Microsoft va pouvoir construire un nouveau data center dans le Haut-Rhin. Une nouvelle infrastructure dédiée à l'IA et au cloud qui ne plaît pas à tout le monde !

Au vu des besoins énergétiques extrêmement élevés des data centers, la France est devenue ces dernières années un pays de choix pour les géants de la tech, grâce à son large parc de centrales nucléaires. Il y a ainsi un peu plus de deux ans, Microsoft annonçait son intention d'investir quelque 4 milliards d'euros, pour profiter de l'énergie électrique issue du nucléaire. Un investissement qui vient d'obtenir un feu vert important.
Un data center occupant 36 hectares de terrain va voir le jour près de Mulhouse
Ça y est ! Microsoft vient d'obtenir les avis faborables du commissaire enquêteur pour construire un immense data center au niveau des communes de Petit-Landau et de Hombourg (Haut-Rhin), aux environs de Mulhouse.
La nouvelle infrastructure va bénéficier d'un terrain de 36 hectares, et consister en trois unités distinctes, qui occuperont environ 38 000 m2 de surface au sol. Sa création va nécessiter la mise en place de deux lignes souterraines de 225 000 volts, alors que le data center consommera en phase d'exploitation près de 5 000 m3 d'eau par an. Sa consommation électrique est elle estimée à près de 1 500 GWh par (1,5 TWh), soit l'équivalent de la consommation annuelle de 375 000 foyers français.
La majorité des avis locaux était contre ce projet
Et si le projet est impressionnant, et signe la persistance d'une certaine attractivité économique hexagonale, il n'a pas fait que des heureux localement. À l'image de ce que l'on peut de plus en plus voir du côté des États-Unis, la grande majorité des locaux qui seront les voisins de cette infrastructures se sont opposés au projet.
Plus exactement, lors de l'enquête publique, 665 contributions ont été enregistrées, parmi lesquelles on pouvait comptabiliser 535 avis défavorables, contre 29 favorables et quatre favorables avec réserve (le reste a été considéré comme neutre, réservées ou ne pouvant être classées). Les principales préoccupations ont notamment porté sur la charge éventuelle de l'activité du data center sur le réseau électrique, la disparition de terres agricoles et la consommation d'eau.
Sur tout ce qui a été présenté comme argument, les autorités n'ont retenu que la question du bruit. Microsoft devra ainsi mener une étude sur la question dans les trois mois suivants la mise en service, et prendre des mesures correctives si des niveaux trop élevés étaient détectés.
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