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Avis Arc Browser : plus qu’un navigateur, un système d’exploitation pour Internet

26 novembre 2022 à 10h58
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Arc browser banner
Chloé Claessens

Discrètement dévoilé en 2020, Arc Browser s’est peu à peu fait un nom dans le secteur de la navigation web, et a même trouvé sa place sur un marché largement dominé par la sacro-sainte triade Google-Apple-Microsoft. En tenant compte de l’évolution des pratiques sur Internet, ce navigateur prometteur, actuellement toujours en développement et accessible en bêta privée sur macOS, entend bien s’imposer comme un véritable système d’exploitation web et non comme une simple interface de navigation limitante.

Arc Browser
  • Réinvente réellement la navigation web
  • Sidebar ingénieuse
  • Fonctionnalités qui permettent d'améliorer l'UX système en plus de l'UX web
  • Très bonnes performances
  • Gourmand en ressources système
  • Modèle économique non défini
  • Quelques bugs à prévoir

L’idée a d’abord germé dans l’esprit de Josh Miller. Cet ex-product manager a travaillé chez Facebook, après avoir revendu sa start-up à l’entreprise de Mark Zuckerberg. Il a été aussi directeur produit à la Maison-Blanche sous l’administration Obama (on lui doit notamment le pilotage de la création du compte Snapchat WhiteHouse ainsi que le développement de l’application mobile 1600 qui permettait de visiter la Maison-Blanche en réalité augmentée). Et Josh Miller ne mâche pas ses mots lorsqu’on lui demande d’évoquer ce que lui inspire l’état des technologies qui accompagnent l’évolution des usages d'Internet, et en particulier les navigateurs web.

Dans un entretien accordé à Venture Beat en novembre 2021, il explique ainsi se sentir « blasé par le rôle que joue la technologie dans le monde, et en particulier par l’idée qu’une petite poignée d’entreprises détient autant de pouvoir sur la manière dont nous nous servons d'Internet ». Le reproche est sans équivoque : alors que ces usages se sont transformés au fil des années et que la transformation s'est accélérée avec la pandémie de la COVID-19, les interfaces de navigation existantes n’ont, quant à elles, presque pas évolué en plus de deux décennies.

Un constat qui l'amène à réinventer le concept du navigateur en tant qu’espace personnel et professionnel en ligne, loin du simple logiciel actuel servant de portail pour la recherche, les communications distantes et la monétisation des données. Un an plus tôt, en juillet 2020, Josh Miller laissait déjà transparaître ses ambitions au téléphone de TechCrunch : « Je pense à Chrome et Safari comme je pourrais penser à Toyota ou Honda. Ce sont des produits fiables, peu coûteux, accessibles et simples d’utilisation. Nous, nous travaillons à développer la Tesla des navigateurs web. ».

Cette Tesla du web, c’est Arc Browser, un projet emmené par The Browser Company (une entreprise en partie composée d’anciens employés de Snapchat, Instagram, Tesla, Medium, Amazon, Slack, Pinterest, pour n’en citer que quelques-uns), porté par deux levées de fonds (5 millions de dollars en 2020, 13 millions de dollars en 2021), dont l’objectif principal consiste à rompre avec les interfaces de navigation obsolètes et contre-productives actuelles. L'idée étant de proposer un navigateur favorable à l’organisation et à la concentration, flexible, capable de s’ajuster aux besoins individuels les plus spécifiques. En clair : développer un navigateur à l'image d’un système d’exploitation pour le web. Celui-ci intégre des outils de base permettant aux internautes de créer des espaces et des mécaniques de navigation personnalisés, rivalisant ouvertement avec les meilleurs navigateurs web du moment.

