Avis TunnelBear : que vaut le VPN à la mascotte d’ours ?

19 juillet 2021 à 15h41
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tunnelbear

Racheté par le spécialiste américain de la cybersécurité McAfee en 2019, TunnelBear est un fournisseur VPN basé au Canada. Relativement peu connu en France, ce service, qui s’adresse essentiellement aux novices, se distingue par une simplicité d’utilisation poussée à l’extrême et une sécurité renforcée. Comme HMA, la société met en avant sa mascotte et une bonne dose d’humour via son site web pour séduire les internautes.

TunnelBear VPN
  • Simplicité d'utilisation
  • Politique de confidentialité transparente
  • Débloque la plupart des plateformes de streaming dont Netflix
  • Version Android optimisée
  • Stabilité de la connexion
  • Absence de nombreuses fonctionnalités
  • Vitesse moyenne
  • Couverture multiplateforme limitée
  • Support client décevant
  • Téléchargement de torrents impossible

Fiche technique TunnelBear VPN

Caractéristiques

Serveurs
2600
Pays couverts
48
Connexions simultanées
5 connexions simultanées
Essai gratuit
Essai gratuit 90 jours
Logs de données
Pas de log de données
Domiciliation
Canada
Blocage d'urgence
Oui
Split Tunneling
Oui
Protocoles
OpenVPN, IKEv2, IPSec, WireGuard
Plateformes
Windows, macOS, Android, iOS, Google Chrome, Mozilla Firefox
Support Client
Oui
Tarif (€/mois)
3.33
Engagement
36 mois
Paiement
Carte bancaire

Qu'est-ce que TunnelBear ?

Fondé en 2011 à Toronto au Canada, TunnelBear est l’un des rares services VPN gratuits à proposer une offre sérieuse comprenant 500 Mo de données par mois. Le fournisseur, qui revendique plus de 25 millions d’utilisateurs, propose également des formules payantes illimitées dont ils vantent les mérites à travers une mascotte de Grizzly omniprésente. L’un de ses principaux arguments est d’avoir fait auditer ses serveurs à plusieurs reprises par des sociétés indépendantes. Il n’hésite d’ailleurs pas à marteler sur son site web qu’il est le seul VPN au monde à avoir entrepris cette démarche tous les ans depuis 2016. Une déclaration inexacte, car de nombreux autres VPN font régulièrement appel à des cabinets d'audit de sécurité.

Pour le reste, TunnelBear possède une approche radicalement différente des autres services VPN. Le fournisseur emploie un ton humoristique pour présenter uniquement les principes de base d’un VPN et ses avantages. Il met également en avant un haut niveau de cryptage et une politique de non-journalisation stricte. Une promesse à moitié tenue, car si le fournisseur n'enregistre pas de journal d'activités sur ses utilisateurs, il collecte en revanche des informations dites opérationnelles.

TunnelBear est-il gratuit ?

TunnelBear dispose d’une édition gratuite limitée à 500 Mo de transfert par mois. Certains serveurs sont également exclus de cette démonstration améliorée, notamment sur les territoires canadien et nord-américain.

Outre ces restrictions, l’offre gratuite déployée par TunnelBear comprend l’ensemble des fonctions intégrées à l'abonnement payant, ce qui en fait une solution adaptée aux utilisateurs occasionnels et/ou peu expérimentés.

Quels sont les prix pratiqués par TunnelBear ?

Si certains VPN compensent leur manque de performances et d'options par rapport à la concurrence en cassant les prix, ce n’est pas le cas de TunnelBear. Le fournisseur canadien affiche un tarif d'abonnement mensuel de 9,99 $, presque aussi élevé que les tarifs des meilleurs VPN du marché.

Fort heureusement, les prix des offres à long terme sont un peu plus attractifs. L’abonnement annuel revient à 4,99 $/mois, soit 59,88 $ payable en une seule fois, ou à 3,33 $/mois sur 3 ans (120 $ en une fois).

Pour comparaison, des acteurs plus solides tels que NordVPN et Surfshark proposent respectivement un abonnement à 4,99 $/mois sur 1 an ou 3,99 $ sur 2 ans, et un plan à 3,69 $/mois sur 1 an ou 2,29 $/mois pour 2 ans.

