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Avis Microsoft Edge : retour en grâce d’un navigateur mal-aimé

08 juin 2022 à 10h07
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Après des années de monopoles, la toute-puissance de Microsoft sur le marché de la navigation web s’est effondrée en même temps qu’Internet Explorer est devenu la risée des internautes. Après une tentative de faire table rase du passé avec une première version d’Edge en 2015, l’entreprise s’est finalement décidée à suivre les standards déjà édictés plutôt que de s’acharner à développer une technologie se heurtant sans cesse à des problèmes de compatibilité.

Microsoft Edge
  • Stable, rapide, facile à prendre en main
  • Environnement sécurisé (mises à jour automatiques et instantanées de la base Chromium)
  • Fonctionnalités à venir prometteuses (Drop, Secure Network)
  • Excellente intégration à l'écosystème Microsoft grâce au compte utilisateur (Windows, Microsoft 365)...
  • ... mais dangereuse pour la vie privée (recoupement des données et monétisation des profils)

C’est ainsi qu’est né le nouvel Edge, en 2020. Issu d’un aveu d’échec surprenant et de la réconciliation étonnante de deux géants de la tech, le navigateur de Microsoft a définitivement troqué ses moteurs de rendu EdgeHTML et d’exécution JavaScript Chakra au profit de ceux de Google : Blink et V8.

En optant pour une base Chromium, et en participant activement au développement du projet, l’entreprise a pris sa meilleure décision au regard de sa présence en ligne. L’essentiel du développement de Chromium étant délégué à une équipe dédiée et réactive, Microsoft n’a plus à se préoccuper des bugs et vulnérabilités ayant sévèrement entaché la réputation d’IE, et peut se concentrer sur le déploiement d’options réellement novatrices et fonctionnelles qui lui permettront, peut-être un jour, de se hisser dans le classement des navigateurs et de détrôner Google Chrome.

Pour rappel, Edge est passé devant Mozilla Firefox, toutes plateformes confondues, en mars 2022. Il devance également Safari sur desktop depuis mai 2022.

Dans le cadre de cet avis, nous nous sommes essentiellement concentrés sur les versions Windows et Android de Microsoft Edge.

Ergonomie et prise en main de Microsoft Edge

Outre les aspects logistiques et sécuritaires précédemment évoqués, opter pour une base Chromium n’a rien d’anodin pour ce navigateur au passé glorieux et à la chute vertigineuse. Après la lente agonie d’Internet Explorer et la débâcle Edge Legacy, Microsoft a judicieusement décidé de s’inspirer d’un modèle bien connu des internautes actuels. En proposant une version d’Edge très similaire à Chrome en termes d’UI et d’UX, l’entreprise s’adapte aux habitudes de navigation de près de 65% des utilisateurs et utilisatrices dans le monde. L’objectif est clair : reconquérir, doucement mais sûrement, un marché conditionné par Google depuis une quinzaine d’années.

C’est donc sans surprise qu’Edge présente une interface à l’ergonomie maintes fois éprouvée. La fenêtre de navigation s’organise de manière classique autour d’une Omnibox (barre de recherche couplant requêtes URL et moteur de recherche) surmontée d’une barre d’onglets. Les favoris, le menu des réglages (paramètres) et divers raccourcis épinglés (compte utilisateur, Collections, gestionnaire de favoris) enrichissent le bandeau de navigation pour fluidifier l’expérience utilisateur. Enfin, discrètement niché dans le coin supérieur gauche, le menu d’actions des onglets regroupe tous les outils nécessaires à un affichage et à une gestion personnalisés des onglets.

edge © clubic.com

Par défaut, Edge s’ouvre sur une page d’accueil gérée par Microsoft. On y trouve une barre de recherche, des liens rapides redirigeant vers les sites web récemment consultés et les plateformes partenaires de l’entreprise, ainsi qu’un flux d’actualités que les internautes peuvent personnaliser en sélectionnant des thèmes spécifiques (Panneau latéral gauche > Mes centres d’intérêt). En cliquant sur la roue crantée à droite de la barre de recherche, il est possible de modifier la mise en page de l’écran d’accueil. Libre à chacun de désactiver les liens rapides, masquer les liens promotionnels, changer/supprimer le fond d’écran et de modifier/désactiver l’affichage du flux d’actualité.