Ergonomie et prise en main d’Arc Browser

Avec Arc Browser, The Browser Company revendique haut et fort sa volonté de se positionner comme un anti-Google, et plus spécifiquement comme un anti-Chrome. Il faut pourtant savoir qu’Arc est construit sur Chromium, projet open source développé par Google, servant également de base à Chrome et à de nombreux autres navigateurs grand public (Edge, Vivaldi, Opera, Brave).

arc browser © clubic.com
Chloé Claessens

Faut-il pour autant crier au scandale ? Construire Arc Browser sur Chromium permet à The Browser Company de s’affranchir de nombreuses considérations techniques qui entraveraient le développement rapide et l’adoption de son propre navigateur. On sait qu’aujourd’hui, Chromium est stable, compatible avec les standards du web, mis à jour toutes les quatre semaines. On sait également que la quasi-totalité des développeurs web code leurs sites pour Chrome. Partir de zéro serait dommageable pour une jeune entreprise dont l’objectif principal est de s’attaquer à ceux qui dominent le web depuis plus de vingt ans. Il apparaît donc plus astucieux, pour ne pas dire nécessaire, de s’appuyer, au moins pour commencer, sur des modèles imposés de longue date par la concurrence, qui façonnent Internet tel que la majorité des internautes l’utilisent.

Une fois cette mise au point établie, il semble difficile de percevoir l’influence de Chromium sur Arc Browser, sinon dans l’affichage rapide et stable des pages web consultées. Là où les navigateurs basés sur le projet de Google s’organisent tous autour d’une interface agrémentée d’une barre de recherche, de quelques boutons de contrôle et d’options de configuration, le tout surmonté d’une barre d’onglets, Arc revisite intégralement la structure traditionnelle du support de navigation. Exit barre d’onglets et autres barres d’outils et de favoris. La zone d’affichage occupe la quasi-totalité de l’écran, mettant l’accent sur l’ordre et la concentration.

L’autre partie importante du logiciel réside dans la barre latérale (sidebar), pensée pour regrouper au même endroit, et de la manière la plus organisée possible, l’omnibox, les onglets, les favoris, les pages épinglées. Les objectifs sont multiples : limiter les allers-retours de souris, les clics inutiles, le temps perdu à chercher des contenus perdus dans la masse d’onglets ouverts avant de finir par s’avouer vaincus, fermer la fenêtre active et rouvrir les pages que l’on n’arrivait pas à retrouver faute d’une barre d’onglet correctement hiérarchisée.

arc browser © clubic.com
Chloé Claessens

L’intention d’Arc Browser, à savoir ne plus se sentir dépasser par l’anarchie latente et structurelle des contenus ouverts dans des navigateurs concurrents, est évidemment louable. Mais ne vous méprenez pas : il faudra plus qu'un simple et rapide coup d’œil pour s'approprier cette nouvelle organisation et ses mécanismes.

The Browser Company prend réellement la navigation web à contre-courant de ce qui se fait depuis des années, au risque de bousculer sans ménagement les habitudes de chacun. Comme évoqué en introduction, il ne s’agit plus de se servir du navigateur comme d’un simple outil d’accès au web, mais de faire d’Internet un espace organisé pour la vie personnelle au même titre que la vie professionnelle, dont les cloisons non figées peuvent à la fois séparer et articuler ces deux facettes du quotidien. Par là même, les possibilités poussées de création et de personnalisation d’espaces (ce qui m’intéresse n’intéresse pas forcément les autres, ce qui m’aide à me concentrer peut distraire les autres) font d’Arc Browser un navigateur presque taillé sur mesure, capable de répondre aux cas très particuliers. À condition de savoir l’apprivoiser.

Les fonctionnalités et spécificités d’Arc Browser

Décongestionner l’interface de navigation grâce à la sidebar

Abordée un peu plus haut dans cet avis, la sidebar représente l’un des éléments les plus constitutifs d’Arc Browser. C’est ici que l’on retrouve, de haut en bas, les favoris, les onglets épinglés et les onglets ouverts. Tous les éléments affichés dans la sidebar peuvent être glissés-déposés dans l’une de ces trois catégories.

arc browser sidebar © clubic.com
Sidebar
arc browser nouvel onglet © clubic.com
Ouvrir un nouvel onglet

Afin de conserver une sidebar ordonnée, Arc Browser prend en charge la création de dossiers (icône +, en bas à droite de la sidebar > New Folder) que l’on renomme à sa guise et dans lesquels on glisse les onglets que l’on souhaite regrouper, par domaine ou par thème. Les dossiers créés sont automatiquement épinglés à la sidebar. Les onglets qui y sont stockés ne sont jamais fermés ni archivés.

