Nouveau moteur d'étalonnage dans Premiere, outils IA plus précis dans After Effects… Le géant californien continue de renforcer son offre vidéo avec l'ambition de séduire un peu plus les créatifs en couvrant toute la chaîne de production. Parallèlement à cette salve de nouveautés, Adobe lance une version agentique de Firefly capable d'orchestrer certaines tâches créatives à partir d'une simple demande.

Adobe ne se contente plus de retoucher ses logiciels vidéo à la marge. Avec Premiere Pro 26.2, After Effects 26.2, Firefly Video Editor et Frame.io Drive, l'éditeur déroule une vision beaucoup plus large : accélérer le montage, simplifier l'étalonnage, automatiser les tâches les plus ingrates et fluidifier enfin le travail collaboratif. En filigrane, l'objectif est d'être présent à chaque étape de la production, du storyboard à la livraison finale, sans pousser les créateurs à sortir de l'écosystème maison. Et cette stratégie passe désormais aussi par Firefly, qu'Adobe commence à positionner comme un assistant créatif plus actif, capable d'enchaîner plusieurs actions à partir d'un objectif formulé en langage naturel.
Premiere : un nouvel étalonnage pensé pour les monteurs
C'est sans doute l'annonce la plus marquante du lot. Dans la version Beta de Premiere Pro, Adobe propose un nouveau Color Mode présenté comme une refonte en profondeur de l'étalonnage vidéo. L'idée est simple, et plutôt bien vue : arrêter de demander aux monteurs d'adopter des outils pensés avant tout pour des coloristes à plein temps.
Au programme de cette nouvelle Beta, vous aurez accès à une nouvelle interface d'étalonnage avec des contrôles bidirectionnels, des affichages contextuels, des styles non destructifs et une gestion des corrections par groupes. Adobe promet ainsi un étalonnage plus lisible, plus rapide et surtout beaucoup moins intimidant pour ceux qui veulent corriger une image sans basculer dans un tunnel technique.

La dernière version de Premiere Pro (26.2) joue, elle, une partition plus concrète. Adobe y ajoute cinq nouveaux effets et transitions accélérés par GPU, améliore son masque d'objet dopé à l'IA avec une option Smooth pour des contours plus propres, rend l'index de séquence consultable via la recherche, et accélère la reconnexion des médias. Rien de très démonstratif, certes, mais précisément le genre d'optimisations qui comptent vraiment dans un flux de travail quotidien.
- Suite créative très complète
- Logiciels Adobe professionnels
- Intégration entre les applications
After Effects 26.2 : l'IA au secours des masques
L'outil de composition et d'effets visuels de l'éditeur récupère lui aussi sa dose d'intelligence artificielle avec l'arrivée d'un Object Matte animé par IA. Adobe annonce une nouvelle suite d'outils de rotoscopie avec notamment la sélection rapide, l'affinage des bords et le suivi plus précis. L'objectif est de faciliter le travail de masquage des créatifs notamment lors de détourages complexes (cheveux), de sujets rapides, etc. Autrement dit, tout ce qui transforme d'ordinaire le masquage en corvée.
Firefly Video Editor gagne en épaisseur
De son côté, Firefly Video Editor continue de prendre du volume. Le service progresse sur deux fronts. D'abord sur l'audio, avec l'arrivée d'Enhanced Speech et de nouveaux réglages pour nettoyer le bruit, atténuer la réverbération et mieux équilibrer les niveaux. Ensuite sur le contenu, avec l'intégration directe d'Adobe Stock, qui vient enrichir l'outil et le rendre plus immédiatement exploitable. Adobe renforce également les capacités de montage assisté de Firefly avec Quick Cut et l'édition textuelle, pour passer plus rapidement du rush à un premier rendu exploitable.
Mais au-delà de ces ajouts, c'est surtout le repositionnement de Firefly qui mérite l'attention. Adobe commence à en faire une sorte d'IA agentique ou de copilote créatif. L'éditeur y ajoute un assistant capable de comprendre le contexte d'un projet, de s'appuyer sur différents outils maison et d'exécuter plusieurs étapes à la suite à partir d'une demande formulée simplement.
L'enjeu n'est donc plus seulement de générer une image ou une séquence. Il s'agit désormais de demander un résultat à l'assistant, puis de laisser l'outil enchaîner une partie du travail : retouche, recherche d'éléments, déclinaisons, suggestions de montage ou préparation d'un livrable. Adobe insiste sur le fait que l'utilisateur garde la main. Mais le cap est clair : Firefly doit devenir l'interface depuis laquelle on pilote des workflows créatifs complets, et non plus seulement un générateur d'images ou de vidéos parmi tant d'autres.
En plus de ses 30 modèles d'IA dont Nano Banana et Veo, Firefly accueille dès aujourd'hui Kling 3.0 et Kling 3.0 Omni. Le premier mise sur la vitesse et la qualité de génération de vidéos, tandis que le second pousse davantage le contrôle, avec une meilleure cohérence entre les plans, mais aussi plus de maîtrise sur la durée, l'angle caméra ou les mouvements des personnages.
Frame.io Drive : le cloud comme un vrai disque de travail
Enfin, avec Frame.io Drive, Adobe s'attaque à un problème vieux comme le monde en informatique : la gestion des fichiers. Cet outil de stockage dans le cloud permet de monter un projet Frame.io comme un simple lecteur réseau local, d'ouvrir les fichiers de travail sans avoir à les télécharger manuellement et sauvegarder sans multiplier les versions parallèles ni craindre de perdre ses versions intermédiaires.
Pensé pour les monteurs et les créatifs, l'outil pourrait aussi intéresser plus largement les autres collaborateurs d'un projet, voire d'une entreprise, dès lors qu'il s'agit de centraliser, partager et retrouver rapidement des fichiers.
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