edge © clubic.com

On trouve également sur cette page des raccourcis vers le programme Microsoft Rewards (voir paragraphe sur les fonctionnalités du navigateur pour plus de détails) et les applications Microsoft 365 (Office Online). Ce dernier point s’avère particulièrement important puisqu’il rappelle combien l'entreprise tend vers un modèle d’intégration vertical, liant étroitement l’ensemble des services et produits développés par la société, du système d’exploitation au navigateur en passant par la bureautique, le stockage et la sécurité informatique, tout cela dans l’optique de créer un environnement de bureau exhaustif et unifié.

edge © clubic.com

Bien évidemment, Microsoft fait appel à Bing comme moteur de recherche par défaut. Malgré les efforts de l’entreprise pour décourager les internautes de passer à la concurrence (réglages et préférences dissimulés dans des sous-sous-menus aux intitulés parfois peu clairs), il est permis d’opter pour n’importe quelle autre solution de recherche web, préenregistrée ou non (Alt+F > Paramètres > Confidentialité, recherche et services > Services > Barre d’adresse et recherche > Gérer les moteurs de recherche / Moteur de recherche utilisé dans la barre d'adresse).

edge © clubic.com

Les fonctionnalités et spécificités de Microsoft Edge

Compte utilisateur et applications Microsoft 365

Tout comme ses concurrents, Edge dispose de fonctions permettant de se connecter à un compte utilisateur et de synchroniser ses données de navigation sur plusieurs appareils.

Accessible depuis l’icône située à droite de la barre d’adresse, le compte utilisateur s’appuie sur un compte Microsoft. La synchronisation des données n’est active qu’à condition de cliquer sur le bouton dédié (icône du compte > Activer la synchronisation).

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Libre à chacun de configurer manuellement et a posteriori le type de données à synchroniser (icône du compte > Gérer les paramètres du profil > Synchroniser > activer/désactiver les interrupteurs disponibles). Parmi les éléments compatibles avec la synchronisation, on peut citer les favoris, l’historique, les mots de passe, les extensions, mais également les onglets ouverts (utile pour reprendre sa navigation là où on l’a laissée sur un autre appareil) et les paramètres généraux du navigateur (dont l’apparence du logiciel et l’organisation personnalisée de l’écran d’accueil).

edge © clubic.com

Le tour de force de Microsoft réside toutefois ailleurs que dans de simples options de synchronisation des données de navigation. Nous l’avons évoqué un peu plus haut, l’entreprise s’évertue à fournir un ensemble de produits et services complémentaires en vue de créer un écosystème suffisamment étendu et complet, et ainsi permettre à ses utilisateurs et utilisatrices de s’affranchir de solutions tierces.

Sur Edge, cet objectif se traduit par l’utilisation du compte Microsoft pour s’authentifier sur les services en ligne édités par la société. En clair, une fois connectés à leur compte Microsoft sur Edge, les internautes titulaires d’une licence Microsoft 365 accèdent sans autres formalités à l’ensemble des applications Microsoft en ligne (Office, Outlook, Teams, OneDrive, etc.), ainsi qu’à leurs contenus synchronisés dans le cloud (documents, emails, notes, listes de tâches, agenda.

edge © clubic.com

L’accès aux services Microsoft 365 se fait facilement depuis l’écran d’accueil, grâce à l’icône située en haut à gauche de la page. On peut également activer la barre latérale Office (Paramètres de l’écran d’accueil > Personnalisé > Barre latérale Office) pour limiter les clics inutiles. On regrette cependant qu’il ne soit pas possible de réorganiser les icônes de ce volet, de supprimer les raccourcis non pertinents et d’épingler d’autres services Microsoft non répertoriés sur la barre latérale.

edge © clubic.com
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Edge gère sans difficulté le multiprofil, autorisant les internautes à basculer entre plusieurs comptes sur un même appareil. Les données de navigation sont cloisonnées (l’historique de navigation d’un même appareil n’est pas partagé par les différents comptes synchronisés, par exemple), et les accès à Office différenciés (chaque compte est connecté à sa propre licence Microsoft 365).

Gestion des onglets

Pour aider les internautes à s’y retrouver au milieu de barres d’onglets surchargées, Edge gère le regroupement personnalisé des pages web. L’option, accessible depuis le menu du clic droit, permet de créer des groupes thématiques (nom et code couleur) aisément identifiables. On apprécie la prise en charge de la sélection multiple (Ctrl + clic gauche) qui accélère considérablement le travail de répartition des pages à classer. Toujours dans l’optique de clarifier la barre d’onglets, cliquer sur le nom d’un groupe permet d’en réduire le contenu derrière son intitulé.

edge © clubic.com
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D’autres petites fonctions améliorent la gestion des onglets groupés, comme la possibilité de déplacer une sélection thématique vers une nouvelle fenêtre ou de l’épingler dans une Collection.

