Interview Dropbox : 15 millions de comptes en France, soit un internaute sur quatre

Guillaume Belfiore
Rédacteur en chef adjoint - Logiciels & Services
26 avril 2016 à 18h57
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Dropbox continue sa croissance sur le marché du stockage en ligne et a tenu aujourd'hui sa conférence annuelle à Londres. A l'occasion de cet évènement Philippe Plichon, directeur de Dropbox France a accepté de répondre à quelques questions.

Ce matin, Dropbox a annoncé le Project Infinite pour les entreprises, qui repense complètement l'accès aux fichiers stockés en ligne. L'idée est de permettre aux utilisateurs, non pas de configurer les dossiers devant être synchronisés en local, mais d'obtenir d'emblée une visibilité sur tous les documents en ligne et de permettre de choisir ceux qui doivent être accessibles en mode déconnecté. Philippe Plichon revient sur ces annonces et partage quelques nouvelles données pour l'Hexagone.

Aujourd'hui, quel est le nombre d'utilisateurs de Dropbox en France ?

Philippe Pichot : L'année dernière, à l'ouverture des bureaux de Dropbox en France, le pays comptait 12 millions de comptes utilisateur, ce qui représentait un internaute sur cinq. Désormais, il y a 15 millions de comptes dans l'Hexagone, soit 1/4 des internautes.

La France est donc dans la moyenne européenne. Certains pays de Scandinavie ont des internautes plus actifs et affichent un taux de pénétration plus élevé.


Et côté entreprise ?

P.P : Nous enregistrons une croissance de 150%. Il faut savoir qu'à l'inverse de certains concurrents comme Box, nous ne suivons cette stratégie que depuis trois années. En France, parmi nos clients on retrouve Lagardère, BlaBlaCar, Auchan, Pernod Ricard ou Naviland Cargo de la SNCF. D'autres ne souhaitent pas communiquer publiquement.

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Verrons-nous un centre de données en France ?

P.P : Selon le Safe Harbour, l'obligation d'avoir un centre de données en local ne concerne pas Dropbox, mais plutôt des sociétés proches de la Défense nationale. Nous avons récemment annoncé qu'aux États-Unis, 90% des données sont désormais stockées sur nos propres serveurs et non plus chez Amazon Web Services. Pour l'Europe, nous ouvrirons un datacenter avec Amazon Web Services cet été à Francfort. Cela permettra aux internautes européens de choisir s'ils souhaitent migrer leurs données en Europe.

Cela n'a aucune incidence en termes de rapidité d'accès aux données et les tests menés face à la concurrence sont très largement en notre faveur.

Concernant le Project Infinite, la technologie sera-t-elle réservée uniquement aux entreprises ?

P.P : Oui, c'est effectivement notre axe de développement et l'une des fonctionnalités qui caractérisera notre offre dédiée aux entreprises.

Microsoft avait précédemment implémenté une technologie similaire mais l'a finalement jugée trop confuse au travers des retours d'expérience des utilisateurs. Cela ne vous interpelle pas ?

P.P : Il y aura peut-être des erreurs de manipulation au début, mais la technologie sera très vite comprise. La clé, c'est l'exécution. Tout monde était bluffé quand nous avons présenté le produit. Il y a des icônes très parlantes dans l'explorateur de fichiers pour savoir si un document est disponible en ligne ou en local.



Quand le Project Infinite sera-t-il disponible ?

P.P : Il n'y a pas de date précise, mais nous tablons aux alentours d'octobre ou novembre de cette année.

Enfin côté consommateur, que pouvons-nous attendre cette année ?

P.P : Nous travaillons sur deux axes. Le premier est de permettre de manipuler n'importe quel document stocké sur Drobpox. Nous souhaitons donc multiplier toutes les intégrations imaginables, que ce soit avec Microsoft Office ou Adobe. Le second vise à enrichir l'expérience de collaboration avec par exemple des commentaires, des annotations ou pourquoi pas des workflows, comme la possibilité d'ajouter une signature par exemple.

Je vous remercie.

Guillaume Belfiore

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Je suis rédacteur en chef adjoint de Clubic, et plus précisément, je suis responsable du développement éditorial sur la partie Logiciels et Services Web.

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