TunnelBear ne propose pas de période d’essai pour les formules payantes. Il reste toutefois possible de tester le VPN dans sa formule gratuite limitée à 500 Mo/mois et à un nombre restreint de serveurs.

Le fournisseur VPN ne propose pas non plus de garantie satisfait ou remboursé. Selon les termes de TunnelBear, il reste toutefois envisageable de réclamer un remboursement de son abonnement auprès du service client en cas d’insatisfaction. Les demandes sont étudiées au cas par cas.

Bon à savoir : TunnelBear accepte seulement les règlement par CB. Les paiements PayPal ne sont plus pris en charge et le fournisseur n’accepte pas les cryptomonnaies.

Télécharger et installer TunnelBear

Pour profiter du VPN, il suffit de créer gratuitement un compte utilisateur sur le site Internet du fournisseur. Si vous optez pour une formule payante, vous devez également souscrire en ligne. Une fois ces formalités accomplies, il convient de télécharger TunnelBear puis d’exécuter l’assistant d’installation. Le processus est rapide et ne requiert pas de redémarrage système. À l’issue de l’installation du logiciel, connectez-vous à votre compte à l’aide des identifiants précédemment configurés pour accéder aux fonctionnalités du VPN.

tunnelbear © clubic.com

TunnelBear ne se démarque pas vraiment par sa couverture multiplateforme. Il se contente de prendre en charge les plateformes les plus populaires (Windows, macOS, Android, et iOS), ainsi que les navigateurs Chrome, Firefox et Opera. Les internautes les plus exigeants passeront donc leur chemin. Le VPN ne fournit aucun logiciel ni aucun tutoriel pour Linux, les box TV (Android TV, Amazon FireTV, Apple TV…), les consoles de jeux, les smart TV, les Chromebooks, ou encore les routeurs.

Bien qu’il soit très simple à utiliser et qu’il affiche une interface traduite en français, toute la documentation en ligne fournie par le service est en anglais. En cas de difficultés, il dispose d’une FAQ en ligne avec quelques tutoriels basiques, également en anglais uniquement.

TunnelBear autorise jusqu’à 5 connexions simultanées contre 6 pour NordVPN, 7 pour CyberGhost, 10 pour PIA, ou un nombre illimité pour Surfshark.

Principales fonctionnalités de TunnelBear

Interface et prise en main

L’interface de TunnelBear est sans nul doute l’une des plus dépouillées et simples du marché. La page d’accueil se présente sous la forme d’une carte géographique du monde permettant de visualiser les différents emplacements disponibles. En cliquant sur l’une des localisations représentées par une sortie de tunnel jaune, un ours surgit et grogne pour avertir l’utilisateur que le VPN est connecté. Il est également possible de cliquer sur le menu déroulant (en haut à gauche de l’écran d’accueil) pour visualiser la liste des emplacements disponibles et s’y connecter.

tunnelbear © clubic.com
tunnelbear © clubic.com

TunnelBear ne communique absolument aucune information relative à l’adresse IP du VPN, la distance du serveur, ou encore son taux d’occupation. L’icône en forme de trois petits traits horizontaux permet d’accéder au menu des « Paramètres ». On y trouve notamment des fonctions de sécurité baptisées VigilantBear et GhostBear. La première consiste en réalité en un traditionnel kill switch, tandis que derrière la seconde se cache une option d’obfuscation (le trafic VPN est chiffré de manière à ressembler à du trafic standard afin de contourner les mesures anti-VPN mises en place par les gouvernements autoritaires).

tunnelbear © clubic.com

Outre les fonctions de sécurité VigilantBear et GhostBear précitées, l’onglet « Général » permet de d'activer la connexion automatique sur les réseaux non sécurisés détectés, d'autoriser le changement de serveur sans interruption de la connexion VPN et de configurer le lancement automatique de TunnelBear au démarrage du système.

Enfin, comme son nom l’indique, le dernier onglet « Compte Utilisateur » du menu des « Paramètres » comprend des liens pour accéder à la console de gestion web ou le support en ligne. L’interface web offre uniquement la possibilité de visualiser son historique de facturation, et de demander une copie des données récoltées par le fournisseur. L’accès aux différentes applications est rattaché au site du fournisseur. Difficile de faire moins…

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear

Support technique

TunnelBear propose un support technique exclusivement en anglais, accessible 24h/24 et 7j/7 via un live chat animé par un chatbot (agent conversationnel virtuel). À l’usage, celui-ci ne répond pas vraiment aux questions qu’on lui pose et ne sert donc pas à grand-chose.