À défaut de piles telles que proposées par Vivaldi, et afin d’améliorer la lisibilité d’onglets trop nombreux, Edge fait preuve de flexibilité quant à l’affichage de la barre sous sa forme traditionnelle. Depuis le menu d’actions de l’onglet (icône épinglée dans le coin supérieur gauche de la fenêtre de navigation), les internautes activent les onglets verticaux pour afficher la liste des pages ouvertes dans un volet latéral. Une mise en page astucieuse, mais restreinte, hélas, à l’affichage des onglets ouverts dans la fenêtre active seulement.

edge © clubic.com

Le menu d’actions de l’onglet permet par ailleurs d’effectuer des recherches rapides au sein des pages ouvertes à l’aide de mots clés ou de noms de domaine.

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Collections et partage de fichiers

Soucieux de proposer à ses internautes une expérience de navigation hybride mais unifiée, Edge embarque un outil de curation permettant de sauvegarder des pages web et de créer des notes personnelles. Baptisée "Collections", l’option s’apparente aux Pinboards d’Opera, le partage de fichiers en moins. Tous les contenus créés et épinglés dans Collections sont synchronisés avec le compte utilisateur et peuvent être envoyés vers les applications de la suite Office.

edge © clubic.com

Concernant le partage de fichiers, Edge ne propose aujourd’hui d’autres solutions que de passer directement par OneDrive. Les récentes actualités du navigateur font cependant état d’une fonctionnalité en cours de déploiement sur sa version Canary (canal beta) : Drop. Parfaitement intégrée au navigateur (icône dédiée à proximité de la barre de recherche s’ouvrant sur un espace de partage dont l’interface s’apparente à celle d’une messagerie instantanée), l’option devrait enfin permettre de partager des documents entre plusieurs appareils sur lesquels la synchronisation Edge est activée.

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Prises en charge des extensions Chrome et modules complémentaires Edge

Sa base Chromium permet à Edge de prendre en charge l’ensemble des extensions hébergées sur le Chrome Web Store. De quoi enrichir le navigateur en fonctionnalités manquantes.

Microsoft Rewards

On termine ce tour des spécificités d’Edge avec Microsoft Rewards. Il s’agit-là du programme fidélité de Microsoft. Accessible depuis la page Nouvel onglet du navigateur (icône médaille), Rewards est une invitation nullement déguisée à consommer Microsoft. Une fois inscrits, les internautes cumulent des points dès lors qu’ils effectuent des recherches avec Bing, jouent sur Xbox et souscrivent aux offres promotionnelles par mail. S’il est possible d’échanger ses points contre divers lots plus ou moins intéressants (jeux, cartes cadeaux, tirages au sort…), Microsoft permet également de troquer ses points contre des dons reversés à diverses associations et organisations à but non lucratif partenaires du programme.

Sécurité et vie privée de Microsoft Edge

Longtemps décrié pour sa très mauvaise maintenance d’Internet Explorer, Microsoft a, depuis 2020, choisi de déléguer le développement des moteurs de rendu et d’exécution JS de son navigateur aux équipes de Chromium. Une décision salutaire pour Edge qui profite d’un cycle de mises à jour rapides et régulières (toutes les quatre semaines). Par ailleurs, les contributions actives de Microsoft au développement de Chromium garantissent le déploiement automatique et instantané des patchs ponctuels visant à corriger les bugs et colmater les failles de sécurité du navigateur.

edge © clubic.com

Concernant la protection des données privées des internautes et la sécurité du système, Edge semble fournir un effort louable. L’isolation des sites est active par défaut, exécutant des processus système bien distincts pour chaque domaine ouvert dans la fenêtre de navigation, empêchant les sites malveillants d’accéder aux informations saisies (identifiants bancaires, mots de passe, etc.) dans des onglets différents.

Les utilisateurs et utilisatrices équipés d’une licence Entreprise, Pro ou Education (Windows 10 et Windows 11) bénéficient d’une option de sécurité supplémentaire avec Defender App Guard. Une fois activée manuellement (Panneau de configuration > Programmes > Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows > cocher Microsoft Defender Application Guard > OK), la fonction permet d’exécuter l’intégralité d’Edge dans une sandbox, et donc d’isoler totalement le navigateur du reste du système.

