ATI Radeon 8500

Par
Le 19 octobre 2001
 0
Depuis la sortie des cartes Radeon DDR, ATI n'avait plus vraiment donné signe de vie dans le domaine de la carte graphique haute de gamme, et ce malgré la sortie en février 2001 de la GeForce3 de NVIDIA. Mais la firme canadienne ne se reposait pas pour autant sur ses lauriers, puisqu'elle préparait depuis quelques temps sa réponse, connue aujourd'hui sous le nom officiel de Radeon 8500. Une nouvelle carte aux caractéristiques impressionnantes sur le papier qui a pour cible de supplanter les cartes GeForce3. Objectif atteint ?


Présentation


0139000000050667-photo-radeon-8500-light.jpg
Le Radeon 8500 était autrefois connu chez ATI sous le nom de code « R200 », il a été conçu avec une gravure à 0.15 micron comme les GeForce3 et autres Radeon 7500. Il est toutefois bien plus complexe que ces deux derniers chips puisqu'il se compose de 60 millions de transistors, contre 57 millions pour le GeForce3. A titre de comparaison sachez qu'un processeur central comme le Pentium IV ne se compose que de 42 millions de transistors.

On comprend ainsi pourquoi les chips graphiques n'ont pas encore atteint la fréquence du Gigahertz, puisque qui dit plus grande complexité, dit forcément problèmes de chaleur. Mais malgré ses 60 millions de transistors, le Radeon 8500 est le recordman en terme de fréquence de fonctionnement puisqu'il est cadencé à 290 MHz contre 200 et 240 MHz pour les GeForce3 et GeForce3 Ti 500. Il en est de même pour la mémoire DDR qui est cadencée à la fréquence record de 550 MHz contre 500 MHz dans le meilleur des cas chez NVIDIA.

Autre nouveauté importante à signaler dans l'architecture du Radeon 8500 : l'arrivé de deux pipelines de rendu supplémentaire. Ainsi le dernier-né de la gamme dispose de 4 pipelines de rendu comme les GeForce3, contre 2 seulement pour les anciennes Radeon et la Radeon 7500.

Bien évidemment le géant canadien ne s'est pas limité à ces quelques améliorations qui sont déjà, il faut l'avouer, assez importantes. Ainsi, l'ensemble des technologies qui étaient déjà présente sur le Radeon premier du nom ont été améliorées. Observons donc ce qui a changé sur le plan technologique.


Charisma Engine II


A l'époque du Radeon ce terme cachait en réalité la célèbre technologie du « Tranform & Lighting » utilisée chez NVIDIA depuis le GeForce premier du nom. Aujourd'hui avec le Radeon 8500, ce terme désigne toujours cette même technologie qui permet au processeur graphique de décharger le processeur central des calculs liés aux polygones et aux lumières dynamiques. L'ajout du « II » n'est en fait là que pour indiquer que ce moteur « Tranform & Lighting » a gagné en puissance, augmentation de fréquence du processeur graphique oblige.


Pixel Tapestry II et SmartShaders


0064000000047903-photo-radeon-character.jpg
C'est sous ces noms qu'est désigné le nouveau moteur de rendu du Radeon 8500. Un moteur de rendu qui a l'exclusivité de pouvoir gérer la version 8.1 de Direct X alors que les autres chips se contentent, dans le meilleur des cas, de Direct X8.0.

L'intérêt ? La version 8.1 apporte de nombreuses améliorations au niveau des pixels shaders, qui, pour mémoire, permettent aux développeurs de mettre au point les effets 3D de leur choix.
Ces améliorations se situent :

- Au niveau des textures qui peuvent être appliquées sur un shader : 6 textures peuvent être désormais appliquées en une seule passe contre 4 sur les Processeurs graphiques optimisés Direct X8.

- Au niveau de la longueur des Shaders : ils peuvent désormais être composés de 22 instructions contre 12 auparavant, d'ou la possibilité de pouvoir créer des effets encore plus complexes sans pour autant ralentir le processeur graphique.

- Direct X8.1 permet également de créer plusieurs effets de Bump-Mapping (création d'un effet de relief en jouant sur les ombres et les lumières) sur une même scène ce qui était auparavant impossible. De même, il est désormais concevable d'utiliser jusqu'à 4 sources de lumière pour un même effet de Bump-Mapping.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
scroll top