En chantier depuis quelques mois sur Windows, le navigateur intégré à Copilot s’apprête à toucher beaucoup plus d’utilisateurs et d'utilisatrices. Microsoft prépare son déploiement élargi sur PC et Mac à partir de fin novembre.

Microsoft ne veut vraiment plus vous voir ouvrir un autre navigateur au moment de contrôler ce que Copilot raconte. Testé depuis mars auprès des Windows Insiders, le navigateur latéral de l’application de bureau poursuit son déploiement sur Windows et macOS. Déjà disponible en accès anticipé, il doit être proposé plus largement à partir de fin novembre.
Copilot veut devenir votre point de passage vers le web
Cette nouvelle phase de déploiement ne change pas fondamentalement le principe imaginé au printemps. Lorsque vous cliquez sur un lien depuis l’application Copilot, la page s’affiche à droite de la conversation, dans un panneau capable de gérer plusieurs onglets et d’occuper tout l’écran si nécessaire. Vous pouvez donc contrôler une source puis reprendre votre échange avec le chatbot IA sans avoir à jongler entre plusieurs applis.
Pour autant, Microsoft ne vous interdit (presque) pas de faire autrement. Vous pourrez toujours ouvrir un lien dans votre navigateur habituel, mais il faudra passer par le menu contextuel ou copier son adresse dans Chrome, Edge, Firefox, Brave ou Safari.
Plus Copilot en fait, plus Microsoft en sait
Pratique, oui. Désintéressé, certainement pas. En naviguant sur le web depuis Copilot, vous lui confiez aussi des données qu’il stocke localement sur votre appareil : historique de navigation, cookies, mots de passe enregistrés ou encore informations saisies dans les formulaires, comme une adresse mail ou une adresse postale. S’y ajoutent certaines données DRM utilisées par les services de streaming.
Si vous activez la synchronisation, Copilot peut aussi partager avec Edge les adresses, les mots de passe et d’autres données de remplissage via le cloud Microsoft. L’application peut par ailleurs importer les cookies enregistrés dans Edge à chaque lancement.
Microsoft collecte également des données de diagnostic et peut, selon les réglages choisis, recevoir l’historique de navigation pour identifier des problèmes et « améliorer ses produits et services ». Pour les comptes grand public, l’historique des conversations, les souvenirs enregistrés et d’autres données issues des services Microsoft peuvent aussi servir à personnaliser les publicités et les offres.
Bref, un amalgame de données qui, quand bien même plusieurs d’entre elles seraient conservées localement, se retrouvent concentrées dans un unique environnement contrôlé par Microsoft. Or, même si Redmond s’engage aujourd’hui à ne pas exploiter certaines informations, ces garanties peuvent évoluer demain, au gré de sa politique de confidentialité ou de ses conditions d’utilisation.