Edge embarque par ailleurs des outils de protection contre le suivi en ligne (edge://settings/privacy > Protection contre le suivi > Basique, Usage normal, Strict, possibilité d’activer l’option Envoyer des demandes "Ne pas me suivre"), permettant aux internautes de se prémunir contre les dispositifs mis en place par les sites web pour collecter les données de navigation.

edge © clubic.com

Toujours accessibles depuis les paramètres liés à la sécurité et à la vie privée (edge://settings/privacy), Microsoft Defender SmartScreen protège continuellement les internautes contre les sites et téléchargements malveillants, tandis que le mode de sécurité renforcée empêche la compilation JIT (just in time) des sites web peu fréquentés et améliore la protection du système contre l’exécution de code arbitraire et contre les flux de contrôle.

edge © clubic.com

Enfin, toujours dans le but de garantir le respect de la confidentialité, Microsoft développe actuellement un VPN intégré au navigateur, Secure Network. Le trafic chiffré devrait transiter par les serveurs de Cloudflare, mais l’on ne sait pas encore s’il s’agit d’un simple proxy, à l’image d’Opera VPN, ou d’un véritable VPN reposant sur des protocoles de tunneling solides tels qu’OpenVPN.

Malgré une bonne appréciation générale du niveau de sécurité offert par le navigateur, il est indispensable de rappeler qu’Edge n’est pas non plus un parfait élève en matière de respect de la vie privée, loin de là. Bien que le transfert des données de diagnostic facultatives et de recherche sur le web soit désactivé par défaut, on insiste sur le fait qu’Edge n’est qu’un produit parmi tant d’autres, intégré à un vaste écosystème contrôlé par Microsoft.

Il s’agit ici de mettre en lumière les dangers liés à la concentration de services et de logiciels interdépendants (Edge, Bing, Microsoft 365, Windows, Outlook, etc.), développés par un seul et même acteur, prédominant dans le domaine de la tech, qui plus est. Par conséquent, toutes les informations collectées par l’un ou l’autre des services Microsoft sont recoupées pour permettre à l’entreprise d’établir un profil utilisateur précis, monnayable et franchement lucratif.

Benchmarks et utilisation des ressources

Les benchmarks suivants ont été réalisés sur un PC portable (Asus VivoBook, AMD Ryzen 7 3700U, 8 Go de RAM, HDD 500 Go, Windows 11). Les navigateurs comparés (Microsoft Edge, Google Chrome, Mozilla Firefox, Opera, Vivaldi, Brave) ont été testés dans leur dernière version au moment de la rédaction de cet article.

Un benchmark n’a de sens que s’il est comparé à d’autres relevés effectués dans les mêmes conditions de test. Afin d’obtenir des résultats fiables, seule la fenêtre du navigateur est restée ouverte sur le PC. Pour obtenir une moyenne représentative, les mesures ont été effectuées trois fois.

Basemark Web 3.0 : performances liées à l’utilisation des applications web répondant aux standards W3C

edge basemark © clubic.com

Jetstream 2.0 : performances liées aux traitements JavaScript et WebAssembly

edge jetstream © clubic.com

Speedometer 2.0 : performances liées à la réactivité des web apps à partir d’interactions utilisateur simulées

edge speedometer © clubic.com

Au regard des différentes mesures effectuées, Edge affiche des performances remarquables, rivalisant sérieusement avec celles des autres navigateurs, et en particulier celles de Google Chrome.

En marge de sa configuration par défaut, Edge intègre quelques fonctions qui lui permettent d’améliorer les performances générales du navigateur et d’économiser les ressources du système. On pense notamment à la mise en veille automatique des onglets inactifs (30 secondes à 12 heures d’inactivité) et au mode d’efficacité (réduction de la consommation d’énergie pour prolonger l’autonomie de la batterie). L’ensemble de ces fonctionnalités sont ajustables depuis les Paramètres > Système et performances > Optimiser les performances.

edge © clubic.com

L’avis de la rédac

Alors, Edge peut-il vraiment prétendre rivaliser avec les navigateurs les plus populaires, Google Chrome en tête de liste ? À l’issue des différents tests menés pour la rédaction de cet avis, la réponse est un grand oui. Fort d’une expérience de près de trente ans sur le web, Microsoft a su tirer les leçons de ses échecs et du succès de la concurrence pour proposer, vingt ans après le début de la dégringolade d’Internet Explorer, une solution de navigation accessible, stable, rapide, fonctionnelle, respectueuse des standards du web.

