Début avril 2026, Microsoft a publié un billet en affirmant noir sur blanc que son antivirus intégré suffit pour protéger Windows 11. C’est partiellement juste. Mais l’affirmation vient d’un éditeur qui juge son propre produit - et les tests indépendants racontent une histoire plus nuancée.

La protection apportée par Microsoft Defender est-elle suffisante ? Non la question n’est pas aussi tranchée que Microsoft voudrait le faire croire. Certes, Defender s’est amélioré ces dernières années, et pour une majorité d’utilisateurs, il constitue une base sérieuse. Mais, évidemment, quand une entreprise fait la promotion de son propre produit, mieux vaut prendre l’information avec des pincettes. D’autant que ces propos sont un peu risqués.
Une protection partielle
SmartScreen, le système de filtrage de réputation intégré à Windows, fonctionne correctement dans le navigateur Edge. En dehors, c’est une autre histoire. Sur Chrome ou Firefox, la protection web de Defender se révèle nettement moins efficace. Or, les menaces les plus courantes en 2026 ne transitent plus par des fichiers infectés, mais par des pages de phishing, des faux formulaires de connexion et des liens malveillants. C’est précisément là que Defender montre ses limites.
Les laboratoires d’AV-Test et d’AV-Comparatives, deux organismes de référence dans l’évaluation des antivirus, accordent à Defender de bons résultats globaux. Mais les benchmarks récents pointent tout de même quelques lacunes. La première concerne la détection des menaces zero-day, légèrement en retrait des solutions payantes de premier rang. La seconde concerne l’impact assez marqué sur les performances lors des analyses complètes. En août 2025, AV-Test a par ailleurs retiré un demi-point à Defender dans la catégorie « facilité d'utilisation », après avoir constaté le blocage d’un logiciel parfaitement légitime. C’est justement le problème de Smart App Control qui bloque les applications non signées ou non reconnues, en générant régulièrement des faux positifs. Des outils de développement, des utilitaires courants ou des logiciels open source peuvent se retrouver bloqués sans explication claire.
Une protection basique
Microsoft recommande de ne faire tourner qu’un seul moteur antivirus en temps réel. On le sait, deux solutions simultanées peuvent provoquer des conflits et des ralentissements. Bon évidemment, pour Microsoft, qui publie un article sur son propre blog, il s’agit surtout d’éliminer la concurrence.
Rappelons par ailleurs que Defender ne propose ni VPN, ni gestionnaire de mots de passe, ni contrôle parental, ni surveillance des violations de données personnelles, ni protection dédiée aux transactions bancaires. Des fonctions proposées en standard par de nombreuses suites de sécurité payantes.
Defender suffit pour un utilisateur seul, qui navigue prudemment, maintient ses mises à jour et utilise Edge. Pour les autres (familles avec enfants, utilisateurs de Chrome, ou professionnels manipulant des données sensibles), il faudra quand même se tourner vers une solution plus poussée. Et donc désactiver Defender.
- moodEssai 30 jours
- devices3 à 10 appareils
- phishingAnti-phishing inclus
- local_atmAnti-ransomware inclus
- groupsContrôle parental inclus
Bitdefender continue sur la lancée des versions précédentes avec une efficacité toujours à toute épreuve. Pour détecter et bloquer tout type de menace provenant d'Internet, la suite fait un sans faute. Aucun faux positif n'est à signaler, et elle n'a pas d'impact significatif sur les performances de Windows. Le logiciel protège votre ordinateur sans faille, donc. La suite de Bitdefender est aussi disponible sur macOS, IOS et Android.