Dart : Google dévoile son nouveau langage Web, alternative à JavaScript

12 octobre 2011 à 08h02
0
Comme prévu, Google vient de publier une première version de test de Dart, un nouveau langage de programmation structuré, qui doit permettre de réaliser des applications Web de petite ou grande envergure. Bien que la société se garde bien de l'affirmer directement, Dart est pensé comme une alternative à l'omniprésent JavaScript, dont il entend combler certaines des lacunes.

Google a levé le voile lundi sur Dart, un nouveau langage de programmation structuré qui ambitionne de pallier certaines des carences de JavaScript, aujourd'hui incontournable sur le Web. Bibliothèques et outils de compilation, de vérification ou d'exécution du code sont dès à présent mis à disposition par l'intermédiaire d'un site dédié, dartlang.org.

Pour Lars Bak, responsable du projet chez Google, Dart combine flexibilité et avantages d'un langage structuré via la présence d'un système de classes et la possibilité de faire appel à un typage, statique ou dynamique, qui dans tous les cas reste optionnel. Partiellement inspiré de Java, Dart se révélerait par ailleurs des plus simples à appréhender pour qui a déjà côtoyé la programmation.

04648024-photo-logo-google-dart.jpg

Dans la documentation associée à Dart, Google affirme qu'il permettra de mettre un terme à la dichotomie entre langages statiques et dynamiques. Il garantit également une capacité de mise à l'échelle (scalability) autorisant la mise au point d'applications basiques aussi bien que de services de grande envergure. « Dart vise une large palette de scénarios de développement : du projet individuel sans trop de structure au projet à grande échelle qui requiert l'intégration de types formels dans le code pour établir l'intention du développeur », résume Lars Bak. Suivant la logique initiée par des outils comme node.js ou Google Web Toolkit, Dart promet par ailleurs une exécution performante aussi bien sur un client limité en termes de ressources que côté serveur.

Le code Dart est exécuté au sein d'une machine virtuelle dédiée, mais il est également possible de le convertir en JavaScript via le compilateur fourni. La compatibilité sera alors limitée, pour l'instant, aux navigateurs Chrome, Safari 5+ et Firefox 4+. La machine virtuelle n'a pas encore été intégrée à Chrome, mais a sans doute vocation à l'être à court ou moyen terme.

Après des initiatives comme SPDY ou WebM, Google prend donc une nouvelle fois le parti de répondre par un développement « maison » aux limitations induites par les technologies en vigueur sur le Web. Reste à voir quel sera l'accueil réservé à ce nouveau projet par les développeurs, bien ancrés dans leurs habitudes, ainsi que par les autres éditeurs de navigateurs Web, qui peuvent compromettre les chances de succès de Dart en refusant d'intégrer à leurs produits la machine virtuelle requise.

Google dit quant à lui vouloir recueillir rapidement les retours des développeurs pour, à terme, faire de Dart une « plateforme solide pour la programmation Web structurée ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion

Les actualités récentes les plus commentées

Normandie : la plus grande route solaire du monde est un échec
Matrix 4 officiellement annoncé, avec Keanu Reeves et Carrie-Ann Moss
PS5 : la fuite d'un brevet révèle un design plutôt original
L'astéroïde Apophis qui frôlera la Terre en 2029 est-il vraiment dangereux ?
A peine lancée aux USA, Apple annonce que sa Card serait sensible au jean et au cuir
Un chercheur français a trouvé une faille critique dans le système de vote russe
Xiaomi Mi Mix 4 : un monstre de puissance doté d'un capteur photo 108 mégapixels
Le site des impôts affecté par le piratage de 2000 boîtes mails
RGPD : un consentement « explicite et positif » bafoué à plusieurs niveaux
SFR dévoile sa nouvelle Box SFR 8 et une grille tarifaire à partir de 5€ par mois

Notre charte communautaire

1. Participez aux discussions

Nous encourageons chacun à exprimer ses idées sur les sujets qui l'intéressent, et à faire profiter l'ensemble de la communauté de son expertise sur un sujet particulier.

2. Partagez vos connaissances

Que vous soyez expert ou amateur passionné, partagez vos connaissances aux autres membres de la communauté pour enrichir le niveau d'expertise des articles.

3. Échangez vos idées

Donnez votre opinion en étayant votre propos et soyez ouverts aux idées des autres membres de la communauté, même si elles sont radicalement différentes des vôtres.

4. Faites preuve de tolérance

Qu'il s'agisse de rédacteurs professionnels ou amateurs, de lecteurs experts ou passionnés, vous devez faire preuve de tolérance et vous placer dans une démarche d'entraide.

5. Restez courtois

Particulièrement lorsque vous exprimez votre désaccord, critiquez les idées, pas les personnes. Évitez à tout prix les insultes, les attaques et autres jugements sur la forme des messages.

6. Publiez des messages utiles

Chaque participation a vocation à enrichir la discussion, aussi les partages d'humeurs personnelles ne doivent pas venir gêner le fil des échanges.

7. Soignez votre écriture

Utilisez la ponctuation, prohibez le langage SMS et les majuscules, relisez-vous afin de corriger un peu les fautes de frappe et de français : trop de fautes n’engagent ni à lire le message, ni à répondre à une question.

8. Respectez le cadre légal

Ne publiez pas de contenus irrespectueux, racistes, homophobes, obscènes ou faisant l'apologie de courants radicaux, qu'ils soient politiques ou religieux. N'utilisez pas plusieurs comptes utilisateurs.

9. Ne faites pas de promotion

Ne profitez pas d'une discussion pour faire la publicité d'un produit, d'un service ou même de votre site web personnel.

10. Ne plagiez pas

Exprimez uniquement vos opinions ou partagez des idées en citant vos sources.

scroll top