On pourrait discuter de sa pleine intégration à l’écosystème Microsoft, source de commodités pour certains, intrusif et dangereux concernant le développement de la concurrence pour d’autres. Il n’en reste pas moins qu’Edge s’articule intelligemment autour de nombreux services Microsoft très utilisés par les particuliers comme les professionnels, à commencer par Windows et Microsoft 365. Pour qui se sert quotidiennement des produits de l’entreprise, l’expérience de navigation se révèle intuitive et confortable, limitant les clics inutiles, les téléchargements additionnels et les souscriptions à des applications tierces.

Malgré toutes ses qualités, on rappelle avec insistance qu’Edge n’est qu’une composante d’un environnement entièrement développé et géré par Microsoft. Du point de vue de la vie privée, une telle concentration de services, et donc d’informations personnelles, aux mains d’un unique acteur met en péril la confidentialité des utilisateurs et utilisatrices (recoupement des données, monétisation de profils détaillés, risques accrus de fuites de données massives, etc.).

Microsoft Edge

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Avec cette version d'Edge bâtie sur Chromium, Microsoft a su se relever de la tourmente Internet Explorer. Stable, sécurisé et accessible à tous, le navigateur allie prise en main intuitive et fonctionnalités avancées pour proposer une expérience utilisateur fluide et complète. On apprécie également sa très bonne intégration à l’écosystème Microsoft (Windows, Office 365, OneDrive, Teams, etc.) grâce au compte utilisateur.


Malgré ses qualités, Edge, tout comme Chrome qu’il espère un jour détrôner, se révèle catastrophique en matière de gestion de la vie privée. Car si l’on peut saluer des efforts de renforcement de la confidentialité (protection contre le suivi, mode de sécurité renforcée, SmartScreen), le navigateur n’en demeure pas moins un formidable outil de collecte d’informations personnelles qui, recoupées avec les données transmises par d’autres services Microsoft, permettent d’établir un profil détaillé des internautes, lucratif pour l’entreprise comme pour les annonceurs.

Les plus

  • Stable, rapide, facile à prendre en main
  • Environnement sécurisé (mises à jour automatiques et instantanées de la base Chromium)
  • Fonctionnalités à venir prometteuses (Drop, Secure Network)
  • Excellente intégration à l'écosystème Microsoft grâce au compte utilisateur (Windows, Microsoft 365)...

Les moins

  • ... mais dangereuse pour la vie privée (recoupement des données et monétisation des profils)
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_J2B
Que ce soit sur desktop ou mobile, je trouve que MS a franchement fait du bon boulot avec Edge récemment. Je l’utilise sur mon smartphone et mon PC et franchement pour l’instant je n’ai rien trouvé de mieux parmi les « historiques ».
ld9474
Dangereux pour la vie privée? Le terme n’est il pas un peu fort? Sincèrement je bosse exclusivement sur les technos MS et même si Edge est sympa, je lui préfère Brave. Au vu des perf qui sont montrés dans l’article il semble que c’est un très bon choix.<br /> Pour l’intégration avec Office, il suffit juste de taper portal. office .com et on a la même chose que le raccourci dans Edge
gothax
En point négatif : imposé dans les OS microsoft récents et impossibilité de le désinstaller.<br /> Sinon à cause du premier point négatif il peut être le meilleur du monde je ne l utiliserait pas.<br /> Par contre merci pour ce test complet
lightness
Surtout c’est l’amalgame du moins dans l’intro entre edge, et edge (chromium). Ce n’est pas le même c’est pas la même base. Alors joli test pour le contenu mais faut arrêter de détruire le boulot des formateurs et des informaticiens. Quand des techniciens Telecom arrivent chez toi et confondent et internet explorer.
DrGeekill
Il n’a pas l’air mauvais mais pour autant je préfère mon Firefox bien personnalisé. Je ne lance Edge que pour utiliser le Xcloud pour lequel la qualité de jeu est bien supérieure à l’application (du moins tant que je suis en VDSL car la différence est vraiment flagrante on verra le jour où j’aurais la fibre)
Fodger
Toujours pas :D.
Fodger
Ben oui clairement, le couplage étroit avec l’OS est évident.<br /> Et Windows 10 aussi excellent soit-il nécessite régulièrement de faire une passe dans les options pour limiter la casse.
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