arc browser dossiers © clubic.com
Chloé Claessens

Les espaces (icône + > New Space) participent également à une bonne organisation de la sidebar, et donc à une interface de navigation bien ordonnée. Il est possible de créer autant d’espaces qu’on le souhaite et de passer de l’un à l’autre en cliquant sur les petites icônes (personnalisables) en bas de la sidebar. L’objectif des espaces réside principalement dans l’organisation des onglets selon qu’ils relèvent du champ professionnel, du domaine personnel ou de toute autre activité en ligne que l’on souhaite clairement isoler du reste de la navigation.

Chaque espace créé dans Arc Browser peut intégrer un ou plusieurs profils (survoler le nom de l’espace dans la sidebar > icône trois points > Profile > New Profile). Les onglets de l’espace sont alors exportés vers le profil créé. Les nouveaux onglets ouverts, dossiers créés, données sauvegardées dans un profil, de même que l’historique de navigation lié à un profil, ne sont accessibles que dans ce profil. Il est toujours possible de permuter entre deux profils ou de revenir à la racine de l’espace. Dans ce cas, seuls seront disponibles les éléments ouverts et stockés en dehors du profil tout juste quitté.

arc browser profils © clubic.com
Chloé Claessens

On termine avec l’option d’archivage (barre de menus > Archive) qui permet d’accéder rapidement aux onglets récemment fermés ou archivés. Par défaut, tous les onglets ouverts et non consultés sont archivés par Arc Browser au bout de 12 heures de manière à préserver la lisibilité de la sidebar. Ce délai est personnalisable depuis la barre de menus > Arc > Preferences> Archive.

arc browser archives © clubic.com
Chloé Claessens
arc browser archives © clubic.com
Chloé Claessens

Tout est donc pensé pour classer au mieux ses onglets ouverts et les regrouper en fonction des activités et des centres d’intérêt des internautes. Arc Browser n’est cependant pas exempt de défauts concernant la gestion des pages web ouvertes. On regrette, par exemple, que le navigateur ne fusionne pas automatiquement les doublons (à défaut, qu’il émette un message d’alerte signalant la présence d’un onglet identique déjà ouvert), ou encore qu’il ne regroupe pas automatiquement les pages par nom de domaine dans la catégorie des onglets ouverts, non épinglés. Il n’est pas non plus évident de saisir les subtilités entre les espaces et les profils, et l’on a tôt fait de se perdre dans une sorte de « Browser Inception ».

Améliorer la concentration et l’efficacité dans la navigation

S’il insiste autant sur l’importance de décongestionner la sidebar, c’est parce qu’Arc Browser met un point d’honneur à améliorer les conditions de concentration de l’internaute et l’efficacité de la navigation. Toujours dans cette optique, de nombreuses fonctionnalités complémentaires renforcent l’ergonomie de l’UX et aide utilisateurs et utilisatrices à ne pas se laisser submerger par le fouillis ambiant de l’interface.

L’outil d’aide à la concentration le plus évident réside dans le mode Focus, option qui permet de masquer la sidebar (cmd + S). Une fois le panneau latéral fermé, l’onglet actif occupe la totalité de l’écran, bannissant toute forme de distraction visuelle (onglets, menus, barre de recherche, etc.).

arc browser focus mode © clubic.com
Chloé Claessens

Le navigateur pousse ses ambitions encore davantage et s’attache à créer un environnement favorable à la concentration en dehors de l’interface de navigation, et ce, grâce au module Little Arc. Accessible grâce au raccourci cmd + option + N, cette version miniature d’Arc Browser offre un accès direct à l’omnibox et affiche les résultats et les pages web dans une interface réduite. À la manière d’une fenêtre flottante sur mobile, la fonctionnalité permet aux internautes d’effectuer des recherches rapides sans avoir à permuter entre une autre application active et la fenêtre principale du navigateur.

