Preview : Assassin's Creed 2 fait sa révolution

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Le 15 octobre 2009
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Jusqu'à présent dans Assassin's Creed II, nous n'avions vu qu'Ezio imitant son ancêtre Altaïr avec quelques mouvements et gadgets en plus, mais sans avoir l'assurance que les gros défauts du premier volet soient effacés. À cause de trop importantes répétitions et d'une trop grande linéarité, Assassin's Creed n'a jamais fait l'unanimité auprès des joueurs et de la critique, malgré ses qualités. À un mois de la sortie officielle du second volet, Ubisoft fait le saut de l'ange et se décide - enfin - à nous montrer les atouts que la suite cache dans sa manche depuis le départ !

La vengeance d'un homme, la revanche d'un studio.

Assassin s Creed 2
Le nouvel ancêtre de Desmond, c'est lui : Ezio !
Il faut bien se l'avouer, Assassin's Creed II est autant attendu pour connaître la suite de l'intrigue, que pour offrir aux fans un jeu plus évolué et plus agréable que son prédécesseur. Hormis quelques beaux teasers et quelques trailers plutôt bien réalisés, nous n'avons eu aucune certitude sur le déroulement du jeu. C'est bien beau d'avoir des gadgets en plus, de changer l'époque - la Renaissance - et de rajouter quelques possibilités dans les déplacements du personnage principal, mais le joueur qui compte passer quelques dizaines d'heures sur le titre ne sait toujours pas s'il aura l'impression de recommencer perpétuellement la même chose à chaque assassinat (comme ce fut le cas avec Assassin's Creed).

C'est en compagnie de Vincent Pointbriand (Producteur Associé) que la longue prise en main s'est faite. La première chose qui a été éradiquée dans la construction de l'action est la symétrie des séquences. Dans Assassin's Creed, chaque séquence de l'Animus faisait exactement neuf parties, chacune correspondant à des actions menant à l'assassinat de la cible en plus de ce dernier fait d'arme. Dans ce volet, les séquences sont beaucoup plus aléatoires et de tailles variées, en conséquence logiquement adaptées aux contextes (se farcir une cible sans aucune garde ce n'est pas comme préparer l'assassinat d'un haut dignitaire).

L'impression de devoir se cantonner à effectuer les mêmes tâches pour préparer chaque assassinat est aussi dissipée par la plus grande diversité d'actions à réaliser, de personnages à rencontrer et d'objets à récupérer. En effet, Ezio ne s'arrête pas à tuer des gardes ou des complices, voler des renseignements et aider des collègues assassins pour mener à bien sa quête. À l'image de sa panoplie de mouvements étoffée par rapport à son ancêtre Altaïr, Ezio dispose donc d'une plus grande variété d'objectifs principaux et secondaires à remplir. Entre deux missions, il pourra même aider son prochain en corrigeant un mari infidèle, en jouant les coursiers pour transporter un message ou un objet, etc.

Desmond sera aidé par Lucy, mais aussi par deux nouveaux personnages.

Sans dévoiler l'intrigue, on peut vous affirmer que cette dernière sert désormais le gameplay à sa manière. En effet, Assassin's Creed II commence d'emblée sur les chapeaux de roues par l'évasion de Desmond Miles et de Lucy du laboratoire/prison d'Abstergo. C'est d'ailleurs très amusant de devoir contrôler Desmond dans le cadre d'affrontements physiques pour se rendre compte à quel point il n'est pas très doué avec ses poings. Une fois arrivé à bon port, il rejoint des assassins qui lui proposent de servir leur cause. En toile de fond, une formation accélérée aux aptitudes de ses aïeuls via la mémoire d'Ezio et sa vie consacrée à la vengeance de ceux qui ont trahi sa famille.

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Lucy Stillman, fidèle au poste
Au sein de cette nouvelle aventure dans la peau d'un de ses aînés, Desmond sera aidé par Lucy mais aussi par deux nouveaux personnages. Rebecca est une jeune ingénieur qui gère l'Animus 2.0, une version avancée du modèle utilisé par les templiers d'Abstergo qui permet d'avoir un peu plus de stabilité dans la connexion (donc moins de retours dans le présent ; néanmoins ces derniers sont plus complets d'un point de vue narratif), ainsi que la possibilité de stocker bien plus de données. C'est Shawn qui va se charger d'exploiter cette possibilité. En tant que gestionnaire de la base de données, il va pouvoir fournir beaucoup de renseignements sur les personnalités ainsi que les localités (afin de mieux les comprendre et les appréhender) et ainsi accomplir sa tâche avec plus de rigueur en laissant moins les choses au hasard.

Introduction en bourse.

Au-delà de la gestion plus conséquente des données autorisée par l'utilisation de l'Animus 2.0, c'est également l'apparition d'un inventaire qui permet de transporter des objets et des armes supplémentaires, mais aussi de l'argent (clin d'œil volontaire ou pas : Ezio rencontrera la famille Medicis qui est à l'origine historique de notre système bancaire moderne). Cette nouvelle donnée révolutionne la perception du monde qui nous entoure dans Assassin's Creed II. On pourra s'équiper en conséquence, corrompre, se soigner, recruter.

