Pourquoi votre VPN est lent et comment y remédier ?

02 mars 2021 à 17h00
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Vous venez de terminer de configurer votre nouveau VPN et pensez désormais pouvoir naviguer tranquillement. C’était sans compter sur une connexion capricieuse qui vous ferait presque regretter votre abonnement.

Un VPN chiffrant et redirigeant le trafic de ses utilisateurs, il n’est pas anormal de constater quelques ralentissements sur le réseau. Il peut néanmoins arriver que la connexion soit perturbée par des temps d’attente trop importants, auquel cas il convient de se pencher sur différents paramètres pour résoudre le problème.

1. Vérifier sa connexion Internet

Et oui ! L’écrire noir sur blanc peut sembler évident, mais la première chose à faire en cas de ralentissements anormaux, c’est de bien vérifier l’état de sa connexion à Internet, en filaire comme en Wi-Fi. Si la connexion est établie mais qu’il est impossible de charger une page web, on redémarre la box. S’il s’agit d’un hotspot public, on se déconnecte et on se reconnecte.

Si la connexion est établie, que l’on parvient à naviguer mais que les temps de chargement sont longs, très longs, trop longs, un petit tour sur speedtest.net s’impose. Objectif : vérifier si le souci provient d’un mauvais débit ou s’il faut chercher ailleurs. En cas de résultats médiocres, un redémarrage de la box devrait régler le problème.

Si l’on est connecté en Wi-Fi et que l’on a la possibilité de passer en filaire, on s’exécute. En théorie, les vitesses de connexion Ethernet et Wi-Fi ne diffèrent pas réellement, mais il peut arriver qu’une connexion Wi-Fi un peu chargée (smartphones, PC portables, enceintes, objets connectés) ou exposée à trop d’interférences (Wi-Fi du voisinage, murs en béton) s’affaiblisse, affichant des débits montant et descendant inenvisageables au regard des performances technologiques actuelles.

La question du pare-feu

Certaines connexions VPN peuvent souffrir d’un pare-feu trop zélé et il peut être tentant de désactiver ce qui est pourtant une ligne de défense importante contre les cyberattaques. Il est évidemment déconseillé de désactiver son pare-feu, d’autant que certains protocoles VPN savent très bien contourner des règles trop restrictives (OpenVPN). Et quand bien même la connexion éprouverait quelques latences du fait du processus d’analyse du trafic par le pare-feu, mieux vaut accepter de naviguer un peu moins vite que de mettre en danger son équipement matériel, son réseau et ses données personnelles.

2. Tuer les processus en cours d’exécution

Trop de processus en cours d’exécution, et c’est le chaos assuré. En plus d’une vitesse de connexion amoindrie, c’est tout l’appareil qui peine à faire valoir ses performances. D’où l’importance de fermer les applications et logiciels et qui pourraient monopoliser des ressources inutilement.

Sur PC, on en profite pour ouvrir le gestionnaire des tâches et vérifier que les processus liés aux programmes fermés sont bien arrêtés. Dans le cas contraire, il faudra bien tuer tous les éléments qui continuent de tourner en tâches de fond et à solliciter processeur et mémoire (attention aux processus système, indispensables pour bien faire tourner la machine).

3. Changer de serveur VPN

Si la connexion est bonne et que les performances de l’appareil plafonnent, le problème vient très certainement du VPN.

Il faut bien penser que lorsque l’on se connecte à un serveur VPN, on est loin d’être tout seul. Selon la taille du service et de sa réputation, des centaines, voire des milliers d’utilisateurs, peuvent se connecter et naviguer au même moment sur un même serveur. Il n’est alors pas difficile d’imaginer que les performances de connexion soient revues à la baisse. Solution : changer de serveur.

Aujourd’hui, les fournisseurs VPN proposent à leurs abonnés de choisir les serveurs auxquels ils souhaitent se connecter avant d’établir le tunnel chiffré. Dans la majorité de cas, ces serveurs se comptent par milliers et sont dispersés dans le monde à raison de plusieurs infrastructures par pays couverts. En clair, si l’on souhaite accéder à du contenu américain géobloqué mais que le serveur d’Atlanta auquel on est connecté peine à répondre, il suffira de changer de serveur et d’opter pour celui de Los Angeles, de New York ou de San Francisco.

Un bon service VPN est également en mesure de fournir les informations sur l’état des serveurs en temps réel. Il n’est pas rare que le nombre d’utilisateurs et les vitesses de connexion propres à chaque infrastructure soient explicitement mentionnés dans la liste des serveurs disponibles.

4. Reconfigurer le protocole VPN

Si ce n’est pas un problème de serveur, il s’agit peut-être d’un mauvais choix de protocole VPN.

Le protocole VPN est le cadre qui permet d’établir une connexion sécurisée – le tunnel – entre l’appareil de l’utilisateur et le serveur du VPN. Il existe plusieurs protocoles de tunneling dont dépend en grande partie la vitesse de connexion.

À toutes fins utiles, on rappelle également que le choix des protocoles doit se faire en fonction de son niveau de sécurité, de l’algorithme de chiffrement qu’il propose et de l’appareil utilisé. Ainsi, sur un réseau itinérant (3G / 4G), on préfèrera opter pour l’IKEv2/IPSec, capable de se reconnecter très rapidement en cas de perte de connexion ou de changement de borne. Sur un réseau stable (filaire et Wi-Fi), mieux vaut opter pour OpenVPN, aujourd’hui considéré comme le protocole le plus fiable, le plus complet et capable de contourner aisément les pare-feux. On le trouve généralement intégré aux services VPN les plus populaires. IKEv2/IPSec comme OpenVPN supportent sans problème des chiffrements AES 128 et 256 bits.

On pourrait être tenté d’opter pour des protocoles encore plus rapides comme PPTP. Cependant, son obsolescence et son niveau de chiffrement extrêmement faible – qui explique sa vélocité – en font une alternative à éviter coûte que coûte.

Chiffrement plus faible, VPN plus rapide ?

Il est très fortement déconseillé d’abaisser le niveau de chiffrement du trafic sous prétexte que tel algorithme et telle taille de clé pourraient jouer sur les ralentissements éprouvés par le VPN. Aujourd’hui, les services les plus sérieux savent très bien gérer l’AES 256 bits sans trop perdre en vitesse de connexion. Si des ralentissements – peu gênants s’ils sont effectivement dus au chiffrement – sont le prix à payer pour préserver la sécurité de ses données, alors mieux vaut accepter quelques latences insignifiantes.

5. Changer de fournisseur VPN

Si la connexion VPN participe toujours à une course d’escargots malgré toutes les vérifications de connexion, les changements de serveurs et les reconfigurations de protocoles, alors il est sans doute temps de changer de fournisseur de VPN.

Pour vous aider à faire votre choix, la rédaction a testé et comparé une dizaine de services parmi les meilleurs VPN.

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Modifié le 04/03/2021 à 11h36
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