little arc browser © clubic.com
Chloé Claessens
little arc browser © clubic.com
Chloé Claessens

Arc Browser poursuit sa quête d’optimisation de l’UX avec sa fonctionnalité Split View qui permet d’afficher côte à côte deux ou plusieurs onglets sans avoir à multiplier les fenêtres du navigateur. Les pages ainsi regroupées le sont également dans un même onglet de la sidebar, ce qui permet de retrouver l’affichage ainsi paramétré à n’importe quel moment de la navigation.

arc browser split view © clubic.com
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Enfin, diverses options de prévisualisation limitent les clics et accélèrent la navigation de manière générale. On pense à l’aperçu des contenus d’un dossier intégrant un outil de recherche lorsque le répertoire contient une liste d’onglets interminable. Le survol des icônes de certains services épinglés en favoris comme Gmail, Outlook, Github, Google Agenda ou Calendrier Outlook affiche également un aperçu des mails non lus, notifications, événements à venir.

arc browser preview © clubic.com
Chloé Claessens
arc browser preview © clubic.com
Chloé Claessens

Gommer frontières entre le local et le web

Plus qu’un simple support de navigation amélioré, Arc Browser entend unifier les activités informatiques de ses utilisateurs et utilisatrices jusqu’à étendre leur système d’exploitation sur le web. Un objectif traduit par l’accès au bureau dans le navigateur (Shift + cmd + L) qui permet aux internautes de consulter et partager des photos, captures d’écran, documents, téléchargements et notes sans avoir à les chercher manuellement sur le disque local.

arc browser bureau © clubic.com
Chloé Claessens

L’empreinte du réel sur le web s’exprime également par l’intermédiaire de la fonctionnalité Boost (icône + > New Boost), option d’édition très avancée qui permet aux internautes de manipuler des pages web pour les adapter à leurs exigences de confort et de productivité. Il est ainsi possible de modifier le style d’un site web, d’en remplacer le contenu, d’y injecter de nouvelles fonctionnalités. Les Boost s’adressent aux utilisateurs et utilisatrices maîtrisant a minima le CSS et le JavaScript.

arc browser boost © clubic.com
Chloé Claessens

Des outils additionnels bienvenus

On trouve enfin chez Arc Browser une série d’outils et de fonctionnalités additionnels appréciables comme l’activation par défaut du lecteur PiP sur YouTube (changer d’onglet ouvre automatiquement un mini lecteur lorsqu’une vidéo est en cours de visionnage), un module de notes dont on peut partager les contenus avec des internautes utilisant un autre navigateur, une option de capture d’écran, un espace d’expression personnelle et collaborative multimédia de type tableau blanc (notes, collages, liens, etc.) baptisé Easel.

arc browser pip © clubic.com
Chloé Claessens

Dans la mesure où Arc Browser est construit sur Chromium, il prend en charge les extensions du Chrome Web Store, gère plusieurs raccourcis clavier intégralement personnalisables (Arc > Preferences > Shortcuts) et sait importer toutes les données stockées par d’autres navigateurs comme les favoris, les mots de passe, les informations de paiement enregistrées et l’historique de navigation (Arc > Import from another browser).

arc browser importer config © clubic.com
Chloé Claessens

Sécurité et vie privée d’Arc Browser

Parce qu’il repose sur Chromium, Arc Browser bénéficie automatiquement du cycle de mises à jour rapides – sécurité et fonctionnalités – mis en place par Google (toutes les 4 semaines).

Concernant les modalités de sécurité et de confidentialité propres à son navigateur, The Browser Company s’engage à ne pas collecter ni revendre aucune information privée relative à l’historique de navigation, aux recherches, aux achats en ligne, etc. Nous attirons cependant votre attention sur le fait qu’Arc Browser fait appel à Google Search comme moteur de recherche par défaut, passoire à données personnelles dont la réputation n’est plus à faire. Le navigateur intègre par défaut le bloqueur de publicités et de trackers uBlock Origin.

arc browser ublock origin © clubic.com
Chloé Claessens

La politique de confidentialité d’Arc Browser affirme collecter certaines données standard comme le nom, l’adresse mail et le mot de passe associés au compte utilisateur Arc, ainsi que diverses informations techniques permettant d’améliorer le navigateur en tant que produit (type et système d’exploitation de l’appareil, fréquence d’utilisation du navigateur et de ses fonctionnalités). Toutes les données collectées par Arc Browser ne sont partagées qu’avec les fournisseurs de services du navigateur et les autorités en cas d’enquête. Rien d’anormal, en somme.