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Cette dernière possibilité est celle qui s'avère la plus fréquemment utilisée : l'assassin n'est plus seul ! Il pourra demander à des courtisanes de distraire des gardes ou d'appâter une victime, à des mercenaires ou voleurs de l'épauler dans des combats, etc. En échange de quelques florins, évidemment. L'inventaire permet de stocker également ce qui fait la base des jeux d'aventure : des remèdes et des armes auxiliaires. La notion de taille limitée est même utilisée, car selon le nombre et le volume des sacoches qu'Ezio transportera sur lui, il ne pourra transporter qu'une poignée de fioles et de couteaux. Mais ceci se corrige assez facilement en allant voir le tailleur le plus proche pour s'acheter des sacoches supplémentaires.

En allant chez le forgeron, on s'offre des éléments d'armure afin d'augmenter son niveau de vie (mais aussi avoir un look bien plus classe) ainsi que des armes bien plus élégantes et efficaces. On peut même teindre ses vêtements selon les couleurs locales : ça n'a aucun impact sur le jeu mais ça permet au joueur d'exprimer un peu ses goûts.


L'art de l'assassinat en vidéo commentée


« La Villa Auditore ne se limite pas qu'à un objectif financier et de restauration d'une ville délabrée en une cité luxueuse et florissante »

Ce renouveau monétaire est même symbolisé par l'apparition d'une ville annexe, Monteriggioni, entièrement dédiée à la gestion des florins. Au sein de cette dernière, il n'y a aucune cible ni aucun garde d'ailleurs. Ezio et sa sœur vont hériter (assez rapidement dans l'histoire) de la gestion de la Villa Auditore ainsi que de sa communauté pour aider un oncle plutôt mauvais gestionnaire. Cela consiste en une forme de mécénat pour remettre d'aplomb les commerces et activités locales (banque, église, forgeron, marchand d'art, etc.), moyennant compensation financière avec un pourcentage des recettes qui reviendra directement dans les coffres de la Villa. De quoi jouer les investisseurs et récupérer les fruits de ses investissements en parallèle à l'histoire principale. Disposer de plus d'argent, c'est s'assurer de pouvoir s'offrir le meilleur matériel afin de compléter sa panoplie du parfait petit assassin.

La Villa Auditore ne se limite pas qu'à un objectif financier et de restauration d'une ville délabrée en une cité luxueuse et florissante, elle abrite aussi la totalité de ce qui constitue vos trésors de recherche récupérés dans les quêtes annexes (une bien belle décoration). Le jeu regorge de centaines de trésors éparpillés dans les trois principales villes (Florence, Venise et Rome) comme dans les centaines de kilomètres carrés de campagne et de montagne autour de ces trois dernières. Si parfois vous tomberez dessus par hasard, acheter une carte demeure un moyen sûr de localiser un peu plus facilement soit le trésor lui-même, soit l'entrée du lieu (grotte, sépulture tombale, etc.) qui l'abrite. De quoi rendre addict le joueur avide de collectionner toutes les armes, tous les artefacts, tous les tableaux, etc. de façon ludique et très proche d'un RPG. Adieu l'impression de ne rechercher que des fanions histoire de passer le temps.

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Le genre d'aperçu qui donne clairement envie !

On vous l'a déjà dit, mais l'assassin est un peu plus évolué en termes de techniques qu'Altaïr. Pour lui, attraper un garde depuis la corniche d'un toit et le faire tomber dans le vide, le trucider en étant caché dans sa botte de foin et y dissimuler le corps aussitôt sont monnaie courante. Il pourra plus facilement se cacher dans la foule et ne sera pas pris en chasse systématiquement par la garde. Une petite jauge de recherche sert d'ailleurs à savoir si on peut se promener, ou non, tranquillement dans les rues. Arracher quelques avis de recherche sur les murs permet de faire diminuer ladite jauge. Nous n'avons par contre pas pu essayer la machine volante que l'on aperçoit dans beaucoup de vidéos de gameplay fournies par Ubisoft, c'est le seul regret de cette prise en main.

Il est difficile de nuancer le propos tant les impressions de cette version quasi-définitive laissent de bonnes sensations. Néanmoins on regrette encore quelques effets de scintillement intempestifs et un aliasing discret mais visible sur les séquences narratives du jeu. Accordons toutefois que ces désagréments, s'ils persistaient, ne pourraient réellement nuire au plaisir de jeu. Le 19 novembre (sur consoles) se profile de plus en plus comme un jour très attendu, d'autant plus qu'Ubisoft a décidé de jouer avec nos nerfs en ayant attendu tout ce temps avant de nous révéler quelle a été la stratégie pour rompre avec la monotonie.

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Modifié le 20/09/2018 à 14h35

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