AMD Thunderbird 700 Mhz

Par Vincent RAMARQUES
le 11 juillet 2000
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Après avoir réussi à renaître de ses cendres avec l’Athlon, AMD attaque son concurrent Intel de tous les cotés. Ainsi après avoir lancé le Duron pour concurrencer le Celeron d’Intel, AMD lance aujourd’hui l’Athlon «Thunderbird », une version améliorée de l’Athlon ayant pour mission d’éliminer le Pentium III dans le marché haut de gamme. Mission réussie ?

Présentation :



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Tout comme Intel avec son Pentium III «Coppermine », AMD a décidé de faire évoluer son processeur haut de gamme phare, l’Athlon avec cette nouvelle version baptisée « ThunderBird ». Comme le Pentium III «Coppermine » le nouveau processeur d’AMD existe sous deux formes : en cartouche (format Slot-A) et en format puce (nouveau format Socket A).

Outre cette différence de format, le Thunderbird est exactement la réplique d’un Athlon au niveau de son architecture (K7, bus 200 Mhz DDR, 3D Now !), cependant le Thuderbird présente une modification majeure sur le plan technique et plus particulièrement au niveau de sa mémoire cache.

Si le Thunderbird tout comme l’Athlon possède 128 Ko de cache L1 (contre 32 Ko pour le Pentium III), la situation diffère au niveau du cache L2. Car AMD a en effet décidé de faire évoluer le cache L2 du Thunderbird par rapport à celui de l’Athlon classique. Ainsi on passe d’un cache L2 de 512 Ko non-integré au processeur et cadencé à 50%, 40% ou 33% de la fréquence du processeur pour l’Athlon à un cache L2 de 256 Ko intégré au processeur et donc fonctionnant à la même fréquence que ce dernier. On peut également remarquer que le nouveau cache L2 On-die du Thunderbird est de type « 16 way associative » alors que celui de l’Athlon était de type « 2 way associative » ce qui permet d’avoir un cache L2 encore plus rapide.
Enfin il est important de noter que tout comme le cache L2 du Duron, le Thunderbird dispose d'un cache L2 de type "exclusive" ce qui évite d'avoir les mêmes données à la fois dans le cache L1 et dans le cache L2, ainsi les précieux "Ko" de cache L1 et L2 ne sont pas gaspillés et la gestion du cache est optimale.

Ces changements au niveau du cache L2 constituent les différences majeures entre l’Athlon et le Thunderbird, nous allons maintenant voir les autres différences cette fois-ci mineures entre ces deux Processeurs.

La complexité du processeur, finesse de gravure et voltage:



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Le fait que le Thunderbird intègre son cache L2 au sein même de son architecture fait augmenté le nombre de transistors on passe ainsi d’un processeur composé de 22 millions de transistors pour l’Athlon à un processeur composé de 37 millions de transistors pour le Thunderbird. Heureusement AMD utilise une finesse de gravure de 0.18 micron pour fabriquer ces nouveaux processeurs qui n’auraient sûrement pas pu voir le jour, du moins dans les hautes fréquences en 0.25 micron.

Puisque nous parlions de finesse de gravure il est important de rappeler que le malgré l’emploi d’une gravure en 0.18 micron, le Thunderbird, nécessite un voltage de 1.7V contre 1.6V pour la majorité des Athlon, cette augmentation de voltage a sans aucun doute un rapport avec l’augmentation de la complexité de processeur (nombre de transistors en hausse).

De l'aluminium et du cuivre:



Une autre particularité du Thunderbird est que ce nouveau processeur existe sous deux versions différentes selon l’endroit ou le processeur est fabriqué. Ainsi les Thunderbird fabriqués dans l’usine Fab25 d’Austin au Texas sont gravés avec des interconnexions en aluminium (comme tous les autres processeurs), par contre le Thunderbird fabriqué dans l’usine Fab30 de Dresden en Allemagne utilise une nouvelle technologie qui permet de produire le processeur avec des interconnexions en cuivre sensé dégagé moins de chaleur.

La grande question qui se pose est comment différencier un Thunderbird fabriqué à Austin (interconnexions en aluminium) et un Thunderbird fabriqué à Dresden (interconnexions en cuivre). La réponse nous provient de chez notre confrère américain, Tom’s Hardware.

L’usine d’Austin (interconnexions Aluminium – ci dessous à gauche) utilise un colorant verdâtre pour colorer la surface des cœurs des processeurs alors que l’usine de Dresden (interconnexions en cuivre – ci dessous à droite) utilise-elle un colorant bleuâtre. On peut donc également en conclure que pour l’instant les processeurs Duron ne sont disponibles qu’avec des interconnexions en aluminium puisqu’ils sont tous colorés en vert.

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Voilà pour ce qui est de la présentation de ce nouveau processeur, observons maintenant le niveau de performances offert par ce nouveau concentré de silicium.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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