On pourrait pointer du doigt l’obligation de créer un compte utilisateur pour pouvoir utiliser Arc Browser. Toutefois, dans la mesure où le navigateur est actuellement accessible en bêta privée sur macOS (inscription sur liste d’attente puis invitation personnelle liée l’adresse mail), le processus ne choque pas. Par souci de confidentialité, on espère toutefois voir l’obligation de création de compte disparaître à la sortie d’une version stable et grand public d’Arc Browser.

arc browser compte © clubic.com
Chloé Claessens

On rappelle enfin qu’Arc a réuni 18 millions de dollars aux cours de ces deux dernières années. Des financements qui proviennent essentiellement d’acteurs du web importants dont les modèles économiques reposent parfois sur le traitement des données personnelles et les revenus publicitaires (Zoom, LinkedIn, Instagram, SalesForce, Instacart, etc.). En théorie, ces investisseurs n’ont pas à créer de situations d’ingérence vis-à-vis du navigateur. Ils sont en revanche en droit d’exiger des résultats, obligeant Arc Browser à quitter le statut de service indépendant à celui de produit redevable. Affaire à suivre.

Benchmarks et utilisation des ressources

Les benchmarks suivants ont été réalisés sur un Mac (MacBook Pro, Apple M1 Pro, 16 Go de RAM, mémoire Flash 1 To, macOS 12.6). Chaque navigateur a été testé dans sa dernière version au moment de la rédaction de cet article.

Un benchmark n’a de sens que s’il est comparé à d’autres relevés effectués dans les mêmes conditions de test (ici Chrome, Safari et Edge). Afin d’obtenir des résultats fiables, seule la fenêtre du navigateur est restée ouverte sur le Mac, tous les onglets ont été fermés. Pour obtenir une moyenne représentative, les mesures ont été effectuées trois fois.

Basemark Web 3.0 : performances liées à l’utilisation des applications web répondant aux standards W3C

arc browser benchmark © clubic.com
Chloé Claessens

Jetstream 2.1 : performances liées aux traitements JavaScript et WebAssembly

arc browser benchmark © clubic.com
Chloé Claessens

Speedometer 2.1 : performances liées à la réactivité des web apps à partir d’interactions utilisateur simulées

arc browser benchmark © clubic.com
Chloé Claessens

Concernant la consommation des ressources, dans les mêmes conditions d’utilisation, Arc Browser se montre entre 2 et 2,5 fois plus gourmand en RAM que ses trois concurrents. Il démarre également davantage de processus et sollicite un peu plus le CPU. Un écart que l’on espère, à terme, voir corrigé.

arc browser ressources © clubic.com
Chloé Claessens

L’avis de la rédac

De tous les navigateurs web officiellement positionnés en concurrents de Google Chrome, Arc Browser est l’un des rares à formuler une proposition qui ne soit pas un copier-coller arrangé de ce qui se fait déjà.

Partant du principe qu’Internet occupe une place centrale dans la vie personnelle et le cadre professionnel, dont il est même un médiateur, The Browser Company a pris le parti de développer un système pour le web qui se révèle être bien plus qu’un simple outil d’accès au net. Et c’est un pari réussi ! Arc Browser se positionne à contre-courant de la majorité des navigateurs grand public et parvient à faire évoluer un schéma d’interface presque immuable depuis plus de vingt ans en poussant les internautes à reprendre le contrôle d’une navigation efficace.