Un système de ticket permet d’envoyer une demande, toujours en anglais, à l’assistance technique (Paramètres/Compte utilisateur/Aide) censée répondre sous 24 heures. Dans la pratique, le support nous a effectivement répondu 24 heures plus tard… pour nous annoncer qu’une réponse nous serait faite sous 72 heures. Trois jours plus tard, cette fameuse réponse (en anglais) s'est avérée in fine peu pertinente. Décevant pour un service VPN qui s'adresse aux novices.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear

Test de vitesse

TunnelBear, qui possède l’une des plus petites infrastructures du marché, ne communique pas le nombre de serveurs qu’il possède dans le monde. À titre de comparaison, il couvre seulement 48 pays, contre 59 pour NordVPN (5 574 serveurs), 91 pour CyberGhost (8 800 serveurs) ou encore 94 pour ExpressVPN (3 000).

Les tests réalisés pour cet avis avec Speedtest (connexion d’origine en fibre optique) démontrent que le VPN canadien n’est pas vraiment de taille à pouvoir rivaliser avec les ténors du marché, ni même avec des concurrents de même stature comme nous pouvons le constater dans notre avis sur AtlasVPN ou notre test de ProtonVPN.

Rappelons que le PING permet de mesurer (en millisecondes) le temps réalisé par des paquets de données pour faire l’aller-retour entre un terminal et le réseau Internet. Plus il est faible, plus la connexion réseau est bonne. Concernant les débits descendants (download) et ascendants (upload), plus ils sont élevés, plus la connexion Internet est rapide.

Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Sans VPN
Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Etats-Unis
Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Australie
Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
France
Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Canada
Speedtest TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Japon

Outre les importants, mais inévitables, écarts de PING entre certaines destinations, les résultats sont très moyens. En sélectionnant le serveur français, on constate une perte de vitesse d’environ 50 % par rapport à la connexion d’origine (sans VPN). Les résultats montrent que TunnelBear concentre surtout ses efforts aux États-Unis où les performances sont plus élevées qu’ailleurs dans le monde. Que cela soit au Royaume-Uni, au Japon, ou en Australie, les niveaux de vitesse de connexion sont les plus faibles que nous avons relevés cette année sur un VPN.

Malgré ces mesures de vitesse décevantes, le VPN permet de surfer confortablement sur le web et d’accéder à des plateformes de streaming à condition que la connexion d’origine soit suffisamment puissante (ici, fibre optique). Pas sûr, en revanche, que le service soit satisfaisant sur une connexion ADSL ou un réseau Wi-Fi peu performant.

Pour terminer sur une note positive, TunnelBear a le mérite d’offrir une connexion VPN très stable.

Test de sécurité

Comme la plupart des VPN modernes, TunnelBear utilise le cryptage AES-256 de haut niveau. Pour rappel, cette technologie génère des clés 256 bits qui permettent de masquer l’adresse IP d’origine, mélanger le trafic avec celui des autres internautes, et chiffrer les communications entre les serveurs VPN et l’ordinateur. En matière de protocoles VPN, TunnelBear prend en charge le trio gagnant, à savoir OpenVPN, IKEv2/IPSec et WireGuard. De quoi garantir la sécurité du trafic, la confidentialité des données et l’anonymat de l’internaute.

Basé au Canada, TunnelBear fait partie de l’Alliance Five Eyes qui comprend également les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les gouvernements respectifs de ces pays se sont entendus de longue date pour surveiller les activités en ligne de leurs citoyens et partager, au besoin, leurs informations. Malgré cela, le fournisseur assure pratiquer une politique de non-journalisation qu’il détaille très précisément sur son site (en anglais uniquement). En résumé, il explique qu’il ne collecte pas les adresses IP, les requêtes DNS ou encore les activités en ligne (applications utilisées, sites web visités…) de ses abonnés lorsqu’ils se connectent à son serveurs.

