avec du gore au look faussement bon enfant. Encore un lapin ?! Oh, c'est trop mignon... Des bouts de lapin partout !

Tire la cervicale et la moelle épinière cherra.


Quand les contes de fées croisent la route du monde des jeux vidéo, on a souvent droit à des titres mous, bourrés de clichés redondants et foncièrement inintéressants. En même temps, ce créneau n'est peut-être pas le plus facile à exploiter. Il faut croire que Playlogic International a trouvé la recette miracle qui permet de marier le divertissement mature et le divertissement juvénile. Attention toutefois, malgré ses couleurs chatoyantes, son univers orienté vers une présentation graphique des choses un peu enfantines, Fairytale Fights n'est pas du tout destiné aux enfants. C'est sûrement ça qui en fait l'un des titres les plus intéressants pour le début d'automne 2009.

La présentation du soft nous a été faite sur PS3 et 360. La version PS3 étant un peu plus avancée, c'est surtout sur ce support que nous avons pu goûter à toutes les qualités du jeu. Dans cet univers à l'allure faussement enfantine, on incarne une héroïne -très fortement inspirée du petit chaperon rouge- qui désire devenir une légende vivante dans son village. Pour cela, elle devra parcourir des mondes romanesques depuis les livres disposés un peu partout dans sa bourgade. Avec le temps, le bloc de granit qui occupe la place principale commencera à prendre forme et se rapprochera de plus en plus d'une statue à notre effigie.

«  Du sang, il y en a partout, à toutes les sauces. »


La première chose que l'on remarque dans ce titre, c'est l'aspect graphique très simple : des couleurs chaudes et vives, des personnages et décors modélisés finement mais au design un peu «  naïf ». Tout est dessiné comme dans un jeu destiné à une tranche d'âge très jeune. Et ceci d'autant plus que beaucoup d'éléments du décor sont faits à base de livres. Des toits des maisons, en passant par des falaises escarpées au loin, ou encore des feuilles d'arbre qui tombent, tout a été fait de manière à ce que l'on se souvienne que nous sommes dans un titre qui parodie l'univers du roman pour enfants. C'est là que la magie opère : au bout de dix secondes d'exploration dans le village natal de notre héroïne, on tombe nez à nez avec un villageois en train de découper assez vivement un petit animal. En prenant soin, évidemment, d'en mettre un peu partout.

Dans ce jeu d'action/plate-forme, il faudra vous battre avec des bûcherons, des créatures magiques hostiles et même des bonshommes de pain d'épice. Quant au fameux liquide rouge, il est interactif. Du sang, il y en a partout, à toutes les sauces. Les flaques de sang peuvent se cumuler, s'étaler, faire glisser quiconque marche dessus trop maladroitement. Pour verser toute cette hémoglobine, de nombreuses armes sont à disposition : épée, hache, barre à mine, fusils, ou encore des baguettes magiques (brûler vif un opposant, ou le givrer avant de casser le bloc de glace, c'est assez jouissif). On peut même prendre un adversaire pour taper avec sur les autres. Ce qui nous a le plus amusés dans cette démonstration : une fenêtre d'action qui s'ouvre dans un coin de l'écran en faisant un gros plan sur votre opposant et vous, lorsque vous le découpez instantanément en plusieurs morceaux, avant que ces derniers ne se disloquent.

«  Pour vous débarrasser de vos ennemis, vous les ferez saigner comme jamais ils n'ont saigné. »


On pourrait croire que Fairytale Fights verse dans l'excès de gore facile et bon marché, pas du tout. Après quelques minutes, c'est le joueur lui-même qui cherche la façon la plus drôle -et la plus décalée- de mutiler sauvagement ces guignols en polygones. Parce qu'en plus d'utiliser un bon panel d'armes, les niveaux dans lesquels on évolue sont truffés de pièges assez vicieux. Entre des lames circulaires, des griffes géantes et des broyeuses, vous avez de quoi périr bêtement après un mauvais saut ; mais aussi de quoi vous débarrasser de ceux qui se mettent en travers de votre chemin. Pour profiter de toute cette surenchère, les avatars ont été modélisés avec une petite partie des organes internes, dont le cerveau et le squelette.

On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le très connu God of War de Sony. Dans un premier temps, il offre à son joueur la même immoralité : pour vous débarrasser de vos ennemis, vous les ferez saigner comme jamais ils n'ont saigné. Et au milieu de tout ça, vous pouvez même vous offrir le luxe de faire un grand nombre de victimes collatérales. En outre, dans un château constitué de sucreries, rien ne vous oblige à vous en prendre aux enfants présents qui se gavent, mais vous pouvez le faire quand même ! Au-delà de ce simple constat basé sur la violence à l'écran, la mise en scène est identique. Se déplacer dans Fairytale Fights permet aussi de profiter de beaucoup de détails animés en arrière-plan, qui n'ont aucune incidence sur le jeu mais qui participent à l'ambiance globale. Observer un oiseau rater son rase-motte et s'éclater littéralement sur un pont, ça n'a pas son pareil.



Les sorcières et les loups n'ont qu'à bien se tenir !


En termes de contenu, le titre est jouable dans plusieurs niveaux de difficulté. Les novices pourront donc progresser aisément dans chacun des 20 mondes présents dans le jeu, et les plus obstinés devant la difficulté pourront avoir beaucoup de fil à retordre. Seul ou à deux, vous pourrez explorer ces 20 chapitres en compagnie d'une autre héroïne qui, elle, s'inspire de Blanche-Neige. Mieux encore, jouer à deux est possible offline comme online.

D'un point de vue technique, il faut savoir que Fairytale Fights utilise l'Unreal Engine 3. Ce dernier étant utilisé notamment par Mass Effect ou Gears of War, nous n'avons pas besoin d'en rajouter pour savoir à quoi s'attendre graphiquement dans la version finale. Ce titre est prévu sur PS3 et Xbox360 pour la fin septembre, début octobre. D'ici là, il va falloir patienter avant de découper le vilain loup qui a osé s'en prendre à mère-grand.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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