Bien que déstabilisante au premier abord, la disparition des onglets, des boutons de contrôle, champ de l’omnibox, et menus qui ornent traditionnellement les navigateurs, au profit d’une sidebar à l’architecture en tiroirs (espaces > profils > dossiers > onglets) favorise en réalité à la fois la concentration et un gain de temps. À l’usage, les nombreuses fonctionnalités qui enrichissent Arc (split view, accès au bureau dans le navigateur, options de preview, Little Arc) gagnent en légitimité et améliorent même l’UX système de manière générale. Tant et si bien qu’il devient rapidement difficile de revenir à Chrome, Firefox, Edge, Vivaldi ou Safari. Un projet prometteur à suivre de près.

Bien évidemment Arc Browser, qui est toujours en cours de développement et accessible en bêta privée sur macOS uniquement (inscription nominative sur le site officiel du navigateur), n’est pas exempt de défauts. Des bugs sont encore à prévoir, la gestion des ressources doit être améliorée et l’on s’interroge sur un modèle économique encore flou qui, d’après les engagements de The Browser Company, ne devrait pas reposer sur le commerce des données personnelles. Par ailleurs, s'il semble parfaitement s'inscrire dans la logique des systèmes et applications macOS. On ne peut donc pas s'empêcher de se demander comment Arc Browser sera intégré à Windows et dans quelle mesure les utilisateurs de l'OS de Microsoft seront enclins à adopter des mécaniques d'usages représentatives de l'esprit Apple.

Arc Browser

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Face à un marché saturé de navigateurs similaires en de nombreux points structurels et fonctionnels, Arc Browser bouscule franchement les codes et formule une proposition réellement innovante. Repensant le logiciel de navigation comme un système d’exploitation pour le web, et non comme une simple fenêtre d’accès au net, la solution de The Browser Company parvient à redonner le contrôle de l’outil à des internautes submergés d’onglets, de boutons et de menus, ainsi qu’à révéler le caractère obsolète des interfaces de navigation actuelles, quasiment inchangées depuis plus de vingt ans.

Un projet porté par de vraies promesses, capable, à terme et dans de bonnes conditions de développement, de nous détourner sans difficulté de tous les Chrome, Edge, Firefox, Brave et autres Vivaldi.

Les plus

  • Réinvente réellement la navigation web
  • Sidebar ingénieuse
  • Fonctionnalités qui permettent d'améliorer l'UX système en plus de l'UX web
  • Très bonnes performances

