Brave est le premier navigateur à intégrer nativement IPFS, le HTTP pair-à-pair du futur

20 janvier 2021 à 12h38
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Brave a reçu une mise à jour majeure qui passera pourtant inaperçue pour la plupart des utilisateurs. C'est désormais le premier navigateur Internet à prendre en charge le protocole IPFS pour un Web décentralisé.

Fondé par Brendan Eich, anciennement CTO puis P.-D.G. de Mozilla et fondateur du langage Javascript, Brave s'articule autour de Chromium et axe sa politique sur le respect de la vie privé des utilisateurs

IPFS : pour un Web en P2P

IPFS - ou InterPlanetary File System - est un protocole peer-to-peer conçu pour rendre le Web plus sécurisé mais également plus rapide. Ce protocole fonctionne ainsi sur la technologie sous-jacente à BitTorrent, utilisée pour le téléchargement de fichiers, ou à Resilio, pour la synchronisation sécurisée de documents personnels.

Avec IPFS, le navigateur se transforme donc, en quelque sorte, en un « client torrent » pour des contenus Web. Avec Brave, son usage est largement simplifié puisqu'un seul clic suffit pour créer un node, c'est-à-dire un point d'accès.

Le protocole IPFS présente plusieurs avantages. D'une part il permet de répartir la charge réseau et donc la bande passante. D'autre part, le contenu se charge plus rapidement, surtout si le nombre de nodes pour ce dernier est conséquent. Il ne s'agit alors plus d'accéder à un serveur central mais de récupérer le contenu sur les nodes les plus proches. Enfin, cela permet d'accéder à des contenus censurés.

Une implémentation native

Pour cette mise à jour, Brave explique avoir embarqué directement la technologie sur l'édition desktop de son navigateur.

Concrètement, l'internaute peut se rendre sur une page hébergée par un utilisateur ayant lui-même créé un node. Mais pour étendre l'accessibilité de ce contenu, il peut aussi créer son propre node. Contrairement à un serveur Web classique, l'accès à ce contenu devient donc décentralisé.

Notons qu'à la création d'un node, l'utilisateur n'est pas en mesure d'éditer le contenu, dont IPFS garantit ainsi l'intégrité. Dans un communiqué, Molly Mackinlay, responsable de projet IPFS, explique que c'est d'abord pour contourner la pratique de la censure que le protocole a été créé.

Elle souligne par exemple qu'une partie de Wikipedia est bloqué en Thaïlande. Plus de 100 000 sites seraient par ailleurs inaccessibles en Turquie et plusieurs informations relatives à la COVID-19, censurées en Chine.

Une extension assurant la prise en charge d'IPFS avait précédemment été conçue pour le navigateur Firefox, mais Brave est tout de même le premier navigateur à implémenter le protocole de manière native. L'application disposerait aujourd'hui de 24 millions d'utilisateurs actifs mensuels.

Source : Brave

Modifié le 20/01/2021 à 14h59
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