En revanche, il enregistre des données opérationnelles telles que le système d'exploitation, la version de l'application TunnelBear, ou encore le temps passé mois par mois sur son service et la bande passante utilisée. Même si l’enregistrement de ces données ne peut pas permettre d’identifier les utilisateurs ou de savoir ce qu’ils ont fait en ligne, le fournisseur n’offre pas un niveau de confidentialité maximal. On ne peut toutefois que saluer sa transparence sur ce point, d’autant que TunnelBear fait appel chaque année à des spécialistes indépendants pour auditer ses serveurs sous toutes les coutures.

Les utilisateurs peuvent en outre obtenir, via un formulaire en ligne, une copie des données que le fournisseur VPN recueille. Pour cela, il suffit de se rendre sur son compte TunnelBear en ligne et de cliquer sur l’onglet « Privacy » puis sur « Download a copy of your data » (télécharger une copie de vos données en français) et enfin « Continue ». Le rapport est rapidement transmis à l’utilisateur par mail.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear

TunnelBear pour le streaming (Netflix, Disney+, HBO)

L’accès aux services de streaming et de TV géobloqués constitue l’un des principaux arguments de vente des fournisseurs VPN. TunnelBear ne déroge pas à cette règle, même s’il reste assez discret sur ce sujet.

Au cours des différents tests réalisés pour cet avis, nous avons pu accéder sans aucun problème aux catalogues de Netflix que cela soit au Canada, aux États-Unis ou encore au Royaume-Uni. De même, le VPN parvient à contourner sans sourciller les blocages de HBO, YouTube, Disney+ ou encore Pandora aux États-Unis. Malgré les mesures de vitesse moyennes du VPN, nous n’avons eu aucun mal à lancer des vidéos en haute définition sur une connexion en fibre optique. Le fournisseur a vraisemblablement fait de gros efforts ces derniers temps pour optimiser ses serveurs localisés outre-Atlantique.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
HBO USA
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Netflix USA

Sans surprise, Amazon Prime Video a systématiquement repéré le VPN et bloqué l’accès à ses contenus en affichant son message d’erreur : « Votre appareil est connecté à Internet par l’intermédiaire d’un proxy. » Il ne nous a même pas été possible d’accéder au catalogue français avec le VPN en utilisant notre compte français ! Même constat lorsque nous avons tenté de nous connecter sur BBC iPlayer via le serveur basé au Royaume-Uni. À chaque tentative, la plateforme TV a détecté le VPN et indiqué que ses contenus n’étaient pas disponibles dans notre région.
Pour la SVOD, Tunnebear n'a donc pas trop à rougir face autres services VPN optimisés pour le streaming.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
BBC iPlayer Royaume-Uni
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Amazon Prime Video France

TunnelBear pour le torrent

Si vous souhaitez combiner VPN et torrent, sur ce point, TunnelBear clôt d’emblée le sujet. Le fournisseur proscrit explicitement le téléchargement de torrents sur ses serveurs. Des limites et des lacunes à prendre en compte avant de s’engager avec le service canadien.

Réseau pays et serveurs TunnelBear

Malgré son rachat par le géant McAfee, l’infrastructure de TunnelBear demeure vraiment très modeste. Habituellement, on a pour coutume de dire qu’un vaste parc de serveurs n’est pas un gage de performances accrues, mais avec seulement 48 emplacements dans le monde, TunnelBear est loin de pouvoir rivaliser avec les ténors du marché comme avec une concurrence plus modeste.

tunnelbear © clubic.com

TunnelBear couvre tout de même les destinations parmi les plus recherchées sur quatre continents, dont les États-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Finlande, la Suisse, Singapour, le Japon, ou encore l’Australie. En raison de nouvelles réglementations sur la sécurité imposées par la Chine, le fournisseur a récemment fermé son emplacement à Hong-kong. Celui-ci a été remplacé par un nouveau serveur basé en Argentine.

Contrairement à d’autres VPN, il n’y a pas de serveurs spécifiquement dédiés au P2P ou à l’accès à des services de streaming bloqués géographiquement. À condition qu’ils soient suffisamment rapides, tous les serveurs de TunnelBear peuvent potentiellement servir à contourner des plateformes de contenus géobloqués telles que Netflix, Disney+ ou HBO. Impossible en revanche de télécharger des torrents, quel que soit le serveur utilisé.