Les moins

  • Gourmand en ressources système
  • Modèle économique non défini
  • Quelques bugs à prévoir
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gemini7
Très intéressant article, ce nouveau navigateur web me semble pas mal du tout, je vais l’essayer, pour voir ce qu’il donne.<br /> Josh Miller dit : « blasé par le rôle que joue la technologie dans le monde, et en particulier par l’idée qu’une petite poignée d’entreprises détient autant de pouvoir sur la manière dont nous nous servons d’Internet »<br /> Tout à fait d’accord avec lui.
lereuland
Vivement qu’il soit dispo sous windows voir linux
gemini7
« Vivement qu’il soit dispo sous windows voir linux  »<br /> Oui, il serait mieux qu’il le soit parce que, en bêta sous Mac Os…
Xavier_Pierre
Très moyen… Chrome est déjà une pompe à ram alors 2fois voir 2,5fois plus pour ce navigateur c’est trop…<br /> Les fonctionnalités supplémentaires me semble anecdotiques et sont déjà présent dans quelques navigateur.<br /> Brave me semble bien plus performant et sans publicité par exemple.<br /> Vivaldi semble avoir des fonctionnalités similaire mais il consomme moins.<br /> En plus là ça a l’air d’être développer pour MAC à la base est je trouve que c’est une très mauvaise chose Mac représentant que 10% du parc mondiale de PC. Pire avoir un navigateur qui consomme 2go voir 3go de ram sur mac est une aberration quand on voit le coût de la ram pour l’upgrade des mac… Du coup vraiment pas convaincu ce bazar si il consomme 2,5fois plus que chrome est alors aussi consommateur en ram que Windows lui même pourtant windows lui c’est un OS pas juste une UI web avec trois fonctions en plus…
Sanssaint
Chrome OS rigole
a-snowboard
Intéressant. Je vais regarder ça.<br /> Reste que changer les habitudes ce n’est pas facile. Je parle pour moi ^^<br /> Mais il est vrai que les navigateurs actuels ont quelque chose d’arriéré. Et aussi un côté efficace<br /> Avoir des 50 onglets d’ouverts et se faire chier a les retrouver. Et d’autres bricoles.<br /> Donc c’est top si un navigateur repense le concept pour proposer une manière de faire différente.<br /> Après peut être qu’avec les modules de firefox on peut radicalement changer le navigateur ?<br /> Ceci étant dit, sur Firefox, j’ai pas trouvé comment changer de profil facilement en un clic. (Navigation pro et perso)
a-snowboard
Par contre petite remarque aux développeurs de cublic sur iPhone.<br /> On ne peut pas partager le lien d’un article ? (Pour me l’envoyer par mail ou autre)
tux.le.vrai
Content de voir de nouvelles initiatives, <br /> toutefois, il y aura ceci à améliorer, car là, c’est pas pour moi :<br /> "La politique de confidentialité d’Arc Browser affirme collecter certaines données standard comme le nom, l’adresse mail et le mot de passe associés au compte utilisateur Arc, ainsi que diverses informations techniques …<br /> … Toutes les données collectées par Arc Browser ne sont partagées qu’avec les fournisseurs de services du navigateur et les autorités en cas d’enquête"
a-snowboard
Par contre je suis en liste d’attente…
Palou
a-snowboard:<br /> On ne peut pas partager le lien d’un article ? (Pour me l’envoyer par mail ou autre)<br /> Tu peux copier le lien et l’envoyer par mail, ou en bas à droite de ton écran pour FB ou Twitter <br />
a-snowboard
Sur mobile je vois aucun lien à copier. ^^<br /> ù^
a-snowboard
c’est relou, parce qu’a tous les coups,quand j’aurais le lien, j’aurais pas le temps de tester.
June
Si c’est le créateur du compte Snapchat de la maison blanche alors pas de se question à se poser, faut essayer ce chef-d’œuvre.
a-snowboard
J’avoue ne pas trop avoir compris cet argument…
a-snowboard
Question bête, on peut synchroniser d’un pc à l’autre ?
ChloeCls
Bonjour <br /> Alors pour le moment, il n’existe pas d’option de synchronisation indépendante comme on pourrait en trouver chez Chrome ou Firefox, par exemple (la connexion au compte Google/Firefox suffit à retrouver sa config de navigateur sur n’importe quel appareil).<br /> En revanche, Arc utilise la synchro iCloud qui permet aux internautes de retrouver leur configuration (espaces, favoris, onglets ouverts) sur un autre Mac connecté au même compte iCloud.<br /> Donc, en clair, pour synchroniser sa config Arc sur plusieurs Mac, il faut à la fois être connecté à son compte Arc ET à son compte iCloud.<br /> Bon à savoir : ne sont pas concernés par la synchronisation les Profils, mots de passe enregistrés, extensions installées et historique de navigation.
a-snowboard
C’est un peu limitatif. Mais j’imagine que c’est ce qu’ils ont fait de plus simple pour le démarrage.<br /> Hâte de pouvoir tester !
jwchretien
J’adore les « PDG » qui travaillent pour la maison blanche ou des multinationales et qui du jour au lendemain deviennent des chevalier blanc anti système.<br /> On retire la barre du dessus mais on la met à droite…<br /> Sauf erreur de ma part, on peut jongler d’un compte Google à l’autre en un click, voir même avoir les deux ouverts en même temps, permettant un espace de travail totalement différent.<br /> On peut aussi se faire plusieurs bureaux virtuel.<br /> Je ne dis pas que c’est un mauvais navigateur mais j’ai quand même l’impression qu’il y a beaucoup de bullshit dans le discours du pdg.<br /> Je suis surpris qu’ils aient choisi Mac os car ce n’est pas sur cette plate-forme ou il y a le plus de geek pour bêta tester.<br /> Le but ne serait-il pas plutôt de faire une levée de fonds, vente de la startup et merci pour les $$$?
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