TunnelBear sur iPhone ou Android

L’application mobile (Android et iOS) affiche un look quasi identique à celui du client pour PC.

Particulièrement pauvre, l'application iOS dispose uniquement de la fonction de sécurité « Réseaux de confiance ». Celle-ci fait l’impasse sur le kill switch ainsi que sur l’obfuscation du trafic (GhostBear). Pour le reste il est possible de choisir parmi différentes icônes d’ours, de désactiver le grognement audio qui s’active à chaque connexion du VPN, ou encore d’accéder au support et des tutoriels en anglais.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Application TunneBear iOS
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear

La version Android est beaucoup mieux lotie. Elle intègre toutes les fonctions de sécurité du logiciel Windows (GhostBear, VigilantBear, Réseaux de confiance…) avec en prime le « SplitBear », permettant d’exclure les applications de son choix de la protection VPN (split tunneling). À l’usage, l’interface simpliste du VPN se révèle plus intuitive et agréable à utiliser sur mobile que sur grand écran.

TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear
Application TunneBear Android
TunnelBear VPN 2020 © TunnelBear

Les autres fonctionnalités de TunnelBear

Rapidement évoquée tout au long de cet avis, TunnelBear intègre une fonctionnalité kill switch baptisée « VigilantBear », chargée de bloquer le trafic Internet dans le cas où la connexion décrocherait (panne Internet, microcoupure de courant, changement de réseau). Cette option est à activer manuellement dans les paramètres du VPN sur Windows et Android.

Plus étonnant sur un VPN destiné au débutant, il propose une fonction d’obfuscation. Appelée « GhostBear », elle permet de chiffrer les données de manière à dissimuler le trafic VPN dans du trafic HTTPS standard.

Disponible uniquement sur Android, la fonction « SplitBear » consiste en une fonctionnalité de split tunneling et offre la possibilité d’exclure telle ou telle application du tunnel VPN pour optimiser la vitesse de la connexion TunnelBear.

L’avis de la rédaction

La version gratuite, qui fait la popularité de TunnelBear, demeure l’une des plus sérieuses du marché. C’est sans aucun doute un excellent moyen pour le fournisseur de promouvoir ses offres payantes, bien que celles-ci se révèlent assez limitées. En dehors de sa simplicité d’utilisation, TunnelBear a peu d’arguments à faire valoir à l’heure actuelle par rapport à la concurrence. Le service peut surtout convenir à des utilisateurs débutants, peu regardants sur les performances et les fonctionnalités.

Pour l’heure, le rachat du géant de la cybersécurité McAfee ne semble pas avoir porté ses fruits. Difficile de conseiller TunnelBear face à une concurrence qui multiplie les innovations et qui propose des tarifs plus attractifs…

TunnelBear VPN

5

Sans être un "mauvais" VPN, TunnelBear comporte trop de lacunes pour être concurrentiel. Doté de seulement 48 emplacements, ses performances ne sont pas à la hauteur de celles des principaux VPN du marché. Le service, qui cible, essentiellement les débutants devra faire mieux pour convaincre.

Les plus

  • Simplicité d'utilisation
  • Politique de confidentialité transparente
  • Débloque la plupart des plateformes de streaming dont Netflix
  • Version Android optimisée
  • Stabilité de la connexion

Les moins

  • Absence de nombreuses fonctionnalités
  • Vitesse moyenne
  • Couverture multiplateforme limitée
  • Support client décevant
  • Téléchargement de torrents impossible

Jérôme Cartegini

Journaliste depuis vingt ans, je ne me lasse pas d’explorer la planète techno à la recherche des dernières innovations. De Paris, à Vegas, en passant par Londres, Taipei, Tokyo, Los Angeles, San Franc...

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Journaliste depuis vingt ans, je ne me lasse pas d’explorer la planète techno à la recherche des dernières innovations. De Paris, à Vegas, en passant par Londres, Taipei, Tokyo, Los Angeles, San Francisco et quelques bourgades bien moins célèbres, la chasse aux infos m’a amené aux quatre coins du monde et la route promet d’être encore longue et fascinante. Cyberguerre, robotique, intelligence artificielle, blockchain, véhicules autonomes, informatique quantique, ou transhumanisme, la révolution ne fait que commencer…

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